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KREATOR + ARCH ENEMY @Lyon
Par WËN
Le 4 Décembre 2014

MICHAEL SCHENKER'S TEMPLE OF ROCK @Annecy
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Le 30 Novembre 2014

ELUVEITIE + ARKONA @LYON
Par MR LOUP
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MOTOCULTOR 2014
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HELLFEST 2014 : Jour 3
Par FENRYL
Le 13 Juillet 2014

HELLFEST 2014 : Jour 2
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Le 9 Juillet 2014

HELLFEST 2014 : Jour 1
Par DOLORÈS
Le 4 Juillet 2014

PPM FEST 2014
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Le 26 Juin 2014

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Le 31 Mai 2014

CAUCHEMAR @Paris
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Le 27 Mai 2014

THE GREAT OLD ONES @Bordeaux
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Le 22 Mai 2014

NEUROTIC DEATHFEST 2014
Par DARK MORUE
Le 10 Mai 2014

PROCESSION @Paris
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Le 5 Mai 2014

NEGURA BUNGET @Bordeaux
Par WËN
Le 22 Avril 2014

TOXIC HOLOCAUST + EXHUMED
Par DARK MORUE
Le 4 Mars 2014

TURISAS @ Lyon
Par MR LOUP
Le 17 Février 2014

ENSIFERUM @LYON
Par MR LOUP
Le 6 Février 2014
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de NIME publiés sur Dark Side
 
HELLFEST 2014 : Jour 2
Par DARK MORUE et CHAPOUK le 21 Juin 2014
Publié le 9 Juillet 2014 Consulté 3851 fois

Et voilà la suite des aventures de la fine équipe de NIME en territoire Clisson. MAIDEN est passé et a laissé des traces, c'était la teuf toute la nuit, maintenant un nouveau jour se lève et c'est reparti pour faire la guerre. Lourd programme en plus.
Et on interviewe cette fois Dolorès, qui va nous dire dans un premier temps tout le bien qu'elle pense de l'organisation et du site cette année :


De ce Hellfest, on retiendra quelques mots-clés : chaleur et poussière, parmi les premiers. De toute manière, dès qu'on arrive en festival, on n'est jamais content, on trouve toujours un point sur lequel râler. Mais il faut quand même avouer que quatre jours à plus de 25 degrés, un manque d'ombre et trop peu de points d'eau (fonctionnels, j'entends, parce que celui à côté de la Valley qui te trolle avec un filet d'eau parce qu'il n'a aucune pression...). Cela ajouté au fait que le Hellfest soit devenu (heureusement pour lui, moins pour nous) un festival gigantesque où il faut parcourir des dizaines/centaines de mètres pour changer de scène et voir tous les groupes incroyables qu'on ne veut pas louper... Ce Hellfest fut épuisant, mais mémorable.

Pas de grandes nouveautés sur le site même du festival, à part l'ajout de la Grande Roue (mais je n'avais pas cinq euros à mettre là-dedans), et le réaménagement d'un espace dédié à la nourriture (qui évite de se retrouver bloqué dans une file de gens qui attendent leurs frites quand on veut juste passer pour aller voir les concerts). C'est près du camping & Metal Corner (où je n'ai toujours pas mis les pieds non plus) qu'on remarque une différence. Ils ont énormément misé sur les décors (reproduction d'une rue style Camden Town de Londres, sculptures de crâne et corbeau géants, et toujours les lumières nocturnes incroyables sur le site...). On est tous d'accord pour dire que la reproduction de rue, ça ne sert vraiment à rien (à part à donner un vrai local et plus d'hygiène pour les « stands » de tatoueurs, là c'est un gros point bonus), mais bon, c'est assez impressionnant à l'arrivée et ça donne une véritable identité visuelle au festival.

Si on passe la passerelle complètement casse-gueule, que j'ai du maudire des dizaines de fois, le camping était bien plus agréable que dans mon souvenir (Hellfest 2012). L'organisation par tours de couleur reste le même, mais le gros point était l'état des toilettes bien plus souvent nettoyées, et la diversité de celles-ci (sèches ou non). Oui, quand on ressemble de près ou de loin à une nana, ça compte beaucoup.
Restent les autres besoins vitaux, boire et manger. Nourriture beaucoup trop chère pour des portions assez minuscules, pour la plupart des stands de bouffe. On va pas trop râler, je suppose que les prix ne dépendent pas du Hellfest mais sont propres à chaque stand. Petit bémol également aux vendeurs de certains stands qui ne parlaient pas un mot d'anglais (et tant qu'on y est au mec du merch artistes à côté des Mainstages qui comprend rien même quand on lui parle bien anglais). La boisson quant à elle reste presque correcte pour un festival, 2,50 pour une Kro coupée à l'eau et 3 euros pour un cidre (bien appréciable en pleine canicule, je vous l'assure). Cependant, le système de jetons et, cette année, de demi-jetons n'était avantageux que pour les festivaliers assez sobres pour trouver parterre ceux des festivaliers ivres qui les perdaient.

