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HELLFEST 2012 - COMPLET Dernière MAJ le 23/06/2012
Par FENRYL et BIONIC2802 le 15 Juin 2012
Publié le 17 Juin 2012 Consulté 6267 fois

Report du vendredi 15 juin 2012


BIONIC2802 :

Assoiffés de Metal, bien l'bonjour de Clisson !

Quelques 33 000 personnes attendues sur le "nouveau" site - soit, les champs d'à côté - du Hellfest. Beaucoup plus grand, encore plus accueillant (si,si, ils ont réussi) et l'ajout de 2 scènes en plus des 4 habituelles font de ce festival une débauche sonore impressionnante. Ce qui me fait penser que pour parquer la voiture, c'eut pu être épique s'y nous ne nous y étions pas pris à l'avance...

La météo n'était pas franchement géniale mais certains groupes nous ont réchauffé, voyez plutôt :
Cocorico pour vous les gars, c'est par des cris porcins survitaminés que démarre mon périple musical. BENIGHTED arrive à nous ébranler dès 11h40 du matin et le public, déjà nombreux, lui fait un accueil très chaleureux. Une grosse claque à l'heure de midi ! Ça promet...

Petit bémol, les scènes "Altar" et "Temple" sont sous la même tente. Du coup, lorsqu'un groupe est en live d'un côté ou de l'autre, il est "envahi" par le "soundcheck" du groupe suivant. C'est une habitude à prendre, me direz-vous. Mouais...
Encore une 'tite précision, désolé pour celles et ceux qui souhaitaient un live-report sous les tentes "Warzone" et "Valley", mais je ne m'y suis pas attardé ce vendredi.

Bien. Donc, sous cette même tente (en forme de L), une fois que les musiciens français terminent leur set, le public n'a plus qu'à "pivoter" sur sa gauche pour voir BELENOS en scène.

Personnellement, je ne connaissais pas ce groupe mais j'ai eu beau rester pour découvrir, je n'ai pas accroché à leur Black Pagan. Là où je ne comprends pas, dans la brochure du Hellfest, c'est qu'elle parlait de "choeur celtique"... J'ai du loupé la chose !

Par contre, j'attendais avec avidité BENEDICTION et force est de constater que leur Death Old School est carré et méchamment ficelé. Quelle pêche ! Auditoire comblé et prestation en béton.

À ce stade, ayant eu ma dose de "blast beasts", je voulus découvrir LIZZY BORDEN. Bien m'en pris, car show à l'américaine pour un Heavy Metal racé. Le chanteur charismatique changea de masque quasi à chaque chanson (bien que le thème du squelette soit récurent) et sa vampirisation sanglante de la danseuse me fit penser à ALICE COOPER. Petit plus qui marqua les esprits, tout le premier rang fut "baptisé" par la main du chanteur par une bonne couche de sang dans la tronche...
Ensuite, j'hésitais entre STREET DOGS et UNEXPECT. Ce fut ce dernier qui me titilla le plus. Fort complexe, bourré de références musicales diverses (de l'opéra au Black en passant par l'électro !). Première approche en concert trop "brutale", trop complexe. Un peu, ça va mais je n'ai pas su rester tout au long de leur prestation. Néanmoins, à découvrir sur CD, pensé-je. Sachez tout de même que les amateurs du genre se sont régalés. Mention très bien pour le son (car, avec tout ces breaks, ça restait audible : respect).

MOLLY HATCHET fit du bien avec son Rock Southern. Une véritable détente pour les oreilles et un set varié (fort classe, d'ailleurs).

Aaah, GOROD ! Étant relaxé, mes conduits auditifs se sont régalés avec une prestation - certes courte - mais ô combien efficace. À nouveau, je découvrais et l'achat de leur galette ne saurait tarder ! Mention excellent pour le public qui les salua pendant +/- 10 minutes (OUI, c'est énorme comme temps d'applaudissement) et c'était mérité.
Enfin vinrent les étranges DARKSPACE. C'est plus une expérience qu'un concert. Hypnotique, envoûtant, captivant pour les 3/4 des personnes venues les découvrir. Si dès les premières notes, quelques-uns s'en sont allés, la tente "Temple" était bourrée de monde et c'est quasi religieusement que nous regardions le trio vociférer. Seule, leur attitude était calme, tout en retenue : bizarre comme concept mais, why not. Première claque en ce qui me concerne !

Après, je ne sus me concentrer. Je vis donc HEAVEN SHALL BURN de loin et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça envoyait grave. FENRYL vous en dira plus, croyez-moi ! Tiens, tant que je parle d'un collègue de Nightfall, j'eu la joie de rencontrer RENERION et nous avons pris l'apéro... en pensant à vous, bien sûr.
Désolé pour les fans de GOTTHARD. J'avais bien l'intention de vous faire partager leur prestation avec le nouveau chanteur mais mon ventre cria famine et, lâche que je suis, j'allai me sustenter vilement. (BIONIC, honte à toi sur 2 générations). Sorry les amis.

