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OBITUARY (Classic Set)
Par DARK MORUE le 2 Décembre 2012
Publié le 6 Décembre 2012 Consulté 3453 fois

Nan mais merde quoi, ils peuvent pas faire un effort. Deux groupes qui se chevauchent, c'est déjà rageant en festival, mais alors quand c'est en salle un hivers à Paris, y'a de quoi se la prendre et se la mordre. Ben oui j'aurais carrément aimé voir MESHUGGAH moi, mais merde voilà qu'ils calent OBITUARY en même temps. Et c'est donc pris par mes couilles de Deatheux que je me retrouve au Divan du Monde plutôt qu'au Bataclan en ce 2 Décembre 2012. Monde de merde je vous jure, problème numéro 1 du metalhead de la capitale...





Et donc et donc, le Divan du Monde, jolie petite salle Pigallienne où je mettais les pieds pour la première fois de ma courte existence. Dés l'ouverture des portes, THE AMENTA a déjà investi les lieux et fais cracher les décibels. Ils perdent pas leur temps dites donc. Premier constat : pas de vestiaires pour aujourd'hui, chose ô combien chiante (pogotter avec un sac à dos, d'accord c'est meilleur pour le dos mais pas franchement pour l'équilibre).
M'bref, on va direct parler musique si vous le voulez bien.
THE AMENTA donc, groupe que tout le monde connaît ici grâce au travail de Mefisto et que j'avais déjà vu une fois en compagnie de DEICIDE et VADER. Sorte de Death Indus mâtiné de Black hybride très très froid. Déjà visuellement : musiciens gigantesques s'étant pris des grosses giclées d'essence dans la tronche, avec lentilles blanches ne laissant voir que la pupille des yeux. Y'a pas à dire, c'est simple et ça claque, surtout combiné au charisme assez hors normes du chanteur qui semble totalement possédé et hystérique (un peu à la Legion de DEVIAN et ex-MARDUK) en prenant des grands airs de psychopathe illuminé. Et le coup des musiciens qui se la jouent totalement monolithiques et fixent des gens du public au pif pendant un bon moment en restant impassibles est une expérience aussi fun que traumatisante (ou presque). Bref, sinon musicalement... C'est rythmique, froid et violent. Je saurais pas dire si le son était bon ou pas : batterie totalement surmixée et omniprésente mais vu l'effet de fonte totale de tous les instruments, ça dérangeait pas vraiment et renforçait l'agression martiale. Saturé de riffs percussifs, parfois entrecoupés d'électronique purement indus bruitiste et renforcé de vocaux hurlés à la mort avec conviction, j'avoue avoir été totalement conquis par le combo, et encore plus lors de tueries comme "Vermin" ou "Erebus". Ce qui n'a pas semblé être le cas du reste du public, assez froid et offrant au groupe pas mal de bides retentissants à l'annonce des morceaux... M'bref, je les retiens encore plus qu'auparavant, ce court set m'ayant d'office soufflé bien que d'une coloration bien différente du reste de l'affiche...

Hop, évacuation de la scène, le batteur reste pour enchaîner un nouveau set avec un autre groupe Australien (le petit fou) : PSYCROPTIC. Groupe que je connais assez mal mais avec lequel on me harcèle pas mal, et après ce set, même si j'ai pu émettre quelques réserves, je décrète que leur discographie semble définitivement bonne à prendre.
On explore encore une facette différente : cette fois c'est Brutal Death Technique qui balance des notes dans tous les sens tout en gardant un bon sens du groove. Avec un son excellent et très clair, bonne chose de prise.
C'est carré, net, sans bavures. Bien qu'extrêmement technique et démonstratif, dopé aux gros blasts et aux sweepings, PSYCROPTIC ont un son bien à eux et le font savoir en colorant fortement leur musique de riffs directs dopés aux poum-tchak Thrashy qui font remuer la tête et même parfois éclater quelques pogos. Quelques réserves par contre sur le chant : tronche de coreux et hurlé non-stop de façon plus hardcore que Death, ça coince pas trop sauf lors de l'arrivée d'un guest où là on versait totalement dans l'alternance Deathcore clichesque un brin foireuse... Un peu dommage, surtout lorsque le gars nous fais tâter de son growl en balançant le titre d'ouverture de "Scepter Of The Ancient" en guise de dernier titre : plus gras, plus puissant, assez jouissif même, qu'on se demande pourquoi il ne s'en sert que s'il est obligé par ses prédécesseurs...
Belle claque instrumentale dans tous les cas, avec un set des plus solides bien que j'aurais du mal à vous citer les morceaux ne connaissant pas grand chose du groupe à l'heure actuelle (pour balancer quelques noms, de mémoire, "The Sleepers Have Awoken", le titre éponyme de "Ob(Servant)", "Skin Coffin" et autres), bref, d'autres Australiens sur lesquels il va devenir impératif de se pencher car techniquement impeccable et très impressionnant (batteur juste chirurgical). Deux belles gifles en deux groupes, et ce n'est que les premières parties...

