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HELLFEST 2011
Par BIONIC2802 et FENRYL le 17 Juin 2011
Publié le 20 Juin 2011 Consulté 6744 fois



HELLFEST, day one...

Par FENRYL

NIGHTFALL et une partie de son équipe sont de retour une nouvelle fois cette année sur le site de Clisson pour tenter de vous faire vivre de l'intérieur les premières émotions tirées de la folie de cette orgie de concerts !
Ce pèlerinage annuel s'opère sans grande difficulté : une fois sur site (et après avoir constaté avec horreur que les organisateurs nous avaient bien attribués un pass PHOTO mais que l'info n'avait malheureusement pas été saisie par votre serviteur...) et ce relativement tôt (10 h mais que de monde !!), les jetons pour la boisson sont collectés (rituel) et déjà le son de VALIENT THORR vient caresser nos oreilles. Ces américains s'étaient fait remarquer l'an passé au Metal Corner et se voient cette année propulsés sur rien de moins que la Main Stage 1 en guise de baptême du feu ! Leur Stoner/Hard Rock fait des merveilles et réussit le tour de force de capter d'entrée un grand nombre de festivaliers qui, pourtant, sont affairés à régler leurs derniers détails techniques. Un première surprise, des plus agréables, qui viendra à n'en pas douter grossir le rang des artistes référencés sur NIME très rapidement !
On note l'apparition d'une steadycam sur un immense bras qui passe au dessus de la foule. A noter qu’ARTE a fourni des caméras pour des retransmissions live sur internet !!

C'est ensuite les Deathcoreux de SUICIDE SILENCE qui vienne cartonner l'ensemble de l'audience : en respectant les codes du genre, les californiens envoient les premiers moments de furie. Mitch Lucker, le chanteur aux tatouages haut en couleur(s) et nombreux, alterne chant guttural éructé avec une sacrée violence entrecoupé de plans hurlés hystériques. Il ne ménage pas sa peine et le groupe sait mettre en valeur sa prestation de qualité. Bien évidemment, la particularité du genre aura rapidement eu pour constat de faire fuir ou bien d'intriguer les "passants" mais il faut noter que déjà, la foule se masse devant la Main Stage 2 et que le combo fait son petit effet. Leur Deathcore n'est pas révolutionnaire en somme, mais la prestation scénique et l'énergie qui s'en dégagent font plaisir à entendre et à voir.

Comme à mon habitude maintenant depuis plusieurs années, je reste autour des deux scènes principales en guise de warm up. Les anglais d'ARCHITECTS prennent la suite (on notera qu'une fois encore, l'organisation et l'enchainement des sets sont réglés comme du papier à musique et qu'on ne doit attendre qu'au maximum 5 minutes avant de pouvoir découvrir un nouvel artiste ou groupe !). Œuvrant eux aussi dans un registre Deathcore, on est malheureusement ici beaucoup plus proche de la flopée de groupes provenant de la perfide Albion. Trop souvent entendu en termes de création, la prestation honnête et "sincère" n'est pas à remettre en cause mais rien ne se passe réellement. Riffs et breaks fusent sans ce côté émoustillant qui m'attire tellement dans ce genre...
C'est donc pourquoi je décide de laisser nos jeunots et de passer voir les Suédois d’IN SOLITUDE qui en terminent avec leur set. Du Heavy très proche d’IRON MAIDEN et MERCYFUL FAITH (flagrant dès les premiers instants). C'est plaisant, la tente est bien remplie mais malheureusement, je ne pense pas que cela soit dû à la qualité de la prestation mais bien au fait que la pluie est de la partie sur le site ! Il faut dire que cette dernière n'avait plus fait réellement d'apparition depuis l'édition 2007 et ses conséquences apocalyptiques connues de tous !
Merci au poncho qui va m'aider tout au long des 3 grosses averses que nous allons essuyer au cours de la journée !

Après rencontre de collègues (et bières), retour aux choses sérieuses. J'assiste à la fin du set de THE ANSWER dont le Hard Rock ne cesse de gagner en maturité et en sérieux. Les natifs de Belfast sont semble-t-il ravis d'être là, ne ménagent pas leurs riffs et nous délivrent un set carré, efficace et sans fioriture. Plus convainquant en tout qu'à que lors de notre dernière entrevue (première partie de METALLICA à Bercy...).
Un petit tour rapide pour assister au dernier quart d'heure du set de DODHEIMSG dont le BM dit avant-gardiste a su drainer les foules. Il faut dire que ce que les enceintes nous crachent est foutrement plaisant : chant éructé, plans entêtants à souhait… Sous la Rock Hard Tent, le public prend du plaisir et moi aussi !

Les français de DAGOBA n'arrivant toujours pas à me convaincre, c'est la pause restauration qui s'impose (!). Il s'agit d'être de retour pour assister à l'entrée en scène d’ALTER BRIDGE. Miles Kennedy et sa bande arrivent avec la pluie mais sachez bien que cela ne peut en RIEN déranger cette bête de scène. Certes moins épileptique dans sa gestion de la scène que l'an passé avec SLASH, il prend le contrôle des opérations et place sa voix si performante avec la classe et le talent qui le définissent. Pour ce qui est de la prestation ? Et bien référez-vous tout simplement à ma chronique du "Live From Amsterdam" paru récemment et vous y trouverez les mêmes remarques et une set-list assez proche. Très bon moment, nos américains ne m'auront pas déçu. Bravo à eux et aux organisateurs pour cette réussite !
Je fonce ensuite à la Terrorizer Tent pour y admirer mon idole Scott Ian et son combo THE DAMNED THINGS… Et là horreur ! Seul Rob Caggiano est de la partie... Le restant composé des FALL OUT BOY et d’EVERY TIME I DIE a vite fait de me laisser de marbre. Je mets les voiles, déçu...

Mais aucun regret car MAXIMUM THE HORMONE va me foutre ma première claque du fest ! D'ailleurs c'est le premier groupe à amasser autant de public depuis le début de la journée et la réponse vis à vis des Japonais est géniale. Ceux-ci "s'entêtent" à haranguer la foule dans leur langue maternelle ce qui n'a pas le mérite de simplifier la communication. Mais c'est bien la folie qui règne sur scène qui tour à tour amuse et impressionne l'audience. Connu pour avoir composé le générique du célèbre anim' "Death Note", nos musiciens sautent hurlent leur inclassable Punk-Néo-Pop Metal avec un chanteur hurleur, un bassiste singeant Flea des RED HOT CHILLI PEPPERS, un chanteur guitariste hirsute et une batteuse hystérique mais tellement attachante. L'alchimie est parfaite et le moment terriblement excellent. Les Japonais qui "ne sont pas du poisson" (!) tentent de nous parler en français et de nous rassurer sur leur origine ! C'est sous un tonnerre d'applaudissements que le combo quitte la Main Stage 2, et ils peuvent être fiers d'eux !

Direction PRIMORDIAL sous la Rock Hard Tent pour un super moment de Folk Pagan BM. Nos irlandais au look particulièrement propret possèdent ce frontman qui dénote tellement : A.A. Nemtheanga, chauve, déguisé en pseudo panda et recouvert d'un liquide voulant nous faire penser à du sang avale sans coup férir en un concert une bouteille de JD et délivre une prestation riche en communication avec le public totalement acquis à la cause du groupe mais pas exempte de faussetés malheureusement. Il n'en demeure pas moins que PRIMORDIAL m'a fait foutrement plaisir : titres épiques, puissants et rondement menés. Il est à noter une fois encore que ces Irlandais sont trèèèès attachés à leur pays d'origine (ce pays étant récent à l'échelle de l'Histoire, il faut savoir que nos insulaires sont particulièrement fiers de leurs couleurs... Une caractéristique des peuples opprimés...).

Retour pour THE EXPLOITED, juste histoire de voir une légende du punk (encadrée par deux petits jeunes). Efficace, nerveux. Une énergie débordante encore même si le poids des années fait son œuvre tout de même. Un accueil respectueux de la part de Clisson.

Deux ans après avoir mis à feu et à sang la Main Stage, DOWN est de retour ! Anselmo semble toujours enclin à échanger, à demander la réaction du public : un bon point, il est tout de même moins bavard qu'en 2009 ! Anselmo fait du Anselmo : mimics, singeries et toute la clique sont au programme. Donc les anti seront partis, les aficionados seront restés ! Un super moment de Metal Sudiste Sludge bien heavy, lourd, lourd ! Encore un gros temps fort agrémenté de lancés de soutien-gorge dont Jimmy Bower va s'équiper pour le dernier titre qu'il lancera sous le coup de l'émotion trop tôt. Phil lui demandera alors pourquoi est-il tant pressé ? "Have you got your periods ?" !!!! ("As-tu tes règles ?!!!"). Excellent. Tout comme le final durant lequel chaque membre du groupe est suppléé par une tierce personne (membre d’EYEHATEGOD ? Roadies ? Je même l'enquête !).

MESHUGGAH me laissant toujours autant indifférent, restauration pour attaquer la dernière ligne droite de la soirée.

On attaque IGGY & THE STOOGES : 64 ans, un corps cassé (la démarche de l'iguane est des plus saccadées...) mais toujours autant de folie, d'énergie.
Les STOOGES font très fatigués (aucun mouvement si ce n'est le bassiste qui copulera avec le mur d'enceintes pour la fin du set) mais le Papy fait de la résistance : il bouge dans tous les sens (trop d'ailleurs au départ, car il lâche rapidement son micro !), assure vocalement et les titres s'enchainent comme les tubes. Plus gros moments ? Évidemment un "I'm Wanna Be Your Dog" repris par une grande partie de l'audience, avant un "No Fun" débridé qui achèvera une set-list bien équilibrée.
Même si on n'est pas fan du genre et/ou du genre, il faut bien avouer que connaître IGGY est simplement indispensable pour saisir l'influence de ce grand monsieur sur les générations actuelles et futures. 64 ans je vous dis !!
Souplesse extrême avec l'arrivée de David Vincent ! MORBID ANGEL qui prend la suite de notre Papy du punk, il y a de quoi décontenancer !! Et pourtant ! On pourra dire tout ce que l'on veut, débattre des années sur l'ancien MORBID, le nouveau, la qualité de la dernière galette, ici c'est l'épreuve du live et à ce petit jeu, MORBID ANGEL met TOUT LE MONDE d'accord : le combo est MONSTRUEUX. Un moment énorme et magique : Vincent et sa voix d'outre tombe parfaitement mise en avant mais surtout le batteur Tim "The Missile" Yeung (un putain d'octopode à la vitesse d'exécution hallucinante) et Trey Azagthoth qui ne doit plus rien prouver à qui que ce soit ! Une maestria qui force un respect sans borne. Nos Floridiens ravagent tout, font table rase du passé et font plaisir à entendre. Je ne boude pas mon plaisir. Super moment !