La journée des découvertes se poursuivit avec TURBONEGRO. Hé bien, chouettos ! Plein de vie, de riffs Punk déjantés et participation active du public. Le chanteur nous a gentiment proposé de nous enculer tous à la fois. Dans ce contexte, je trouvais l'idée plaisante : fessssssssssstiiivaâââllll, oh yeah ! Petite anecdote en forme de clin d'œil, le chanteur finit sa prestation en QUEEN : tel un Freddie MERCURY encore plus déjanté. Une véritable fête. J'en redemande encore des concerts comme celui-ci.
Ici, c'est autre chose : nous allons participer au "World Tour" de LYNYRD SKYNYRD. Leur Blues Rock est dansant et les classiques tels que "Simple Man" et surtout "Free Bird" en rappel, nous ont mis le cerveau en ébullition. Les soli des trois gratteux étaient juteux à souhait et le feeling énorme. Deuxième claque du jour.
Ensuite, j'avais prévu d'aller voir la fin du set de CANNIBAL CORPSE et le début de SATYRICON... C'était sans compter sur la foule dense et le fait d'être excellemment placé pour le show de Dave MUSTAINE !

Grande joie de le revoir en pleine forme et avec des surprises sur la setlist de MEGADETH. Ils ont commencé avec deux titres du nouvel album et le public effervescent a explosé avec le terriblement efficace et enjoué "Hangar 18". Quand je parle de surprises, sachez que nous avons eu droit à "Foreclosure Of A Dream", "Poison Was The Cure" et qu'en rappel, l'arsenal du rouquin assagi inclura un putain de "The Mechanix" au centre de "Holy Wars... The Punishement Due". De plus, je veux saluer la prestation de Chris BRODERICK qui ne regarde même plus son manche et vit ses soli avec intensité ; il a vraiment trouvé sa place et contribue à l'unité renforcée du groupe américain. Bon, ok, David ELLEFSON a enchaîné avec maestria "Dawn Patrol" et "Peace Sells..." (Sur ce dernier morceau, à nouveau surprise : RATTLEHEAD en personne - tel le EDDIE d'IRON MAIDEN - nous a menacé de son bout de doigt nucléarisé). Belle prestation même si le chant foire à plusieurs reprises. Perso, je m'en fous car la maîtrise des instruments est parfaite).

Enfin, KING DIAMOND fit son show théâtral mais, est-ce le temps (pluie) ? Est-ce sa voix ? Est-ce la fatigue ? Je rendis les armes et partis manger un bout.

Une chouette journée mais j'attends avec impatience celle d'aujourd'hui : Thrash à volonté mais, chuûûû^t, je vous en parle demain !

Bises aux filles et Santé les gars,
Votre Bionic2802.

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FENRYL :

Remarque : les setlists arrivent très vite, merci de votre patience !

2012, l'année de la fin du monde ? Non en ce qui nous concerne ! NIME est une nouvelle fois sur site pour vous faire vivre la toute nouvelle édition du festival Metal hexagonal, dont la notoriété dépasse allègrement nos trop petites frontières désormais...

Cette année, le Hellfest s'est déplacé de quelques mètres pour proposer un tout nouvel espace permettant de passer à une capacité d'accueil de 35 000 personnes par jour ! On annonce ainsi 157 groupes et à ce jour 101 000 billets vendus !
Quand on vous dit que cet évènement est devenu un repère dans le calendrier des trois fests majeurs européens.

C'est donc reparti pour un cycle de 5 ans. Le site est encore un peu "roots" avec des terrassements "limites" à base de granulats et moins de pelouse.
À mon arrivée, c'est bien la poussière qui vole et que l'on commence à manger au lieu de boire une bonne bière fraîche !
On nous avait annoncé cinq festivals en un et c'est bien le cas cette année. Les scènes sont relativement proches. C'est d'ailleurs la première déception avec un retrait des scènes autour des Mainstage 1 et 2 qui laisse apparaître un espace pour les festivaliers plus petit. Par contre, l'espace pour se déplacer est largement plus grand... Justement c'est pas ce que je recherchais mais bon !
On peut penser que les organisateurs sauront remédier à tout cela pour l'année prochaine.

Entre 10h30 et 2h, l'orgie de décibels peut ainsi redémarrer en toute liberté (on pourra ainsi noter que cette année, pas de fausses pubs, de débats stériles ou de pétitions fantaisistes, Clisson VEUT son Hellfest et à juste titre !).

En faisant la queue pour acheter mes jetons, je savoure les notes provenant de la Mainstage 1 : ALPHA TIGER ! Un groupe dont je vous ai parlé ici même : des Allemands donnant dans un Power Metal typé années 80, à base de futals moulants et autres collants ! Grosse satisfaction avec la découverte des morceaux de "Man Or Machine" qui passent vraiment bien live. Technique au rendez-vous et la voix de Stephen Dietrich est si haut perchée qu'on ne peut que louer ses talents !

