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ENSIFERUM + INSOMNIUM + OMNIUM GATHERUM @Lyon
Par WËN et VOLTHORD le 22 Mars 2015
Publié le 25 Mars 2015 Consulté 2177 fois

Ce dimanche 22 mars, c’était l’invasion finlandaise du “One Man Army Tour” qui soufflait son vent de revanche sur le Ninkasi Kao. L’orga Sounds Like Hell Productions au taquet ces derniers temps sonnait l’heure d’un diptyque dévastateur : ENSIFERUM et INSOMNIUM le dimanche et SEPTIC FLESH et MOONSPELL le Lundi.

A mi-chemin dans leur tournée, les fières troupes auront complètement rempli leur contrat dans une salle pleine à craquer. Et ce n’est pas une tête de Nightfall mais deux qui étaient présentes sur cette date de fin de semaine. Dans cette belle soirée en "oum" (ou “om”?), c’est donc Wöume et Volthordoum qui étaient prêt à s’en prendre plein les oreilles.




OMNIUM GATHERUM

Le Ninkasi Kaoum affichant complet et le timing étant à respecter afin de coller aux derniers métros, OMNIOUM GATHEROUM débutera donc son set alors qu'un bon tiers du public est encore dehors et le groupe en sera à la moitié de sa prestation lorsque nous arriverons enfin à l'intérieur. Juste assez pour que Wën puisse en entendre un joli bout, l’ami Volthord finissant son burger dans le bar adjacent (très bon merci).

Wën :

Malgré ses quasi 20 années d'existence, OG fait partie de ce que j'appelle cette troisième génération de Death-mélodique, qui se caractérise par des mélodies particulièrement léchées et une approche en général un peu plus prog que ses ainés. Bien que cette tendance ne soit pas ma favorite, c'est néanmoins avec curiosité que j'attendais de découvrir le combo, quelques titres ayant pu attirer mon attention. Malheureusement, en condition live, je dois vous avouer que n'ai pas du tout accroché, en particulier car les principaux reproches que je peux faire au style s'en trouvent ici exacerbés : déjà, l'agressivité (normalement inhérente au genre) est aux abonnée absente, les vocaux extrêmes ne servant au final que de prétexte à enhardir leur Metal mélodique. Ensuite, les musiciens sont ici extrêmement statiques, seul l'un des guitaristes venant de temps à autres s'accaparer le devant de la scène pour balancer ses descentes de manche (et 'lilalilalililou' et 'lililoulalilalou'). Le chanteur, tout sourire, est bien content d'être là, mais … là encore, je ne sais pas, ça ne colle pas … En fait, si je sais, c'est officiel, je deviens un vieux con.

Volthord :
Je vais à l’étage pour avoir une belle vue d’ensemble. J’entends du death mélo. J’ai pas l’impression d’entendre un truc de dingue, la voix est assez monocorde même. Comme sur ce que j’en avais entendu du dernier opus.
Au bout de deux titres ça s’arrête…. Ça m’apprendra à bouffer sur place et faire la queue poliment comme tout le monde.


INSOMNIUM

Juste le temps de se prendre une bière entre les deux groupes, on enchaîne rapidement et c'est tant mieux (merci l'orga pour le coup, ces moments deviennent rares au Ninkasi) : INSOMNIOUM vient réveiller tout le monde...

Wën :
...Et là c'est autre chose. Amateur des débuts du combo qui, avec ses quelques apparats folk, a su faire parler de lui alors que les grosses pointures du Death-mélo commençaient à se fourvoyer, j'avais un peu délaissé le groupe suite à deux albums un peu mous, mais la prestation qui a été donnée ce soir, va m'encourager à me pencher sur leur dernier jet ! Car le quatuor a littéralement fait exploser la Ninkasi, la fosse envoyant pogo sur pogo et répondant aux moindres solicitations. Beaucoup de monde étaient apparemment venus pour eux. Ont sent le groupe très en forme, et les problèmes de line-up du passé maintenant loin derrière lui, c'est un groupe soudé qui joue devant nous, avec une paire de guitaristes qui assurent haut la main. Je ne m'attarderai guère sur les nouvelles pièces que je connais mal, mais "Every Hour Wounds" et "The Promethean Song" (tous chœurs dehors) ont envoyé du gros boulgour. Quelques morceaux plus anciens, comme l'énorme "Daughter Of The moon", "The Killjoy", "Drawn To Black" ou "Where the Last Wave Broke" dont le chant clair pique moins qu'en version studio (avec, pour intro, le refrain en acoustique de manière toute calme), sont également présents. On a la chance d'avoir là une belle setlist maxi-bestof.

Fait intéressant à noter : à partir d'une base assez commune (et malgré le fait qu'ils se partagent un guitariste), les prestations d'OMNIUM GATHERUM et d'INSOMNIUM seront diamétralement opposées, le premier peinait à convaincre, tandis que le second transcendait ici son répertoire.

