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DEVIN TOWNSEND
Par DARK MORUE le 10 Décembre 2012
Publié le 19 Décembre 2012 Consulté 3019 fois

Décidément c'est que ça enchaîne les concerts intéressants en ce moment. Alors donc, en ce lundi soir on a... Un groupe de mon enfance en première partie de mon artiste favori de la musique de tous les temps. Bon, okay, ça va tranquille, on fait pas la fine bouche et on part en pèlerinage au Bataclan. Soirée qui promet. Probablement pas à la hauteur de son dernier show à la Maroquinerie qui m'avait foutu à terre, mais bien sympathique tout de même.






Bref, ça commence vers 18h30 en théorie, léger retard en pratique et queue monstrueuse à Oberkampf. Inattendu mais au final pas si surprenant quand on voit la notoriété du monsieur malgré le fait que le monde entier parle de sa musique comme inaccessible (les pubs bradés partout sur Youtube pour son concert au Retinal Circus ça veut tout dire).
Enfin voilà, ça ouvre plus tard que prévu et je me retrouve dans la salle aux alentours de 19h et je mesure l'ampleur de ma monumentale erreur : pas arrivé assez en retard pour louper la première partie, à savoir DAGOBA.
Bon, ces petits Marseillais, je les ais cachés un peu au fond de mon cœur, c'est quand même un groupe que j'écoutais au collège même si à l'époque je trouvais déjà ça un peu pourri. Eh ben putain, là ils ont pas été gâtés...
Je suis pas trop au courant de leurs changements de genres ou je sais pas quoi, mais c'était quand même grave de la merde. J'avais le souvenir d'une sorte de Power moderne bourrin, et je me retrouve devant du Metalcore tout pourri obéissant à la loi 1 concert = 1 note et un chant clair geignard calé partout. Donc déjà le son était pas top (la batterie couvrait tout, mais vu que les guitares jouaient la même chose que la grosse caisse au fond on s'en cognait un peu), le chanteur growlait pas droit et laissait son guitariste s'y coller, attitude Djeun'z incompréhensible vu la relative ancienneté du combo... Et trois péons qui pogottaient en crabe au milieu d'une foule bien clairsemée. Clairement, on regarde sa montre en attendant que DAGOBIDE dégage, 5 titres pour une toute petite demi-heure c'est court mais quand même trop long quand c'est pas bien.
Bref, effacement de mémoire immédiat, j'avais pourtant un souvenir pas mauvais des premiers albums du groupe mais là ça mets absolument pas dans l'ambiance qu'il faut. Suivants.

Courte pause avec musique de fond funkoïde, en attendant l'arrivée de FEAR FACTORY. Groupe qui fait quand même très peur, vu la réputation de sous-chanteur que se traîne Burton. Amplement justifiée d'ailleurs, mais ça n'a pas totalement gâché un set d'une solidité et énergie exemplaire.
Bref, ça commence par le premier titre de leur dernier album (nul à chier au passage). Le son est cette fois pas trop mal (vu que tous les instruments jouent la même chose c'est pas bien compliqué remarquez) et surtout le line-up est pour le moins surprenant. Tout le monde a giclé pour enregistrer "The Industrialist", résultat pas de Gene Hoglan ni Bryon Stroud mais des musiciens dont j'ai pas la moindre idée de qui ça peut être. Au moins pas besoin de remorquer le tour bus.
Passé ce titre efficace qui met dans l'ambiance mais laisse le public relativement froid, c'est partit pour un retour en arrière avec une doublette ultime de "Obsolete" : le dévastateur "Shock" et l'hymne néo-jumpy qui poutre "EdgeCrusher". Bref, deux constatations : d'une, ça bute, le public est hyper réceptif et connaît les morceaux, ça bouge bien dans le pit et le groupe fait preuve d'une énergie communicatrice avec un Dino Cazares qui s'en donne à cœur joie. D'autre part, Burton C. Bell est un excellent hurleur bien en voix avec une patate monstre mais ne sait définitivement pas chanter. 20ans de carrière en temps que chanteur, et la moindre ligne de chant clair live sonne comme un chuchotement faux à s'en faire s'étrangler les fans. Assez drôle de voir la foule se figer dans la honte, s'échangeant des regards compatissants, se bouchant les oreilles et plongeant le visage au creux des mains. J'avais qu'une envie, monter sur scène lui piquer le micro et faire les refrains à sa place tellement c'était un carnage. Massacrer "Recharger", "Shock", "Linchpin", "Powershifter" et "Smasher/Devourer" à ce point mérite procès. Par contre y'a du mieux avec les morceaux les plus anciens. Je vous dis pas l'orgie que ça a été quand on s'est pris "Martyr" dans la tronche. Parce que oui, ils vont jouer du neuf et aussi du vieux, il le répétait 3 fois entre chaque morceaux alors on a finit par le comprendre. Et du coup la fin du set a été carrément orgasmique avec les quatre premiers titres de "Demanufacture" joués à la suite et dans l'ordre. BAM BAM BAM BAM, circle pit qui éclate, le riff anthologique du titre éponyme, la magistrale "Zero Signal" qui mérite amplement sa place au panthéon du groupe et évidement la fédératrice "Replica" reprise en chœur par tout le monde pour se quitter en bons termes.
Après, j'ai ouï dire par un ami batteur que le mec derrière les fûts était une tache qui caressait ses snares comme un gamin de quatre ans au lieu de taper. Je ne peux pas juger, mais je crois sur parole.
Bilan donc très positif, malgré le chant clair approximatif... que dis-je, minable, FEAR FACTORY a été un très bon moment, surtout pour un fan comme moi qui voit ses héros de son enfance avec des étoiles dans les yeux en connaissant tous les morceaux par cœur.
Rideau, déploiement d'écran géant, place au Canadien.