Enfin vraiment prêt, c'est au tour des espagnols de HAMLET de prendre place sur la Mainstage 2. Vingt ans de carrière pour ces ibériques œuvrant dans le Nü Metal/Groove Metal. C'est agréable, manquant d'énergie parfois (le chanteur semble un poil en retrait, j'oserais dire "âgé" pour ce genre de production où on s'attend à le voir jumper dans tous les sens !) mais musicalement c'est franc et sincère. Le groupe devant faire face à un public encore relativement clairsemé, c'est toujours une épreuve d'ouvrir le fest ! HAMLET remplit son rôle avec application.

Je fonce direction le TEMPLE (scène Black) pour y voir quelques titres des Français de BELENOS (Black Pagan Metal), un peu trop convenu et sans grosse originalité. Sans plus.
Le temps de se restaurer pour être de retour toujours sous cette tente avec le secteur ALTAR (death). La tente est immense (elle peut accueillir 8000 places, et il s'agit de la plus petite taille... On parle déjà d'une plus grande capacité d'accueil pour l'an prochain) et connaît une affluence honorable pour les anglais de BENEDICTION. Groupe historique de la scène Death le groupe est vraiment heureux de se produire ici et on est bien content d'en profiter. Un nouveau chanteur, un guitariste historique qui passe son temps à nous remercier, des titres féroces, des riffs vivifiants et acérés. Bref du bon Death Old school qui mérite davantage sa place dans nos colonnes ! J'y reviendrai sûrement !

Juste le temps de se retourner pour savourer les SOLSTAFIR. Ce groupe Islandais aura en quatre titres fini de me convaincre de leur talent. Une ambiance Black atmo, post-machin, punkisant.
"Svartir Sandar" est largement représenté (dernier opus en date) est surtout marqué par son aspect mélancolique fortement mis en avant. C'est le royaume de la complainte, le pays de la pop romantique à tendance déprimante/larmoyante. On se retrouve avec des plans parfois catchy, puis langoureux voire proche de la sinistrose...
Grosse réaction de plaisir de la part du public qui répond très positivement à cette expérience riche en émotion et en calme !

Retour sur la Mainstage pour voir les américains de STREET DOGS. Du Street Punk typé Irlandais emmené par le premier chanteur des DROPKICK MURPHYS (programmé un peu plus tard dans la journée sur cette même scène). Anecdote des moins drôles : le groupe n'a pas eu accès à ses guitares et à ses cymbales, pour des raisons qui m'ont échappé. Bilan des courses : THE BRONX, autre combo à venir, leur a prêté tout leur matos. Les festivités peuvent ainsi avoir lieu dans une ambiance de pub. Je découvre le genre et je dois avouer que c'est le rêve : du punk et des sonorités de ma verte Irlande (pays très cher à mon petit cœur de metalleux). Sincérité et belle ambiance, le plaisir est au rendez-vous.
Setlist THE BRONX : "Knifeman", "Rape Zombie", "White Tar", "Shitty Future", "Inveigh", "Under The Rabbit", "I Got Chills", "They Will Kill Us All (Without Mercy)", "Heart Attack American", "History's Stranglers".


Après un long passage au Metal Corner, je suis de retour pour voir THE BRONX : un groupe américain de Punk Rock débordant d'énergie et proche d'un Punk Hardcore. Depuis 2002, le combo s'est fait une sacrée réputation et il est temps de les voir live. Matt Caughtran, boule à zéro, tête de pitbull, déverse sa rage et son énergie semble sans limite. Grosse claque.
Le sommet ? Sa descente pendant DEUX titres complets au milieu du circle pit, rendant coup pour coup aux festivaliers, ahuris et presque intimidés de sa présence ! Il chante, pogote et fait le ménage comme un grand, seul, avec des spectateurs qui lui facilitent le passage du fil du micro (filaire ! Surréaliste !) et le portent en slam ! Histoire de vous prouver que nous sommes trop gentils, il est rapporté deux fois derrière les barrières de sécurité : il gueule en nous disant simplement qu'il ne veut pas quitter le circle pit ! Énorme !

On passera rapidement sur la prestation d'UNISONIC, fade et sans relief avec juste deux temps forts : les deux morceaux d'HELLOWEEN... Le reste : mollasson avec même parfois un Kiske bien juste (un comble) mais un Kai Hansen appliqué.
Setlist : "Unisonic", "Never Too Late", "King For A Day", "My Sanctuary", "March Of Time" (Helloween cover) , "Over the Rainbow", "Star Rider", "We Rise", "I Want Out" (Helloween cover).


HEAVEN SHALL BURN rencontre un vrai succès public et à juste titre : ce combo dont je dois vous parler depuis trop longtemps est monstrueux. J'adore ce type de groupe : le son, l'ambiance, le look (le bras tatoué du chanteur putain, j'en rêve !). Nos Allemands font leur effet et chauffent l'ambiance pendant 45 minutes. La pluie fait son apparition... Ce n'est que le début !

SHINING et ARSON ANTHEM ne sont pas là... Grosse déception. Alors bière(s).