On avait eu MARYLIN MANSON il y a deux ans, ALICE COOPER l'an passé eh bien cette année c'est ROB ZOMBIE. Ce dernier se plaint d'entrée d'avoir attendu 12h avant de jouer... Réaction du public... Il précise juste qu'il veut faire la fête désormais...
Réaction mitigée car musicalement rien de bien bandant mais je ne peux pas m'empêcher de savourer chaque individu qui force le respect. Entre un John 5 toujours sous employé depuis son éviction par justement MM, Ginger Fish (toujours ex-MM) et Rob Zombie (cinéaste désormais respecté dans son genre !), chaque personnalité est attachante mais la mayonnaise ne prend pas réellement je trouve. Pourtant, autour de moi, on chante, on connait les règles de base. Bref, rien de folichon tout de même... On attendait plus de tout, on est déçu : plus de grand-guignolesque, plus de pyrotechnie... Rien de tout cela...

On termine en beauté avec IN FLAMES qui vient nous livrer en avant première les derniers extraits de son album qui sort ce lundi prochain (2 ou 3 à l'écoute). Le public a froid et la fatigue se fait ressentir : moins de réactions même si le combo semble bien attendu : Anders Friden a d'ailleurs l'impression d'être à un concert de DIRE STRAITS !!! (il précise que ce groupe est cool tout de même !!). Pourtant les suédois ont mis le paquet avec des explosions et de la pyrotechnie ! On a même le droit à un feu d'artifice qui clôt cette bonne première journée. "Pinball Map" et "Only For The Weak" auront été de la partie, une setlist un poil décevante mais un groupe en forme toujours porté par le fantastique Anders dont la voix est fantastique. Un gros moment.
2h, c'est terminé, mais passage via le Metal Corner. Couché 4h...

HELLFEST au top, le meilleur reste à venir...
Une organisation déjà au top ! Respect !

To be continued...



Par BIONIC2802


Bonjour à toutes et à tous !

Cette année, la pluie nous accompagna bien plus qu'à l'accoutumée... trois grosses averses dont une mémorable durant le show de DOWN ! De plus, l'affluence était telle que nous avons dû goûter aux joies de la longue file d'attente (ce qui n'était pas le cas les autres années, côté Pass V.I.P.). Bref, ce vendredi fut différent : appréciable, bien réparti mais assurément pas la meilleure journée...

Si, de loin, KLONE nous accueillit, nous sommes arrivés trop tard pour le visuel. Mais leurs ressemblances avec le groupe TOOL ne nous a pas échappé, c'est aussi des influences à la ALICE IN CHAINS (voire MASTODON, dans une moindre mesure) qui ont aiguisé nos sens. Très bonne entrée festivalière et les Français poitevins sont des musiciens qui faudra suivre (si ce n'est déjà fait pour vous).

SUICIDE SILENCE impressionna par la puissance sonore mais bon, c'est vraiment pas ma tasse de thé. Trop lourd ou trop criard... Apparemment, j'étais l'un des seuls à ne pas savourer !

C'est donc avec MALEVOLENT CREATION que le premier suivi digne de ce nom commença pour votre Bionic de chroniqueur. Si le chanteur (originel) en impose et que les sonorités du combo américain me sont chères, pas moyen de rentrer vraiment dans le concert. Néanmoins, public comblé, son impeccable et technicité toujours parfaite.
Ensuite, l'apéro-interlude permit de rencontrer d'autres chroniqueurs, pas tous hélas, mais voilà, cher lecteur, nous nous connaissons que par écran interposé donc, se voir de visu pousse l'expérience plus loin, très chouette ! Passons.

Superbe découverte, me concernant, avec le groupe d'avant-garde Black DODHEIMSGARD (DHG, si vous préférez). Si leur look est plus que pouilleux, aux allures miséreuses, crasseuses et faméliques, j'ai voulu absolument comprendre l'engouement pour leur musique. Résultat ? Une belle claque où l'inventivité et la tradition se marient avec des horizons très dissonants (ce piano d'un autre âge est dantesque), très surprenants (le final en voix claire et uniquement accompagné de la guitare) et dans l'ensemble, bien plus coloré que ce qu'il voudrait afficher - à l'instar du maquillage à la Darth Moor (orange barré de lignes noires) du chanteur charismatique !
Bah, après ça, DAGOBA ne m'accrocha pas ! Il est vrai que ce n'est pas mon style de prédilection... Néanmoins, la ressemblance - mais en dessous - avec GOJIRA me fit penser que pour un festival, ça libère les muscles et les pensées négatives mais bon, pas mon truc. Pas contre, excellent son et lorsqu'ils font monter sur scène une jeune chanteuse timide (dans sa présentation) m'a littéralement scotchée dès qu'elle vociféra dans la joie !

Ahh, ensuite, c'est au tour des Brésiliens de KRISIUN de nous régaler. Pour les avoir vu dans une minuscule salle l'année dernière (avec NILE, entre autres), ici, c'est puissance 1000 ! D'une précision véloce toujours impressionnante et le choix des chansons a admirablement alterné les Blast inhumains et les lourdeurs mortellement suaves pour tous amateurs de Death. Les 3 frères nous remercient tout le temps pour notre adhésion au Metal et à notre support indéfectible après tout ce temps - Le chanteur congratulera presque toutes les nationalités présentes sur le site de Clisson !

Quelle ne fut pas ma stupeur d'entendre les Japonais de MAXIMUM THE HORMONE ! S’ils ont bien un chanteur agité, c'est en revanche une batteuse hystérique qui réussit le tour de force de nous faire faire des gestes en nous invectivant outrancièrement (mais avec un second degré hallucinant) dans sa langue natale. Alors oui, c'est du Neo-Punk mais bon sang, je veux les revoir encore et encore. Quelle pêche d'enfer.

THE CULT fut le premier des "anciens" à nous régaler de riffs particulièrement accrocheurs de Bill Duffy (et de soli agréablement mélodiques). Quant à la voix particulière d’Ian Astbury, elle fut tout simplement parfaite (sinon, il a bien grossi notre bonhomme au bandana rouge et dont les lunettes noires restèrent malgré la pluie...).

S'enchaînera la prestation ultra musclée pour THE EXPLOITED et la légendaire crête contestataire de son chanteur. Incroyable poussée d'adrénaline pour quelqu'un qui vit son Punk à l'aube de ses 60 ans !

Alors, le meilleur concert, en ce qui me concerne, fut DOWN : Philou nous remercie tout le temps, nous fait chanter, nous pose des questions, "blablate" entre temps bref, un showman qui nous fait plaisir en prenant son pied également ; nous nous sommes tous aimés durant le show ! Super felling, du groove lourding et de l'humour potache comme nous aimons : le batteur finira avec un soutien-gorge ? ! Enfin, la fin du set permettra à d'autres musiciens de prendre le relais de chaque instrument TOUT EN CONTINUANT LA CHANSON ENTAMÉE !!!

MESHUGGAH : c'est un truc à voir pour les instruments hors norme. Après, bah, c'est comme si les musiciens se faisaient mousser car ils savent qu'ils maitrisent mais question partage avec le public, c'est pas trop leur truc. Dommage... Je pense que seuls les fans ont jubilé !

Ici, CORROSION OF CONFORMITY (C.O.C.) avait ma préférence mais dès les premiers accords, je décidais de poursuivre ma quête auditive du jour vers l'Iguane désarticulé. Les STOOGES ? Bof. IGGY, ça oui ! Ils sont courageux de rejouer sur scène mais les excès ont fait des ravages sur leur qualité d'exécution ! A voir pour le principe quand même.

Alors, première fois que je vois MORBID ANGEL. Si les anciens titres sont percutants, seul le récent "Nevermore" claque tout pareil. Les 3 autres nouveaux titres studio sont en deçà de ce qui fait leur marque de fabrique (oui, c'est entendu, ils ont évolué dans leur musique, MAIS !)... Alors, ces derniers en live, pas jouissif pour un sou : déception pour ces auditions-là. EN REVANCHE, les classiques tuent et voir Trey faire la gymnastique à ses petits doigts est tout simplement extraordinaire. Quel talent ! Ses soli sonnent comme nul autre pareil, hyper impressionnant à voir sur l'écran géant ! Bon, sinon, le retour de David Vincent ne m'a pas particulièrement émoustillé. Perso, je préférais l'approche de Steve Tucker (on ne se refait pas !).

Rob ZOMBIE : grand show visuel et l'apport de l'électro est plaisant, en revanche, 1h30 à se l'enfiler, c'est trop répétitif (ou alors, j'étais déjà bien fatigué). La foule l'encensa pourtant et ce ne sont pas les demoiselles aux poitrines opulentes - ni les ballons qui suivirent ! - qui me rendirent plus attentif... (vraiment claqué, moi) !

Allez, au départ du final (!) je voulu retenter MAYHEM qui m'avait déçu 2 ans plutôt (notamment le bras d'honneur d'Attila...). Grosse pseudo cérémonie dont le décor cachait Hellhammer !!! M'enfin, si y a bien une bête de foire à voir, c'est elle, non ? ! Le "super show" démarre donc avec une coupure du micro pour le chanteur et le bassiste. Pas cool. La tente se vida régulièrement et je jetais également l'éponge après une demi-heure. MAYHEM en live ? Décidément bof, bof, bof.

