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Live report HELLFEST 2010 par 5 chroniqueurs !!!
Par FIGHTFIREWITHFIRE et ALANKAZAME le 18 Juin 2010
Publié le 20 Juin 2010 Consulté 9098 fois

AU PROGRAMME :
1 - VENDREDI 18 JUIN par BIONIC2802, THE BLUE OYSTER, FENRYL et FIGHTFIREWITHFIRE
2 - SAMEDI 19 JUIN par FENRYL, BIONIC2802, FIGHTFIREWITHFIRE et THE BLUE OYSTER
3 - DIMANCHE 20 JUIN par BIONIC2802, FENRYL
4 – LES TROIS JOURS D’UN COUP par ALANKAZAME





1 - VENDREDI 18 JUIN
Par BIONIC2802, THE BLUE OYSTER, FENRYL et FIGHTFIREWITHFIRE


En direct du Hellfest samedi midi :
Premier Hellfest pour moi et je peux dire qu'il est assez impressionnant de voir comment celui-ci est rodé malgré son assez jeune âge ! Outre le manque de place dans le camping à cause de sa petite taille, de la distance entre celui-ci et l'entrée du festival et autres petits détails techniques, l'organisation est belle et bien en place. Bien que le Hellfest n'égalise pas le Wacken niveau ambiance et organisation, le festival français dispose d'un atout indéniable : sa taille. Composé de 20 000 metalheads, on peut apprécier un groupe sans se pointer une heure avant et avoir des jumelles. Même les têtes d'affiches deviennent accessibles aux curieux !

La journée du vendredi n'était pas tout à fait une journée propice pour le fan de hard et heavy que je suis. La majorité de la journée était parsemée de metal extrême et j'avoue m'être assez ennuyé toute l'après-midi. Cela m'a permis de découvrir quelques groupes mais l'orgie de décibels et instruments noyés n'ont pas été le mieux pour mes pauvres petites oreilles de hardos.

Ma journée commençait réellement à 19h avec le funk metal d'Infectious Grooves et ce fut une claque ! Sous leurs airs de collectif de hip-hop, les américains nous produisaient un metal puissant et bourré de groove si rare dans le monde du metal. Un petit rayon de soleil pour moi, quittant la froideur que je ressent à l'écoute des groupes d'extrêmes. Car le groupe prend un pied total à jouer et à courir sur scène sous leurs maillots de basketeurs ! Et mon Dieu quelle basse ! Le jeune bassiste n'a rien à envier à Trujillo actuellement chez METALLICA. Son jeu très technique et funky donne aux morceaux une dynamique incroyable ! D'ailleurs première fois de la journée que j'entendais enfin une basse, non noyée dans un déluge de distorsion. Les grands morceaux de leurs premiers album ont été des moments de folie à vivre, jusqu'à ce que la foule envahisse la scène devant les mecs de la sécurité totalement débordés !

Cette petite journée s'est terminée pour moi par la musique électronique d'ULVER et le hard rock psychédélique dément de THE DEVIL'S BLOOD.
Les deux groupes passaient en fin de soirée, le moment où une musique hypnotique s'avère totalement enivrante ! ULVER a brillé par son ambiance lourde et planante à la fois. THE DEVIL'S BLOOD a cloué la soirée par une très bonne performance. Les hollandais ont signé pour moi l'année dernière sans doute le meilleur album de 2009 et en concert, on assiste à un véritable rituel. Les musiciens sont couverts de sang, les effets de lumières poussent l'auditeur à s'envoler, il y a des bougies partout sur scène et la musique était portée par des chœurs féminins. Bref le public était littéralement ensorcelée ! Le groupe sonne par contre plus agressif et beaucoup plus heavy sur scène, un peu dommage mais pourtant cela donne une nouvelle dimension sur scène.

Ce vendredi est une journée qui me correspond bien mieux. ELECTRIC MARY a ouvert le bal pour moi avec son hard rock accrocheur. Enfin du rock n'roll après une première journée trop extrême à mon goût. Enfin un groupe qui transpire le feeling et où l'on distingue enfin les instruments. Dommage que leur prestation ne durait que 35 min...

Un début de journée prometteur et très rafraichissants malgré la légère pluie qui s'est installée !

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THE BLUE OYSTER

*****


Alors,
voici un condensé de la première journée vu par votre Bionic :

Hier, premier jour du festival – soit le 18 juin 2010 - je vous avais présenté, certes sommairement, une carte postale sur SIGH. Le dernier morceau fut la reprise de "Black Metal" d'un certain VENOM : Bof, bof. J'aurai pu ajouter que la chanteuse beuglait aussi fort que son comparse et qu'elle se fendait de quelques accords au saxophone...

Je fis l'impasse sur MASS HYSTERIA ainsi que WALLS OF JERICHO pour glaner de-ci, de-là, les ambiances diverses de l'univers impitoyable de Clisson (épicée, rigolote, consternante voire anecdotique). Des exemples vous allècheraient ? Ok, …...........


C'est ça aussi un festival !

Mais le but est d'abord de communiquer en terme de passion musicale (y compris les découvertes) ; qu'on l'écoute ou qu'on la joue, le Metal fut d'ores et déjà bien représenté sous diverses déclinaisons passant du Prog au Death. Ici, je me suis penché sur le Black. Allez, hop, let's go :

KAMPFAR bénéficia d'un son correct avec un public dévoué et déjà acquis à sa cause. Ce qui n'empêcha pas son leader de nous faire beaucoup participer – ce qui nous convenait parfaitement . La set-liste retraça les différentes périodes du groupe et l'ensemble fut cohérent et suffisamment équilibré entre les passages ultra rapides sans concession et les ambiances folkloriques nous laissant respirer ! Le bassiste déambulait énergiquement de chaque côté de la scène et la performance technique ne fit pas défaut. Résultat : prestation professionnelle avec partage appréciable entre les artistes et la foule.

S'ensuivit le groupe le plus classe de ce vendredi : j'ai nommé SECRETS OF THE MOON ! Musique impeccablement exécutée, ambiance façon « recueillement » et « fusion » parmi les fans. Bah oui, reconnaissons que la Terrorizer Tent était clairsemée et que seuls les passionnés qui connaissaient déjà le groupe communiaient... En revanche, juste des « Thank You » entre les titres, dommage. Le visuel était terriblement efficace également.

Ensuite, place à IHSAHN. Surprise : les musiciens qui l'accompagnent ont l'air d'avoir entre 16 et 21 ans ! Par contre, ne doutez surtout pas de leur technicité de haut vol (n'accompagne pas le leader d'EMPEROR qui vaut !). Premier « Pogo » dévastateur. Du coup, hop, expulsé votre Bionic, fissa fissa, illico ! Mais, hé hé, je repartis à l'assaut par le flan nord et zou, je finis par visualiser l'ensemble du Set 30 mètres derrière. Le son était énorme et la prestation exemplaire. En revanche, trop dense et vachement complexe à appréhender pour un premier contact avec les compos. Aussi, celles et ceux qui connaissaient avaient l'air plus que ravis du concert. Très bonne impression que cette première approche.

HYPOCRISY ne me fit pas d'effet... Faut croire que c'est pas mon truc. Fenryl s'en chargera !

La grosse claque du jour ? INFECTIOUS GROOVES ! Funk délirant, débit vocal hallucinant (Mike est en toute grande forme... euh, Mike Muir car, un autre Mike nous honora de sa présence sur deux titres : une reprise de LED ZEPPELIN "Immigrant Song" et le final orgiaque "ST", seule reprise de SUICIDAL – d'ailleurs, marrant de voir le drapeau SUICIDAL annonçant le groupe : INFECTIOUS … Pourquoi orgiaque ? Le public fut invité sur scène pour groover : vision surréaliste et jouissive : tout n'est pas encore interdit et l'ambiance était bonne enfant ; géant, communicatif et plus que positif, j'ai adoré. Bassiste aux milles doigts et feeling général survolté. Yo !

SICK OF IT ALL avait beau se démener, c'est pas mon dada. Sympa pour un festival mais d'autres chroniqueurs vont en parleront bien pus sérieusement... Trop de tatouages à mon goût, peut-être !

SEPULTURA enchaina. Intro trop calme, premier morceau boosté à outrance et un "Arise" massacré en vitesse pure : déception et je faillis partir si ce n'est que notre Fenryl me ficela à son sac à dos en me disant : « hé, mec ! C'est SEPU alors t'avise pas à te défiler, non mais » ! Du coup, je patiente le temps de la pause qui annonce « Chaos A.D. » et là, le concert démarre réellement en ce qui me concerne. Certes, les Brésiliens alterneront anciennes et nouvelles compos. Évidemment, ma préférence alla vers les années Max mais bon, reconnaissons que la prestation fut plus que correcte et le son impressionnant. Pour finir, Fenryl me détacha lorsque "Troops Of Doom" se pointa. L'anecdote ? Deux pour le prix d'une ! D'abord, un hymne carnavalesque de leur pays natal en mode samba. Résultat rigolo et d'humeur festive : excellent pour un festival. Mais la seconde anecdote pu terminer en norme pugilat. Le chanteur nous parle de la coupe du monde et du résultat de la France... alors que l'équipe du Brésil est la meilleure à ses yeux... Chaud, chaud, là !

Une demi-heure d'ARCH ENEMY sans plus, avant de partir vers la curiosité d'ULVER.

ULVER sur CD, entièrement pour. En concert, deux trucs m'ont gêné. En un, l'impression de répète grandeur nature où GARM - une de mes plus grandes idoles – avait l'air d'être ailleurs. Les claviers allaient beaucoup trop fort et l'espace entre les morceaux étaient d'une longueur rarement ressentie... pour des professionnels, s'entend. Ensuite, les projections d'images sur écran géant m'ont pas plu, mais alors pas du tout. Du coup, mon concert fut gâché car la musique du groupe reste exceptionnelle à mes yeux. Projections des jeunesses nazies, d'un gars qui s'ouvre les veines et nous participons à son suicide en direct, et ainsi de suite. Alors oui, c'est artistique mais trop ambigu et sans explication réelle avec le contenu des textes. Apparemment, je n'était pas le seul à ressentir ce malaise ambiant... Le public déserta progressivement et seuls les vrais fans ont eu l'air d'être heureux. C'est déjà ça. Votre serviteur bionique reparti déçu alors que je m'en faisais une joie de voir enfin un géant en vrai.

Trainant les pieds et me sentant seul au monde, ce fut 50 minutes d'un FEAR FACTORY qui me réchauffa quelque peu, notamment avec la présence d'une autre sommité du Metal : Gene Hogland et sa frappe légendaire impeccable. Sinon, bah, leur musique ne m'a pas passionnée à outrance. La fatigue s'immisçant, ceci expliquant cela... Du coup, MARDUK me titilla uniquement pour voir la performance Mortuus et là, incroyable de puissance. Je connaissais Legion pour l'avoir vu quasi une dizaine de fois – ce groupe était de tous les festivals belges pendant une longue période ! En revanche, la musique ne me plait plus autant qu'avant. Ah, la maturité (la vieillesse ?).

