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PRAGUE DEATH MASS Vol. II
Par ENENRA le 13 Juillet 2013
Publié le 19 Juillet 2013 Consulté 3027 fois

Carnet du voyageur Enenra. Summer 2013 Ed.

Lancé sur la route et encore vivant, c'est après avoir fait un saut plus rapide que prévu à Bratislava (aka. la capitale la plus ridicule d'Europe Centrale) et Budapest (qui a beaucoup plus de gueule faut l'avouer) que je suis de retour à Prague avec pour seul soucis de regarder des films et d'assister à un fest (ayant retourné la ville il y a une semaine, mes pieds en témoignent). Et donc enfin... nous y voilà. La seconde édition du Prague Death Mass. Sorte de rassemblement pour les malheureux qui auraient loupé le passage en Belgique du Nidrosian Black Mass cette année, avec les groupes de Blackened Death et/ou War Metal bien bourrins en moins (on pense à PSEUDOGOD ou BLACK WITCHERY). Non ici on bouffe du BM et que du BM. A dominante orthodoxe bien entendu. Et l'affiche étant pas mal du tout, et contre toute attente (je récidive après le Neurotic Deathfest dans la catégorie "où on ne m'attend pas"), me voici, me voilà !




Day 1

Et le Prague Death Mass a bien grandi depuis sa première édition sur un jour avec seulement trois groupes. Cette année la programmation s'étend sur deux journées qui commencent toutes deux à 18h pétantes et finissent vers 2h. C'est donc toutes épaules dressées que je me présente à 17h20 aux portes du Futurum Music Bar, grande salle, plutôt bien fichue, en sous sol. Petit tour vers le merch, le temps de se rendre compte qu'il n'y a pas que les pré-ado abrutis qui se coupent au rasoir, où l'on choppe un skeud, deux patchs, un t-shirt, une cassette et un vinyle qui vaut assez la peine pour qu'on se le trimballe pendant tout le périple, et nous voilà enfin prêt pour le set de CULT OF FIRE, groupe tchèque qui a l'honneur d'ouvrir le festival. Excellent groupe même je vous dirais, CULT OF FIRE pratique un Black Metal Mélodique (j'ai été assez con pour trouver leur album moyen m'attendant à quelque chose d'atmosphérique au vu de la pochette) joué par des membres loins d'être des petits joueurs avec leurs instruments. Deux guitaristes, un chanteur, et un batteur, zéro bassiste. La musique de CULT OF FIRE est une épaisse matière dans laquelle flotte quelques mélodies bien trouvées et surtout beaucoup de riff de tueurs. Les trois gus qui nous font face, habillés avec de longue toge et de hauts bonnets/cagoules pointus qui ne sont pas sans rappeler ceux du Ku Klux Klan (en mieux car plus grands encore), délivrent un set fort et puissant, cérémonieux et dévastateur à la fois. Le groupe aura le bon gout de clôre son set sur l'énorme "Závěť Světu" et ses quelques mélodies très MGLA-esque, je trouve. Un groupe à connaître et à approfondir.