Je n'ai pas eu la motivation d'aller jeter un coup d’œil à l'espace VIP, mais je ne peux pas m'empêcher de m'indigner de tous les photographes qui se dépêchent de prendre quelques clichés pour vite s'en aller, sans en avoir rien à faire de la musique (compréhensible pour les journaux locaux, un peu moins pour les mag/webzines spécialisés). Je crois bien avoir été la seule photographe à chaque fois où j'y étais, à applaudir à la fin d'un morceau, et à me dépêcher de sortir pour pouvoir me replacer dans la vraie fosse et profiter du concert.
La programmation en elle-même me plaisait beaucoup, bien que j'ai été très déçue par l'annulation de MGŁA et ALUK TODOLO, et celle assez tardive d'URFAUST (que j'ai cru être une très mauvaise blague quand un ami m'a annoncé cela). Dans l'ensemble, peu de gros dilemmes avec les groupes qui jouent en même temps, et rien de catastrophique. Résultat : de bonnes surprises, des claques, et des découvertes à retenir pour cette année.


BREF, c'est pas tout mais on a encore des groupes à voir. On est parti ? On est parti.



DARKNESS DYNAMITE

Chapouk : Ce Samedi je suis debout de bon heure pour aller me placer contre les barrières pour KILLERS. Mais m’étant levée beaucoup trop tôt j’assiste également à la prestation musclée, pour une matinée, de DARKNESS DYNAMITE qui me fait découvrir son Metalcore accrocheur auquel le public répond déjà positivement avec de nombreux circle-pits.

KILLERS

Chapouk : Les basques entrent ensuite sur scène, la foule est un peu dispersée est peu encline à la démonstration mais prend plaisir à écouter. Il était absolument hors de question que je loupe ce groupe mythique à mon sens, c’est pourquoi j’ai pris un pied fou à écouter de vieux titres comme "Maître Du Metal". Même la reprise du chant populaire basque "Txora Txori" extrait de leur dernier album était très sympa (ce chant ultra fédérateur est empreint d’un beau message qui plus est).
Citizen : Les approximations de l’orga bien en tête, c’est une demi-heure plus tôt que je me presse devant les portes du site ce samedi matin. Tant pis pour MERCYLESS, c’est pour KILLERS que je me plante devant la mainstage 1. Une avancée de la scène a été installée pour AEROSMITH pendant la nuit, divisant le public en deux ; le bassiste en profitera pour aller se dandiner au milieu de la foule. Ma fanitude m’a empêché de quitter ma place au-devant pour rechercher un meilleur son quand j’ai vu dès le début du show qu’on entendait essentiellement la section rythmique. Ceci dit j’ai quand même apprécié la prestation des Basques qui ont foncé au travers de leur demi-heure de jeu pour revisiter des chansons d’un peu tout leur catalogue, avec une mention spéciale pour "Mauvaise Graine" et un "L’Assassin" amputé de 75% du morceau pour se concentrer sur les attendus ooooh ooooh ooooh dont la foule avait besoin pour un peu plus de communion en fin de set. Pas mal de gens ont dû être surpris par la vitesse d’exécution et l’énergie des Basques, qui sont hélas et comme tous les groupes de Heavy FR relégués à un court set le matin mais savent en général s’en accommoder.

TEMPLE OF BAAL

Citizen : J’attendais TEMPLE OF BAAL avec curiosité. Ayant déjà vu les Parisiens deux fois, la première étant une expérience aussi impressionnante que la deuxième était décevante, j’attendais un troisième concert pour me faire un avis définitif sur leur prestations live. Ce coup-ci j’ai encore adoré, vu du fond de la Temple où le son n’a pas échoué à transmettre leurs compos bien glaciales. De quoi se passer "Traitors To Mankind" en rentrant.

BORGNE

Dolorès : Je loupe TEMPLE OF BAAL (que je pourrai voir une autre fois) et BENIGHTED (que j'ai déjà vu de nombreuses fois), pour commencer la journée avec BORGNE. Pas spécialement fan sur album, encore déçue de l'annulation de MGŁA, je suis pourtant étonnée de réussir assez facilement à entrer dans l'univers du groupe de Black suisse. Difficile de jouer de ce genre à 13h en festival et de réussir à retenir l'attention du public, pourtant c'est ici chose plutôt réussie pour ma part. Corpse paint, musique jouée avec un air solennel et pas d'échange avec le public, cela aurait pu donner une image assez prétentieuse du groupe mais même pas.
DarkMorue : Suivi de loin pour me placer pour SUPURATION. Et c'était franchement pas mal, avec leur corpse paint brillant tout rigolo, ça riffait bien et si l'ambiance dégagée par la musique tranchait totalement avec celle dégagée par le site et la météo, j'ai passé un bon moment.