Du coup, je me suis consolé avec MONSTER MAGNET et son Stoner des plus chauds où l'énergie positive ruisselait sur nos K-Ways ! Ok, autre ambiance, mais c'est comme cela que le vendredi devait finir pour votre serviteur...

Je vous fais la bise et à demain !




HELLFEST, day two...

Par FENRYL

Le temps de rédiger le report du premier jour et nous voici sur site pour le début du set de MEKONG DELTA. Une référence dans le Thrash progressif qui possède une fanbase venue en nombre, mais force est de constater que je reste peu réceptif. Un set carré, avec un chanteur appliqué à sa tâche mais je ne peux m'empêcher de me dire que son timbre de voix colle davantage avec un Heavy (Power) Metal plus "classique". Un accueil chaleureux est réservé aux allemands qui semblent avoir rempli leur mission... De mon côté, toujours pas convaincu par ce côté trop posé et compositions quelque peu alambiquées...

Heureusement les suédois d'HAMMERFALL vont remettre les choses au clair ! Pour poursuivre cette journée placée sous l'égide de l'Allemagne, ils déversent avec application et bonne humeur leur Power Metal traditionnel. La Main Stage est déjà sacrément chargée et le public est venu en nombre. Il chante et répond à la moindre des demandes du frontman : il faut dire que les titres d'HAMMERFALL sont d'une immédiateté redoutable. Il n'est que 14h et le groupe s'étonne de nous voir aussi réactif et motivé ! Un très bon moment en guise d'ouverture qui vient rattraper allègrement la déception MEKONG DELTA.

THE HAUNTED est en retard... Le groupe est finalement déplacé au Metal Corner à 1h du matin et remplacé au pied levé par les parisiens de HEMORAGY. Ces derniers officient dans un Thrash old School encore très "amateur" et la difficulté du second guitariste à venir prendre place sur scène avec ses camarades me fait fuir vers une boisson rafraichissante... Même la bassiste et son instrument démesuré n'y changeront pas grand-chose...

EXHUMED est ensuite au programme sous la Rock Hard Tent : le retour de cette formation historique attire la foule en nombre et nos californiens sont appliqués à leur tâche. Leur Death Grindé fait mouche. Pourtant, je m'éclipse quelques instants vers l'Extreme Market pour y réaliser quelques emplettes. Mais il n'est pas question de trainer car l'enchainement de malade va débuter par mes chouchous de MUNICIPAL WASTE !! Ils sont bien là et assume leur statut de groupe délirant, aux mosh pit et aux Wall Of Death extrêmes et sans concession. Les tubes du groupe s'enchainent à une sacrée vitesse (logique car les morceaux dépassent rarement les deux minutes !!).
On a droit entre autre à "The Art OF Partying", "Drunk As Shit", "Unleash The Bastards", "Heabanger Face Rip", "Beer Pressure" (of course !), et bien évidemment à un final avec "Born To Party" en hurlant "MUNICIPAL WASTE is gonna fuck you up" !! Grosse ambiance, un groupe entier qui ne joue pas à l'économie. En bref, du grand MW, digne de son statut !

Pas le temps de souffler que déjà on change de crémerie pour retrouver les légendes de THIN LIZZY. Enfin, ce qu'il en reste car du trio originel de Dublin en 1969, les deux plus anciens membres sont le guitariste Scott Gorham (1974) et Brian Downey depuis le début de l'aventure. On retrouve un clavier, un bassiste et un guitariste qui désormais entoure le successeur de Phil (celui ci joue également de la guitare). Alors, effectivement, cela ressemble davantage à un tribute car aucun album studio n'est sorti depuis le décès de Lynott mais quel bonheur, quel plaisir d'entendre tous ces tubes, tous ces hymnes !! De mémoire "Are You Ready", "Waiting For An Alibi", "Jailbreak", "Don't Believe A Word", "Whiskey In The Jar", "Emerald", "Cowboy Song", "The Boys Are Back In Town", "Rosalie" et un final avec "Black Rose". Un groupe au top notamment le duo de guitaristes et même un frontman humble qui fait un super travail (hommage à Phil et à Garry Moore R.I.P.). Un concert mémorable.

On tourne la tête et le Big Three du Metal teuton va débouler ! DESTRUCTION est encore de retour, habitués du festival (ils précisent d'ailleurs le voir grandir chaque année un peu plus) !! Schmier et ses comparses font dans le classique efficace en nous balançant les extraits attendus du petit dernier. Rien à dire, c'est toujours aussi furieux et ça envoie du bois ici !
"Curse the Gods", "Mad Butcher", "Armageddonizer", "Hate Is My Fuel", "Eternal Ban", "Life Without Sense", "Devolution", "Thrash Till Death", "Nailed To The Cross"... et quelques autres encore !! Le fan du groupe prend son pied. Le public semble apprécier également. DESTRUCTION communique et affiche son envie d'être là. Rien à faire, cela fonctionne forcément avec le public ! On apprend d'ailleurs la volonté du groupe de former une tournée en compagnie de SODOM et KREATOR... Ils vont donc nous faire une sorte de "Big 3" en réponse au "Big 4" ?????!!!!
APOCALYPTICA est de retour lui aussi ! Le groupe de finlandais est parmi nous pour la troisième fois et vient une nouvelle fois placer son Metal symphonique entrecoupé de reprises de METALLICA. Même si BIONIC à mes côtés est aux anges, je n'arrive pas à rentrer dans les compos du groupe notamment quand se pointe ce chanteur totalement pigiste qui n'a que peu de prestance. En plus il faut bien avouer que l'accent anglais à couper au couteau des 3 piliers est des plus décourageants ! En tout cas, à moi "Master Of Puppets", "Nothing Else Matters" et "Seek And Destroy" pour me faire plaisir ainsi que "Symphony Inquisition" du grand SEPULTURA en avant dernier titre. Le reste ? En mode easy listening...

On revient vers la scène laissée fumante par DESTRUCTION pour SODOM ! Le trio est en forme et assène ses titres avec fureur et énergie. Un Thrash mature qui fait mouche sur l'audience. Je reste moins concerné : des 3 grands groupes allemands, c'est celui que je maîtrise le moins car je n'y accroche que trop peu. Des titres un poil redondant et sans grande originalité mais je passe un moment "reposant". Un comble !

Il faut dire que je suis déjà sur mon concert suivant ! Zakk Wylde et son BLS débarquent !! Bordel, que c'est bon de les revoir ! Juste une heure... Mais quelle putain d'heure ! Pas une minute de répits, pas un moment pour parler avec le public. 100% BLS !
Une setlist puissante et magistrale lancée par un Wylde qui débarque avec un couvre-chef d'indien pour nous lancer un furieux "Crazy Horse" ! Énorme !
De mémoire (sorry pour les oublis/erreurs mais je profite également!!) : "Funeral Bell", "Bleed For Me", "Parade Of the Dead", "Overlord", "Fire it Up", Guitar Solo (un poil longuet...), "Godspeed Hell Bound", "Concrete Jungle", "Suicide Messiah" et un "Stillborn" (sans Ozzy...) pour terminer.
Que dire ? Que c'est bon de voir Zakk en pleine forme : il ne l'a d'ailleurs jamais autant été à mon goût. Un concert magique et revigorant durant lequel on aura pu regretter le manque de communication avec le public, le bougre n'étant pas avare de commentaires et autres diatribes habituellement. Rien également sur Dimebag (étonnant !? "In This River" ?). Mais bon, en se martelant la poitrine tel un gorille, on comprend que Zakk fait le boulot et le fait terriblement bien. Un triomphe romain absolu !

Comme les organisateurs ont fait les choses bien, ils ont placé juste derrière KREATOR ! Je suis aux anges, même si un peu inquiet car il va falloir faire aussi bien que BLS ! Heureusement mes doutes sont vite levés !! Miles est dans la place et défonce absolument tout. Le son est ÉNORME, sa voix magistrale en place comme jamais et la scène sublime : l'artwork de la merveille "Horde OF Chaos", des escaliers et des colonnes démesurées en draperie donnant une illusion de relief (camouflant les murs d'ampli en fait !).
Une setlist magique faisant la part belle aux deux derniers albums : "Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)", "Warcurse", "Endless Pain", "Pleasure To Kill", "Destroy What Destroys You", "Enemy Of God", "Phobia", "Reconquering The Throne", "The Patriarch", "Violent Revolution", "Flag Of Hate", "Tormentor".
Les mots me manquent pour vous décrire le pied que j'ai pris. KREATOR est immense, KREATOR est grand. Merci le Hellfest pour ces deux heures de folie !!!

Ensuite, on tombe de haut... SCORPIONS déboule, le site est blindé comme un œuf, du jamais vu (même pour KISS je ne me souviens pas avoir vu autant de monde). Et c'est le drame... Je me suis emmerdé à voir des soli de batterie genre Tommy Lee de MÖTLEY CRÜE, de guitare... et du blabla. Merde pour une tournée d'adieu, on a autre chose à faire. Tout cela pour jouer "Holidays", "Still Loving You" et "Rock You Like An Hurricane"... Pas de "Winds Of Change" ni surtout de "Always Somewhere" tellement mieux... Pfffff...
Ce qui sauve cette fin de soirée est le superbe hommage rendu à Patrick Roy (et Peter Steele, Dio et un membre du staff disparu...) : moi qui déteste les feux d'artifice, là je dois avouer en avoir pris plein les yeux après plein les oreilles ! Un moment d'émotions que le HELLFEST et ses organisateurs peuvent assumer avec fierté...
Et ensuite, on navigue entre CORONER et TRIPTYKON sans trouver notre bonheur. Désolé, mais je pense que votre serviteur est fatigué !!!

Journée splendide (moins de pluie aussi !) et des concerts de folie. HELLFEST, you turn me on !!

To be continued...