Ce fut donc vers BIOHAZARD que je me tournais. Excellente communication envers le public, remerciement à la pelle et la réaffirmation de leur reformation. Malgré mon désintérêt pour le Hardcore en général, je reconnais l'efficacité du combo.

Constat : chouette première journée. Mais le plus terrible pour Bibi, va débouler ce samedi avec une armada de Thrash en veux-tu, en voilà !

Amis du festival, ce fut un régal (d'écrire pour vous),
Toi aussi, deviens bionique,
Yeah !!!

BIONIC2802

*****



Vendredi 18 Juin, Day 1...

Et voilà, de retour !
Il faut dire que ma première expérience de l'an passé m'avait plus que contaminé !!!

Cette année, toute l'équipe de NiME a décidé de passer la vitesse supérieure... En tout cas, un petit nombre d'entre nous.
C'est pourquoi doté de pass Press, nous avons pris la décision de vous faire vivre de l'intérieur (de la bête) la vie de ce festival majeur et unique en France.

De retour sur le site de Clisson tout juste un an plus tard donc. C'est con mais le premier sentiment est "'tain j'étais là y'a une semaine !!".
Il faut dire qu'au niveau de l'organisation, peu de changement. On note le déplacement de l'Extreme Market, la multiplication des barques à frites (bien vu) et la disposition des sanitaires, disséminés sur le site.
Les déco "rouillées" habillent désormais les guichets (super classe) et ce qui fait le sérieux et la réussite du site ont été judicieusement conservés.

Bref, quelques jetons plus tard, le nouveau verre en poche (développement durablement vôtre, j'adore !), un premier breuvage à base de houblon fermenté et c'est EVILE qui achève son set.
Un groupe qui me tient à cœur car j'ai kroniqué la disco sur le site. Une petite pensée pour ce combo anglais qui sort d'une sacré période de turbulences suite au décès de son bassiste Mike Alexander. Un son puissant, Thrash METALLICA-like à souhait et un final épique sur "Enter The Grave" après "Bath In Blood".
Bref, un groupe de scène qui a su me proposer un warm-up réussi.

Ce qui fait toujours plaisir c'est l'enchaînement efficace et rondement mené entre les différents set. Ainsi, CROWBAR entre dans la place pour nous délivrer son Sludge Doomesque, gras et bourré de testostérone. La scène NOLA est ainsi de nouveau présente sur la MainStage 2 avec notre bon Kirk Windstein.
Lourd, massif et carré. CROWBAR n'est pas là pour plaisanter. Un set sympathique.

MASS HYSTERIA débarque, à grand coup d'annonces (remerciement à Boutin très ironique), Fenryl et Bionic s'engagent dans les allées de l'Extreme Market. Plus grand (beaucoup), plus beau (un poil), et plus coûteux pour notre ami Belge qui allège ses finances !

Juste le temps de revenir sur la scène principale pour retrouver WALLS OF JERICHO... qui se trouve remplacé par FINNTROLL !! Un premier mini "bug" à base d'avion pour les premiers, suppléés gentiment par nos finlandais. Polka et Folk Metal ! Dommage pour ceux qui voulaient les voir plus tard (je n'ose pas imaginer la tronche de ceux qui ont découvert WALLS... à la place de FINNTROL...).
Découverte de la Rock Hard Tent avec les Black Metalleux de KAMPFAR avec son Folk Black apaisant mais terriblement efficace. Le public répond méchamment bien à Dolk qui ne ménage pas ses efforts. Echanges et plaisir des oreilles pour un premier moment de franche satisfaction !

WALLS OF JERICHO est enfin dans la place : Hardcore Metalcore mené de voix de maître par Candace, hurleuse énergique de service. Montée sur ressort, elle ne ménage pas ses efforts. La température monte !
Je m'éclipse côté carré V.I.P pour découvrir l'arrière du décor en compagnie de ZIONLEEMASTERSEB qui possède un carnet d'adresse long comme le bras ! Et quel bras !
Le bô gosse de NiME chasse : on fait les groupies en compagnie de deux membres de SIGH (Black Metal Japonais) dont la séduisante beugleuse du groupe recouverte de sang ! Je me retourne et on voit rien de moins de Kirk Windstein (CROWBAR pour ceux qui ne suivent rien !!), bière à la main, adorable tout plein pour photo souvenir ! Hellyeah !!

Je quitte cette antre pour voir DEFTONES qui vient de lâcher ses premiers riffs sur la Mainstage 1. Set trop pro, presque aseptisé. J'attends "Be Quiet And Drive" et "My Own Summer" avant de m'éclipser, globalement dessus par le manque d'accessibilité du groupe. On peut faire trois premiers albums sur un concept et un principe mais de là à le faire fonctionner toute une disco, c'est moins évident...
On va voir la fin du show de IHSAHN (ex-EMPEROR) : entouré de gamins, le leader incontesté (et incontestable ?) du Black nous délivre des compos mêlant à la fois un côté extrême et des plans plus prog', aériens... Agréable.

On fonce direction HYPOCRISY. Leur dernier album m'a tellement enchanté que je ne voulais pas rater leur retour sur la scène du HELLFEST. Peter Tägtren envoie la sauce avec ce Death efficace et ultra puissant. C'est simple : on a pu aller manger un kebab, une bière tout en écoutant le set. J'ai néanmoins trouvé le son "trop" fort, un peu tout mutch !! Un comble !
Par contre, voilà un mec content d'être là et qui échange avec la foule.
Sans doute le principal écueil des grosses machines formatées qui ne prennent pas le temps de comprendre qu'un festival demande de se comporter différemment !

19H : gros, très gros moment ! Le retour de Mike Muir au HELLFEST ! Tout juste une petite année après le passage de ST ici même, notre natif de Venice Beach aime toujours autant la France en nous affichant une bonne humeur ultra communicative avec son projet INFECTIOUS GROOVES. Même si Trujillo n'est plus de la partie (parti vers d'autres cieux chez METALLICA depuis), il faut croire que Muir a le don divin pour dégoter des bassistes de folie. Steve Brunner, un génie de la basse. Rien de moins. Putain de putain !!
Et on retrouve Dean Pleasants à la gratte funky et l'énorme Eric Moore (sorry mais de circonstance !) toutefois moins valorisé que dans SUICIDAL TENDENCIES.
Mais bon : TOUS les tubes du groupe y passent. Magique : "Punk It Up", "You Lie... And You Breath Stank", "Violent And Funky", "Infectious Grooves", "Boom Boom Boom", "Rules Go Out The Window"... Mike Clark vient nous faire une (première) apparition sur une reprise forcement funky de "Immigrant Song" de LED ZEPPELIN !
Inévitable la présence de SUICIDAL TENDENCIES. D'ailleurs, final désormais classique au HELLFEST avec la montée de la moitié de la foule sur scène pour un "ST" énergique et punchy !! Bilan des courses : on prend du retard mais putain que c'est bon ! La première mandale évidente de la journée. Il faut dire que c'est la 4ème fois que je vois IG sur scène, après 4 fois de ST et un CYCO MIKO !! Dire que je surfkiffe Mike Muir est un doux euphémisme donc !
Je trouve juste pas classe du tout de priver Tim Stewart du final du set par Mike Clark (ancien guitariste rythmique... du groupe !) : le voir sur le bord de la scène, assisté impuissant à la montée des fans sur scène était tristounet... Passons !
Moment insolite : l'annonce par un membre de la bande de l'arrivée du groupe sur scène (pleeeeeeease ouelcome INFECTIOUUUUUS GROOOOVES !!), qui passe le mic' à Mike qui rate le passage de témoin et c'est le drame : micro au sol !!

SICK OF IT ALL, référence absolue de la scène Hardcore mondiale (et pour cause) entre sur scène et envoie la sauce. Pete Koller saute dans tous les sens (c'est incroyable à voir, mais comment fait-il ?), son frangin Lou ne ménage pas ses hurlements et la section rythmique est au taquet ! Gros moment pour le féru du genre que je suis (et le meilleur reste encore à venir). Pas d'économie, ici on mouille la chemise (mais tous les trve hardcoreurs le font, donc CQFD !).

SEPULTURA pour la suite ? Mouai, car je n'ai rien écouté depuis le départ de Max. "Arise" massacré... Houla... Je reste inquiet. Et puis la magie opère. Justement car le groupe a le bon goût de nous jouer tous les classiques : "Dead Embryonics Cells", "Refuse/Resist", "Territory", "Attitude", "Troops Of Doom", "Escape To The Voïd"... et un final "Ratamahatta"/ "Roots Bloody Roots". C'est con mais cela suffit à faire mon bonheur. Les autres titres ? Anecdotiques. SEPULTURA n'est plus (Paulo a pris un coup de vieux, Andreas est bien seul à la guitare car il manque une rythmique, c'est indéniable...), mais on passe un super moment tout de même. Dur dur de n'exister qu'à travers des tubes du passé, composés par un mec parti depuis bien longtemps...
Rigolo de voir la foule se barrer dès que le groupe quitte la scène avant un rappel précipité !! Hé les mecs, on n'avait pas eu "Roots Bloody Roots", cela ne pouvait pas être terminé !!!

ARCH ENEMY ou comment attendre un de ses groupes fétiches pour finalement être déçu.
Il faudra dire à la belle Angela que s'égosiller pliée en deux quasi tout le set nous empêche de la voir s'époumoner. Deux épisodes de gros larsen, un gratte qui saute au niveau du son, peu de communion et une blonde qui cherche ses mots et ne sait pas trop quoi dire... Je sais, je suis dur mais quand on aime, on est exigeant. La set list est presque décevante ("We Will Rise" pour foutre le feu non ? C'est pour les chiens ?).
Bref, vite fait, pas trop bien fait... Pas beaucoup d'échanges... Déception...

FEAR FACTORY, c'est pas ma came. Mais bon, on écoute gentiment, pas de miracle tout de même. Rare sont les groupes qui offrent de la diversité dans leur son avec une malheureuse guitare.
On migre voir la fin de ULVER : au bout de quelques minutes, on quitte le set, ahuri, se demande ce que ce groupe fait dans la place. Metal avantgardiste ? Expé ? Pas du tout ma came.
Re-départ.

On arrive pour le début de THE DEVIL'S BLOOD sur la Terrorizer Tent. Groupe de poseurs recouverts de sang. Une nana qui chante puis se fige. Du son quelconque. On quitte le navire au bout de 2 titres. Les poseurs, c'est pas pour moi !!!

Retour pour la fin de FEAR FACTORY.... pour attendre le Bronx !