D'ailleurs si le Prague Death Mass contient "Mass" dans son nom ce n'est pas pour rien. Au devant de la scène sont placées trois tables avec sur chacune : chandelier, crâne de bouc, pendentifs en tout genre, encens à foison... Bref la mise en scène est là. Malheureusement ce n'est pas elle qui sauvera les deux prochains groupes. OBSCURE BURIAL et AZAZEL. Deux groupes que je peux traiter d'un coup d'un seul presque étant donné que les deux appartiennent à la catégorie des combo qui n'inventent rien, certes, mais sonnent terriblement générique. Bon okay c'est du Black Metal. Bien. OBSCURE BURIAL dans la catégorie "mononeural" se case bien là. Envoyant les riffs et le chant éructé avec toute la conviction qu'ils peuvent, touchant deux-trois fans abrutis par leur son rapide et leurs riffs "meurtriers" quand t'as 3g dans le sang... mais ne dupant pas vraiment le reste du public qui au mieux hôchera de la tête... Me concernant j'essaie de rentrer tant bien que mal dans la musique du combo, qui au final ne me parle pas vraiment, ou pas assez. Avec AZAZEL c'est un autre cas de figure. Prenez tout ce que j'ai dit pour le précédent groupe mais rajoutez-y le critère fatal de la platitude... Mon dieu AZAZEL sonne horriblement vide, quand bien même ils arrivent à sortir un bon riff, éculé encore et encore, certes, mais un riff décent quand même, celui-ci ne décolle absolument pas et donne l'impression de s'écraser mollement sur le sol... Le plus comique dans tout cela c'est le guitariste qui regarde le public à ce moment là pour voir si ça fonctionne... Alors entre lui et le petit gros de chanteur qui ne croit pas une seconde à son speech, tout deux avec les corpse paint les plus ridicules de tout le festival, bordel on s'emmerde...

Hop le mec bourré et étalé de tout son long sur le scène a l'air d'avoir été jarté, on peut s'asseoir et camper pour le prochain set qui n'est autre que celui de SVARTIDAUDI qui, soit dit en passant, est une des principales raisons pour lesquelles j'ai voulu venir à ce festival. Et comme il fallait bien qu'un groupe grignote sur le running order, ce fut eux. Histoire de bien se faire désirer, parce que bon, ils sont pas n'importe qui quand même (cf les interviews). Oublions les voiles noirs flottants du Deathkult Open Air de l'an passé, SVARTIDAUDI se présente maintenant en veste en cuir, gilet capuche (portée) et bandana sur la partie inférieure du visage (on remarquera qu'ils ne portent que leur merchandising, je pense notamment aux t-shirt). L'excitation monte et c'est parti... Et... BIM je me fait percuter pas un attardé mental qui a du faire chier tout le monde pour se placer au premier rang (à ma place). RIP au dictaphone... Bon ça commence et... Gaaaah je comprends rien du tout à ce qui se passe ! "Sterile Seed" - puisque que le groupe a pour habitude de jouer son album en entier en live - passe sans que je ne détecte un traitre riff du bordel. Et pourtant j'ai quelques écoutes de leur album au compteur. Déception car ce titre est quand même excellent.



On rétablira la chose avec le reste de l'album, notamment la chanson suivante : "Perpetual Nothing", ma préférée de l'album, totalement dévastatrice. C'est d'ailleurs pendant celle-ci que le chanteur / bassiste rencontre un problème technique avec son instrument (je n'ai su déterminer exactement le souci), ce qui est con car la basse chez SVARTIDAUDI c'est pas juste pour faire joli. Elle reviendra sur le dernier titre : "Psychoactive Sacraments" dont on aura du mal à détecter le solo final si touchant sur album. Autre petite déception du set (quand on attend beaucoup de quelque chose vous savez) : le chanteur était assez en retrait je trouvais, et malheureusement on n'aura pas vraiment pu entendre ses fameux vocaux presque gruikés qui rendent super bien faut dire. On se retrouve au Hell's Pleasure de toute manière. En tout cas ce set fut dévastateur. Petite déception de ne pas avoir saisi tout ce qui a été interprétés, mais pas déçu du spectacle.

Pause Pizza à côté et on revient en plein set de ONE TAIL, ONE HEAD. Groupe que j'avais envie de voir hein mais ce repli stratégique était également du au fait que je voulais pas spécialement entrer dans un pit, que je ne savais pas comment le groupe allait tenir autant de temps de jeu avec seulement 6 chansons au compteur (on a sûrement eu des nouveaux titres oui merci) et que je voulais avoir le bide un minimum rempli pour HADES. Donc ONE TAIL, ONE HEAD, comme attendu, ça envoyait du paté en live là où en studio tu trouves ça juste très sympathique (deux EPs/Demo à leur actif). Un chanteur ahuri, des riffs qui te rentrent dans le bide. Un set énergique un point c'est tout. En plus j'étais là lorsque qu'ils ont interprété les pistes "One Tail, One Head" et "The Splendour Of The Trident Tyger", donc je suis content. Mention spécial pour plus de Punk Attitude : le guitariste qui fracasse sa basse à la fin du set et y fout le feu au moment où le rideau se ferme tout en gueulant "I'm on fire" (ces deux dernières infos me furent racontées, donc je ne réponds pas leur véracité).