SKID ROW

Dark Schneider : Samedi, une journée placée sous le signe du Hard Rock ! En ce début d'après midi c'est l'ancienne gloire et prétendant à la couronne des GUNS N'ROSES qui investit la mainstage : SKID ROW. Les musiciens donnent ce qu'ils peuvent devant une foule impressionnante (le samedi fut la journée la plus fréquentée du festival), et les vieux hits semblent fonctionner. Mais leur chanteur actuel, Johnny Solinger, est loin d'arriver à la cheville de Sebastian Bach, son chant manque de hargne et la comparaison avec son prédécesseur est inévitable vu la set-list (un seul titre de l'époque Solinger, le reste étant constitué des classiques de l'ère Bach). Sympathique tout de même.
Fredouille : Pour démarrer la journée, rien de tel que SKID ROW groupe que je ne voulais en aucun cas rater et avec lequel j’ai plus ou moins grandi (ah… Ce "Slave To The Grind" de 1991) et que je n’avais encore jamais vu. Et bien c’est chose faite désormais avec non pas Sebastian Bach mais Johnny Solinger au chant. Un Johnny Solinger qui ne s’est pas trop mal démerdé je trouve et notamment sur les titres les plus connus tels : "Big Guns" et "Youth Gone Wild" qui ont ravi la foule ça va sans dire. Bien évidemment, l’album "Slave To The Grind" n’est pas oublié avec pas moins de 4 titres "Riot Act" aux relents punks, "Slave To The Grind" (qu’on aura bien du mal à reconnaître au début), "Get The Fuck Out" et le monstrueux "Monkey Business" qui me fera même hérisser les poils sur les bras. Souvenirs, souvenirs. Un excellent concert en résumé avec un très bon son et des musiciens qui assurent toujours autant (le déchaîné Scotti Hill ou le très posé Rachel Bolan lunettes noires et bonnet noir) même défoncé (il n’avait pas très bonne mine le père Sabo, vous aviez remarqué ?).
Chapouk : Pause déjeuner, et mini-sieste à l’ombre pour reprendre quelques forces et c’est devant SKID ROW que j’irais m’asseoir (oui m’asseoir car le soleil était vraiment de plomb ce jour-là). Mais je me relèverai bien vite face à la déferlante de tubes qui me tombe sur la tronche : de "18 & Life" qui soudera le public et le fera s’époumoner comme un seul homme, à "Youth Gone Wild" en passant par "Monkey Business", tout y est ! Même si comme le dit Solinger, ils ne sont plus tous jeunes, le groupe est en place et ce dernier fait son boulot.



SUPURATION

DarkMorue : OH PUTAIN. Cette boucherie. Nos Français débarquent pour nous interpréter "The Cube" en entier d'un bout à l'autre avec "Still in the Sphere" en bonus à la fin, absolument monstrueux, surpuissant, carré, charismatique, le son était clair, tout transpirait un professionnalisme que je n'attendais pas de cette formation. Entre growls surpuissants, chant clair juste, riffs tournoyants et dorés, ce set m'a juste foutu sur le cul. J'en attendais beaucoup, toutes mes espérances ont été dépassées. Juste merci.

TROLLFEST

Chapouk : Conquise je me faufile jusque sous la Temple pour aller voir TROLLFEST et son Black Pouet-Pouet. Et quelle furie, je ne saurais pas dire quels titres ont été joués, parce que dans le fond j’ai découvert le groupe il y a peu avec l’album "Kaptein Kaos", mais je peux dire que je me suis bien éclatée ! Slams et pogos étaient plus que de rigueur le tout dans une ambiance bon enfant !
DarkMorue : J'avais bien aimé la première fois que je les avais vus, quelques 4 ans auparavant. Là on a versé dans la bouillie folklorique avec un public bien trop kikoo, et une énorme place donnée au dernier album que je n'apprécie pas franchement. Juste l'inverse de ce que j'avais envie d'écouter en revenant d'une mandale de l'ampleur de SUPURATION. Je migre vers la Valley.