Car le miracle de ma journée c'est assurément les ricains de BIOHAZARD. Reformé tout fraichement en Décembre 2009, ce combo mythique à mes yeux en tout cas se produit pour la seule fois de l'année en Europe !! Et rien que pour nous ! Et sous son line-up mythique !!! Evan, Danny, Bobby (je surkiffe) et Billy sur la même scène !! Et ils annoncent rien de moins qu'une track-list basée UNIQUEMENT sur les trois premiers opus ! La crème de la crème !
Overdosé en énergie, surpuissant, Evan ultra efficace, Billy sautillant dans tous les sens, Bobby tournoyant dans tous les sens comme au premier jour (une gigantesque tresse lui descendant dans le bas du dos...) et les tubes qui s'enchaînent !!
Allez, de mémoire : "What Makes Us Sick", "Down For Life", "Tales From The Hard Side", "Five Blocks To The Subway", "Shades Of Grey", "Black & White & Red All Over", "Urban Discipline"ou un final avec notamment "How It Is", ... et j'en passe des meilleurs !!!
Excellent moment qui s'achève à 2h00 passé ("Ils vont couper les plombs alors si vous voulez un dernier titre c'est maintenant", nous harangue Billy !!). Aucun regret, gros retour et super nouvel : BIOHAZARD rentre à NY pour composer un nouvel opus !! Yes !! Fenryl pourra se faire une nouveauté avec un de ses groupes fétiches !!

Day One off...

To be continued...

FENRYL

*****


Enfin accès au bus informatique après plusieurs tentatives infructueuses.

Pour commencer ce festival une mauvaise nouvelle, Vivi notre photographe officielle ne pourra pas assurer son rôle finalement, nous ne pourrons donc pas vous offrir de photos en direct comme promis mais nous nous rattraperons dans la version finale du report, celle qu'on travaillera vraiment...

Après quelques heures de route je rallie le gîte situé à quelques kilomètres du festival et que je partage avec quelques amis. Le temps d'évacuer les précédents occupants nous réalisons qu'il s'agit des sympathiques américains de VIOLENT THOR qui ont ouvert le festival au Metal Corner la veille devant environ 1000 personnes.
Et à la vue de la vidéo souvenir que nous montrent les membres il y a déjà une bonne ambiance sur place.
Nous offrons une bière à nos camarades qui semblent repartir ravis de leur expérience clissonnaise puis nous entreprenons le périple de béton et d'herbe qui nous mènera au festival.

Dès l'arrivée sur le site le constat est net: L'organisation du festival a encore franchi un cap, les problèmes existants l'année dernière ont été corrigés (je pense notamment aux sanitaires, gros point faible des éditions précédentes).
On sent que le Hellfest a pris beaucoup d'ampleur, le Metal Market est presque deux fois plus grand que l'année dernière.

Le principal dans tout ça reste la prestation des groupes présents, pour inaugurer ce crû direction la Terrorizer Tent pour voir GHOST BRIGADE.
Ayant cédé aux pressions incessantes de Dreamslayer il était temps de vérifier si son objectivité finlandaise était toujours de mise: Sans m'être pris la baffe annoncée j'ai assisté à une performance honnête, dotée d'un son particulièrement clair que l'on aurait souhaité à d'autres formations comme SECRETS OF THE MOON (impossible de tenir plus de trois morceaux me concernant).
Des morceaux agrémentés de nombreux passages clean mélancoliques qui sont la force d'un groupe dont l'originalité n'est pas démentielle mais dont la sincérité ne saurait être remise en cause.
Seul regret, sentir un tel potentiel d'écriture perdu dans des structures un peu trop faciles et calibrées.

Petit passage en zone presse ou je retrouve Zionleemasterseb puis Fenryl un peu plus tard, le vendredi étant le jour le plus calme niveau affluence dans la zone de nombreux groupes vont venir se promener, faire quelques photos et discuter quelques minutes avec les quelques accrédités présents. Coupe du monde oblige les matchs sont diffusés sur quelques écrans (on retrouvera DELAIN le samedi après midi, concentrés devant la prestation des Pays Bas face au Japon).

Alors que KAMPFAR semble avoir reçu un accueil très chaleureux et que SECRETS OF THE MOON me laisse un avis mitigé du fait d'une sonorisation bien trop forte il est temps de se prendre la première baffe du festival: IHSAHN!
Le génie norvégien, en plus d'avoir une classe folle sur scène, nous livre une prestation exceptionnelle d'un point de vue vocal.
Ses compères ne sont pas en reste, le groupe égrène des extraits des trois albums solo de l'empereur avec une virtuosité technique impressionnante, notamment du côté des guitares.
C'est un public conquis qui assiste à ce super show, et voilà qui me convainc de me plonger avec plus d'attention dans la discographie du Monsieur, à part ULVER dont j'attends beaucoup je pense tenir là la prestation la plus impressionnante de ce premier jour.

Nous rejoignons la zone presse pour rencontrer Peter Tägtren, fraîchement sorti d'un concert correct mais pas transcendant, du fait d'un son un peu brouillon. Petite déception côté setlist avec un seul et unique extrait de l'excellent "A Taste Of Extreme Divinity"...
Celui-ci semble néanmoins assez satisfait de la prestation de son groupe et nous présente son nouveau bassiste, déjà présent à ses côtés au sein de PAIN, qui semble déjà parfaitement intégré.
Nous apprenons que Peter ne croit pas tant que ça à l'explication extra terrestre des OVNI mais qu'il a quand même envie de rester crédule à ces spéculations malgré tout, que le dernier film vaguement fantastique qu'il a vu était un porno suédois et que son seul souci avec le Hellfest c'est qu'il aimerait être davantage fourni en bières (il semble pourtant avoir ce qu'il faut avec lui)...

Je rejoins la Rock Hard tent pour assister sans conviction à la prestation de WATAIN.
Ceux que l'on présente abusivement comme les nouveaux DISSECTION me surprennent agréablement ce soir, avec un son et un choix de morceaux puissants et efficaces.
Un petit aparté de ces poseurs pour narguer les catholiques ayant osé s'attaque au Hellfest et quelques clichés plus tard je me précipite sur la barrière pour ne rien manquer de ce qui s'annonce selon moi comme la grosse performance du jour: ULVER.

Ayant été totalement soufflé par le spectacle offert par les norvégiens à la Cigale il y a quelques mois je suis particulièrement curieux (même un peu inquiet il faut dire) de voir l'accueil qui leur sera réservé par la frange globalement "conservatrice" des festivaliers.
Ceux ci ne manqueront pas de se faire remarquer, réclamant comme prévu les morceaux les plus anciens du groupe, composés lors de sa période black (pour les ignares ULVER s'est depuis tourné vers l'électro ambiant avant gardiste).

Après avoir installé son matériel et effectué ses balances lui même le groupe entame une heure de majesté pure, qui en a semble t-il rebuté pas mal mais a toujours autant fonctionné me concernant.
ULVER parvient à illustrer sa musique profonde, expérimental et intimiste d'images qui pourraient vite faire tourner l'ambiance à la provocation malsaine en conservant une poésie et une puissance émotionnelle folles.

Bref un concert transcendant dont il me faudra quelques instants pour débarquer.

La déception de la journée viendra de mon impossibilité de me rendre comme prévu sous la Terrorizer Tent pour assister à la prestation qui s'annonçait exceptionnelle de THE DEVIL'S BLOOD, mais je me console en constatant que ceux ci semblent avoir conquis l'ensemble des festivaliers présents.

Je m'épancherai bien plus en détail sur tout cela dans mon live report définitif, il est temps pour moi de rejoindre les scènes principales pour voir ce que donnent ANVIL et AIRBOURNE.

FIGHTFIREWITHFIRE



2 - SAMEDI 19 JUIN
Par FENRYL, BIONIC2802, FIGHTFIREWITHFIRE et THE BLUE OYSTER


Samedi, la journée chargée :

Je n'ai pas eu beaucoup de répit la journée de samedi. Beaucoup de groupes intéressants sans compter le temps passé à squatter devant les Mainstages comme une petite groupie excitée. C'est comme cela que j'ai découvert un point négatif qui m'a vraiment embêté pour tout le reste du festival : quand un groupe termine sur une Mainstage, un autre commence dans la minute sur la scène d'à côté... J'avais vraiment l'impression que les groupes s'enchainaient comme à l'usine en étant obligés de réduire un max leur setlist, frustrant. Etre obligé de sacrifier la fin d'un court set pour pouvoir se placer sur la scène d'à côté est un peu décevant.

Malgré une fine pluie en fin de matinée, nous avons eu le droit à un excellent petit set d'ELECTRIC MARY. Hard rock peu original mais rafraichissant pour commencer la journée de bonne humeur. Du bon rock n'roll comme je l'aime à l'image de leur premier album.

Après avoir suivit de loin le passage des buveurs de bière de Tankard, j'ai jeté l'ancre devant les vétérans de Y&T. Même si ce n'est pas de la rage et de la pêche qu'il faut attendre pour un vieux groupe de classic hard rock, on peut dire que l'expérience et le feeling des américains a de quoi calmer les jeunes combos ! Organisation oblige, le groupe doit se contenter d'un court set devant un public composé essentiellement de "vieux" fans... il est bien dommage que les américains n'aient pas autant de succès qu'aux Etats-Unis sur notre sol. Nous avons eu une setlist best of augmentée de quelques titres du dernier album. Routine quoi.

On change de scène pour RAVEN ! Ce rescapé de la NWOBHM a pris un petit coup de vieux mais somme toujours bourrin sur scène pour du heavy. Les frères Gallagher éprouvent toujours un réel plaisir de jouer, de communiquer avec le public et de courir partout comme des dingues ! Très sympa en live bien qu'un peu répétitif (quand on cogne, on assomme).

S'ensuit les danois de PRETTY MAIDS. Première fois que je les vois et j'ai pris une claque ! Les organisateurs ont vraiment réussi leur coup car le remplacement de RATT était très difficile ! Encore une setlist best of composée essentiellement des morceaux des deux premiers albums et du dernier mais cela m'a largement suffit ! Puissant, carré, accrocheur, des refrains forts... bref un groupe aussi énorme en live que sur album !

Par contre j'ai raté une partie d'ANVIL. Enchainant 4 concerts à la suite sans répit, il fallait bien écouter mon horloge biologique qui criait famine et qui elle, s'en fout des concerts. Les canadiens restent peut être un groupe de seconde division mais la pêche et le plaisir de jouer en concert vaut son pesant de cacahuètes. Une setlist encore limitée aux vieux albums connus, il faut dire que le groupe n'a pas beaucoup de classiques. J'ai tout de même préféré leur performance à celle de RAVEN.

Voir AIRBOURNE en festival va devenir une habitude. On peut dire tant mieux car les performances endiablées du groupe restent dans les mémoires quelque soit le festival où il joue mais le succès des australiens devient de plus en plus démesuré par rapport à leur musique... Du AC/DC gonflé à la Rose Tattoo avec une énergie destructrice sur scène c'est bien dans une petite salle ou un bar. Dans un festival, la routine s'installe pour AIRBOURNE qui est rodé de la même façon à chaque concert (je me pète une cannette de bière sur la tête, je bois une goulée à la bouteille, j'escalade la scène) et leur succès devient bien trop important pour un groupe qui n'a pas vraiment de personnalité propre... Cela ne m'a pas empêché d'apprécier le concert et ses morceaux orientés d'avantage sur le dernier album.