Par BIONIC2802

Hellfest du jour, report intense (ou l'inverse) !
Alors, c'était sympa ce dernier édito ? Voici sa suite ! Nous poursuivons donc l'aventure avec ce compte-rendu du deuxième jour où la population de Clisson a gonflé encore plus qu'hier en unité - euh, x 75 000, hein, l'unité, cette année !!! Pour vous donner une idée, dès 13h50, il n'y avait déjà plus beaucoup de place pour s'assoir à l'aise, retrouver ses potes sans rendez-vous préalable ou alors carrément commander un plateau de "1664" en moins d'1 minute et 43 secondes !


Je vais pas vous mentir ; c'est bien avec MEKONG DELTA que nous officions notre présence sur le site. Oui, c'est tard (13h05) mais le programme était si alléchant que notre choix c'est porté ainsi. Bien.
Ralph HUBERT - bassiste fondateur légendaire du groupe - a bien eu du mal à faire apprécier son Thrash Metal Progressif tant le son des guitares étaient lointain. Certes, le vent faussa la plupart des "arrivées auditives" mais bon, avec MEKONG DELTA, le brouillon, bhein ça passe pas ! Dommage. Et, décidément, le chant casse (gâche) le travail des partitions : trop criard pour le style et ce, depuis toujours...


Du coup, l'enchaînement avec HAMMERFALL fit une impression d'une toute autre dimension qui elle, se voulait énorme. Pratiquement toute l'assistance répondait présent à un set très communicatif où le partage public/groupe fut fusionnel ! Maintenant que vous avez appris à me connaitre à travers mes quelques écrits, vous savez que le Power Metal n'est pas trop mon truc ; alors, imaginez qu'ils m'ont donné l'envie d'aller acheter leurs albums et ça vous donnera l'idée du capital sympathie que ces énergiques Suédois nous ont offert.

Grande absence : THE HAUNTED n'avait pas encore passé la frontière au moment où ils devaient monter sur scène ! Heureusement, ils avaient prévenu tôt ce matin les organisateurs et il fut convenu qu'ils joueraient vers 01h00 du mat' à la "Corner Tent", soit une toute petite scène pour les festivaliers qui buvaient à l'écart des grosses scènes !

Qu'elle ne fut pas ma surprise pour un groupe parisien de me faire tirer du lit - CE MEME MATIN ! - pour me voir offrir une "Main Stage" énorme en remplacement au pied du lit. C'est la formidable histoire dont, désormais, HEMORAGY pourra se vanter. Thrash classique avec un sourire béat en permanence des "gamins" et, pour l'anecdote, le second guitariste ne pris part au concert qu'au deuxième morceau : tout allait trop vite pour lui et il paraissait perdu... il s'est superbement rattrapé par la suite ! Super aventure et respect du public qui les accueillit comme s'ils avaient été prévus.

Ensuite, EXHUMED débarqua et là, la découverte - en ce qui me concerne - fut trop intense pour rester. Je vais de ce pas me pencher sur leurs albums pour véritablement mieux les cerner. Je suis donc partie en quête de l'Extreme Metal Market... désolé !

Allez zou, un festival, c'est fait aussi pour déconner avec de la bonne zique et du bonheur à envoyer toute sorte de curiosités (bouée, papier cul, chapeau, pichet, chaussure et même une perruque, m'enfin !) en l'air tellement nous sommes heureux d'être là ! MUNICIPAL WASTE vient d'arriver et c'est la fête à tous les étages. Un premier "Circle Pit" monstrueux fit - enfin - décoller la poussière du site vers un ciel plus clément qu'hier (une seule grosse pluie vraiment chiante nous a trempé les "miches et la courgette" pour l'occasion). Grosse teuf vivifiante avec des milliards de titres passant à peine la minute !

Et voilà qu'un monument débarque : THIN LIZZY. Belle prestation et j'eus la "larmichette" à l'œil lorsque le chanteur dédia "Boys Back In Town" à Phil LYNNOT et à son ancien comparse Gary MOORE. Nous avons chanté à l'unisson "Rosaly" et d'autres hits qui tiennent formidablement, encore et pour des siècles encore, la route !

Bon, par après, vous pensez bien que DESTRUCTION porta magnifiquement son nom puisque toute émotion nostalgique fut anéantie avec leur puissant Thrash sans concession. Il est vrai qu'ils ont la pêche et que ça bourrine sévère mais bon, à nouveau, je trouve qu'il manque une seconde guitare pour faire exposer leur potentiel... Ils ne le feront probablement jamais. Les fans ont adoré, moi, j'ai juste apprécié !

LA CLAQUE ? APOCALYPTICA évidemment ! Une patate d'enfer, une pêche "énormissime", un bouquet d'émotions ; que ce soit avec leurs compos persos ou avec les reprises. Et quelles putains de reprises ! De gros frissons pour votre Bionic au son de "Nothing Else Matters" de METALLICA, des cervicales déplacées sur "Symphony Inquisition" de SEPULTURA et une charmante intension, pour le premier rappel de la journée, de la part de 2 festivalières qui nous ont remercié généreusement - bon OK, qui ont remercié les Finlandais ! - en nous présentant, chacune, leur "paire personnelle" et ce, ma foi, suffisamment longtemps pour que les caméramen en fasse bénéficier l'assemblée via l'écran géant. Metal, quand tu nous tiens...

SODOM fit l'effet d'une bombe. Si leur musique reste pratiquement basique, leur set est remarquable d'efficacité suscitant des "pogos" énergiques tout le long de leur prestation. Mais, à nouveau, à l'instar de leurs compatriotes de DESTRUCTION, un renfort "guitariste" serait le bienvenu. Le Thrash n'en a que faire de mon avis... C'EST JUSTE UN AVIS !!!

Ensuite, grosse grosse affluence pour le Zakk. Son BLACK LABEL SOCIETY a enflammé Clisson. Muni de son étincelant couvre-chef en forme de plumes d'Indien, les Américains nous ont servi un "Southern Metal" gras, lourd, puissant, gigantesque. Tous le monde chante,c'est grand ! J'ai juste plus l'habitude de sa voix car j'avoue que je la voyais plus rocailleuse comme sur son "Pride & Glory" que j'affectionne tout particulièrement à la maison. C'est juste une impression. Pratiquement la seconde claque du jour !

Et comme c'est la deuxième (oui, vous allez voir que le terme second s'éclipse), je suis vidé, rincé, je veux m'assoir, manger, me reposer... Puis, bah, ça devait arriver : les premières notes - via l'intro de leur deuxième album - nous sont lancées en pâture et mes pieds contredisent mes pensées - qui se font la malle, fissa recta - et me voilà aux premières loges de… KREEEEEEEEEAAAAAAAAATOOOOORRRR !

Non d'un Camembert à vapeur, la locomotive allemande me fonce dessus et j'ai bien l'intention d'en découdre ! Putain de joie immense, Mille nous gueule dessus avec passion et nous lui rendons au centuple. Du coup - scoop - FENRYL & BIONIC ont dansé la gigue comme des malades et quand ça c'est arrêté, nous nous sommes regardés et FENRYL m’a dit : "t'avais pas dit que tu voulais te reposer" ? KREATOR en festival, c'est gargantuesque ! A nouveau, cependant, je déplore une absence de mon morceau favori "Exteme Aggression"... GROSSE BAFFE DANS LA TRONCHE !!!!!!!!!!

Du coup, la transition avec SCORPIONS s'est mal passée : trop de gens partout. Du Hard Rock qui me passe au dessus de la tête mais bon, reconnaissons que leur "dernière" prestation est bien foutue, visuellement, Kurt à toujours sa voix si particulière et Kottak, bah, c'est Kottak. Ce batteur est si nombrilliste qu'il nous a gavé d'un solo qui s'éternisait et qui a bien cassé le rythme du concert. Le seul truc intéressant à ce moment-là ce sont les images qui mettaient les différentes pochettes en action : comme si elles sortaient de plusieurs - ou alors d'un très long, au choix ? ! - film(s). Une chanson connue s'enchaine et puis, vla t'y pas que le guitariste à la casquette bariolée veut nous faire son branlement de manche aussi ! Ouf, plus court, plus intense, plus apprécié. Bon, sinon, NOUS N'AVONS PAS PU SIFFLER leur "Winds Of Change", m'enfin c'est un monde ça ! Heureusement, "Still Loving You" ratrappa tout... Les fans comblés, nous, bhein, nous pourrons dire : "J'y étais" !

Autre moment important, l'hommage rendu à Patrick Roy : sous fond de "We Salute You" de AC/DC, son intervention à l'Assemblée Nationale pour défendre les valeurs du Hellfest, des photos d'archive en train de le voir faire notre signe de ralliement (si, avec les doigts, djûûû), le tout avec un magnifique feu d'artifice millimètré avec les coups de canon de la chanson !!! Une pensée pour DIO, Peter STEELE ainsi qu'un bénévole parti dans le courant de cette même année 2010 fut saluée chaudement par l'ensemble des festivaliers. Certes, nous avons tous nos différences mais ensemble, nous ne formons plus qu'un. A bientôt les gars... euh, le plus tard possible quand même, hein ! Vous avez le temps de nous attendre maintenant. Merci pour tout !

Au final, un énorme dilemme : CORONER ou TRIPTYKON ? 2 morceaux du 1er, une demi-heure de l'autre et puis, hop, au dodo. C'est triste mais journée tellement compacte que mon petit cervelas ne captait plus rien. Je me souviens donc vaguement que CORONER était trop statique - même si musicalement, c'est toujours très fort - et que la jeune bande de Tom Gabriel "Huuugh" Warrior était à la hauteur de la réputation du combo : sobre, efficace, malsain comme il faut !
Clisson vous aime, chers lecteurs !!!
"A deux mains".

Votre Bionic.





HELLFEST, day three...


Par FENRYL


Notre marathon continue pour ce troisième et dernier jour... On ne relâche pas l'affaire pour cette dernière ligne droite et nous voici donc de retour sur site pour le début du set des français de S.U.P. à 12h...
Un franc et réel très bon moment pour ce Death appliqué, entêtant et aux compositions dont l'immédiateté est flagrante. C'est bien la première fois qu'on me demande de lever les mains et de frapper la mesure sur du Death !! Grosse sensation !