Place à HADES maintenant qui se présente comme HADES ALMIGHTY ce qui est étrange vu que le logo sur l'affiche c'est HADES, et non "la suite", et ce qui fait un peu chier car moi j'suis venu voir HADES pas une compil' de tous les titres du groupe. HADES, découvert sur le tard, qui envoie la purée en studio niveau Pagan Black Metal (en appuyant très fort sur Black Metal) et qui en live prouve encore qu'il en a dans le bide. Le groupe aura même le bon goût de nous décocher très tôt dans le set "Crusade of the Underworld Hordes" issue de leur deuxième album "The Dawn Of The Dying Sun". Chanson assez bonnarde s'il en est. La fatigue faisant, je n'assisterais cependant au reste du set qu'assis un peu loin du devant de la scène, dans un état de semi-veille genre "vieux torchon laissé là". Oui j'ai honte. Mais de retour aux choses sérieuses, je me force à rester pour ACHERONTAS, groupe dont je n'ai écouté que le premier album (je ne dirais pas que je le "connais" ce serait exagéré) et donc ne connaissais pas vraiment leur évolution, pas si révolutionnaire cela dit. Le groupe reste dans son créneux de Black Metal Mélodique, mais de tueur, assez hostile et bien "croyant" comme il faut. Le groupe adopte une esthétique proche de celle de SVARTIDAUDI avec foulard et capuche. Pour tout vous dire j'ai assisté au set d'une demi oreille et d'un demi oeil. C'est pas comme si les titres m'avaient tous semblé semblables, mais presque. Allez, dodo.


Setlist HADES / HADES ALMIGHTY :

- The Spirit of An Ancient Past
- Nemesis
- Crusade of the Underworld Hordes
- Vendetta Assassination
- Apocalypse
- Alone Walking
- The Pulse Of Decay
- Each Dawn I Die
- Intro
- Submission Equals Suicide

Day 2

Nous revoilà au Futurum pour Kringa. Faut dire que ce premier groupe m'intéressait vachement vu comment leurs cassettes s'étaient vendues comme des petits pains la veille. On me l'avait vendu comme un groupe orthodoxe à la ONE TAIL, ONE HEAD, voyons voir... J'arrive un peu à la bourre, le groupe vient surement tout juste de commencer son set. Au passage, toute la mise en scène de la veille est en partie enlevée, plus de tables avec chandeliers en pagaille et crânes de bouc, on se retrouve avec quelque chsose de plus épuré. KRINGA se présente à nous avec les capuchons et corpse paint traditionnels, et envoie un Black Metal certes convenu mais qui a le mérite (comme tout les groupes de la journée) de transpirer le Mal. Ca peut paraitre con, mais la représentation live de beaucoup de groupes aujourd'hui en aura sauvé plus d'un qui sonnaient pas forcément très passionnants en studio. Mais KRINGA a un gros problème : tous ses "breaks" (je sais pas comment appeler ces moments où le groupe envoie le riff fait pour te faire remuer les cheveux, comme si un des membres brandissait un panneau "headbanguez maintenant!") sont identiques. Ou alors sont-ce seulement les plans de batterie qui le sont (le mec a du apprendre à en jouer y a un an, c'est pas possible) et vu comment elle est bien en avant dans le rendu sonore... vous comprenez la suite. Au final on prend un peu son pied au début, puis plus ça avance, plus on s'emmerde.