On oublie NEVERMORE qui m'avait déjà gonflé au Wacken l'année dernière pour SLASH. Je ne suis pas très fan de son dernier album et je ne connais pas les disques de ses autres projets... autant dire que je me suis surtout cantonné aux titres des Guns et c'est bien jouissif. Ses sbires font bien le travail et le chanteur se débrouille pas mal en voulant imiter Axl. Du plaisir, pas de folie.

Petite déception pour ANNIHILATOR et leur set rikiki... Une setlist pas tant que ça best-of à mon étonnement. Monsieur Walter est excellent sur scène.De toute façon j'ai du suivre de loin une bonne partie du concert à cause des groupes qui s'enchainent comme à l'usine. Tout ça pour se mettre tout devant pour TWISTED SISTER, absolument immanquable !

Je vais droit au but : TWISTED SISTER fut incontestablement le meilleur groupe du festival ! La bande à Dee Snider a littéralement enflammé le Hellfest ! J'ai rarement vu un aussi bon frontman de toute ma vie et je pense que personne ne peut dire le contraire ! Niveau ambiance, c'était la folie. Les tubes défilaient et le public s'époumonait sur chacun d'eux ! Un spectacle passé bien trop vite, c'était génial. Sans compter l'énorme hommage à DIO avec une reprise de RAINBOW et Dee Snider rappelant aux fans qui attendaient IMMORTAL qu'ils n'étaient rien sans DIO. Le meilleur hommage possible. On voit quand on passe en première division.

J'ai réussir à tenir le troisième rang devant la scène pour ALICE COOPER pendant qu'à côté les hommes crabes d'IMMORTAL grognaient dans leur micro. De loin c'était distrayant par le show qu'ils offraient mais ça m'a surtout fait rire. Il fallait réfléchir avant de voler le gouter de "Abbath Doom Occulta" (à vos souhaits), car il était pas content et il m'a cassé les oreilles.

ALICE COOPER était la grosse tête d'affiche de la journée. Avec son charisme incroyable et son show théâtral morbide, on est obligé de passer un bon moment ! Il se fait tuer de maintes façons sur scène, chante en camisole et danse avec un "cadavre" tout en gardant un second degré palpable. Toujours très bon malgré une setlist un peu banale (festival oblige), pas excellente et un rappel étrange qui fait que "School's out" a été joué deux fois... ALICE COOPER reste un maitre et ses musiciens sont bons. Attirail ou pas sur scène, cela fait effet.

Ce samedi j'ai eu de quoi être bien crevé. En rentrant à la tente après une telle journée, il y avait de quoi rester bouche-bé car il y a eu du lourd (particulièrement TWISTED SISTER).

THE BLUE OYSTER

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Samedi 19 juin, Day Two...

Journée écourtée pour le natif de la région que je suis : un détour dans la famille avant un retour sur site à 18h ! Ouai, je sais c'est la louze mais bon ! No comment.

Retour donc sur la pelouse du festival pour le début du set de NEVERMORE.
Thrash peut être mais Thrash progressif pour moi, donc pas passionnant : en effet, la voix de Warren Dale me laisse systématiquement de marbre. Il assure en live, rien à dire (il a le teint bien rougeot, tousse entre chaque couplet et semble un poil malade donc...) mais rien ne passe.
La fanbase du groupe est bien là pour assister à la prestation scénique du groupe suite à la sortie toute récente de leur dernier effort "The Obsidian Conspiracy". Mais si les gens autour me confirment que le site était plein comme un oeuf pour AIRBOURNE, j'ai croisé tellement de monde repartant de la scène à mon arrivée que j'ai pu mesurer cet intérêt moindre pour le combo.
Bref, ZIONLEEMASTERSEB arrive au bon moment pour m'extruder backstage pour une mousse. On se retourne et tombe nez à nez avec Mikkey Dee !! Le batteur de MOTÖRHEAD répond gentiment à ma demande de pic' ! Classe ! Lui qui venait tranquillou siroter sa bière au carré V.I.P ne se fera pas prier ensuite pour se sauver, attaquer par tout le monde !! Moi c'est dans la boîte !

On ressort dès les premières notes de SLASH. Zion et moi nous placons sur la gauche de la scène, proche de l'ancien gratteux des GUNS. Impossible d'avancer plus ! C'est plein comme un eux, et le public est prêt à en découdre. Je suis inquiet pour le combo présent sur scène, dont le seul nom du guitariste mythique sait encore véhiculer un frisson dans l'assistance.
Ne connaissant pas le dernier album de SLASH, je suis en mode découverte sur les deux premiers titres. Gentillet.
On remarque de suite que l'équipe a été recrutée avec des mecs dont on est certain qu'ils ne sauront pas faire d'ombre au maître. Un chanteur Axl-like, un bassiste genre "Duff teinté en corbeau"... Hum, hum...
Et puis c'est arrivé : premières notes de "Nightrain" !! J'hallucine : un de mes 5 titres fétiches de GUNS'N ROSES ! Énorme. Juste énorme et le boulot est fait. Enchaînement avec "Rocket Queen", on croit rêver !
Quelques titres de la période VELVET REVOLVER (dixit Zion qui est encore sceptique) et du nouvel album et le miracle arrive : "Civil War" !! Bordel de merde !! "Civil War" !!! On est dingue ! On chante comme des purs fans en transe et les derniers doutes s'évanouissent avec la magie de ce titre ultime !! Déjà trois titres de la période d'or du pro de la six-cordes. La tension retombe toujours systématiquement entre deux morceaux du combo et les reprises.
Saul assure forcément (mais le minimum côté communication), fait du Hudson dans les grandes lignes : riffs posés, attitudes classiques. Bon !!
Myles Kennedy au chant assure vraiment, se place comme une excellente alternative à Axl tout en proposant une touche perso. C'est sans doute pour cette raison que notre lascar est très fortement pressenti pour prendre la place de chanteur sur le prochain VELVET REVOLVER !

La fin est là et le riff ultime de "Sweet child O' Mine" retentit : un grondement de joie soulève le Hellfest et tout le monde chante... Avant d'attaquer l'inévitable final avec "Paradise City". Excellent moment et superbe séquence nostalgique. C'est con mais SLASH qui reprend GUNS N ROSES c'est largement plus bandant que GUNS actuellement ! Comme quoi !

Retour backstage car chanter à tue-tête pendant quasi une heure donne soif ! J'assiste médusé à la fin du set de PASTOR OF MUPPETS, big band de cuivres reprenant du SYSTEM OF DOWN et du METALLICA notamment ! Excellent.
Moi qui voulait voir Jeff Waters ne voit que la fin du set car il faut déjà aller manger.
Je fonce ensuite me placer au milieu de la foule déchainée pour TWISTED SISTER ! Quelle ambiance de dingue : l'apogée est atteint au moment de l'archi tube "We're Gonna Take It" repri par toute la foule en délire (à vu de nez 12-15 000 personnes ?!) avant "I Wanna Rock" ou "You Can't Stop Rock 'n Roll" et des tubes à gogo. Un rappel achevé avec "S.M.F", le public est en transe et c'est assurément le feu qui brûle ici, le groupe quittant un public chaud comme la braise ! Chapeaux bas à Dee Snider et toute sa bande qui n'auront pas ménagé leurs efforts. Gros coup de coeur en ce qui me concerne !

La suite tranche sacrément avec l'arrivée des rois des pandas, à savoir IMMORTAL.
Annoncé dès l'an passé en référence pour les pass, les norvégiens débarquent dans une ambiance glaciale, propre au Black Metal de puristes qu'ils proposent. La nuit tombant, l'ambiance gagne en fureur. La beauté du décor, les pyro font le travail et Abbath ne fait pas dans la fioriture. Du Black, rien que cela. Gros set long, donc j'en profite pour m'éclipser voir AGNOSTIC FRONT et je constate avec horreur qu'au bout de 20 minutes à peine, c'est la fin du set ??!! Merde, car le groupe envoyait méchamment du Hardcore de super grande qualité. Pour preuve ? La Terrorizer Tent est en transe et risquait d'exploser tellement le public chantait comme des dinguos. Énorme ambiance !

Retour pour le final de IMMORTAL avec les pyro, le Abbath cracheur de feu. Classique en somme. On remarque quelques galères de gratte pour le leader du groupe mais rien de dramatique.

Si certains pensaient devoir attendre 15 minutes avant de voir ALICE COOPER, ils en ont été pour leur frais : Vincent Fournier débarque 300 secondes plus tard pour un conc... Pardon, pour le spectacle grand guignol du Coup' !!
Aucun temps mort, des zicos à fond (un coup de coeur sur le gratteux typé Glam Nikki Sixx), du show sur le scène (Alice meurt au moins 3 fois et tue deux nanas !!!) mais AUCUNE connivence avec le public si ce n'est au moment du départ. On aura eu droit à "School's Out", "Poison" et plein d'autres tubes. Alors bien évidemment les fans auront aimé, les néophytes plutôt profités du show et les autres seront partis boire une bière ! Moi, amateur de loin, je ne suis pas rentré dans cette débauche de délires théâtrales malgré la débauche évidente d'énergie de Fournier et sa bande.
Seule belle surprise : la présence de Jimmy DeGrasso (ex-SUICIDAL TENDENCIES, ex-MEGADETH !!) derrière les fûts, injustement caché par les décors. Indigne de planquer de la sorte un tel batteur !

Fatigue et froid commencent à me traverser. J'assiste médusé au début de CARCASS où je retrouve Mickael Amott et son batteur Daniel Erlandsson d'ARCH ENEMY (restés sur site depuis la veille). En arrière plan du set, on peut voir une succession de photos de pénis présentant des pathologies dermatologiques diverses et variées !! Gerbant ! D'ailleurs, notre ami au futal en cuir alias BIONIC2802 n'y tient plus et quitte la foule très clairsemée désormais en direction de chez JELLO BIAFFRA. Punk mélodique politiquement engagé. J'y passe faire un tour mais rien de bien transcendant...
On quitte donc le festival sous les assauts de CARCASS qui me branchait bien pourtant. Le froid a eu raison de ma motivation...

Day Two off...

To be continued...

FENRYL

* * * * * *


Qu'en est-il du samedi « hellfestois clissonien » ?

Bonjour à tous les Nightfalliens !

Arrivé sur le site à partir du concert de Y&T, prise de contact directe avec un genre de Metal que je ne connais pas bien. Curieux, je me place à bonne distance et me mets en mode « conduit auditif nettoyé et prêt à recevoir la douce saveur musicale proposée ». Et quelle bonne idée d'être resté !

Pourquoi ? Parce que le principe d'un festival à mon avis, c'est d'oser découvrir des groupes, styles et autres raretés en dehors de nos habitudes.

Les musiciens d'Y&T sont en forme et leur bonne humeur est communicative. Du coup, nous accrochons un peu plus – surtout lorsque le micro du chanteur tombe de son pied alors qu'il veut entamer un couplet... Mais c'est pas tout ! Le roadie qui vient à sa rescousse glisse et se pète la tronche devant quelques millier de spectateurs. Rire général, ambiance festive, prestation gagnée !!! Pour les connaisseurs, je ne puis vous assurer qu'ils ont réussi à capter mon attention – avant tout pour le set et non pour les deux gags, certes plaisants – et donner l'envie d'aller acheter en premier lieu un Best of du groupe.