Retour pour TURBONEGRO et la découverte du nouveau chanteur ! Tony Sylvester, un tatoué comme rarement (son ventre proéminent arbore un immense tigre stylisé de toute beauté) qui n'a pas à s'inquiéter (RENERION pourra le confirmer, j'ai enfin pu lui serrer la paluche, très vite...) : comme cet Anglais le dit, le groupe est bien de retour ! Pas d'inquiétude. Notre MOTÖRHEAD'n Roll band fait monter encore la température et peut se targuer de posséder une fanbase plus imposante chaque année. Superbe moment qui fait parfaitement le lien avec la suite !

Car en effet, le monument de ce vendredi est en passe d'entrer sur scène. D'ailleurs, il n'y a pas à hésiter : les places sont désormais chères ! LYNYRD SKYNYRD est dans la place. Ce combo mythique hall of fame nous gratifie de sa présence. L'accueil est à la hauteur du groupe : chaleureux et respectueux. Après 26 millions de galettes vendus et des hymnes intemporels, le groupe de poissards (relisez l'histoire jalonnée de drames de LYNYRD pour prendre la mesure de toute cela) est une sacrée machine bien (trop?) huilée. Trois guitaristes et un frontman appliqués à leurs tâches respectives nous bercent sans souci avec bien évidemment "Simple Man", "Gimme Three Steps", "Sweet Home Alabama" et bien sûr "Free Bird" attendu par 30 000 personnes ! Je pourrai dire maintenant : j'ai vu LYNRYD SKYNYRD ! Respect !
Setlist : "Workin' For MCA", "I Ain't The One", "Skynyrd Nation", "What's Your Name", "Down South Jukin'", "That Smell", "Saturday Night Special", "Simple Man", "Gimme Back My Bullets", "Whiskey Rock-A-Roller", "The Needle And The Spoon", "Tuesday's Gone", "Gimme Three Steps", "Call Me The Breeze" (J.J. Cale cover), "Sweet Home Alabama", "Free Bird".


DROPKICK MURPHYS et son Celtic Street Punk terminent la journée "Irlande et Punk" avec beauté : banjo, mandoline, violon, accordéon et musicalité. C'est dansant, c'est festif, c'est 100 % festival et ce groupe manque dans notre base de données ! Franchement bon, franchement efficace et plaisant...

MEGADETH ! Enfin ! Dernier groupe du Big 4 que je n'avais pas encore vu live (c'te honte !). Objectivité 0 pour moi. MegaDave est un espèce d'Ozzy parfois, parfaitement limite dans les aigus vocalement (rien de sort du micro à ces moments là, cela a le mérite d'être clair) mais guitaristiquement parlant toujours aussi bandant !
Setlist classique ("Headcrusher", "Hanger 18", "Darkest Hours", "She-Wolf", "Trust", "Symphony Of Destruction", "Sweeting Bullets" …), trois titres du dernier "13" ("Public Enemy N°1", "Guns, Drugs And Money"), des surprises ("Foreclosure Of A Dream", "Angry Again" (BO du film "Last Action Hero"), "Dawn Patrol", "Poison Was The Cure"...) et un nouveau final avec "Holy Wars" coupé en plein milieu par "The Mechanix" !
Beaucoup de titres tirés de "Rust In Peace" et de "Countdown To Extinction" (pour ses vingt ans). Un grand moment. Un rêve devenu réalité. Un Mustaine en forme même s'il fait trop souvent "défoncé" à mes yeux mais bon, quel pied, putain quel pied !
Setlist : "Never Dead", "Head Crusher", "Hangar 18", "Trust", "In My Darkest Hour (No Intro)", "Foreclosure of a Dream", "She-Wolf", "Dawn Patrol", "Poison Was the Cure", "Sweating Bullets", "À Tout Le Monde", "Angry Again", "Guns, Drugs & Money", "Whose Life (Is It Anyways?)", "Public Enemy No. 1", "Symphony of Destruction", "Peace Sells...", "Holy Wars... The Punishment Due / The Mechanix", "Silent Scorn".

AMON AMARTH pour finir la journée ? Le rêve !
Sauf que le groupe nous ressert quasi la même setlist que la dernière fois (avec même la même vanne sur "Death In Fire"..) malgré quelques nouveautés tirées du dernier album ("Destroyer Of The Univers" passe bien !), plein de pyrotechnie (sympathique) par contre et des guitares plus justes que la dernière fois. J'ai aimé car je suis fan du groupe mais il faut reconnaître que Johan a bien grossi (!) et que sa voix était moins parfaite qu'à l'accoutumée.
À noter un moment typiquement sympa des fests : la présence de Lars G. Petrov (ENTOMBED) sur le titre final de "Guardians Of Asgaard" pour un duo d'enfer !
Setlist : "War of the Gods", "Runes to My Memory", "Destroyer of the Universe", "Death in Fire", "Cry of the Black Birds", "The Fate of Norns", "For Victory or Death", "The Pursuit of Vikings", "Live for the Kill", "Under the Northern Star", "Victorious March", "Twilight of the Thunder God", "Guardians of Asgaard".

2h, grosse journée, la pluie étant de la partie, le Woodstock prend fait pour ce day 1... 5h de sommeil et on y retourne !

To be continued...


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Report du samedi 16 juin 2012.