SUBROSA

Dolorès : C'était clairement le groupe dont j'attendais le plus du festival. Et tout le show était parfait, même meilleur que je l'imaginais. Doom oblige, seulement trois titres pour ce concert, en commençant par "Fat Of The Ram" qui aura déjà fait fuir quelques personnes avec ses violons dissonants et son chant à la limite du juste. Les musiciens (dont trois femmes, deux violonistes-chanteuses et une guitariste-chanteuse lead), alternent une attitude très sereine et émotive avec des passages beaucoup plus incisifs, proches de la transe, à l'image de leur musique. Comme je l'espérais, SUBROSA a ensuite joué mes deux titres favoris, les premiers du dernier album. "Ghosts Of A Dead Empire" était déjà extrêmement intense, mais "The Usher" fut l'apogée de ce concert, si bien que j'ai failli en verser une larme.
Dark Schneider : Direction la Valley pour découvrir les doomeux(ses) de SUBROSA. Une chanteuse guitariste, deux belles violonistes, un bassiste et un très imposant batteur bûcheron à la frappe de mule sans concession. Intriguant. Les intros des morceaux, tout en douceur et volupté se feront particulièrement aguicheuses, hélas, dès que la guitare saturée s'emballe, le son se transformera en une bouillie sonore avec des violons indiscernables dans ce magma sonore. 2ème show pour ma part totalement saboté par un son inapproprié, impossible d'entrer complètement dans le concert et d'apprécier à juste titre cette musique dans de telles conditions.
DarkMorue : Parfait sous ce soleil de plomb. Je ne suis pas spécialement réceptif au style et j'ai appris après le concert qu'il y avait des violons mais à écouter posé c'est le panard. Je reste me faire charmer une vingtaine de minutes puis retour au camp.



SKYCLAD

Dark Schneider : Après une longue pause bière je décide d'investir enfin la Temple pour le concert de SKYCLAD. L'occasion pour moi de revoir Steve Ramsey et Graeme English sur les planches, déjà présents la veille sur la Mainstage 1 pour l'excellent show de SATAN. Une fois de plus, les vieux assurent ! SKYCLAD propose alors une set-list maligne toute en montée en puissance : ça commence très Folk pour s'achever de façon de plus en plus Thrash avec des vieux morceaux. Un excellent moment à la fois Heavy et festif, à noter la présence en guest de l'ancien gratteux du groupe, Dave Pugh.
Fredouille : C'est un des meilleurs concerts du week-end que l’on va avoir droit dans le TEMPLE (une nouvelle fois blindé mais cette fois, je m’y suis pris à l’avance, je suis sur place une demi-heure avant).
Après une petite introduction, SKYCLAD entame son set avec le très dansant et chantant "Inequality Steet" sur lequel le violon de Georgina Biddle est à l’honneur. Le ton est donné, et le show va devenir méchamment festif avec un enchaînement magistral : "Penny Dreadful", "The Parliament Of Fools" (excellent au demeurant) et "Another Drinking Song". La danse et la bonne ambiance opèrent dans la foule. Que tout cela est bon, beaucoup de fraîcheur pour une journée qui sera pourtant très chaude.
Les rois du Folk Metal se montreront pourtant et par la suite plus durs dans le ton avec des titres plus anciens et plus orientés Thrash ("Sky Beneath My Feet", "Skyclad") avec, c’est à souligner, l’apparition de Dave Pugh ancien guitariste du groupe et qui restera jusque la fin du set. Bien évidemment les hits que sont "The Widdershins Jig" plus folk ou "Cardboard City" ne sont pas oubliés.
Bref, c’est complètement trempé que je ressors du TEMPLE, le fait de danser pardi, satisfait et ravi d’avoir enfin pu voir ce groupe qui aura également bercé mes jeunes années durant le lycée.

WITCH MOUNTAIN

Dolorès : C'est un après-midi sous la Valley pour moi, car j'enchaîne avec WITCH MOUNTAIN dont on m'avait fait l'éloge, surtout vu mon récent goût prononcé pour le Doom à chanteuse. Pas déçue, malgré quelques longueurs dans l'instru, style solo à rallonge, je suis bien scotchée par la puissance de l'ensemble. Et avant tout, par la chanteuse, juste incroyable. Elle a une de ces voix, qui grimpe sans souci avec maîtrise et toujours un rendu très propre et sensuel ("Never Know"), et qui perd sur scène toute la timidité qu'on peut supposer en écoutant sur album. Le genre de voix que je jalouse bien.
Citizen : Mission pour l’après-midi : se trouver un bon groupe de Doom à me mettre sous la dent. Profitant d’une Valley assez peu remplie pour une fois je me prépare à me laisser emporter par WITCH MOUNTAIN qui m’a en fait vite énervé, tellement que je me suis décidé à affronter le cagnard et à traverser tout le site pour voir BL’AST ! devant une warzone. J’en retiens surtout un bruit de fond à mon agonie pendant que la chaleur faisait s’évaporer mon sang, dommage ça avait pas l’air trop mal (mais bon pas trop non plus).