Suivit RAVEN avec son Speed Metal. A nouveau, ce n'est pas ma tasse de thé mais faut bien reconnaître qu'ils savent faire monter la sauce et nous organiser une orgie sonore de bon aloi ! Un bon moment, d'autant plus que le soleil efface les assauts vifs et glacials d'une pluie courte mais dense. Joie partagée : concert réussi !

Vient du Death old school fait dans des vieux pots. ASPHYX nous régale d'une prestation efficace mais trop courte. Aussi, pour se mettre dans l'ambiance, ce fut un peu laborieux pour rentrer en osmose mais au final, les amateurs ont aimé la set liste carré et merveilleusement ficelée pour le genre. Ce qui ne gâche rien, c'est le feeling qui passe entre le public et les performers.

ANVIL fut sympa. Le public tout acquis à sa cause. Gros riffs bien Thrash et communion festive générale.

SADIST donna un set carré : technique et millimétré. N'étant pas dans leur tripe à ce moment, pas d'avis tranché si ce n'est que les fans ont aimé – même si la tente était bien loin d'être remplie...

AIRBOURNE nous fouta la pêche avec ses compos lorgnant sur AC/DC. Le chanteur guitariste était survolté. Il courrait tout le temps, descendit de scène et fit des soli sur une pile d'amplis... tout cela sans s'interrompre de jouer ! Grand, excellent, puissant.

NEVERMORE m'a déçu. En temps normal, j'adore. Ici, Warrel avait l'air d'être malade et, malgré son chant correct, l'énergie qu'il dégage d'habitude était aux abonnés absent. Dommage. Sinon, set musical impeccable et soli maîtrisés puissance mille !

SLASH a offert une excellente prestation. Pas moins de cinq titres de G N' R. Euphorie généralisée et parterre blindé de monde. J'ai eu des frissons à l'intro de "Sweet Child O Mine" et pété un câble avec "Paradise City" : dantesque... avec 16 ans d'attente pour jouir de ces morceaux en live ! I-N-O-U-B-L-I-A-B-L-E.

ANNIHILATOR balaya les titres les plus différents. Surprise pour le premier morceau : "The Box". Les thrasheurs ont adoré.

TWISTED SISTER ne me parle pas plus que cela. En revanche, quels show-men : ce fut une messe d'anthologie et, quoique le chanteur demandait, nous le faisions : que leur musique te parle ou non, tout le monde participa à la fête ! Hommage à Ronnie James DIO très fort et très digne. Merci pour le geste. Respect gagné !

IMMORTAL a LE son qui tue. Mais ABBATH subit des désagréments avec sa gratte... alors, imaginez une seconde son humeur et vers qui il se dirigea avec dignité mais aussi autorité incommensurable. Pauvre technicien, R.I.P garçon, au moins t'es mort par une légende, c'est déjà ça !!!! Effets pyrotechniques grandiloquents. Mais Horgh avait l'air d'être en pilotage automatique et ailleurs : décevant de ce point de vue car au niveau technique, il reste un must de frappes assassines.

Alice COOPER nous proposa un spectacle très visuel et bien foutu. Par contre, communication nulle et donc, partage inexistant avec la foule. Dans ces conditions, offrons-nous un DVD de son show à la sortie, ce sera quasi pareil. Ok, les fans vous diront le contraire. C'est juste l'avis d'un gars qui voulait vivre intensément avec un monstre sacré un moment unique et gravé à jamais dans la mémoire... à la place, j'ai patienté jusqu'à ce que CARCASS arrive !

Ah CARCASS ! Set énorme mais les images atroces dont ils nous ont fendues m'ont écœurées ! Résultat ? Assis dans l'herbe un temps puis, la froideur de la nuit aidant, j'ai lorgné vers Jello BIAFRA : discours politiques avant tout, entrecoupé de chanson ! Pas mon truc, encore moins à 1h30 du matin. Ce fut la fin de notre (à Fenryl & à Bionic) participation.

Voilà un tout petit aperçu pour les amis fidèles de Nightfall. En espérant vous avoir fait ressentir quelques émotions...

P.S. :
Le détail qui fit vraiment plaisir, c'est que d'Y&T à IMMORTAL, tous les musiciens ont fait l'effort de nous dire deux trois mots en français. Très apprécié !
Deux grosses déceptions : OVERKILL et ATHEIST se sont déprogrammés. ANVIL remplaça le premier et SADIST le second. Les meubles furent sauvés mais le bonheur fut... différent.

En vous remerciant,
A deux mains !

BIONIC2802

* * * * * *


Deuxième journée, commencée sous la pluie avec une curiosité: les vétérans RAVEN qui, malgré un sérieux coup de vieux, ont assuré une prestation honnête avec du bon vieux heavy traditionnel...
Dire que l'on voit là le groupe qui avait ramené METALLICA et VENOM en première partie en 1984 en Europe. Alors promis à un avenir doré ils étaient ensuite rapidement tombés dans un anonymat quasi complet...

Des vétérans d'un autre genre se produisent quelques instants plus tard sous la Rock Hard Tent, ASPHYX refait parler de lui depuis quelques temps et semble particulièrement enthousiaste, il égrène classiques et nouveautés dans une ambiance festive, car ça groove pas mal et les riffs semblent prendre une toute autre dimension en live. Un bon moment.

Alors que PRETTY MAIDS vient d'envoyer son hard rock calibré devant une audience visiblement conquise je retourne en espace presse afin de participer à un entretien avec CANDLEMASS.
Difficile de suivre la conversation dans cette cacophonie qu'est devenu le coin interviews, et pour cause: la totalité de TWISTED SISTER vient de pointer son nez dans la place et Dee Snider provoque l'euphorie d'une petite foule d'intervieweurs, redevenus de véritables groupies durant quelques instants.

Pendant ce temps AIRBOURNE qui a commencé très fort continue de compenser le peu d'originalité de sa musique par une prestation survitaminée qui retient l'intérêt d'une foule devenue très compacte.
La petite escalade sur les échafaudages est toujours de mise et si le groupe semble avoir passé son quart d'heure de gloires il s'en tire confortablement grâce à son énergie communicative.

Alors que NEVERMORE assoit une ambiance death progressive qu'illustre admirablement la pochette de son dernier album en fond de scène on commence à sentir qu'il y'a nettement plus de monde que le jour précédent et que la fin de journée risque de rapidement devenir invivable.

Un passage sous la tente Rock Hard pour écouter CANDLEMASS qui retrouve de nombreux fans et étend son atmosphère lourde et prenante de manière écrasante de fort belle manière et il est temps de rallier la barrière de la Mainstage pour assister à la prestation que j'attendais le plus ce jour: IMMORTAL.

Les pandas n'ont pas déçu, leurs gimmicks ridicules toujours aussi assumés ont à peine commencé d'arracher un sourire que l'on est repris par l'atmosphère glaciale et ténébreuse que développent les norvégiens.
L'excellent dernier album est à l'honneur avec pas moins de trois extraits et pas des moindres puisque le chef d'oeuvre "Unearthly Kingdom" tient une place d'honneur dans ce nouveau set.
Alors qu'Apollyon manque de se casser la figure en voulant faire le malin à grimper sur les retours Abbath tortille du cul et crache dans le micro de sa voix absolument unique.
Un problème technique survient vers la fin du concert, comme ce fût déjà le cas par le passé, à se demander s'il ne s'agit pas d'un gimmick à force!
L'inévitable représentation de bête de cirque qu'offre Abbath en crachant du feu fait toujours son petit effet et quelques effets pyrotechniques retombent sur les premiers rangs.Résultat l'oeil gauche cramé me pique encore un peu au moment ou j'écris, je n'avais pas besoin de tant pour me souvenir de ce concert très réussi, donné la nuit tombant et dans une ambiance venteuse du plus belle effet.

J'essaie d'aller me reposer un peu de la petite épreuve que je viens de subir mais je suis pris dans une gigantesque marée humaine tassée devant la Mainstage, je n'ai pas le temps de m'en extraire que retentit déjà l'introduction de School's Out. ALICE COOPER commence fort, très fort, si bien que l'ambiance retombera un tantinet au fil de la prestation.

L'obstacle franchi je me dirige vers la Rock Hard tent où se produit FIELDS OF THE NEPHILIM. Ceux-ci s'en sortent plus qu'avec les honneurs quand on voit la concurrence qui leur est opposée ce soir. Et ce groupe devenu culte le mérite, ils bénéficient d'un des sons les plus propres et précis de ce festival, la qualité du jeu des musiciens n'y étant également pas étrangères.
Leur ambiance tantôt violente tantôt mélancolique sied à merveille à cette soirée et on ne peut que saluer la programmation qui a bien pris soin de placer les groupes les plus atmosphériques le soir.
Un concert de très belle facture qui aurait pu clore idéalement cette deuxième journée.

Mais il reste encore une claque à prendre ce soir, et quelle claque.
CARCASS semble réellement apprécier l'ambiance du Hellfest puisque c'est la deuxième fois qu'il a choisi ce festival pour y célébrer une reformation temporaire.
Dextérité, technique impressionnante et surtout son de rouleau compresseur, chirurgical, qui sublime les compositions des suédois de manière exceptionnelle.
Un concert absolument magistral, ravageur.

Je n'ai pas le temps de m'étendre plus sur tous ces concerts, je détaillerai dans le live report définitif mais cette deuxième journée qui ne me semblait pas extrêmement attrayante au départ aura réservé un nombre satisfaisant de bons moments.

FIGHTFIREWITHFIRE



3 - DIMANCHE 20 JUIN
Par BIONIC2802, FENRYL


Dimanche 20 juin, Day Three...

C'est le grand et gros jour ! Des noms de groupes qui font rêver de partout.
BIONIC et moi passons la journée ensemble (quasi !!). Retour sur site pour la fin du set de ELUVEITIE. Grosse claque avec ce mélange alléchant de Folk Metal et de Celtique. Le néophyte que je suis tombe sous le charme immédiatement ! La magie des festivals : il me faudra me procurer la disco du groupe au plus vite (note pour plus tard !).

Le soleil tape, nos gosiers se dessèchent dangereusement et pas question de se taper encore de la kro à deux jetons. Rappel : sur le site, on doit acheter des jetons pour payer les boissons sur le principe "Un € = un jeton". Au bar classique, on trouve de la Kro à 2 jetons et des boissons sans alcool au même tarif (je crois, hein, car pas testé !!!). On trouve du côté de la Rock Hard Tent le bar à vins (tout est dans le titre) et le bar à bière. Ce dernier propose davantage de types de bières (dont la GUINNESS et la GRIMBERGEN for exemple) mais à 3 €.
Direction donc le carré V.I.P pour tester de nouveau la bière Hellfest Mélusine titrée à 6,66° !! Mais mauvaise plaisanterie : sold out ! Tout comme le merchandising une nouvelle fois cette année. Sans doute le seul petit défaut d'organisation !!