BIONIC2802 :

Tout commença par : "Bonjour" ! Hey, la forme sur Nightfall ? Ici, deuxième jour festif à Clisson Plage et, ô joie, le temps est avec nous... et nos esprits de ch'tis metalleux.

Juste avant de commencer, sachez que pour se garer, c'est de plus en plus la galère pour se garer et arriver à une heure raisonnable en devient un challenge. Nous, nous avons démarré avec des Belges :

Le set entamé, je me réjouis néanmoins de revoir en si peu de temps CHANNEL ZERO. Hélas, n'ayant que quarante minutes, ils nous balancent principalement leurs titres du dernier album - et quelques anciennes - qui n'arrivent pas à faire décoller l'ambiance. CHACHA en salle surchauffée, oui mais à 12h50 en plein air, non !
Déçu, je comptais prendre un apéro réparateur pour la suite...

C'était sans compter sur la super marrante prestation de STEEL PANTHER ! De l'humour bien potache, basé uniquement sur la femme (pas de type particulier) et ses attraits spécifique. Une grosse "poilade", un moment vraiment sympa et qui a mis de bonne humeur tous les festivaliers. Côté musique ? Un Glam Metal classique aux textes bien salaces. Une chouette entrée en matière pour moi, qui les découvrais. Ils ont franchement leur place dans un festival.

Ah, DEATH ANGEL nous a offert, pour fêter les vingt-cinq ans de la sortie d' "The Ultra-Violence" (soit le premier album mythique du groupe), l'entièreté de cet opus en live ! Puissance Thrash poussée à son maximum et une première en concert - en intégralité, s'il-vous-plaît - la chanson éponyme instrumentale fut jouée avec brio. Un bel accueil pour les amateurs.

Le temps de se remettre et c'est une autre légende du genre qui déboule avec simplicité, SACRED REICH. Le chanteur est aux anges car la foule répond en masse et avec chaleur aux compositions qui datent, qui datent... mais toujours aussi efficaces et qui s'installent dans la tête un bon bout de temps. Moment sympa !
Ensuite, je tentais URIAH HEEP mais hélas, même s'ils y mettaient tout leur coeur, je n'ai pas accroché plus que ça. Sachez quand même que le public était très favorable envers eux et plus d'un était heureux de les (re-)voir.

S'il y a bien un groupe qui fonctionne à merveille en festival, c'est bien EXODUS. Set classique. "Circle Pit" énorme et "Wall of Death" impressionnant. Très (trop?) intense mais content de les avoir revu.

Et voilà LA CLAQUE MAGISTRALE du jour (du Hellfest en entier, peut-être bien) : SEBASTIAN BACH. Du SKID ROW en veux-tu, en-voilà à la pelle. Des titres accélérés, gorgés d'énergie et un bonhomme super puissant ! Super-vitaminé et groupe en très grande forme. Le pied total ! Pour moi, c'est un réel plaisir de vivre un concert aussi vivant.

Du coup, j'avais prévu d'enchaîner sur ABORTED mais bon, après BACH, le set me parut "banal" et je partis faire un tour au Metal Market. Là, trop de monde, bon. Une bière et je pris le temps de regarder les énergumènes du site.

WITHIN TEMPTATION, ça faisait un moment que je les avais lâchés. L'occasion de les revoir me confirma qu'ils avaient pris une route musicale qui ne me plaisait pas plus que ça. Pourtant, une masse de personnes chantaient en chœur et des applaudissements en pagaille. Belle prestation mais plus mon "truc". J'attendis donc assis à côté, le groupe suivant...

MACHINE HEAD est une véritable bête musicale. Un monstre de décibels et un set vivifiant. À l'instar d'un SEBASTIAN BACH, nous avons sauté en cadence plus d'une fois et le groove qui se dégageait était fort entraînant. Impressionnant.
Bon, LE CAS, à présent.

Si le concert à démarré à l'heure avec le premier morceau de "Chinese Democracy" et que la sauce allait prendre, c'est un concert en demi-teinte qui nous attendait. Première partie, Axl se démène, chante sur les tonalités qu'il veut, bref, un vrai performer. Les musiciens sont au top et les écrans géants avaient tout pour nous mettre le cerveau en ébullition. Mais voilà, pas de communication avec le public. Un "thank you" arraché au bout d'une heure et, à partir de "Sweet Child O' Mine", il se contente de chanter, bouge à peine. Consternant pour une icône de cette trempe. Il fallut attendre la dernière demi-heure (sur 2h30) pour qu'Axl daigne nous haranguer avec le "Knock, Knock, Knockin' On Heaven Door" de DYLAN pour se re-trémousser "comme on aime le voir" !

Des morceaux de remplissage - qui n'ont rien de G N'R fondamentalement - ont lassé un tiers des gens. Des soli, certes court, mais non motivant pour la plupart d'entre-nous. Bref, dans l'ensemble, content de les avoir vus avec un goût de déception tout de même. Pour comparer, les reprises de GUNS par SLASH l'année dernière avaient mis le feu à l'ensemble du site. Ici, nous écoutions avec respect en attendant l'enchaînement des morceaux.

HEUREUSEMENT, "Paradise City" fit un carton au niveau de l'audience...
et ce fut la fin !