5 minutes à peine plus tard et c'est bien ATHEIST qui déboule sur scène : "Jupiter" m'avait méchamment enthousiasmé fin 2010, il en sera de même avec ce concert ! Kelly Shaefer est en forme olympique : sa voix est monstrueuse de puissance et de férocité, et le groupe ne ménage pas ses efforts. Ce Thrash Death technique fait mouche et l'audience sait les soutenir. Après un passage en 2007, le groupe avait été annoncé l'an passé mais avait du annuler. Hé bien, croyez moi ou pas mais c'est bien la première fois que j'entends un frontman s'excuser publiquement de cette mésaventure auprès de son public avant de simplement dire qu'ils avaient mis un point d'honneur à venir honorer leur engagement dès cette année, directement de Floride ! Je dis "La classe". Un super moment en tout cas qui remet les pendules à l'heure 17 ans après "Elements" !

Je fonce vers la Terrorizer Tent pour y voir mes chouchous de THE OCEAN. Je suis fébrile. Je me bats en effet becs et ongles depuis des années pour mettre en avant le postcore fantastique de ce combo de malades. Lorsque j'arrive sur site, deux mauvaises surprises : le groupe a déjà commencé (sic mais tout juste donc je survis) mais surtout la tente est blindé comme un œuf ! Quelle récompense ! Je me faufile et tente de ne pas entendre les grognements de remontrance quand mon mètre 87 se place en sauvage devant des plus petits. Au diable les varices, merde, c'est THE OCEAN !
40 minutes, voilà ce que les allemands ont eu le droit d'avoir. Ils vont les usiter. A merveille, nos offrant l'un de mes 4 meilleurs sets du fest, rien de moins. C'est tout bonnement exceptionnel d'énergie, de folie, d'émotions. J'assiste éberlué aux sauts de Jonathan Nido et de son comparse Louis Jucker sur la toute petite scène mais surtout à la prestation inoubliable de Loïc Rosseti (lequel parle en plus français) : ce dernier hurle, chante, déclame avec tantôt furie puis douceur, il slame à de nombreuses reprises (dont une mémorable du haut de son mur d'enceintes, soit plusieurs mètres). Totalement habité par sa prestation, je reste sans voix et le concert défile à une vitesse ahurissante : "Anthropocentric", "The Grand Inquisitor I : Karamazov Baseness", "Swallowed by the Earth", "Orosirian", "The Origin of Species", "The Origin of God".
J'ai le temps de voir un slammer se faire porter du devant de la scène vers... la sortie de la tente, porté à bout de bras par tout le monde (on rappellera que logiquement il aurait du être projeté vers la scène et pas le contraire !!!). Même Robin Staps, le maitre à penser du groupe, s'essaie à cet exercice, tout en jouant mais son retour sur la scène au moment du dernier titre a semblé avoir rendu sa guitare HS (il ne finira d'ailleurs pas le concert avec ses petits camarades...).
Totalement enthousiasmé et agars à l'issue du set, je reste perdu au milieu de la tente vide et j'avance vers le scène où viennent les musiciens ranger eux même le matos. C'est la dernière date de leur tournée de 2 mois et il semble heureux du devoir accompli. Ils ont bien raison.
Je pars pris d'un fou rire à force d'entendre ce Metalleux hurlé aux membres du groupe afférés autour de leur instruments "Vive la mer, vive l'océan... Sauvez les baleines...". J'en ris encore en voyant Rosseti sourire et traduire à ses potes !!!! THE OCEAN vient de m'asséner l'une de mes plus magistrales claques du Hellfest. C'est dire !

Je reviens vers la main stage 2 pour assister à ORPHANED LAND : Jesus est dans la place. A base de "yalayala", le groupe israélien de Folk Métal progressif (loin de ses débuts Death !!). Beaucoup de bons sentiments, une fan base conséquente. Le groupe rencontre son public et communie avec. Je reste relativement peu inspiré par son écoute.
Setlist : "In Thy Neverending Way (Epilogue)", "The Kiss of Babylon (The Sins)", "Birth of the Three (The Unification)", "Olat Ha'tamid", "Sapari", "Ocean Land (The Revelation)", "Thee by the Father I Pray", "Norra el Norra (Entering the Ark)", "Ornaments of Gold".

LOADED qui est désormais obligé de s'affubler du nom de Duff Mc Kagan pour espérer vendre, percer (rayez la mention inutile) en utilisant le restant de notoriété de l'ex-bassiste de GUNS N'ROSES débarque pour nous livrer un concert des plus ennuyeux. Le plus pathétique est bien que le blondinet himself s'en rend compte se trouvant obligé de nous remercier de l'avoir soutenu pendant le concert alors qu'on ne connaissait pas les morceaux ! Tout cela avant d'échanger sa guitare avec son bassiste et de reprendre ce qu'il sait le mieux faire à la 4 cordes : "Attitude" bien évidemment. Souvenirs souvenirs, avant un inattendu "It's So Easy" bien venu pour nous faire passer la pilule de cette prestation fadasse. Mine de rien entre SLASH l'an passé et lui, on a bien eu le droit à la moitié du mythique "Appetite For Destruction" live ! Mes cordes vocales en demandent toujours plus !!

Setlist : "Executioner's Song", "We Win", "Dead Skin", "Dark Days", "Seattlehead", "Sick", "Follow Me to Hell", "Your Name", "Lords of Abbadon", "Attitude" ,"It's So Easy".

Pause "Metal Market" avant de revenir pour CAVALERA CONSPIRATION. Bien évidemment pour ceux qui m'ont lu ici même, le dernier opus m'a terriblement déçu. Donc, j'attendais Max et sa bande avec peu d'impatience. C'est un Cavalera plus bedonnant que jamais qui arrive sur la scène du Hellfest... Stupeur.
Pour le reste ? Des morceaux efficaces, des mosh pit de malades et sans surprise des reprises de SEPULTURA !
On voit défiler le fiston en guest au chant sur "Black Ark" puis les deux neveux (guitare et batterie) sur la reprise de NAILBOMB (le premier side project de Max en 1994-1995). Et le défilé continu avec l dernier enfant d'Igor qui vient dire bonjour... Au secours.
Pour le reste, Marc Rizzo fait un Marc Rizzo et le spectacle est ailleurs assurément... Distrayant mais franchement peu convainquant.

Setlist : "Warlord" , "Inflikted , "Sanctuary , "Terrorize , "Refuse/Resist ", "Territory", "The Doom Of All Fires, "Killing Inside", "Blunt Force Trauma", "Ultra-Violent", "Black Ark" (avec Ritchie Cavalera au chant) , "Cockroaches", "Roots Bloody Roots".

Pause au VIP pour une binch puis repas pour être en position pour le grand final ! J'assiste à la prestation toute en émotion de DORO qui a bien du mal à reprendre son souffle tant elle se donne sans compter. A 47 ans, la blonde fait sensation encore et les commentaires fusent... Je retiendrais surtout cette pancarte rédigée à la va-vite dans la foule et qui disait un truc du genre "DORO = M.I.L.F power" !!! (Mother I'd Like To Fuck !!)
Une setlist faisant la part belle à son passage dans WARLOCK mais beaucoup d'application (exception faite à cette façon énervante de tenir son micro d'une main et soutenu par deux doigts de l'autre...). Une superbe voix, des titres pêchus : un Heavy de qualité sans pour autant déchainer les passions. Un warm up que la belle reconnaît difficile étant donné qu'elle sait la foule totalement acquise à la prestation qui va la suivre... Bel effort, chapeau bas en tout cas pour cette grande dame du Metal.

Setlist : "Intro", "Earthshaker Rock" (Warlock cover), "I Rule the Ruins" (Warlock cover), "Burning the Witches" (Warlock cover), "Running From The Devil", "Night Of The Warlock", "Metal Racer" (Warlock cover), "Für Immer", "True as Steel" (Warlock cover), "Hellbound" (Warlock cover), "Burn It Up", "All We Are" (Warlock cover).

Resté devant la Main Stage 01 alors que Madame DORO faisait son set (merci l'écran géant et sorry !) car il n'était pas question de se faire avoir comme la veille lors du concert de SCORPIONS (en sortant de la foule pour prendre une bière, impossible de revenir se placer, mais au final sans regret aucun !), j'attends avec émotion l'arrivée de JUDAS PRIEST. Pour la première fois de ma vie, je vais tenter de communier avec un prêtre... Et pas n'importe lequel ! On parle ici de la légende vivante du Heavy. Des géniteurs de "Painkiller" et "Defenders Of The Faith" putain !!
KK n'est plus de la partie depuis quelques mois au moment de l'attaque de cette tournée "Epitaph" qui marque la fin des concerts à travers la planète (mais pas des albums semble-t-il). Tant pis pour lui, on fera affaire : son remplaçant n'est pas un manchot et s'en sort foutrement bien. Il faut dire que le Metal God, qui passe son temps à changer de tenues (sortant même backstage pendant les morceaux), est dans une forme é-bloui-ssante !! Sa voix est d'une puissance remarquable et n'a jamais paru en défaut ! Même le mythique "Pankiller" a tout défoncé ! Alors forcément dans le cadre du festival le timing est serré et le groupe ne perd pas de temps en enchainant un certain nombre de ses hymnes (il faut dire comme le précise Rob que le groupe en 40 ans de carrière en a pondu un sacré paquet, difficile de faire un choix). Je pleure l'absence de "Hell Patrol" et "The Sentinel" ou encore "Jawbreaker" mais en jetant un coup d’œil à la setlist, vous pourrez voir qu'il est difficile de faire la fine bouche. Un son terrible, un Ian Hill "statique de chez statique", un Tipton appliqué et foncièrement heureux d'être là mais c'est bien Halford qui mettra tout le monde d'accord au final. Même en clous, même en tenu de VILLAGE PEOPLE, même sur sa deux roues, ce type est phénoménale ! JUDAS PRIEST n'a fait que confirmer son statut : celui d'un légende (encore) vivante, qui n'a rien à envier aux générations qui s'en sont inspirées. Triomphe romain !