Setlist FEAR FACTORY :

-The Industrialist
-Shock
-EdgeCrusher
-Smasher/Devourer
-Powershifter
-Linchpin
-Recharger
-Martyr
-Demanufacture
-Self Bias Resistor
-Zero Signal
-Replica


Et voilà le moment que l'on attend tous. L'arrivée du maître de cérémonie. DEVIN TOWNSEND en personne. Mon petit cœur de groupie en chaleur chavire. Mais avant le concert, place à un moment d'anthologie. Au précédent concert, Ziltoid Radio avait ravi l'entracte en nous faisant découvrir ses nouvelles trouvailles (Barbie Girl, les Spice Girls, Britney Spears, que du lourd).
Ben cette fois, le grand écran derrière la scène nous donne droit à Ziltoid TV. Du très très lourd aussi.
La marionnette va donc squatter un bout de l'écran pour nous présenter Pizza Boomerang, des caniches en train de faire du Fitness, Lapin Câlin, Gummy Bear, Badgers, Manguo, Meatballs... Armé d'une flatulence grandiose entre chaque spot. Non sérieux, allez faire un tour sur youtube pour vous abreuver de ces chefs d’œuvre, ça en vaut le détour. Au milieu d'une foule de metalheads hypnotisés c'est encore mieux. Très grand moment, assurément, bien à la hauteur du monsieur.
Ah ben tenez, après ces checks sonores sous fond de Dance Berceuse qui coupe des pénis à coups de pizza en comptant les blaireaux et les serpents, grand silence, et voilà notre Canadien qui se pointe tout souriant, et fait péter "Supercrush" sans plus attendre, c'est grand, très grand, ambiance luxuriante et colorée, toujours son humour particulier qui se masturbe un micro dans la bouche pendant les couplets... Pas d'Anneke mais un DTP au complet, avec bien évidement le terrible Van Poederooyen derrière les fûts.
Sauf que voilà, y'a un problème. L'ingé son est une grosse merde.
Je sais pas, il a du se dire que ce qu'il y a de mieux et de plus travaillé chez Townsend, après tout, c'est la batterie et la basse. Du coup celui qu'on entendait le moins dans le lot, ben c'est Devin lui-même. Un peu dommage vous l'avouerez.
On distingue néanmoins en tendant l'oreille et connaître les morceaux par cœur aide un peu, mais merde quoi... Heureusement que le bonhomme a le coffre suffisant pour qu'on puisse capter sa voix toujours aussi impressionnante. Mais le début du concert est un véritable supplice pour le fan. "Truth" en est totalement massacrée vu que TOUS les arrangements vocaux passent à la trappe et nous dévoilent donc un morceau bien daubé... Et puis, chose assez bizarre, le Canadien qui passe en mode méchant garçon et envoie "Planet Of The Apes" pratiquement dés le début du set. Se prendre un pareil monolithe de violence comme ça d'office, avec un tel changement d'ambiance, pour tabasser avec les lumières rouge sang pendant 10min malgré un break céleste réussi et déconneur, c'est quand même bizarre. Surtout que là on pigeait vraiment rien de rien, avoir un son foireux et baveux c'est encore pire sur un truc ultra riche et complexe comme "Deconstruction" que le reste...
Mais heureusement ça s'est un peu amélioré. Pas partout, le son du Bataclan étant changeant (oui j'ai fait le test en me baladant aux quatres coins de la salle, et verdict : plus on est au milieu et proche des barrières et mieux c'est), mais y'a du mieux.
Et on a donc pu profiter d'un bon show, bien que plus froid que mon précédent souvenir live car moins proche du public. Devin change de guitare pour la 18ème fois, retour à du "Epicloud" avec "Back Where We Belong" et son début acoustique qui fait un bien fou aux tympans après pareil foutoir. Et là y'a du mieux, on l'entend enfin chanter et on distingue l'action ! Pas encore ça, mais au moins y'a moyen de se consacrer au show en mettant les réserves de côté.
Et là, c'est du tout bon même si la setlist m'a pas plus convaincu que ça (RIEN de "Biomech" c'est une hérésie, de même pas de "Kingdom", ni "Bend It Like Bender" quoi, tueries live pourtant) c'est enfin la grosse foire.
Belle poilade Rock'n'Roll avec la terrible "Vampira" et son clip génial en fond, un Devin bien en voix même si il gueule quand même vraiment beaucoup plus que de raison, un bon gros bordel avec une "Lucky Animals" qui fait jouer le public en secouant les mains dans les airs, une "War" bien lisible de manière plus qu'étonnante... Assez supris par contre que la foule soit aussi monolithique. On reste figé et on écoute religieusement. Ah. Je m'attendais à un minimum de bordel sur "Grace" (sérieusement en concert, celle-là déboîte, ça te catapulte dans l'éther en martelant ses paroles simples, on regrette juste l'absence d'Anneke) ou une "Juular" exécutée à la perfection, mais non.
Bien évidement, on a eu droit à un superbe moment de grâce avec un morceau annoncé comme le dernier, "Deep Peace"... Son début acoustique à chialer, son solo parmi les plus beaux de la création (bien que j'ai eu envie de pleurer quand la basse et la batterie se sont ramenées en plein milieu) et un Devin totalement touché par les dieux au chant... Et voilà que ça s'énerve, que ça lance les baguettes et médiators partout. Je me rue devant et finit contre la barrière dans l'espoir de serrer la main du Monsieur (échec critique double 1 DarkMorue se blesse dans sa confusion). Voilà c'est finit tralala, j'espère que vous avez passé un bon moment. Roh et puis non. Notre idole de Vancouvers va pas se tirer comme un voleur. Faut un rappel. Alors on va lancer quoi pour la fin... Un truc qui danse.
Un truc qui bouge. Un truc qui met le feu.
"Bad Devil". Et là c'est l'orgie. C'est l'apocalypse dont on a rêvé tout le reste de la soirée. C'est partit pour le groove funky démoniaque bariolé de ce morceau exceptionnel qui colle un bordel monstre dans un public qui se réveille enfin et pogotte en mouvements de foule massifs. Bien en voix et exalté, le son cette fois excellent et clair, les notes cristallines qui s'évadent des guitares et la transe qui s'empare de tous et toutes. La gifle. Il fallait bien qu'elle arrive enfin à 4min de la fin du concert.
Et remballe.