Bonne nuit et à demain,
Votre Bionic2802.


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Day 2...


Le temps est de la partie ! Pas une goutte de pluie mais en arrivant sur le site, on se rend compte que la nuit aura apporté son lot de flotte pour rendre le terrain boueux...

CHANNEL ZERO vient de débuter quand je retrouve notre BIONIC international qui semble un peu perplexe devant l'un de ses groupes fétiches (ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui il arbore un T-shirt orné du nom de ce combo !). Nos Belges nous délivrent un set relativement quelconque : la batterie est beaucoup trop mise en avant (involontairement je pense) et les compos ne prennent pas forcément. Bref, une prestation en demi-teinte pour ce premier groupe de Thrash.
En plus il faut avouer que j'ai découvert au même moment que CRASHDÏET avait été déplacé (avancé) et que je venais de les rater en suivant le livret bourré d'horaires caducs...

Bref, STEEL PANTHER entre sur scène et vient tout régler : jamais, jamais je ne me suis autant marré face à une scène de Metal ! Le son est excellent et le groupe fait plaisir à voir. Mais c'est surtout à écouter : une succession de demandes aussi tordues qu'hilarantes. Très vite, M. Starr entre dans les sujets graveleux et bien sexuels qui constituent la base du combo. Mais c'est Satchel qui gagne à ce petit jeu en lançant "montrez-moi vos nichons" en français dans le texte suivi pour "montrez-moi vos chattes", le tout en regardant le creux de sa main... Mais le pire, c'est que cela fonctionne en tout cas pour la première demande et ce, tout au long du set !! Des paires de seins en veux tu en voilà ne vont pas cesser !! Incroyable. Je vous épargne les vannes tordantes qui n'auront pas trop de sens hors contexte mais le jeu d'acteurs est à mourir de rire : quand le bassiste explique qu'il n'est pas gay mais simplement qu'il a fait de la prison et qu'il voulait juste une cigarette, on voit que tous les clichés sont de sortie ! (comme les "nichons" d'ailleurs, mot hurlé par Satchel tout le temps, "Show me your nichons" ! Expression entendue toute la journée ensuite ainsi que dimanche, provoquant chez moi un éclat de rire nostalgique !!).
Côté musique, on comprend que le Heavy Glam est toujours aussi efficace mais quand on se penche sur les textes, on voit que l'on peut nous faire chanter n'importe quoi ! J'adore "Community Property" par exemple ("'Cause my heart belongs to you My love is pure and true My heart belongs to you But my cock is community property" !!!) ou encore "Tiger Woods" !
Une première claque magistrale mais surtout une patate d'enfer pour débuter véritablement ce Day 2 ! Un véritable triomphe romain.
Setlist : "In The Future", "Supersonic Sex Machine", "Tomorrow Night", "Asian Hooker", "Just Like Tiger Woods", "Gold-Digging Whore", "Community Property", "17 Girls in a Row", "Death to All but Metal".

Tout juste remis et encore en train d'essuyer mes larmes, changement radical pour mon retour quelques mètres plus loin au niveau de la Mainstage 2 : DEATH ANGEL pour notre journée Thrash Metoool US. Mark Osegueda déboule avec toute sa troupe et heabangue d'entrée avec une chevelure d'une longueur ahurissante ! C'est simple : ses dreds tombent au sol !
"Thrashers", bang dans ta gueule ! Enchaînement avec "Evil Priest" ! Putain, c'est Old School et ravageur ! "Voracious Souls" puis "Kill As One"... Non mais on croit rêver, ils ne vont pas nous le faire quand même ???? Mais si, c'est officiel et annoncé par Mark himself : ils vont nous jouer "The Ultra Violence" en INTÉGRALITÉ pour fêter les 25 ans de l'album !! En réalité, "I.p.f.s." ne sera pas de la partie mais aucun souci quand on sait que l'on a eu le droit à un "The Ultra Violence" (titre éponyme) dantesque ultra rarissime ! Un titre instru de plus de dix minutes qui met tout le monde d'accord ; DEATH ANGEL est mortel et la technique présentée ici est tout simplement hallucinante ! Deux mandales en deux sets, ce HELLFEST assure déjà trop !
Setlist : "Thrashers", "Evil Priest", "Voracious Souls", "Kill as One", "The Ultra-Violence", "Mistress of Pain", "Final Death".