Setlist : "Rapid Fire", "Metal Gods", "Judas Rising", "Starbreaker", "Victim of Changes", "Never Satisfied", "Night Crawler", "Beyond the Realms of Death", "Blood Red Skies", "The Green Manalishi (With the Two-Pronged Crown)" (Fleetwood Mac cover), "Breaking the Law", "Painkiller", "Hell Bent for Leather", "You've Got Another Thing Comin'".

THERION aura le droit au même traitement que celui de DORO. Une écoute discrète sans changement de place, à quelques mètres de la scène principale. Une fois encore pas question de bouger ! Deux voix féminines, deux masculines, un groupe appliqué... Je note quelques titres de "Lemuria/Sirius B", le seul opus que je possède du groupe. Difficile d'en dire plus, je suis déjà dans mon concert suivant, désolé.

Setlist : "The Blood of Kingu", "Cults of the Shadow", "The Rise of Sodom and Gomorrah", "Hellequin", "Abraxas", "Ginnungagap (The Black Hole)", "Kali Yuga, Pt. III", "To Mega Therion", "Summer Night City".

Il faut dire que je rencontre le plus gros dilemme de mes 3 années au HELLFEST : deux de mes groupes fétiches passent en même temps le même jour... DARK TRANQUILLITY et OZZY. Et je n'ai encore jamais vu ni l'un ni l'autre live... Ce n'est qu'au tout dernier moment que j'ai entériné mon choix : celui de la probabilité de revoir l'un des deux ou pas sur scène. Et à ce petit jeu à la con, on dirait bien que OZZY est le plus probable à ne pas se représenter de sitôt sur scène...
Donc, OZZY. De toute façon, dans les deux cas, je vénère les artistes et connais sur le bout des doigts leurs disco respectives.
Pour OZZY, j'ai par contre franchement peur de la setlist, vu les derniers albums en date...
Je redoute, la justesse et la forme du Madman...
Il arrive, il est là, je suis à quelques mètres de lui et je suis comme un gosse. Une putain de vraie groupie... "I Don't Know" déboule dans les enceintes. Le son est fantastique. Gus G. va me réconcilier avec OZZY. C'est clair, c'est certain. Moi qui le détestait juste parce qu'il avait pris la place de Zakk. Ce mec assure. De toute façon OZZY n'a pas son pareil pour choisir ses gratteux...
Et le miracle a lieu : la setlist est FANTASTIQUE ! Voyez plutôt !
Setlist : "I Don't Know", "Suicide Solution", "Mr. Crowley", "Bark at the Moon", "War Pigs", "Road to Nowhere", "Shot in the Dark", "Rat Salad" (avec solo guitare et batterie), "Iron Man", "Fairies Wear Boots", "I Don't Want to Change the World", "Crazy Train", "Mama, I'm Coming Home", "Paranoid".

4 premiers titres, 4 merveilles intemporelles du Prince Of Darkness ! Je chante tout, je hurle, je saute, je suis presque devenu un loup garou pour "Bark At The Moon", je déguste l'intemporel solo de "Mr . Crowley"... Je me dis que cela va retomber, mais non putain, Ozzy nous demande si cela nous va d'entendre quelques morceaux de BLACK SABBATH !! Putain oui tu m'étonnes. Mais quelques, je ne m'attendais pas à 5 !!!!!!!! De sacrés classiques en plus ! Et comment s'attendre à "Shot In The Dark" tiré du injustement mal aimé "The Ultimate Sin" ?! C'est l'orgie, le bonheur. Je savoure le solo de gratte de Gus G. (franchement pas mal) et en oubli presque que les soli de batterie me gonflent ! C'est dire !
Vous vous rendez compte qu'aucun titre post "No More Tears" n'a été joué !! Aucun morceau d'après 1991 !! J'en pleure encore de joie !! Je regarde mon pote Christophe qui découvre OZZY et je l'envie presque de subir un dépucelage aussi parfait ! En faisant ma fine bouche, je regrette l'absence de compos telles que "Believer" ou "No More Tears" mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus !! Canon à mousse (tous les photographes étaient briffés et portaient des protection à base de sac poubelle !), tête dans le seau d'eau et "let me see your fucking hands" et autre "I love you all" qui font toujours aussi chaud au cœur ! Par contre je pense que le type à la poursuite avait pour règle de ne pas éclairer le visage d'OSBOURNE car on ne pouvait que le deviner dans la pénombre...

Ozzy est un dieu vivant quand il fait du grand OZZY et c'est assurément ce à quoi je viens d'assister. Je suis aux anges ! Chapeaux bas Prince of Darkness...

La dernière heure et donc le dernier concert de cette édition 2011 sont une sorte d'état de transe. Comme shooté, je plane encore sous l'effet euphorisant de l'endorphine libérée par la prestation d'OZZY OSBOURNE dans mon sang. Un dernier petit dilemme pour la route : OPETH ou CRADLE OF FILTH ?
Histoire de finir en beauté, mon choix se porte sur nos suédois. Troisième visite pour la bande de Mickael Akerfeldt. Accueil timide (on sent la fatigue, Akerfekd himself en est conscient !). C'est calme, c'est (trop) reposant. Des blancs incroyables marquent les enchainements. Mais c'est un Frontman pince sans rire et particulièrement en verve qui prend la parole pour envoyer des phrases corrosives à tour de bras : un "merci" suraigu à la fin du premier titre, puis un "j'espère que vous avez apprécié notre première partie/groupe d'ouverture OZZY OSBOURNE", "nous sommes suédois, là bas on ne pense qu'à baiser dans la rue et tout le monde est beau" (il se montre alors un des musiciens et balance "apparemment X n'est pas suédois")... c'est ainsi tout le temps !
La setlist est variée et traverse les désormais nombreux albums de la discographie du groupe. Le niveau technique est ahurissant : c'est d'autant plus impressionnant que le site se vide et qu'on pourrait entendre un metalleux roté ! Le son des guitares est cristallin et le nouveau clavier est introduit (façon de parler) : il assure terriblement. D'ailleurs Akerfeldt invective un bande d'abrutis le sifflant lors de sa présentation en leur demandant si eux ils avaient joué pour Malmsteen ! "Non ? Alors Fuck you" !!! Une prestation appliquée pour un groupe majeur qui se voit attribuer la lourde tâche de cloturer le festival sur les scènes principales.

Setlist : "The Grand Conjuration", "Face of Melinda", "The Lotus Eater", "In My Time Of Need", "Master's Apprentices", "The Drapery Falls", "Hex Omega".

J'apprends que du Côté de KYUSS LIVE, les merdes se sont enchainées et que le concert est loin d'être achevé. Est-ce la raison pour l'absence de feux d'artifice ?


BILAN : un festival sold-out un mois avant son début (une première), 90 000 personnes au compteur 63 nationalités présentes(!) et un nombre incalculables de grands moments. Le HELLFEST affirme une fois encore sa dimension essentielle... A tel point qu'un accord est d’ors et déjà trouvé pour l'an prochain sur le maintien du site (on vous rappelle que le terrain devait servir à construire un nouveau lycée dans la région...). Il semblerait même que le projet ait été avorté... De là à dire que Clisson et sa région ne peuvent plus se passer (économiquement) du HELLFEST, il n'y a qu'un pas !!

Une édition 2011 riche en émotion, qui voit une fois encore l'organisation se servir de son expérience passée pour accroître la qualité de la prestation.
Patrick Roy aurait été fier de cette cuvée...

A l'année prochaine pour de nouvelles aventures, en votre compagnie sur site car on espère humblement vous y avoir encouragé en ce sens !!

Mes meilleurs moments : BLS, KREATOR, THE OCEAN, OZZY OSBOURNE et JUDAS PRIEST (sans ordre particulier).

Mes coups de cœur : MAXIMUM THE HORMONE, MORBID ANGEL, MUNICIPAL WASTE.

Mes coups de gueule : SCORPIONS, quelques groupes rapidement zappés !


Par BIONIC

Un dernier pour la route ? Evidemment, sot de Bio !!!
Petit erratum concernant HEMORAGY (qui remplaça THE HAUNTED hier). Ce ne sont pas des Parisiens mais bien des compatriotes belges de votre chroniqueur fou ! Vous en voulez la preuve ? Un de leur guitariste se nomme "Hector le Robot"... J'crois que ça devient plus clair pour tout le monde !

Bon, passons aux choses sérieuses...
TURISAS étant sur le point de finir, c'est avec joie que je démarre le dernier jour du festival... Non pas parce que c'est le dernier, mais bien parce qu'il débute (pour FENRYL & moi même) par S.U.P. ! Belle entrée en matière : le son est bon, les gars charmants et leur musique très accrocheuse - quand je pense que pendant des années, je m'en étais désintéressé car Holy Records le cataloguait généralement de Metal "froid", quel temps perdu... Déjà beaucoup de monde pour leur prestation où nous avons même pu taper dans les mains en rythme... sur du Death ! C'est décidé, je vais partir en quête de ces excellentes compositions chez mon disquaire favori.

- Hey ! Bonjour Clisson, fit Kelley SHAEFER d'ATHEIST. C'est là que je vis un monstre sacré revenant de très loin (14 ans d'absence). Malgré le vent qui soufflait assez fort par moment, le son était impeccable - peut-être que la gratte, côté cours (à gauche, si vous regarder vers la scène) était moins puissante mais bon, dans l'ensemble, quelle bande de "performers" : compliqué mais accessible ! De plus, la joie qu'ils mettaient pour nous faire passer un bon concert donnait chaud au cœur. Un poil trop court...