EXTREME

Dark Schneider : De retour sur la mainstage 1 pour voir ces vielles gloire du début des années 90 : EXTREME. Gary Cherone et Nuno Bettencourt donnent tout ce qu'ils peuvent sous un soleil de plomb, les hits du groupe s'égrènent mais force est de constater que la sauce ne prend pas totalement : le hard funk très largement teinté de VAN HALEN que délivre EXTREME a finalement pas mal vieilli, trop ancré dans son époque, des hits finalement pas si évident... Ce groupe n'a jamais fait l'unanimité et ne le fera sans doute jamais.
Fredouille : Alors, effectivement c’est un peu en touriste que je vais voir le Show d’EXTREME (Mainstage 1) qui ne m’enthousiasme pas plus que ça. Le groupe et notamment Nuno sont en forme mais bon… Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Pourtant il y a pas mal de titres de "Pornograffiti" ("Decadence Danse", "Get The Funk Out", "Monster") si je me souviens bien. J’avais préféré leur prestation sur le DVD Live in Boston pour tout vous dire.



DAGOBA

Chapouk : Direction un coin d’ombre sous les arbres pour comater un peu après tant de furie et retour dans le pit avec DAGOBA. Déjà vus deux ou trois fois, je savais à peu près à quoi m’attendre : du très lourd ! Et ce fut effectivement brutal, le monstrueux wall of death lancé par le chanteur (« Je veux voir le mec au guichet de la grande roue ») en témoigne !

ACID KING

Dolorès : Je profite du Hellfest pour voir ACID KING, ayant déjà vu SHINING et les revoyant deux mois plus tard. J'ai apparemment bien fait vu l'attitude de sieur Kvarforth durant ce concert. Pas déçue du tout par ACID KING, un peu moins lourd en live qu'en album, on aime ou on aime pas. Lori S. n'est plus toute jeune mais assure bien son chant hypnotique et semble encore bien à sa place sur scène, avec une certaine force dans sa posture et son attitude face au public.

STATUS QUO

Citizen : Testé les trente premières secondes du show de STATUS QUO qui m’ont vite fait réaliser que c’était pas pour moi et m’ont fait m’exiler devant les bourrins de GORGUTS histoire de maintenir la pression pour CLUTCH.
Dark Schneider : Rien d'intéressant en ce qui me concerne après EXTREME, je patiente donc jusqu'à l'arrivée de STATUS QUO. La présence au Hellfest du deuxième plus vieux groupe de Rock encore en activité pourrait paraître incongrue : que nenni ! Une partie du public est venu pour eux c'est une évidence, et les maîtres du Boogie Rock délivrent une prestation énergique à base de set-list best-of très enlevée, avec pour seul moment d'accalmie le fédérateur "In The Army Now". Sûr et certain que bon nombre de metalleux n'étant pas spécialement venus pour eux ont dû bien apprécié ce concert. Ces mecs respirent le Rock plus que jamais, et sont une véritable leçon de longévité.
Chapouk : Pour me remettre de mes émotions je grignote un morceau et file devant STATUS QUO, et à ma grande stupéfaction c’est beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais ! Moi qui voyait des papys croulants et plus vraiment Rock’N’Roll je me suis bien trompée. Alors oui l’âge joue un peu sur la puissance vocale des bonhommes mais à côté de ça leur technique de jeu est toujours en place et j’ai trouvé que ça groovait bien ! Un bon moment old-school à passer.

GORGUTS

Dolorès : Je ne connaissais que de nom, et j'avais comme un pressentiment qui me disait que je n'allais pas du tout aimer. Finalement, on trouve son compte pour du Death Technique en live, pas besoin de faire l'éloge évidente de la virtuosité des musiciens et des compositions complètement tarées. C'était juste clairement bon.

PROTEST THE HERO

Fredouille : C'est du côté de la grande roue et quelques potes que je vais me rafraîchir. Il était temps, je suis quasiment déshydraté. Et c’est donc de loin (l’écran géant me suffit) que je regarde le show de DAGOBA (sans grande conviction). Mais je n'y reste pas très longtemps puisque je m’apprête à aller voir la War Zone et les Canadiens de PROTEST THE HERO, un des groupes les plus talentueux de sa génération.
Alors bien sur, là on ne pogote pas, on ne danse pas. On écoute attentivement sous le soleil de plomb (quasiment pas un m2 d’ombre de ce côté). Les compositions du groupe sont tellement complexes voire barrées… Entre Prog, Thrash et Heavy avec ce coté Core si prononcé, on savoure juste la prestation ultra carrée et technique de ce groupe décidément très doué.