Après tant d'émotions, je décide de m'exiler vers la Warzone pour assister au début du set de OCTOBER FILE. Une dose de post-Punk énergique sous une tente encore marquée par les épisodes de pluie (une partie est en mode "Woodstock" rendant son accès délicat) avant de prendre la direction du Temple pour découvrir la fin du set des Allemands de ASCENSION. Set minimaliste pour ce groupe de Black déguisé en soutanes. Beaucoup trop conventionnel à mon goût mais sympathique pour attendre l'arrivée des NECROPHAGIA sur la scène de l'ALTAR.
Tout heureux de la découverte de leur récent "Deathtrip 69", c'est sous le signe de la curiosité que j'aborde ce set. Une entrée avec une tête coupée dans la main de Killjoy (lequel passera son temps à lécher des os, des membres amputés ou à jouer avec des cordes pour se pendre) pour un premier titre correctement exécuté avant le ratage complet du suivant : Boris Randall se trompe de gratte, puis oublie de brancher son ampli... Killjoy doit lancer trois fois le titre, invoquant une intervention divine pour expliquer cette "malchance". Les morceaux s'enchaînent ensuite, rapidement, sans prise de risque mais surtout sans saveur. Le groupe a beau affirmer avoir du sang Français dans le sang (depuis qu'il a été signé par Season Of Mist !) mais la mayonnaise ne prend pas et la déception est grande de mon côté.
Je quitte ainsi le set avant la fin pour assister à la fin du set de SACRED REICH en me disant que c'est bien ici que j'aurai du rester...
Un détour au Metal Corner histoire de reprendre des forces (liquides) et me voilà prêt pour la grande ligne droite de ce samedi. La foule est immense. C'est sold-out soit 35 000 personnes et la densité est conséquente. On voit clairement cette année que la vitesse supérieure a été enclenchée. Je décide donc de ne pas me faire avoir en restant sur place le plus longtemps possible pour ne pas perdre ma position.
Et pour cause : EXODUS est (de nouveau) dans la place ! Le groupe avait, à mon sens, proposé un des sets les plus réussis il y a deux ans. Et bien vous savez quoi ? On ne change pas une équipe qui gagne ! Putain quelle énergie, quelle fougue ! Aucun changement à noter en fait si ce n'est que Rob a désormais un bouc bien fourni (qui a dit que son bide était également plus fourni !!??). Il galope toujours autant partout, harangue la foule, réclame des circle pits... qui seront par la suite battus en terme de taille. Rien à redire, juste à savourer ces géants du Thrash, beaucoup trop mésestimés. Heureusement, le public du Hellfest est connaisseur et leur réserve une nouvelle fois une formidable ovation, amplement méritée !
Setlist : "The Last Act of Defiance", "Piranha", "And Then There Were None", "A Lesson in Violence", "Blacklist", "Bonded by Blood", "War Is My Shepherd", "The Toxic Waltz", "Strike of the Beast".

SEBASTIAN BACH... Sans doute le concert que j'ai le plus redouté... Pour tout vous dire, j'ai trop longtemps hésité à aller voir SHINING programmé à mon grand désarroi en même temps. J'adore nos blackeux dépressifs que je rêvais de voir mais il a fallu faire un choix : celui des sentiments et de la nostalgie. SKID ROW ayant bercé mes années collège et lycée (j'ai serré à mort avec les ballades du groupe merci encore les mecs !) que j'ai misé sur le fait que j'aurai peut être le droit à quelques classiques de son ancienne formation. Pourtant mes craintes reposaient sur les activités actuelles de l'une des plus belles voix du Metal (comédie musicale, show TV crochet...).
Et là, c'est une nouvelle gifle. Carrément cinglante. Une arrivée d'épileptique, un Bach qui joue au lasso avec son micro comme un cinglé (j'ai tellement redouté de le voir assommer ses zicos !) et qui assure mortellement, et relativement vite (les deux premiers titres sont perfectibles niveau interprétation).
Jugez sur pièces, voici la setlist : "Slave To The Grind", "Kicking & Screaming", "Here I Am", "Big Guns", "Piece of Me", "18 and Life", "American Metalhead", "Monkey Business", "I Remember You", "Youth Gone Wild"...
Oui, oui vous avez bien lu : sur dix titres, neuf sont des reprises des tubes intemporels de SKID ROW !!!! Du pur bonheur, notamment sur le final dantesque "I Remember You"/"Youth Gone Wild", ce dernier morceau étant un véritable hymne à mes oreilles !
À noter la présence du gamin à la guitare (le protégé Nick Sterling, vingt et un ans !) dont la timidité et la gêne étaient flagrantes ! C'est rare de voir un musicien aussi réservé et bouffé par la timidité. Le Hellfest l'a-t-il impressionné ?
En tout cas c'est unanime : C'est un triomphe ! Toutes les personnes autour de moi poussent des râles de plaisir ! Un des toutes meilleures prestations pour le moment !

EDGUY et son Power "festif" déboule dans la place : j'ai du mal à entrer dans la danse. Il faut dire que "La Marche des Gendarmes" en intro, ce n'est pas ma came du tout !!! Il me faut au moins "Tears Of A Mandrake" pour enfin voir le groupe me convaincre (ne hurlez pas svp !). Tobias Sammet est un bavard, un vanneur mais il fait enfin monter clairement l'ambiance en réclamant des échanges avec le public. Il chambre G N'R (il n'a pas tort de nous prévenir que l'on peut risquer un retard pour le set ! Il aura tort mais à ce moment là, personne ne le sait encore !). Un bon moment, une prestation solide et rigoureuse, à l'Allemande comme dirait l'autre !
Setlist : "La Marche des Gendarmes", "Nobody's Hero", "The Arcane Guild", "Tears of a Mandrake", "Rock of Cashel", "Lavatory Love Machine", "Superheroes", "Robin Hood", "Ministry of Saints", "King of Fools".