Vient ensuite SORTILEGIA, groupe que j'avais bien entendu tenter en studio avant le festival, sans succès. Et on comprend pourquoi quand on assiste à la représentation live de la chose. Puisque je crois que je ne pourrais apprécier ce groupe qu'en live. C'est un peu comme ces groupes de Doom, je pense à MONARCH par exemple, où il faut être dans l'ambiance, dans le ton. Alors à moins d'en vouloir à la terre entière, recroquevillé dans un coin de ta chambre en train de te manger les ongles des pieds... voilà quoi. SORTILEGIA c'est une nana (pas moche du tout) en toge, crucifix inversé en pendentif, tout le toutim, avec une guitare et un mec derrière à la batterie. Seul éclairage du merdier : un chandelier devant mademoiselle et c'est tout. Le riffing ne s'arrête jamais, ne délivrant aucun moment à headbang (ou très peu) et construisant donc un voile ultra sombre qui s’abat sur l'audience. Les "prises de paroles" sont rares et souvent monosyllabiques, ou ne doivent pas vouloir dire grand chose (apologize si c'est le cas). C'est vrai qu'on a fait plus divertissant comme BM, on a fait plus accrocheur. Mais la bougresse m'a quand même fait rester jusqu'au bout de son set. Donc déjà chapeau.

Parce que bon je devais aller manger merde. Go pizza et retour en plein set de KADOTUS que j'avais décidé de sacrifier sur l'autel de la bouffe étant donné que le studio laissait entendre un Black Metal Finlandais assez générique et, même s'il savait délivrer les bons riffs, loin d'être renversant. Et bah comme dit précédemment, ce fut loin d'être à chier quand même. Parce que le groupe se donne à fond et que l'ambiance et on ne peut plus diabolique. Envoyant ses paquets de riffs avec conviction et avec un son assez écrasant, KADOTUS donne en live toute la puissance que sa musique requiert, et c'est bien ça qu'on lui demande.

Vient maintenant le temps du meilleur groupe du festival, d'un des groupes qui explique le pourquoi de ma présence : MGLA. Putain de bordel la grosse trique. Le groupe a l'air de porter, comme SVARTIDAUDI, que leur propre merch (je ne sais pas d'où vient une des vestes avec la pochette de Groza dans le dos (et le nom de l'album) mais elle est bien classe). Sinon on a encore le combo gilet capuche sur le crâne avec cette fois tout le visage recouvert d'un tissu noir (je préfère comme ça). Et le groupe ouvre son set avec la terrible première piste de l'EP "Further Down The Nest" et sa batterie dévastatrice.



La représentation live d'MGLA m'aura fait réaliser qu'il officie bel et bien du côté orthodoxe de la force (c'est encore un genre de Black Metal que j'ai du mal à cerner clairement, plus un feeling), là où le studio met vachement l'accent sur les mélodies, ici il faut connaître un peu les morceaux pour les suivre et on se mange surtout les riffs qu'il y a autour qui tabassent méchamment et t'expulsent dans les roses. Aucune piste de l'EP "Presence" ne sera malheureusement jouée, là où le groupe aura l'intelligence de nous interprété une des meilleures pistes de "Groza" : "Groza III". On aura le droit à "Mdłości" en entier (dommage c'est leur moins bon EP selon moi) avec ses deux morceaux à la suite. Le groupe ne laisse peu de répis au public et enchaine ses titres relativement rapidement, ce qui a pour conséquence de donner l'impression que le set est bien trop court. On finira sur les deux énormes pistes de "With Heart Toward None" : "WHTN III" et son titre éponyme crié par le public en sus et "WHTN VII" qui ravage tout sur son passage. Vraiment un set excellent car terrassant mais aussi et surtout intelligible. Globalement on pouvait jouir des morceaux assez facilement sans se retrouver dans le bruillard quasi de première écoute qu'on avait la veille avec SVARTIDAUDI. MGLA, un grand groupe.