HATEBREED

Chapouk : Vient ensuite le tour de HATEBREED. Ce groupe nous a offert une des plus grosse claque du Hellfest au niveau puissance. Le combo joue de façon très carrée, des titres comme "Everyone Bleeds Now" ou "Honor Never Dies" gonflé à la testostérone et nous offre même une reprise de SLAYER : "Ghosts Of War". BAM ! Dans ta gueule voilà ce que tu ressens après un concert des Ricains qui a duré presque une heure !

CLUTCH

DarkMorue : J'AI PAS PU RENTRER. Rargh. Valley totalement blindée, si c'est pour ne même pas voir les membres c'est pas la peine. Apparemment c'était ouffissime, je suis juste profondément dégouté, ça m'apprendra à revenir au camp picoler au milieu de l'aprem.
Fredouille : Direction maintenant le VALLEY pour voir CLUTCH et son Stoner/Rock/Blues dont Zionleemasterseb m’a conté le plus grand bien. Malheureusement c'est ultra blindé (beaucoup trop de monde), difficile là aussi d’entrer sous la tente. C’est donc de l’extérieur que j’assiste aux deux premiers titres (dont "The Mob Goes Wild") du groupe sous une chaleur monstrueuse et accompagné d’une odeur d’urine (putain les mecs y a des chiottes, vous faites chier à pisser sur les grillages à coté des tentes) qui aura finalement raison de moi. Dommage ça avait l'air carrément bien.



TSJUDER

Dolorès : Beaucoup d'avis mitigés sur TSJUDER, j'ai pourtant trouvé le concert vraiment bon, bien que le son n'ait pas été au top (mais tout de même écoutable). Je connais à peine le groupe que je commence à apprécier depuis peu, mais la setlist ne m'a pas ennuyée et j'ai beaucoup aimé le final sur "Sacrifice" de BATHORY.
Citizen : CLUTCH où la Valley dégueule de partout et la bonne humeur de leur musique ne prend pas trop cette fois, je me barre pour voir la fin de TSJUDER qui ont l’air de souffrir eux aussi de la Temple, même s’ils envoient le bois forcément.

SOULFLY

Chapouk : La prestation de SOULFLY par contre est des plus décevante, Max Cavalera est bien loin d'être en forme et ne sautillera qu’à peine sur scène invitant plutôt le public à le faire, celui-ci se prêtera au jeu heureusement. Les titres défilent mais semblent joués sans conviction, et le "Roots Bloody Roots" joué la veille par SEPULTURA est beaucoup plus convaincant et percutant lorsqu’il sort de la bouche de Derek Green. Tant pis je me contenterais de ce SOULFLY un peu essoufflé et profiterai quand même de quelques pogos notamment sur mon adoré "Prophecy".
DarkMorue : HAHAHA sérieusement c'est quoi cette blague ? Son de merde, Cavalera pratiquement en fauteuil roulant, y'avait que le jeune fiston batteur qui tentait de sauver les meubles, et encore. Mon dieu ce nanard. Un des pires concerts que j'ai vu de ma vie, carrément ridicule. Quand on pense à ce que SEPULTURA avaient donné la veille sans aucun membre d'origine, on se dit que les détracteurs de la nouvelle mouture ont pas tout compris quand même...

DEEP PURPLE

Fredouille : Bien évidemment, rien à voir avec les groupes vus l’après midi. Le show d’une durée d’1 heure) est plutôt pépère avec un son très bon son et des lights très jolies.
Un groupe de papys fatigués (voir Gillan notamment) sur scène qui nous délivrent un set sérieux à défaut d’être un peu fade pour ne pas dire parfois un peu ennuyeux avec notamment ces jams de claviers d’un autre temps. On savourera néanmoins quand viennent se pointer "Space Truckin’", "Strange Kind Of Woman", "Perfect Strangers" et bien évidemment "Smoke On The Water" qui a le mérite de réveiller un peu la foule. Un peu la déception quand même, ça manque d’entrain et d’énergie et la setlist aurait pu être un poil améliorée. Pas de "Speed King" ! Snif !
Dark Schneider : Tandis que SOULFY achève son show sans grande saveur, ne soutenant pas la comparaison avec le SEPULTURA de la veille, j'en profite pour me placer près de la scène pour admirer les anciens de DEEP PURPLE. Comme d'hab avec eux, la performance des zicos ne saurait souffrir d'aucune critique, si ce n'est le tee-shirt de loup de Steve Morse ! Mais comme toujours avec DEEP PURPLE la question qui se pose c'est « Ian Gillan sera t-il dans un bon jour ? ». Malheureusement la réponse est non. Gillan se comportera en dilettante, n'y mettant aucune énergie, chantant poussivement. La setlist fut d'ailleurs à l'avenant évitant soigneusement les titres pouvant être difficiles pour lui, pas de "Highway Star" notamment.
Chapouk : Par la suite on se calmera carrément avec DEEP PURPLE qui offre de nombreuses jam-sessions entre ses zikos au public. Celui-ci n’est d’ailleurs absolument pas réceptif et ne se réveillera que sur "Smoke On The Water" et "Hush". Personnellement les ayant vus l'été dernier à Wacken je les ai trouvés bien moins actifs et communicatifs avec le public que lors de leur prestation en Allemagne.
DarkMorue : Bien sympa tout ça. Les vieux papys qui swinguent et qui rockent, avec une bonne humeur qui fait plaisir à voir. Et ça y va de son solo virtuose dans tous les sens, limite le concert ressemble à de l'impro, la reprise du classique "Hush" réveille tout le monde et ça se termine sur un "Smoke on the Water" de routine. Un super bon moment en sommes.