Je crus poursuivre avec un "easy listening" (en fait, tout pouvait être "easy" après ATHEIST) et donc, je me déplaçai vers la "Main Stage 01" pour découvrir FIREWIND. Si il y a bien le nouveau guitariste d'OZZY, Gus G., en revanche nos amis grecs ne m'ont pas convaincu. Je dus me consoler avec la nouvelle cuvée du Hellfest - car oui, ça y est, j'l'ai enfin goutée !!! - moins forte (que 4,8%) et devenue blonde par la même occasion. Santé à vous tous ! N'empêche, j'ai déconné car, en même temps, un pote vint de me dire avec un sourire jusqu'au oreille qu'il venait d'avoir une révélation fabuleuse avec la chanteuse russe d'ARKONA !

Hâââ, enfin ORPHANED LAND débarqua et la communion entre-nous pris tous son sens dès le début du set : les métalleux de tous bords se sont arrêtés un instant pour entendre des discours apaisants et fraternels avec ce groupe mystique israélien. Une danseuse du ventre - que nous retrouverons aux côté de THERION !!! - anima la prestation et leur musique est vraiment hypnotique. A découvrir si ce n'est déjà fait !

Après SLASH, l'année dernière, c'est au tour de Duff MCKAGAN de se présenter à nous avec son LOADED de groupe. Foncièrement Punk, si le gaillard attise notre curiosité (voir un "vrai" Gunner, c'est encore impressionnant aujourd'hui), la musique, à proprement parler, bah, c'est plat, conventionnel, simple. Mais, allez savoir pourquoi, personne ne part ! Hum, nous devions être en attente d'un petit "keckchose à la G N'R", ne nous mentons pas... Cependant, Duff fit tout son set avec une guitare à la main à l'exception des deux derniers morceaux : "Attitude" et surtout le très attendu "It's So Easy" qui nous fit faire une fiesta d'enfer à nous faire pèter les cordes vocales !!! Merci M'sieur.

Tout autre chose, j'avais envie de voir ce que PAIN OF SALVATION pouvait donner en live. Grand, fort proche de son public avec de la violence, de la délicatesse, de la technique et de l'humour : "Je vois plein de drapeau venant de loin, mais, apparemment, il n'y aurait pas de Français" ? Quel déconneur ce Daniel...

L'heure fut grave : choisir entre CAVALERA CONSPIRACY ou GRAVE (euh, la réponse est au tout début de ce paragraphe). Ce old-shool suédois fut dévastateur, extrêmement intense et jubilatoire à la fois. Ils ne nous ont pas laissé une seconde de répit. Lourd, hargneux, de bons gros riffs à l'ancienne qui nous transpercent le cœur instantanément. Grosse prestation et de qualité impressionnante.

LA DECEPTION du festival ? ANATHEMA ! Incroyable, n'est-il pas ? Bhein si. Ok pour comprendre qu'ils veulent se faire plaisir avec leur nouvel album MAIS, le Hellfest n'est pas un amas de concert Pop ! 5 ou 6 - ch'ais vraiment plus - nouveaux titres qui ne percutent que dans votre salon pourvu que vous ayez l'intention de vous reposer. Attention, je ne remets pas en cause leur évolution, je dis simplement que dans un festival de la sorte, on fait bouger un minimum les gens. Et ce qui m'a déçu le plus, c'est qu'au final, je n'avais même plus envie de savourer un "Fragile", superbe en temps normal...

Ce qui a entrainé la décision de mon dilemme théorique d'avant le festival : bon, maintenant, vous savez que votre Bionic prépare toujours minutieusement la liste des groupes qu'ils va aller voir en concert (et, aussi important, ceux qu'il va aller acheter !!!). Aussi, c'est le cœur dans l'âme que MR BIG (relativement calme) ou MORGOTH (relativement agressif) se déchirent allègrement mes entrailles de passionné. ANATHEMA m'orienta vers un expiatoire haineux et frustré : je partis, la bave aux lèvres, rencontrer les Allemands !
Put1, ZE re-BAFFE (après GRAVE). Des titres qui datent des années '80 et surtout ceux des années '90 avec des albums tels que "Cursed" et "Odium" que je vénèrent depuis des lustres ! L'énergie du chanteur - au regard halluciné et terrifiant de méchanceté (mais qui nous aime comme ses enfants, sic.) - a fait trembler la "RockHard Tent" de tout son long. Nous en redemandions et même si leur Death est plus planant (dans le sens menaçant), il demeure à jamais d'une efficacité redoutable.

Enfin, et c'est bien dommage car il n'y en avait qu'une pour l'édition 2011, une chanteuse. Et pas n'importe laquelle : Miss DORO PESCH ! Toujours souriante, apparemment très heureuse d'être parmi nous (la réciproque en va de même) et communique son dévouement au Metal avec ferveur, panache et envie de partage au-delà de son public. Normalement, son Heavy Metal ne m'accroche pas plus que ça mais là, j'ai écouté avec bonhomie et baume au cœur !

Houlà, du méga-lourd, du giga-attractif, du Metal-GODS : ladys & gentlemen, LE PRETRE JUDAS ! Monument qui tire sa révérence après 40 ans, JUDAS PRIEST a brulé presque - vous allez comprendre après, avec Mister O.O. - toute notre énergie à chanter en cœur des refrains d'anthologie. Evidemment que les puristes réclamaient des titres mais bon, les Britanniques n'avaient pas la semaine non plus !!! Rob nous a régalé avec (mais non pas ses vestes cloutées qui brillent, on s'en fout) sa voix si particulière qui va chercher en nous la fibre Metal qui nous rallient tous. Majestueux (et pas "Epitaph", comme il intitule leur dernière tournée) serait l'adjectif qui me viendrait spontanément à l'esprit. Et le coup de cette arrivée en Harley-Davidson sur "Hell Bent For Leather" nous impressionne encore et toujours alors que nous l'avons déjà vu mille et une fois avant ! C'est un grand groupe qui part à la retraite (mais pas dans nos cœurs).

Ensuite THERION se défendit avec les honneurs mais bon, nous étions plus en train de calculer l'endroit de la meilleure place pour suivre le "prof de gym le plus entêté du petit monde Metal", Mister O.O. !!!

OZZY OSBOURNE était en pleine forme. Sa voix ne vacilla, pour ainsi dire, jamais. Et pas la moindre fausse note dans la voix unique de l'homme chauve-souris ! A force de dire qu'il ne nous entendait pas et qu'il ne voyait pas nos "fuckings hands" et bien, à lui tout seul - alors que nous avions tenu sans courbature, ni fatigue outrancière - à nous foutre sous les genoux. (heureusement que je vous l'écris car là, en ce moment même, je suis encore aphone). Que des classiques, le set sans faute - manque peut-être "No More Tears" mais bon, c'est pas une lacune non plus, hein ! Par contre, que ces soli de gratteux et de batteurs sont longs et chiants. Un peu, bien sûr que cela fait plaisir mais ça casse toujours notre adhésion à un groupe et l'ambiance retombe trop souvent... Ah oui, j'oubliais : fallait sauter aussi et faire des "vagues qui ondulent" avec nos membres supérieurs, notamment sur "I Don't Want To Change The World" et alors surtout sur son final de "Paranoïd" ! Ce mec est tuant.

Mon second dilemme se pointa : choisir de finir mon festival soit par OPETH (voir compte-rendu par mon pote FENRYL), soit par KYUSS'LIVES! (que j'avais adoré l'année dernière) ou soit par C.O.F. Je partis vers ce dernier.
Cela faisait des années que je n'avais plus vu en concert le CRADLE OF FILTH de Sieur Dani. ENFIN, leur son était correct (c'en était fini de cette soupe bordelique qui ne distinguait aucun son à part celui de la batterie de Nico - souvenir, souvenir, gros soupirs, snif). Les classiques dont leur magnifique "Her Ghost In The Fog" et deux titres du derniers albums qui passent bizarrement mieux que sur CD ?! La chanteuse/claviériste n'atteint pas la qualité de l'ancienne diva Sarah Jezebel Deva - manque de coffre, en comparaison, sans doute... - mais pas dégueux non plus (je parle de sa voix, petit malotru lubriquement pervers). Un festival qui se termina en beauté.

En espérant que je vous ai fait vivre mentalement une partie de ce Hellfest 2011, sachez que c'est toujours un plaisir de vous partager des émotions entre passionnés. Là, je vais enfin me coucher. Je vous salue toutes et tous en vous disant "bonsoir", "bonjour" ou "bon après-midi" !
Votre fidèle Bionic (claqué mais heureux).

P.S. : Après relecture, je trouve avoir écrit beaucoup de fois le mot "cœur"... faut croire que j'ai aimé cette journée-ci aussi ! Faites l'Amour dès que vous pourrez !!!



HELLFEST

Par Zionleemasterseb


Personne ne s’y trompe, la cuvée HELLFEST 2011 récolte les fruits du baroud médiatique de l’année dernière. Edition parfaite en tout point, le cerveau humain étant en cela bien fait, puisque les petits « couacs » s’effaçant d’eux-mêmes au profit des moments forts. L’hebdomadaire culturel Les Inrockuptibles dans son numéro 810 présentant une pleine page concernant le festival. Détails d’importance puisqu’il révèle l’ampleur qu’a pris le HELLFEST, s’imposant dans les médias comme le plus gros festival de metal.