Bref, on se rabat sur d'autres boissons et on écoute d'une oreille PRIMAL FEAR, retourne faire un tour à l'Extrême Market pour finalement rater le début du concert d'ENSIFERUM... Merde...
Même topo que pour ELUVEITIE. Gros set, plaisir à gogo face à des groupes bourrés d'énergie et bien décidés à transmettre leur motivation à un public qui ne demande qu'à en découdre !
C'est efficace et taillé pour le live. Bilan des courses : ça fonctionne ! Cela fait longtemps que je voulais vraiment découvrir le groupe sur scène (car les tarifs prohibitifs des skeuds me refroidit toujours autant avec ce groupe). Je ne suis pas déçu !

Je décide de tenter des expériences : la Rock Hard ce dimanche est très Death. Clairement.
Une sorte d'ode à DEADCOM notre cher collègue. Je tente donc DYING FOETUS.
On se place. C'est l'heure du début du set. Une voix laconique annonce simplement que le groupe ne jouera pas ! Sans aucune autre précision. Sifflets et beuglements. Rien n'y fait.
On se casse pour retrouver UDO (ex-ACCEPT) qui se permet de nous terminer son set avec "Metalheart" et sa "Lettre à Élise" qui fonctionnent toujours autant tout comme le final burné de "Balls To The Wall" (1983). Rien à faire, notre allemand et sa voix de canard sont toujours au top. Chapeau bas !

Pendant ce temps se prépare BEHEMOTH. Nos Polonais sont sacrément réputés et à juste titre : quelle furie, quelle rage ! Nergal me scotche littéralement : ce mec tient la scène comme personne. Il harangue, motive, et hurle ses textes sur des sonorités mi Black-mi Death comme un titan.
Le look, le jeu de scène, les décos. Tout est mortel.
Grosse baffe, une de plus !
A titre indicatif, la setlist du jour : "Ov Fire and the Void ", "Demigod", "Conquer All", "LAM", " As Above So Below", "Slaves Shall Serve", "At the Left Hand ov God", "Alas, Lord Is Upon Me", "Decade of Therion", "Chant for Eschaton 2000".

SAXON... Ah SAXON ! Un super groupe que je peux enfin voir sur scène. Je guette impatiemment "Princess Of The Night", mon titre fétiche du groupe. Et je suis exhaussé ! A noter un hommage à Dio (un titre dédicacé, grosse émotion tout comme avec TWISTED SISTER l'autre combo que j'ai entendu parler de Ronnie durant ces trois jours... Peut être en avez-vous entendu d'autres ?). Le set est super carré, bourré de feelling. On sent les anglais super heureux d'être de nouveau sur la scène d'un festival qui sait assurément les en remercier avec ferveur.
SAXON, un groupe taillé pour la scène à n'en pas douter... Avec une telle histoire et un tel passé, on s'en serait douté Fenryl !
Opération ravitaillement durant le Canadian de Devin Townsend et son projet solo. Rien à faire, ça part dans tous les sens et cela n'en finit pas de finir. C'est bien simple, on a l'impression de bonnes idées totalement dilués dans un océan de brodages aussi inutiles qu'inintéressant. Je reste imperméable à tout cela (à charge de revanche).

C'est donc le ventre plein que l'on rejoint SUFFOCATION. Bordel de m... mais c'est un truc de dingos ! Nos natifs de New York nous assène une véritable gifle, que dis-je, de coup de butoir avec ce Death caverneux ultra technique (putain le gratteux envoie sévère côté soli !). Et je ne vous parle pas de la voix d'outre tombe de Frank Mullen tout simplement ahurissante de puissance. Ce type booste le public et sait y faire, c'est évident !
C'est là que j'ai pourtant mon premier coup de barre et je fonce me boire une chopine, que je sirote en regardant la fin du set de STONE SOUR. Mouai. Gentillet. Reste Corey Taylor, toujours aussi bon en frontman même si je le préfère masqué ! C'est dingue comme il tourne en rond sur lui même. J'ai du voir 4 titres mais je me suis fait la remarque de suite. Il ne sait pas trop où se foutre. Il faut dire qu'il doit en avoir de la place sur scène par rapport à d'habitude avec ses 8 comparses masqués (enfin 7, R.I.P Paul Gray)...

C'est enfin l'heure de nos américains d'EXODUS. Du gros Thrash, du vrai, du trve comme dirait l'autre !
Rob Dukes passe son temps à réclamer des "circles pits " et autres "walls of death", hurle comme un taré, court dans tous les sens, ce qui est à signaler car le beau bébé semble tout de même afficher un excès de masse conséquent... Gary Holt aligne ses riffs comme des cartes de poker gagnants à chaque main. C'est de la pure folie et en ouvrant avec le célèbre "Bonded By Blood" leur concert, le combo est bien décidé à prouver qu'ils étaient là dès le début du Thrash, avec METALLICA et qu'ils comptent bien y rester. EXODUS a la classe et est énorme. Un triomphe romain !

Triomphe tout autant mérité pour MOTÖRHEAD de nouveau sur la scène du Hellfest. Le trio est géant, Lemmy attachant (papy calmos) , Mikkey frappe comme un bucheron et nous sert un p'tit solo pour la route, tout comme le fera Phil Campbel un peu plus tôt.
On a presque tout dit sur ce groupe de légende. "Stay Clean", "Going To Brazil", "Metropolis", et le final obligé "Ace Of Spade"/ "Overkill"ne peuvent que tous nous satisfaire. La foule a répondu en masse à l'appel du groupe et l'ambiance est surchauffée.
Je reste estomaqué par Phil. Ce type dégage une classe et une facilité qui me bluffent. Cette forme de nonchalance dans sa dégaine et son jeu m'impressionne littéralement. Un super moment.

Mais déjà le rêve éveillé est en marche : SLAYER, mon groupe fétiche avec METALLICA est dans la place. J'ai tout de SLAYER : DVD et cd. Mais cela fait plus de 17 ans que j'attends ce moment : les voir LIVE !!! Et là je suis gâté, set list magique. Jetez plutôt un œil là dessus :
"World Painted Blood", "Jihad", "War Ensemble", "Hate Worldwide", "Dead Skin Mask", "Angel of Death", "Beauty Through Order", "Disciple", "Mandatory Suicide", "Chemical Warfare", "South of Heaven", "Raining Blood".
Même si le dernier album est une déception et que le groupe est obligé de jouer ces titres les plus récents (tournée promo), j'ai le droit à mes titres ultimes. Je suis aux anges, second "chowing" de ces 3 jours. Je hurle comme un con "War Ensemble", déguste chaque instant de "Dead Skin Mask" et "South Of Heaven", avant de tripe sur "Mandatory Suicide" et "Raining Blood".

SLAYER est immense, SLAYER est grand. Fucking SLAYER.
J'ai adoré voir Tom Araya se marrer à s'en fendre la gueule en deux. Il avait l'air bien détendu (selon quelle méthode je m'en tape !), tandis que Jeff et Kerry tiraient comme à leur habitude une gueule de tueurs en série. Pffff, font chier ces deux là...
Une seule petite heure de rien du tout pour ce groupe ultime, je suis en manque (quand je vois tous les autres groupes qui ont pu avoir plus de temps, je suis consterné).
J'attends le début du set de KISS pour voir la grosse machine. Je comprends vite que je ne vais pas rester et je suis le conseils de mon comparse pour achever mon Hellfest 2010 par une ultime expérience. En effet, BIONIC me traine voir GARCIA PLAYS KYUSS. Groupe mythique de Stoner que je ne connais absolument pas (ouuuuuh, c'te honte). Direction la Terrorizer Tent. Bondée. Son énorme. J'ai du mal à rentrer dans le trip d'un public totalement conquis à chaque première note de chaque titre joué mais je ne sais pas si ce sont les effluves de substances illicites qui me font renter dans le trip mais je me laisse gagner par les sonorités. Reste le chant un poil redondant qui me rebute mais je quitte la tente en me disant que je pourrais bien me faire la disco rapidos. Prévu pour une heure, on a le droit à 20 minutes de rab' ! Cool !
On a même un rappel avec Garcia qui annonce un titre de plus.... Avant de se faire foutre dehors ! Du jamais vu : un groupe qui se voit refuser la possibilité de continuer à jouer !! Et j'avoue ne pas saisir car il n'y avait pas d'autres combo à suivre étant donné que le groupe achevait le fest 2010 de ce côté du site... Consternant et inexpliqué pour le moment.

On s'apprête à partir du Hellfest pendant que j'annonce à BIONIC que je ne connais que "I Was Made For Loving You" de KISS quand j'entends le groupe annoncer : Are you ready for "I Was Made For Loving You" ? Paul Stanley prévient qu'il va venir le chanter avec le public si il répond favorablement à sa demande de se manisfester. Il enfourche alors une tyrolienne, passe au dessus de la marée humaine pour s'installer sur les constructions permettant de filmer... et entonne "I Was Made For Loving You" !!! Trop de chance ! Il ne reste plus qu'à quitter une dernière fois le site de Clisson sous un monstrueux feu d'artifice !

HELLFEST 2010, fin de transmission.

A chaud, on peut dire que le festival est désormais une réussite franche, totale et massive, n'ayant absolument rien à envier aux autres fest' européens. Le top 3 est affiché dans cette catégorie.
Des groupes de malades, une organisation sans faille (malgré beaucoup d'absences au cours de la programmation) et une esprit festif et bon enfant à chaque instant (*)... Autant de raison pour vous dire que je serai l'an prochain présent au rendez-vous pour me faire un troisième HELLFEST consécutif.
(*) : j'ai adoré voir ce groupe de chevelus tout tatoués littéralement tomber sur ce père de famille fana de MOTÖRHEAD et qui en présence de ses garçons âgés d'une dizaine d'années seulement a reçu une leçon de comportement. En effet, outrés de voir les enfants sans protection auditives (indispensable, ne faudra-t-il pas assez le répéter dans les concerts), nos amis se permettent carrément de faire la morale à papa et de l'inviter à récupérer des protections sur le stand prévu à cet effet !!!! C'est la classe les métalleux je vous dis !!

A noter : cette année il y a eu 72 000 entrées au Hellfest, dont 67 000 payantes.

End of transmission...

FENNRYL

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Hiiiiiiiiiiiihaaaaaaaa !

Quoi de neuf sur Clisson, à part la célébration de la messe du dimanche ? Le pèlerinage de tous les Métalleux qui s’approvisionnent chez Leclercq bien sûr !!!

Bon, étant donné le fait que chaque matinée, Fenryl et moi-même rédigeons nos impressions de la veille afin de vous tenir le plus proches de l’événement, nous avons débarqué le dernier jour du Hellfest 2010 – hé oui, déjà ! - à la fin du set d’ELUVEITIE. Ambiance survoltée et festive dans la plus pure tradition des festivals. Si pour beaucoup, ELUVEITIE est un groupe hors paire, j’avoue que c’est plus l’aspect collectif qui m’a séduit. Le mélange du Celtique et du Metal n’était pas mon cheval de bataille, je reconnais que pour les fans, la prestation était de qualité.