Bref, je suppose que vous l'avez compris. Un excellent concert mais également une déception. Déjà un ingénieur du son qui mérite clairement pas son titre en détruisant totalement une partie d'un concert qui aurait pu être ultime, mais également une setlist bancale n'arrivant pas franchement à trouver cohésion malgré de la bonne tuerie.
La soirée en valait la peine, mais je pensais pas ressortir plus satisfait de la prestation de FEAR FACTORY que de celle de Townsend.
M'enfin, après tout...
Pi-pi-pi-pi-pi pi-pi PIZZA !
Boo-boo boo-boo boo boo BOOMERANG !

Setlist DEVIN TOWNSEND PROJECT :

-Supercrush !
-Truth
-OM
-Planet Of The Apes
-Where We Belong
-Sunday Afternoon
-Vampira
-Lucky Animals
-Juular
-Grace
-War
-Deep Peace

Rappel :
-Bad Devil


Le 23/12/2012 par SAPIN

Je suis d'accord avec le report. Le live était bien bon, mais si j'avais su je serai allé dans la fosse. J'étais dans les gradins, et c'était un vrai cimetière... Que tout le monde reste stoïque sur DAGOBA, okay, moi non plus j'ai pas secoué la tête, mais putain TOWNSEND et FEAR FACTORY !

Bref, très bonne soirée quand même, et la bonne humeur des deux groupes était assez communicative !

Sinon, il chantait si mal que ça Burton C. Bell ? J'étais au milieu et j'entendais pas grand chose sur les passages clairs.



             



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