Volthord :
Resté sur mon perchoir pour admirer sans m’éclater les tympans, je suis assez halluciné par la qualité du son qu’a le groupe et retrouve les titres clés d’un dernier album franchement agréable. L’enchaînement "Daughter Of The Moon" / "Black Heart Rebellion" (putain ce break !) était le truc le plus dingue du set.
Je tire mon chapeau, j’enlève le pull et je tombe le pull et je vais me loger dans la fosse.


Setlist INSOMNIUM :

01. The Killjoy
02. While We Sleep
03. Every Hour Wounds
04. Daughter of the Moon
05. Black Heart Rebellion
06. Where The Last Wave Broke
07. The Promethean Song
08. Drawn to Black
09. Ephemeral
10. Weighed Down With Sorrow


ENSIFERUM

On change de bannière : les teintes sobres s’en vont et le drapeau de "One Moune Army" est levé. Ça commence à sentir la transpi et les torses nus. Dans la fosse, on se craque les os et on souffle un grand coup. Intro instrumentale de mise… et une grosse hache dans la tronche vient se fourrer dans les tympans...



Volthord :

Ah je l’attendais ce moment où je pourrais enfin voir ENSIFEROUM sur les planches. De dire que je ne suis pas déçu est une litote : le groupe venait en plus avec un album taillé pour le live. Alors certes, on sentait un peu la fatigue sur le visage de Markus Toivonen et d’un Petri Lindroos pourtant droit et impérieux, mais le charisme d’un Sami Hinkka qui pétait la forme et d’une Neta Skog souriante renvoyait une bonne humeur et une énergie communicatrice. L’ex-accordéoniste de TURISAS était en effet là pour remplacer la claviériste Emmi Silvennoinen. Depuis la fosse, il était parfois difficile de discerner les notes de son instrument, mais Wën me hurlait dans l’oreillette que depuis l’étage du Ninkasi, tous les instruments étaient parfaitement audible.

ENSIFERUM est passé par tous les albums, en défonçant la porte avec les deux titres d’entrée d’un nouvel opus pas forcément des plus originaux mais ultra vitaminé et accrocheur. Les choeurs masculins sont souvent mêlés à une chorale samplée, mais le mélange fait son effet et l’incroyable présence des finlandais prime sur le reste. Le groupe n’oublie aucun album, joue tous les titres éponymes et centre son set sur les morceaux à riffs plus que sur ceux axés sur des mélodies folk ("Lai Lai Hei" et "One More Magic Potion" manquent donc à l’appel). D’autres titres moins évidents comme "Little Dreamer II" et "Into Battle" font franchement plaisir à entendre et permettent surtout à ceux qui étaient dans cette même salle il y a un an d’entendre des titres bien différents.

Le doublé gagnant "Unsung Heroes" et "Burning Leaves" aura sans doute était le pinacle de ce concert, au coude à coude avec ce "Victory Songs" furieux (et tellement jouissif) avant les rappels.
ENSIFERUM est un groupe qui s’éclate et a finalement assez de couille pour échanger les instruments et laisser une Neta Skog déchaînée sur une reprise certes assez standard de "Breaking The Law" mais tout de même fédératrice.

Alors voilà, on aurait pu rêver de pleins d’autres titres, et même d’un son un poil plus subtil, voire de plus de parties folk jouées avec de vrais instruments (ah ! ce rêve !). Mais on passera pas par quatre chemins : ENSIFERUM sur scène, ça déboîte.

Wën :
Le Death-mélo folkouille dont savent faire preuve les finlandais n'est pas forcément mon style de prédilection, mais à l'occasion, je ne suis jamais contre. J'avais été déçu, la fois précédente, en festival, mais là, dans une salle plus petite avec un public déjà chaud bouillant, les fiers guerriers du nord débarquaient en terrain conquis d'avance. Peu de longueur, des moments grandioses de total epicness (le fameux enchainement "Unsung Heroes"/"Burning Leaves") et un rappel pas dégueu du tout ("From Afar", "Iron") introduit par le "Breaking The Law" de JUDAS PRIEST (pas folichonne non plus). Ca bouge bien sur scène, belle communion avec le public qui, torse-poil et suintant, commence à bien glisser dès qu'il tente de s'accrocher à vos fringues. On sera même gratifié d'une petite humppa accordéon/basse (qui, je vous le demande, a fait attention à cette partie de basse assez démente ?).

Non, très bonne surprise me concernant, les finlandais ont livré une prestation carrée et très pro, rien à redire. Ah si, un dernier conseil, svp, n'encouragez jamais des bassistes dans leurs conneries, comme lorsque l'un d'eux tente de sauter dans sa sangle de basse en mimant le taureau, çà les encourage à recommencer !


Setlist ENSIFERUM :

-- intro : March of War
01. Axe of Judgement
02. Heathen Horde
03. Into Battle
04. Little Dreamer
05. Warrior Without a War
06. Ahti
07. Smoking Ruins
08. Two of Spades
--interlude : Humppa
09. Unsung Heroes
10. Burning Leaves
11. One Man Army
12. Victory Song
-- Rappel :
13. Breaking the Law (reprise JUDAS PRIEST)
14. From Afar
15. Token of Time
16. Iron


Remerciements à SOUNDS LIKE HELL PROD', qui a un emploi du temps chargé, : voyez par vous-même



             



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