AEROSMITH

Chapouk : Et viens enfin la bande à Steven Tyler : AEROSMITH. Le groupe qui a attiré des gens de divers horizons, pas forcément metalleux même, pour cette soirée. Alors évidement comme prévu, de gros moyens ont été mis en place pour offrir un show « à l’américaine » : avant-scène, confettis et fumée pour le final, écrans géants, moment de gloire de Tyler qui joue seul au piano "Dream On", et même le petit escalier pour permettre à Joe Perry de monter sur le piano pour le solo a été prévu. C’est ce que j’appelle mettre les petits plats dans les grands, alors ça me fait marrer parce que c’est tellement cliché et prévisible que ça en deviens drôle mais ça m’a tout de même impressionnée malgré tout. Les Ricains m’ont aussi surprise sur leur setlist très homogène où leur dernier album était pas mal représenté aux côtés de morceaux mythiques, mais j’ai également apprécié de ne pas avoir été agressée par le narcissisme des zikos (en particulier le duo Perry-Tyler) je m’attendais à bien pire disons.
Dark Schneider : Après la légère déception DEEP PURPLE, c'est au tour des Ricains d'AEROSMITH d'investir la mainstage 1 qui leur est entièrement consacrée, avec notamment une longue avancée de scène fendant le public en deux. Quel show ! Pur spectacle à l'américaine, les Smith ont tout défoncé ce soir là. Surtout grâce à Steven Tyler, totalement bluffant ! À l'instar d'un Mick Jagger, il semble se moquer du temps qui passe. Le contraste avec Ian Gillan, à peine plus âgé, est saisissant ! Son comparse Joe Perry assure également : les toxic twins, de véritables survivants, prouvent à quel point ils ne sont pas prêt de lâcher le morceau. De surcroît, hormis la ballade mièvre issue du film Armageddon, c'est une setlist en béton qu'ils nous serviront ce soir là, avec une ouverture de folie grâce à l'enchaînement "Back In The Saddle"/"Train Kept A Rollin'". Un des moments forts du fest, incontestablement. La ballade au piano "Dream On" étant peut-être même le plus beau morceau joué durant ces trois jours.
Fredouille : Place à AEROSMITH…. Que je vais aller voir dans le bar VIP car pour le coup impossible de s’approcher de la mainstage 02 (beaucoup trop de monde) avec la belle avancée aménagée (qui empêchera aussi l’ensemble des photographes de shooter les groupes tout au long de la journée…) d’où Steven Tyler ne tombera pas. Un bel écran géant est également dressé pour ce show à l'américaine bourré à craquer.
C’est donc depuis le bar VIP et ses écrans TV que je contemple les 2/3 du concert avant un tout autre show auquel je dois contre mon gré assister (ouaip, des nanas presque à poil qui se la pètent tellement qu'elles sont bonnes, si si).

NILE

Dolorès : Jamais pu accrocher en album (contrairement au projet solo de Karl Sanders), mais bien que je n'aie pas pu entrer totalement dedans à cause de la fatigue, je ne peux pas dire que c'était mauvais. Je pense que les balances derrière moi pour GORGOROTH n'ont pas aidé non plus. À revoir dans de meilleures conditions pour ma part.