Ainsi donc, pour la première fois de sa jeune existence (6 ans), le HELLFEST affiche complet avec 90 000 visiteurs un bon mois avant la date. Un véritable exploit, qui à juste titre voit l’organisation du festoche, galvanisée mais face à de gros choix pour rendre pérenne leurs activités et imposer une vraie personnalité. Le but avoué des fondateurs Ben BARBAUD et Yohann Le NEVE étant clairement de faire grossir encore leur bébé et d’en conserver La dimension populaire, chère aux festivaliers. Le postulat séduit et la rumeur sans cesse grandissante d’année en année de voir le festival s’étaler sur quatre jours semble devoir se préciser. Le projet sera-t-il viable pour 2012, sachant que le HELLFEST se trouve dans l’obligation de migrer. Qu’on se rassure, celui-ci reste en Terres Clissonnaises et ne se déplace que de 200 mètres. Mine de rien, malgré la pratique le l’organisation en la matière, il y a dans ce déménagement une logistique à refondre complètement.
Ben avait promis de s’attaquer cette année aux exposants et restaurateurs gougnaffiers ne respectant les visiteurs. La diversité de bouffe proposée cette année est ici à saluer. Petit bémol, les prix affichés sont tout bonnement exorbitants. De plus, deux stands seulement proposent du café au petit matin. Sans chercher non plus un pur arabica, le grand verre de jus de chaussette à 3 euros est un peu fort de café !!!! Pour un metalleux en festoche, n’en oublions pas l’essentiel, outre la musique, il faut manger et boire. Concernant les barquettes de frites, c’est à croire que le prix de la pomme de terre est plus élevé en Loire Atlantique que dans la région Nord !!!! Concernant la bière, la capacité des gobelets consignés s’est un tantinet réduit. Manœuvre mercantile s’il en est, puisque sans changer la capacité du verre, la barre des 25cl réglementaires s’approche plus que dangereusement du bord du verre. Ce qui engendre plus défaveur pour le chaland que le commerçant. Cependant, les poilus que nous sommes, n’en n’ont pas été contrariés, pas plus que pour les anecdotiques pluies qui ont ponctuées ce week-end et que nos mémoires ne tarderont pas à effacer afin de laisser « une plus grosse part de cerveau disponible » à l’essentiel, c’est à dire la musique.

L’année 2010 avait brillée par une programmation cohérente en fonction des différentes scènes. Cette année et à dessein, les codes ont été cassés pour une programmation « de niche » propice à la découverte. Alors, même si cela peu paraître déconcertant, chacun y trouve son compte quitte à crapahuter un peu. « Poil à gratter » par nature, on s’étonnera de voir DORO sur la Main Stage 2 en début de soirée alors que KYUSS LIVES! bat des records d’audience au milieu de la nuit sous la Terrorizer Tent pleine à craquer. Constatant également la place de choix faite au Stoner avec KARMA TO BURN, CLUTCH, DOWN, CORROSION OF CONFORMITY, MONSTER MAGNET, RED FANG, KYUSS LIVES! Et j’en passe. Mention spéciale et big up pour le show de CLUTCH dont la tracklisting offerte ce vendredi soir est digne du « BEST Of » qu’ils n’ont jamais sorti.
Au niveau des exclus, le public n’est pas en reste à commencer par la présence de VALIENT THORR à 11 heure du matin le vendredi devant une audience clairsemée mais conquise par la formule faussement éculées mais réjouissante. Attention, la formation construit un petit culte de Thorriors autour d’elle, à la manière des Turbojugend des TURBONEGRO ou des Berzerkers de BLACK LABEL SOCIETY dignent des confédérations de bikers. Les suédois de GHOST font aussi une prestation remarquée pour leur premier passage en France avec leur mise en scène de Messe Noire. Musicalement, le set des encagoulés séduit par sa dimension décalée par rapport à leur premier opus éponyme. Un groupe surprenant et attendu au tournant.

Les premiers noms annoncés voyaient les « pisses froid » se gausser, réduisant le festival à un rassemblement gériatrique. Pourtant chacun tire son épingle du jeu à commencer par THIN LIZZY brillant de mille feux. Un JUDAS PRIEST accompagné de Richie Faulkner son nouveau guitariste en lieu et place de K.K Downing, faisant oublier ses dernières et déplorables prestations. OZZY quant à lui s’affiche dans une plus petite forme que son récent Bercy alors que son backing band atomise les répertoires de BLACK SABBATH et du Madman. SCORPIONS apte à rassembler, déçoit, le show est rodé mais leur barnum énerve. Alors quant en matière de rock, on rencontre au bar le baroudeur bassiste des SPERMICIDE (hors affiche) qui confirme le même ressenti, on se dit que le HELLFEST est vraiment un putain de festival. Populaire, fédérateur et (encore) humain.

Alors les mecs, rendez-vous en 2012, bravo et merci. Les années se suivent et ne se ressemblant pas, une seule chose compte, c’est la sincérité du projet. On est prêt à vous pardonner la pluie mais gaffe aux prix des patates.


Le 26/08/2011 par IGOR

Excellent live report, très complet et agréable qui permet de se replonger quelques minutes dans l'ambiance de cette excellente année pour le Hellfest.
Un énorme choc cependant, désolé il en faut bien un. Voir deux mélomanes expérimentés et résolument connaisseurs, notamment thrashistiquement parlant, passer ainsi à côté du set de CORONER. Je cite, "on navigue entre CORONER et TRIPTYKON sans trouver notre bonheur". Statique, oui. Mais quelle émotion. Premier concert français (voir concert tout court à peu de chose près) de ce légendaire groupe suisse en 15 ans. Une chance unique et une interprétation impeccable. Comment, mais comment avez vous osé manquer ça?
Un groupe toujours sous-estimé semble-t-il et c'est bien dommage car nous avons affaire à des musiciens innovants, avant-gardistes (encore aujourd'hui) et bourrés de talents!


Le 30/06/2011 par BIONIC2802.

Merci pour cette nouvelle présentation.
Elle est plus "conforme" à la réalité, merci beaucoup !

Et le coup de l'affiche, c'est vraiment chouette,

Thanks "qui que tu sois",
El 'Bio.


Le 25/06/2011 par MITCH

Bon report, merci.
Pour moi, pour la journée du dimanche :

- le flop : Duff Mac Kagan, eh oui, franchement déçu, je n'aime pas trop le dernier LOADED, préférant le Duff en solo, et puis mince, ils étaient où les morceaux des Guns, à part "It's So Easy" !!

- les bonnes surprises : Doro, très bien, belle blonde, la pêche, que du bon et CAVALERA CONSPIRACY, alors là, carrément bourrin, mais ça le fait grave, et en plus avec les morceaux de SEPULTURA, un bon moment !

- le top : JUDAS PRIEST, show très carré, et surtout ce son, le meilleur pour moi, depuis que je fais le Hellfest depuis 2005 (Fury Fest), et puis OZZY, franchement terrible, les morceaux de BLACK SABBATH, les classiques d'OZZY, sa pêche et sa communication... Très, très bon !!! Les frissons : "War Pigs", "Bark At The Moon", et "Paranoid" !!!

Espoir pour 2012, AEROSMITH, DEF LEPPARD et VELVET REVOLVER (ou les Guns !!)


Le 24/06/2011 par RENERION

N’empêche que on m’enlèvera pas de la tête que les musiciens d'OZZY ont le charisme de moules, et je n'ai pas digéré les reprises de BLACK SABBATH, ils en ont trop faites (ce batteur qui rajoute des notes, c'était horrible). Et cher ami Bionic, Gus G. a (au moins sur la première partie du concert), enchainé pain sur pain, mais le madman fut en effet grand.


Le 23/06/2011 par FéFé

Je rajouterai quelques groupes qui ont livré une excellente prestation et que vous avez oubliés (ce n'est pas un reproche, je sais bien qu'on ne peut pas tout voir non plus. Parmi eux : MY SLEEPING KARMA, CLUTCH, THE HAUNTED (il fallait le mériter ce concert !), GOATSNAKE, HAWKWIND et KYUSS. Ce ne sont pas forcément des groupes de Metal au sens basique du terme, mais ils valent le détour et à mon sens, c'est justement la présence de ce genre de groupes aux côtés des "classiques" qui fait la force du Hellfest !


Le 22/06/2011 par MIICK

Petite mais pas des moindres correction en ce qui concerne Judas Priest : le groupe compte encore sortir un album !

http://judaspriest.com/news/fullstory.asp?id=773A460E-A97B-4944-AFBA-86F28633B5E9

Ils ont eux-même clarifier la situation, c'est leur dernier tour du monde de concerts, mais ils ne s'en iront pas à la retraite comme est en train de le faire Scorpions ! So... Hellyeah !


Le 21/06/2011 par RENERION

Cher Fenryl, la réponse a ton questionnement au sujet des membres suppléants lors du final de down est simple : il s'agit de membres de EYEHATEGOD et CORROSION OF CONFORMITY.


Le 21/06/2011 par JULIENB

A la différence de Bionic, je ne pense pas que "ces solos de gratteux et de batteurs soient longs et chiants", surtout avec des musiciens comme ceux d'Ozzy... et surtout quand ces solos sont en fait l'instrumental "Rat salad" de BLACK SABBATH (album "Paranoïd")... J'ai moi aussi adoré la prestation d'Ozzy au Hellfest. Je n'ai fait que la journée du dimanche, mais je suis sûr que c'est ce que j'en retiendrai. Par contre, il m'a malheureusement semblé (au contraire de Bionic, décidément...) que la voix du pape du metal n'était plus ce qu'elle était : sur "Suicide solution", très bon titre au demeurant, papi a un peu merdé. Mais bon, ça paraît logique, la soixantaine passée... Et à vrai dire, il défonce encore la rondelle de pas mal de jeunots, Ozzy Osburne !


Le 20/06/2011 par CUIVIENEN

Pour avoir suivit en live le set de KREATOR sur Arte Live Web, je ne peux qu'être d'accord avec vous chers chroniqueurs... Je crois que c'est le meilleur live de KREATOR que j'ai jamais vu... Mais bien sûr, cette fois, je n'y étais pas... Mille était vraiment, mais alors vraiment en forme. Le son était parfait et le public bien énervé (les pit étaient assez puissants quand même...). Ils sortiraient le live tel quel en dvd qu'il serait de bien meilleure qualité que certaines merdes retouchées en studio pour mieux faire passer la voix pourrie du chanteur ou les pains du guitariste (METALLICA si tu m'regarde...).


Le 18/06/2011 par PINHEAD

La chanson des STOOGES ne s'appelle pas "I Gonna Be Your Dog", mais "I Wanna Be Your Dog".
(Désolé de ce commentaire un peu sec, mais pour moi les STOOGES, c'est sacré).

J'attends avec impatience les live report de la suite du festival !



             



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