Hop, maintenant on passe au sérieux. Les cultissimes MACABRE sont dans la place !
D'ailleurs ça a beau être culte j'y connais rien de rien. Du peu que j'ai entendu... Sorte de Death Metal un peu Punky Grindoïde, se clamant "Murder Metal"...
Et donc, grosse surprise. Bonne ou mauvaise, je saurais pas trop dire là maintenant vu l'étrangeté du truc, mais en concert ça déglingue comme il faut avec une atmosphère d'enfer. Alors, ils sont trois, débarquent sur scène, et commencent à gueuler n'importe comment comme s'ils refaisaient les samples de meurtres chers à MORTICIAN (??). Assez surprenant : le micro en oreillette du chanteur principal, qui se retrouve donc à jouer de la guitare en parlant en biais...
Et donc... "Murder Metal", ça peut ici se remplacer par "The Troubadours Of Death" : les gusses nous racontent en guise d'intro de chaque morceau des histoires de tueurs en série assez atroces/burelesques (et vas-y que je déglingue le vagin de ma maman pour mater d'où je viens, que je prends des douches dans du jus de cadavre, que je te découpe dans la rue...) en mode Père Castor de l'horreur, et puis ça balance une poignée de minutes de gros Thrash/Death à l'arrache qui mets le feu au pit, et puis ça redémarre encore et encore. Effet garantit et ambiance du tonnerre ! Et ils nous réservent pas mal de surprises : une mauvaise avec un problème technique qui a bouffé du temps de set, mais aussi une excellente avec la reprise de "Countess Bathory" de VENOM qui a littéralement fait exploser le public en pogos rageurs, ou encore ce morceau très bizarre superposant comptine aux grognements avec des leads toutes joyeuses... Techniquement, c'est assez n'importe quoi (être carré c'est pour les faibles) et les deux gaillards qui se partagent le micro passent par tous les registres en sonnant souvent carrément ridicules, mais on s'en cogne : c'est fun, c'est frais, et ça marche à fond. Même notre ami Citizen a pu se livrer à un Slam parmi les plus minables que j'ai pu voir de ma vie. Belle tuerie live que je me vois cependant pas du tout apprécier sur album. Et leurs Tshirts butent (celui avec Ronald MacAbre est priceless). Urgh.

Après ce set intense mais trop court (1h incluant la coupure pour problème de branchements), place désormais à la légendaire tête d'affiche. Hop, ils viennent de Floride et vont foutre un bordel monstre, applaudissez les increvables OBITUARY ! C'est la fête, un groupe mythique envahit les lieux, le public double de masse corporelle moyenne et de densité, surtout que là on va jouer uniquement les trois premiers albums...
Bien évidement hors de question de salir une réputation. Donal Tardy investit les lieux tout souriant le premier, prend place derrière ses fûts, tout l'orchestre à cordes le rejoint vite et hop c'est l'orgie. Premier titre joué, l'énorme "Stinkupuss" clôturant le premier album, mur de guitare surpuissant, foule qui se met en branle. John Tardy qui débarque, avec un bon coup de vieux, micro tenu par le pied façon Old School pour nous dégueuler son chant si typique (qui se rapproche pas mal de celui de Van Drunnen, moins vomi qu'à la grande époque donc). Charisme de porcasse comme on s'en doute, et setlist en béton. Et Bam qu'on se bouffe du "Immortal Visions", "Cause Of Death", "Chopped In Half"... Dans le pit ça en finit plus, c'est la baston générale sur une surface couvrant quasi toute la salle, les consignes du groupe d'interdire les slams et montées sur scène sont purement ignorées (même si on voit un bon gros connard de vigile se ramener de temps à autre pour balancer les slammeurs probablement dans le but de les tuer), en bref ça déglingue comme un groupe de Death Old School se doit de le faire. Dans la sueur et dans le sang (et vu mon gabarit j'ai finit par me planquer parce que me faire rétamer la gueule et voler au gré du vent ça va bien un peu).
Et voilà qu'après s'être fait mettre la fessée pendant une grosse heure ils foutent le camp, comme si on savait pas qu'ils allaient revenir. Et effectivement ils font leur retour, avec un solo de batterie assez risible (Exercice d'Entrainement Roulements de Toms 3e année numéro 4 page 11) et surtout leur tube, le mythique "Slowly We Rot" qui a mis un bordel pas possible lors de l'accélération centrale...
Et voilà qu'ils quittent les lieux, laissant le Divan du Monde fumant en balançant des baguettes et des médiators partout.
On garde le souvenir d'un groupe très professionnel, ultra carré tout en étant proche du public et balançant la purée bien comme il faut. Ce sera tout ? C'est plus que suffisant.

Setlist OBITUARY :

-Stinkupuss
-Intoxicated
-Bloodsoaked
-Immortal Visions
-Gates To Hell
-Infected
-Cause Of Death
-Chopped In Half
-Turned Inside Out
-Body Bag
-Killing Time
-The End Complete
-Dead Silence
-I'm In Pain

RAPPEL :
-Solo de batterie
-Slowly We Rot



             



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