Ah oui, au fait, le soleil headbanguait comme un malade (entendez par là qu’il cognait dur…). J’vous raconte par la poussière qui s’élevait du plancher des vaches – gros bœufs que nous sommes dans ce genre de manifestation ; fermez la parenthèse (sic... & destroy !!!!), hum – lorsque les « circle pits » et « affrontement amical entre le public de gauche et celui de droite (voir EXODUS pour comprendre) » se déclenche dans l’euphorie générale !

Ensuite, petit détour dans le carré V.I.P., espérant – nigauds que nous sommes – gouté à cette fameuse cuvée « Hellfest, bière spéciale à 6, 66 degré » : c’est fort, hein ? Bhein, j’en sais rien finalement, parce que les journalistes ont tout pinté (au lieu de rédiger ???), m’enfin. Du coup, retour sur le devant de la scène.

PRIMAL FEAR réjouit nombre de ses aficionados. D’humeur décontractée, c’est le groupe à écouter sans ce prendre la tête. Juste un moment convivial à passer et c’est là tout l’intérêt d’un groupe tel que celui-là en festival. Du moins, à mes yeux bruns (en même temps, j’suis myope donc, bises aux fans et sans rancune les copains, d’ac…).
Suivit ENSIFERUM. Même constat que pour ELUVEITIE en ce qui me concerne : génial et très appréciable en concert, avec des musicos qui assurent torse nu et kilt de circonstance ! Grand et festif, le but est atteint. Merci les gars.

Attention, arrive la méga déception pour les enfants – reconnus et autres – de notre DEADCOM attitré : DYING FETUS a annulé sans dire pourquoi. Pire, personne ne vint les remplacer. Vous visualisez quelques 500 fans en manque de gros Death déçus ? Ouais, c’est dangereux… Obligé d’aller gouter un Muscadet (frais et goutu avec ce petit relèvement suret, oufff, onctueux. Dommage qu’il n’y avait pas 2, 3 olives pour…), euh, afin de compenser, je pris le chemin vers UDO qui me paru venir d’un autre monde (Holà, festival de concept à l’emporte pièce. Qu’importe, les neurones étant déconnecté dans ce genre de rassemblement, je fais ce que je veux avec mes cheveux, na). Même si un brin plus tranquille – en réponse au méga Brutal Death qui clache - pour nos esgourdes, hi ! Passons.

LE moment à pas rater, c’est l’entrée en scène de BEHEMOTH. Tuerie magistrale, set hyper boosté, communion avec un public bien plus large que nous pourrions penser. C’est bien simple, en regardant autour de moi, les bras se levèrent de la « Main stage 01 » à la « Main stage 02 » s’étirant jusqu’aux bars du fond voir même sur les côtés des scènes principales. Impressionnante prestations et souvenirs énormes d’un groupe qui n’a pas fini son ascension.

KATATONIA me calma, me relaxa, me transcenda. C’est vrai, faut aimer mais bon Dieu (euh, lisez putain, hein ! ) qu’est qu’ils sont planant. Nos tripes sortent de nos corps pour s’élever vers la plénitude des sens. En même temps, vu le groupe d’avant, KATATONIA arriva pile poil dans la programmation du jour. Pas moins de 5 nouveaux titres dont 4 véritablement ont réussit leur examen oral ! Trop court, trop court, pffffff…

Bon, là, je me faisais une joie de voir le leader de STRAPPING YOUNG LAD avec son projet plus personnel et donc, plus calme. Sorry but, c’est là que je suis allé me sustenter un brin avec un Kebhab relativement correct. Et, pour qu’il ne soit pas seul – le métalleux est un tendre, dans le fond… mais vraiment dans le fond pour certains – 3 frites l’accompagnèrent dans ses derniers instants de vie : c’est beau une frite quand on y pense, n’est-ce-pas ? Désolé pour celles et ceux qui aiment Devin Towsend mais ses chansons à rallonge m’emm… (les CD que j’ai à la maison restent souvent dans leur boîtier, c’est con).

Un moment intense, précis et de qualité pour les plus exigeant d’entre-nous – les plus lourds, quoi – c’est lorsque SUFFOCATION nous a atomisé durant une heure d’un Death énorme au son impeccable et à la qualité d’exécution irréprochable. Attention, toues les oreilles ne l’entendent pas par là (jeu de mots ?) mais pour ceux qui se sont régalé du concert, mazette et scampis à volonté : une des grosse claque pour le public… qui était insatiable et qui, du coup, en redemandait (nous ne sommes pas tous maso ; disons que le groupe est si rare en live que frôler l’overdose paraissait légitime. Ça n’engage que votre Bio, ok, vendu !

Allez hop, nous grimpons encore d’un cran avec EXODUS. La vache, pour des vieux briscards, ils ont pu, avec une facilité déconcertante, déchirer les « marcels » des hommes et exploser la ficelle des strings de ces dames, rien qu’avec le volume démesuré des micros de leur instruments ! Même les bouchons dans les conduits auditifs ont fondu devant l’agressivité monstrueuse qui émanait de la Bête. Concentré de riffs plus conquérants les uns que les autres, cette prestation restera dans les annales (de qui ? Va savoir…). Décidément bien trop court pour les thrasheurs de ce bas monde, djûûû.

Ensuite, vu l’explosion cataclysmique subie à l’instant, je renonçais à la venue de NILE (que j’avais eu la chance de voir en décembre dernier dans un Centre culturel près de chez moi !!!). Du coup, même si j’ai eu la chance de voir encore et encore Lemmy, une couche de plus ne changerait plus rien à l’affaire. LA classe : Rock’n Roll d’anthologie et prestation exemplaire de Dinosaures intemporels. Les classiques du groupe furent mis en pâture à notre plus grand souhait et le public en masse – quasi tous les festivaliers, c’est dingue, éructerais-je – participa dans une atmosphère bon enfant où la communication de la joie de vivre ensemble un moment des plus emblématiques du festival. Petite préférence toute personnel avec un titre de l’album « 1916 » qui a été ma première approche de MOTORHEAD : « Going To Brazil ». Professionnel et foncièrement intègre : respect total !

Enfin, enfin, enfin, PAPA déboula ! Malgré son récent album moche, voire en demi-teinte pour les plus gentils d’entre-nous, les 4 titres du dernier album de SLAYER ont fait un effet de bombe en concert ; comme quoi, un titre peut renaître en live pourvu que les musiciens y mettent de la conviction… Prestation gigantesque, carrée où nous retrouvions un Tom à l’éternel sourire déconcertant. Cependant, Monsieur Araya ne dodeline plus de la tête comme par le passé : nous lui pardonnons tous, il a tant donné de sa personne. Son organe vocal fait toujours des prouesses et il nous a même laissé chanter beaucoup de passages ! Encore une leçon de partage malgré toutes les conneries qui entourent ce groupe. Je continue de dire que je déteste la personnalité d’Hannemann mais, sacré bordel de merde de foutre Dieu de la Musique, c’est un assassin hors paire, et ça, je me dois de vous le confesser également. Pas de décor, juste 4 Dieux devant leur fidèles conquis, admiratifs et, bizarrement, jamais blasés ni rassasiés : une minuscule heure d’exécution sonore. Résultat ? Manque tout de même le titre « Seasons In The Abyss »… Ouais, j’en fait des tonnes et je me m’en excuserais pas ! … ‘vous ai dit que j’aimais SLAYER ?

Alors là, grosse poilade : je présente d’emblée mes excuses à tous les fans de KISS. Ok, les Américains savent faire un shows démesuré et nous en foutre plein la vue, ok, ok. Cependant, j’aimerai que celles et ceux qui vénèrent le groupe me donne le sentiment sur cette prestation mitigée au niveau de l’énergie légendaire qui, d’ordinaire, ne les quitte pas ? Pour les avoir vu au moment où ils avaient décider de remettre les maquillages en tournant dans le monde entier au plus grand bonheur des amateurs du genre, je puis vous dire qu’il n’y a pas commune mesure avec ce que j’ai entre-apeçu hier ! P’têt que je n’étais pas dans l’ambiance ? Mouais… En revanche, le feu d’artifice – avec un colossal budget, m’est avis – égailla mon retour à la voiture. Merci, grâce aux « pétards », j’eu retrouvé mes clefs, hi !

Aussi, c’est vers la « reformation à lui tout seul » de KYUSS que je finis en beauté le Hellfest 2010. Le chanteur Garcia a foutu, non seulement le feu dans la « Terrorizer Tent », mais aussi a réveillé les sens de nombres de fans en deuil d’un groupe majeur dans le domaine du Stoner. KYUSS est un groupe que j’affectionne plus particulièrement pour ses ambiances magiques et relaxantes. Bien que ça pète de temps à autre, c’est un univers musical qui se décline pratiquement à chaque fois sur les mêmes bases de riffs au sein d’un même titre. La puissance dégagée est incommensurable et les effets bénéfiques ont été au-delà de ma modeste exigence de voir ce groupe pour la première fois de ma vie malgré la connaissance, quasi par cœur depuis une quinzaine d’année de leurs 4 méfaits studio ! La demande était telle que le groupe dépassa largement son temps réglementaire (de l’ordre d’une vingtaine de minutes) dans un premier temps mais aussi le fait de remonter sur scène – alors que visiblement, les gars sont pris de court d’un tel engouement – pour se voir refuser une ‘tite chanson par les organisateurs. Dommage. Il n’empêche, KYUSS est ressuscité, allez Maya : bzz, bzz (comme dirait Willy) !!!!

Voilà, je souhaite sincèrement vous avoir fait vivre à la maison un festival dont vous pouvez être plus que fiers. Que Devillier et Boutin aillent brouter ailleurs, ici le Hellfest est et restera maître de sa destinée. Là, je vais me couché (il est midi) et vous dit « A l’année prochaine, les p’tits loups » !

Retour aux chroniques,
Votre dévoué Bionic.



4 - LES TROIS JOURS D’UN COUP
Par ALANKAZAME


DEFTONES

Je suis à peine arrivé dans l’enceinte du festival que DEFTONES entre en scène sans plus de fioritures. Le groupe phare du Neo Metal est contraint de se produire dans l’après-midi à cause d’un agenda trop chargé, qui exige leur présence en Allemagne dès le lendemain. Pas d’intro, pas de décors, rien à cirer, les californiens entrent directement dans le vif du sujet avec leur nouveau hit en puissance « Rocket Skates ». La perte de poids de Chino Moreno semble lui avoir donné un regain d’énergie puisque la setliste fait la part belle aux titres les plus bourrins de la carrière du groupe. Le dernier album est à l’honneur, bien évidemment, mais on retrouve aussi, à la surprise générale, un grand nombre de titres issus de l’album « Adrenaline » : plus, sauf erreur de ma part, que de pistes issues du mythique « Around The Fur ». Les titres plus posés sont rares : on retiendra « Passenger » et « Change » issus de l’album « White Pony ». Les titres des albums « Deftones » et « Saturday Night Wrist » sont, là aussi de manière assez surprenante, aux abonnés absents… Côté tubes, si « My Own Summer » et autres « 7 Words » ont bien mobilisé la foule, les fans ont été assez surpris de ne pas pouvoir reprendre en chœurs les paroles de « Bored » et de « Digital Bath », passés à la trappe par manque de temps. Dommage… Après une prestation carrée mais efficace, le groupe se barre un quart d’heure avant la durée limite fixée par le programme. Une heure de show en plein après-midi pour une tête d’affiche ? Moi qui avais hâte de voir l’un de mes groupes préférés à l’œuvre sur scène pour la première fois je dois bien avouer que j’ai été un peu déçu. Espérons que ça ne soit que partie remise. En attendant DEFTONES nous a quand même livré une prestation énergique, bien foutue et cohérente malgré l’absence du bassiste Chi Cheng, toujours hospitalisé et remplacé avec brio par un en pleine forme.