AVENGED SEVENFOLD

Dark Schneider : Après la claque AERO, place à une autre mandale dans la face : AVENGED SEVENFOLD. Prenant place sur la mainstage 2, devant un public moins nombreux à cette heure tardive, mais beaucoup plus jeune, le groupe conspué chez de nombreux vieux metalleux met les points sur les i. Comment pourrions-nous critiquer une telle prestation à la mise en scène pyrotechnique aussi soignée que bluffante? M Shadows en a fini avec ses attitudes « je me la pète ». Arborant un tee shirt Motörhead, il adopte un véritable comportement de frontman entraînant avec lui tout le public, dont une bonne partie connaissait les paroles. A7X a juste prouvé ce soir là qu'il sera sans doute une tête d'affiche potentielle dans les prochaines années. Il y'a un moment, il faut savoir ravaler ses critiques pleines d'a priori : oui, A7X a délivré un des meilleurs concerts du fest !

CARCASS

Citizen : Ça valait le coup de rester si tard rien que pour CARCASS, top 5 des grosses claques du festival, une dynamique tout juste incroyable, un talent pour asséner des riffs tout en vous enfonçant le visage dans la gadoue. Ce CARCASS (au passage visiblement pas heureux d’être relégué sous une tente) a pratiquement fait mon festoche ! À noter que même pour un groupe de cette ampleur on pas eu de vrai souci pour se placer sous la Altar, le problème de circulation concernant surtout l’après-midi où beaucoup de monde vient faire la sieste sur fond de Metal Extrême (j’ai dû pioncer 4 heures comme ça sur le samedi et dimanche).
Dolorès : Clairement un des meilleurs concerts du festival. Je connais encore une fois assez mal le groupe, principalement "Heartwork", mais ils ont apparemment joué des titres de toute leur discographie. Une bonne dose de Death Mélodique et d'autres styles, intercalés avec des blagues de la part du chanteur sur AVENGED SEVENFOLD qui jouait en même temps. Ils avaient l'air clairement heureux de jouer là, même si leurs voisins de Mainstage avaient droit à quelques minutes de plus et pas eux, ça fait vraiment plaisir à voir.



Et on remercie une fois de plus Dolorès ainsi que Fredouille pour les photos. https://www.facebook.com/doloresvselenium


Le 14/07/2014 par GUILLAUME THE ELDER

Le samedi commence fort pour moi avec SKYCLAD. Oui, on est loin des premiers albums thrashisants post-SABBAT avec Walkyier et son chant haché, saccadé et agressif mais le Groupe actuel assure fort, communique sa joie. Tantôt folk, tantôt speed, toujours mélodique. Un groupe à part dans la programmation du week-end donc essentiel. Moment de fraîcheur toute britannique dans la torpeur du soleil clissonais.

PUNGENT STENCH. Seconde claque. Nos Autrichiens pratiquent un Death très lourd et très accessible. Beaucoup de monde pour un groupe à l'histoire chaotique et quelque peu délaissé (inconnu sur NIME par exemple). Les numéros UN du Death Metal ce week-end à mes yeux.

J'accepte de me montrer au soleil pour applaudir et taper du pied sur STATUS QUO. Encore un sacré moment. Je serais resté deux heures de plus. "Piledriver", "Hello" sont à l'honneur. Les gros titres 80's sont là aussi. Ils n'ont rien oublié et surtout ils ont la pêche, le son du QUO, avec cette grosse guitare rythmique qui insiste et assomme tout, est de cristal.

TSJUDER. Le plaisir du Hellfest, c'est ça : passer direct de STATUS QUO et des love letters à "Caroline" à l'agressivité et la haine de TSJUDER : "Caroline, je te choppe, je t'étripe et j'éparpille tes restes aux 4 coins de l'enfer..." TSJUDER aura été le plus efficace dans la catégorie Black, un son parfait ; bref, un carton.

DEEP PURPLE. Oui, le groupe a vieilli, ou plutôt Gillan a vieilli, ça s'est vu mais ça s'est pas entendu. Et les titres ! "Into The Fire", "Hard Lovin' Man"... On pourra dire qu'on a entendu ces titres de "In Rock" interprétés par DP himself ! Les longs morceaux avaient de belles saveurs pour ceux qui connaissent "Made In Japan" depuis plus de 20 ans. "Perfect Strangers", "Hush", "Black Night"... c'était magique.

AEROSMITH. J'avoue, je les ai attendus comme vous tous. Ce fut un bon moment. Entre les très vieux titres adorés, les titres 90's que j'avais pas entendus depuis l'époque MTV ("Living On The Edge") et les inconnus petits nouveaux, on se plaît à observer ces géants du HARD US. AEROSMITH : les mecs ont aimé, les filles ont adoré !!

CARCASS. Parfait pour clore cette mi-festival. Bel équilibre entre les différentes périodes. Une super prestation, ambiance tardive plus intimiste ; agressif, fun et convivial à la fois. Un super concert à 2 heures du mat', je commence à prendre goût à çà !!

Ce samedi fut un grand cru. Mais c'est pas fini, donc, au lit!!



             



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