Setlist MGLA :

- Further Down The Nest I
- With Heart Toward None IV
- Mdłości I
- Mdłości II
- WHTN I
- Groza III
- WHTN III
- WHTN VII

Vient ensuite le groupe dont Zodd m'avait vanté les mérites en live : VEMOD. Apparement le vocaliste défonce tout etc. Vocaliste qui se présente un peu comme un nazi (le groupe ne l'est pourtant pas je crois)avec sa coupe de cheveux, sa chemise boutonnée jusqu'en haut et ses bottes. Je fais des raccourcis un peu rapides, oui. Pour tout vous dire j'ai écouté leur deux sorties (la démo et l'album issus de la même session d'enregistrment) mais pas assez pour vous citer les pistes qui furent jouées ce soir. Cela dit au vu du nombre de morceaux interprétés, ça ne me surprendrait pas qu'ils aient joué tout leur répertoire Metal (ayant des pistes Ambiant dans leurs albums également). J'aurais également du mal à vous en dire beaucoup sur le set, homogène, intense... Le Black Metal Atmophérique joué par le groupe souffle le spectateur qui en ressort sans savoir trop ce qui s'est passé mais en ayant aimé. Faudra juste me dire ce que le chanteur a sur le pupitre juste à côté de lui... les paroles ?! Au suivant.



NEGATIVE PLANE. La traditionnelle fatigue arrivant j'assisterai au début du concert assis dos à la scène en état de semi-veille. Quand je décide de revenir à la vie et d'aller voir de plus près la chose je tombe sur un pit où deux lascards de bien 100kg se tabassent le crâne chauve pour de vrai (surement des potes vu comment ils se ressemblaient), donc je me casse et assiste au concert un peu plus loin. NEGATIVE PLANE, je ne connais que le premier album, enfin je n'ai écouté que le premier album. Le genre d'album qui me la fait une fois sur deux : un coup c'est très bon voire excellent, un autre coup je m'emmerde quand même un peu. Je mets ça sur le compte des éléments Thrash Metal assez en avant (selon moi) et de la voix assez particulière. Et là contre toute attente j'ai vraiment accroché à la musique du groupe, dont j'aurais du mal à vous écrire un pavé vu l'état dans lequel j'étais... et donc le peu dont je me rappelle de la cérémonie. En tout cas ça envoyait du paté et c'est tout ce qui compte, désolé pour les fans.

Et maintenant est venu l'heure du dernier groupe HETROERTZEN, nom de groupe le plus chiant du festival, qui m'avaient à moitié séduit en studio et qui pour le coup a tout défoncé en live. Orthodoxe jusqu'au bout des (faux) ongles (dorés du frontman), HETROERTZEN voit ses représentations live comme une messe noire ou une connerie comme ça. Le chanteur commence tout d'abord par boire du jus de framboise (ou peut-être est-il assez dingue pour boire du sang...), à faire joujou avec un poignard et je-ne-sais-quoi d'autre... enfin le show peut commencer. Et bordel que c'est puissant. Vous rigolez peut-être mais l'intensité sonore qu'on se mange en live ici décoiffe et nous fait valdinguer au fil des riffs plus evil les uns que les autres, nageant dans un fluide dense où le chanteur (qui change une fois de tenue au cas où) envoie ses paroles qu'on imagine assez orientées. HETROERTZEN fut ujn véritable ouragan. Une clôture de festival bien meilleure qu'attendue et espérée. Vraiment impeccable, dense et inspiré. Chapeau.



Le Prague Death Mass Vol. II c'est donc maintenant fini. Un bilan global très positif, on ne regrette pas le voyage, du tout. Une ambiance noire, un public globalement sympathique, un son toujours satisfaisant, une battle non-voulue de "qui boira le plus vite son verre... d'eau" avec un barman (au moins ça en aura fait marrer une)... que de bonnes choses, que voulez-vous que je vous dise. C'était bien. Tintin.

See you on the road !



             



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