ARCH ENEMY

Arch Enemy, que j’avais hâte de voir à l’œuvre sur scène, a probablement été ma plus grosse déception au cours de ce festival. Déjà le son était complètement pourrav : à chaque rafale de double grosse caisse, c’est l’ensemble de la musique qui se retrouvait massacrée. Ok c’est cool quand ça blast à donf’, ça fait super méchant, toussa… Mais si c’est pour qu’on ne comprenne plus rien au titre interprété ce n’est pas la peine. Autre point noir, la setliste, qui était tout bonnement à chier. Ça commençait bien pourtant, avec un « The Immortal » que personne n’attendait. Et puis ça se gâte… Beaucoup trop d’extraits du très mauvais « Doomsday Machine », un mauvais choix opéré au niveau des titres issus du dernier skeud et un rappel avec « Nemesis » alors que tout le monde attendait « We Will Rise ». Je me consolerais avec la présence en plein milieu du show de « Dead Eyes See No Future », et l’interprétation de « Dark Insanity », hit emblématique de la période Liiva. En ce qui concerne la mise en scène le groupe reste fidèle à lui-même : les frangins Amott jouent drôlement bien de la guitare et Gossow, plus convaincante en live qu’en studios, se démène comme une belle diablesse. Vraiment pas de pot que le son n’ait pas été à la hauteur de l’image…

TWISTED SISTER

25 ans qu’ils n’avaient plus foutus les pieds en France ! Autant dire qu’on était nombreux à les attendre de pied ferme. Et personne n’aura été déçu ! Réuni dans sa composition originale, le groupe, mené par un Dee Snider inépuisable tout bonnement bluffant, les piliers du Hard Rock nous ont offert une prestation irréprochable, qui a fait le bonheur de la foule ! En dehors des tubes « Come Out And Play », « The Kids Are Back » et « You Can’t Stop Rock’N’Roll », tous les titres de la setliste étaient issus de l’album « Stay Hungry ». Que du plaisir, le public a été gagné par une hystérie généralisée au moment de reprendre en chœur les paroles des monuments « We’re Not Gonna Take It » et « I Wanna Rock ». Charismatique au possible, Snider harangue la fosse en contrebas et la couvre de remerciements. Les fans seront un peu déçus de constater que la décision du groupe d’abandonner costumes et maquillages a bien été respectée, mais peu importe, on voulait du spectacle, on en a eu ! A noter un hommage particulièrement appuyé à Ronnie James Dio, traducteur à l’appui, et une reprise de très bon niveau du titre « Long Live Rock’N’Roll » de RAINBOW. De quoi nous sustenter en attendant d’assister à un show plus consistant, comme par exemple, pourquoi pas, la datte en aout à Clermont-Ferrand !

ALICE COOPER

Enfin ! Pour la première fois de ma vie j’ai eu la chance d’admirer le show de mon idole, et au premier rang s’il vous plait ! Déguisements, maquillage, décors, accessoires, mise en scène macabre… ALICE COOPER, c’est plus qu’un concert, c’est du spectacle. Servi par une setliste haute en couleurs et riche en surprises et par des musiciens jeunes et en pleine forme, le maître des ténèbres, très en voix malgré la soixantaine bien entamée, nous en a mis plein les mirettes et pleine les esgourdes. Le début du concert commence sur les chapeaux de roue avec les inaltérables tubes des années 70 : « School’s Out », « No More Mr Nice Guy », « Under My Wheels » et « Eighteen » se succèdent sans temps mort et déclenchent l’hystérie des fans. Reprenant le concept de son « Thater of Death », Vincent Furnier s’en ait donné à cœur joie : tué de quatre manières différentes (guillotine, pendaison, etc), tantôt assassin de jeune fille (à noter l’excellente prestation de la sémillante Tifanie Law), tantôt victime de bourreaux encagoulés, il joue un rôle qui transcende largement celui de la simple rockstar. C’est ce qui explique le manque de communication vis-à-vis de la foule : ALICE COOPER en concert, ce n’est pas seulement un groupe qui interprète des chansons, c’est un véritable show qu’on est invité à contempler en tant que spectateur. Après une pléthore de titres issus de pratiquement tous les horizons de la carrière de l’artiste (on citera pêle-mêle « Wicked Young Man », « Cold Ethyl », « From The Inside », « Poison », « Vengeance Is Mine », « Go To Hell » ou encore « Elected »), le combo revient sur scène interpréter une nouvelle fois « School’s Out » avec un ALICE vêtu d’une redingote et d’un haut-de-forme argentés du plus bel effet. Bref près d’une heure et demie de grand spectacle et une audience conquise. Un petit regret personnel : ne pas avoir entendu « Welcome To My Nightmare ». Ça sera pour la prochaine fois !

SAXON

Décidément l’édition 2010 du Hellfest regorgeait d’artistes cultes. Parmi eux, SAXON, fer de lance du Heavy Metal traditionnel, occupait une place de choix. Mené tambours battants par un Biff en pleine forme malgré une prise de poids assez marquante depuis leur concert de Lyon, le combo britannique a offert au public ce qu’il voulait : un show mélodique bourré d’énergie et de riffs légendaires. Outre un titre issu du dernier album « Into The Labyrinth », SAXON n’a interprété cinquante minutes durant que des titres parmi les plus emblématiques de son répertoire : « Heavy Metal Thunder », « Motorcycle Men », « Crusader », « Dogs of War », entre autres, étaient à la fête, avant un fantastique « Denim And Leather » dédié à Ronnie James Dio, auquel le public a rendu bruyamment hommage en entonnant son nom à l’invitation du groupe. Bref SAXON a fait du SAXON et personne n’a eu à s’en plaindre. Dommage que le show n’ait pas été plus long, franchement placer un groupe pareil après ce truc insignifiant qu’est STONE SOUR c’est limite de l’hérésie.

KISS

Ah lala, le moins que l’on puisse dire c’est que KISS m’a bien bluffé. Moi qui n’avait encore jamais vu le groupe en live je ne m’attendais vraiment pas à une démesure pareille. Ecran géant dans le fond de la scène, effets pyrotechniques, foret de petits écrans, plates-formes qui montent et qui descendent, fumigènes, feux d’artifice, musiciens qui s’envolent et passent au-dessus de la foule en tyrolienne… Je pensais en avoir plein les mirettes, mais pas à ce point-là. KISS, même quand on n’aime pas, c’est décidément quelque chose qu’il faut avoir vu dans sa vie. Et moi comme j’aime bien je n’ai rien eu à redire de leur prestation, c’était tout bonnement génial. Deux heures de très grand spectacle sans accroc, avec un son énorme et une setliste en bêton armé débordant de tubes permettant au public, nombreux, de reprendre en chœur les refrains de « Rock’N’Roll All Nite », « Lick It Up », « Shock Me », « I Was Made For Loving You », « Deuce », « Love Gun », j’en passe et des meilleurs ! Ajoutons à cela trois titres issus du dernier album en date, l’excellent « Sonic Boom » (« Modern Day Delilah », « Say Yeah » et « I’m An Animal ») et la recette avait tout pour fonctionner. Paul Stanley, en pleine forme, a fait office de lead singer sur quelque chose comme la moitié des titres, relayés par Tommy Thayer et Eric Singer sur deux titres (un chacun) et par un Gene Simons curieusement un peu effacé (mais qui ne s’est pas privé de cracher du sang lors de son solo de basse) sur le reste du répertoire. C’était grandiose, y’a pas à chier, vivement la prochaine fois !

AUTRES (en vrac)

Parmi les grands noms du festival figurait aussi les petits jeunots d’AIRBOURNE, étoile montante du Hard Rock à la sauce AC/DC. La prestation, pleine d’énergie, était géniale, servie par une setliste exhaustive (« Long Way But The Hard Way », « Raise The Flag » « Running Wild », « Blond Bad And Beautiful », etc). Malheureusement le public, particulièrement puérile dans sa majorité, m’a bien empêché de profiter du show, à pogotter n’importe quand, rendant l’air irrespirable car saturé en poussière et en transpiration. Le prochain coup je materais tout ça de loin, au moins je pourrais voir quelque chose.

Le show de SLASH ne manquait lui non plus pas de gamins débiles et incultes, mais était plus éclectique et donc plus sympa. L’icône de la guitare électrique a interprété quelques titres de son nouvel album solo et surtout les plus grands hits de GUNS N’ ROSES, avec au premier rang desquels les mythiques « Nightrain », « Civil War » et surtout « Sweet Child O’ Mine » et « Paradise City ». L’assistance était conquise par un concert sans surprises et qui manquait un peu de spontanéité. A noter tout de même un excellent chanteur qui n’avait pas son pareil pour imiter la voix d’Axl Rose.

Parmi les groupes sympas qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, on retiendra tout de même les danois de PRETTY MAIDS, visiblement très contents d’avoir été sollicités pour remplacer RATT au pied levé. La principale surprise était dans le cas présent la capacité du public à reprendre en chœur les titres les plus connus du groupe, pourtant pas franchement populaire dans l’hexagone. Comme quoi il faut s’attendre à tout. Sympathique prestation, également, des hardos de ELECTRIC MARY, qui nous ont offert un show matinal plutôt bien foutu, avec un chanteur vachement marrant qui n’a pas manqué, lui aussi, d’invoquer DIO.

U.D.O. et MOTORHEAD ont quant à eux balancé du gros son avec leurs meilleurs titres, pour des concerts carrés bien traditionnels qui m’ont personnellement laissé sur ma faim. Je retiendrai néanmoins le formidable bordel qui régnait dans la fosse lors du passage de MOTORHEAD, particulièrement représentatif de l’ambiance bon enfant qui est restée la norme tout au long du festival.


Le 22/06/2010 par BUBBA

Un bon cru du Hellfest, ça fait toujours plaisir de revenir là-bas. Pas de grosse déceptions pour ma part, que du bon voire même de bonnes surprises. KISS m'a mis une claque alors que j'attendais juste un bon concert... Grosse machine mais bon, c'est super efficace et en plus ça met de bonne humeur. Très bon ANNIHILATOR également.

Dernière chose : j'ai croisé Christine Boutin sous la Rock Hard Tent !!



             



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