De peur de perdre ma place, je décide de ne pas aller voir UNEARTH, combo que j'apprécie pourtant vraiment et me repose sur le restant d'herbe au son de WITHIN TEMPTATION. Des images grandiloquentes mais cheap, des titres ennuyeux globalement car beaucoup trop répétitifs, une Sharon toujours aussi charmante mais qui doit soigner son anglais toujours aussi terrible et minimaliste tout comme ses mouvements sur scène... Juste le temps d'écouter "Stand My Ground" ou "See Who I Am" et pas grand-chose de plus. La fanbase relativement nombreuse aura sans doute pris son pied. Pas moi.

MACHINE HEAD : le meilleur concert du Hellfest 2009. Point. C'est dit. Une chose est sûre, le festival est plein comme un œuf mais pas seulement pour G N'R. MH est définitivement un des groupes chouchous à Clisson. Le public le fait comprendre très rapidement et le groupe ne le sait que trop bien. Robb et sa bande nous le rendent bien avec une prestation dantesque une nouvelle fois, assurément mémorable. Le son est énorme, les jeux de lumières fantastiques (notamment sur la géniale "Locust", la scène étant totalement verte). Le sieur est en verve et nous explique pas mal de choses comme le sens du morceau "Locust", puis, une fois qu'une gratte acoustique est placée sur scène, l'origine de "Darkest Hours", du rôle de la musique qui l'a aidé à surmonter les douleurs de la vie, lui qui ne croit pas en la religion... Il faut dire que de façon totalement incompréhensible le public américain déteste ce morceau, tout comme le groupe connaît un succès mineur dans son propre pays alors qu'il est une putain de référence en Europe ! Ne cherchez pas à savoir, de toute façon MACHINE HEAD est plus heureux chez nous, et c'est tant mieux !
Flynn adore un drapeau avec le jeu de mot "I Am Hellfest" en référence au premier titre de "Unto The Locust" dernier fantastique album en date du combo (ruez-vous dessus si ce n'est pas encore déjà fait malheureux !). Demmel a le bon goût de ne pas faire de malaise et son duo avec Robb sur les soli est toujours aussi magique. Quelle fusion que cette association ! Et que dire une nouvelle fois de la prestation de Dave McClain derrière ses fûts. Discret mais terriblement efficace, il nous délivre une volée de frappes toutes aussi précises que féroces !
Pour son troisième passage ici, la setlist frôle la perfection : tous les monuments du groupe y passent (même si un "Ten Ton Hammer" aurait été bien vu mais déjà eu la précédente fois donc pas dramatique !). Bref, c'est la totale, l'ambiance est exceptionnelle, tout le monde prend son pied et en redemande. MACHINE HEAD vers le doublé ? En remettant son titre en jeu, la réponse devra néanmoins attendre dimanche soir pour un verdict final mais une fois encore un temps fort et marquant. Bravo messieurs et encore merci, merci, merci !
Setlist : "I Am Hell (Sonata in C#)", "Old", "Imperium", "Beautiful Mourning", "Locust", "Aesthetics of Hate", "Darkness Within", "This Is the End", "Halo", "Davidian".

Remonté comme jamais, c'est de pied ferme que j'attends la diva. Il est 23h30 et on nous annonce 2h30 de set ! Ahahahah ! Quand on sait que le groupe est arrivé avec une heure de retard à Londres récemment avant de se faire envoyer à la tronche des paquets de projectiles et de menacer de se barrer, on est en droit de craindre le pire.
La foule n'a jamais été aussi nombreuse. Les tranches d'âge très larges, les parents étant là avec de tous jeunes enfants (au passage, j'ai vu un enfant encore en couches dans le Temple assistant à un concert de Black sans aucune protection auditive. Honte à vous les parents inconscients...).
Et là, magique, pile à l'heure, c'est le début du set et c'est parti pour 2h30 à la minute près de show... Oui, pas de concert. Un truc juste super formaté. On retrouve des titres de "Chinese Democracy" qui passent bien l'épreuve du live mais je ne les calcule pas étant donné que cet album ne m'a jamais intéressé (ce n'est pas du G N'R pour moi). Bref, le temps est finalement moins long que prévu dans ces moments là mais je me rattrape sur le reste en faisant ma groupie : peu de surprises au départ avant un "Estranged" inattendu mais tellement adoré que j'en suis fou de joie ! J'adore ce titre et quel bonheur de m'en délecter live ! Sauf que très vite, l'objectivité reprend le dessus : le son est fade, aseptisé, sans originalité. DJ Ashba (très bon chez SIXX A.M) singe pas trop mal un Slash par moments et est relativement plaisant à observer durant la prestation (il sautille, tente de communiquer mais on le sent sur la réserve). L'aspect bridé de tout ce set n'aura de cesse d'augmenter... Le pire ? L'arrivée des soli... Quand on voit que le groupe compte trois guitaristes, un bassiste, un batteur et deux claviéristes, on est en droit de s'inquiéter ! A juste titre : tous auront le droit à leur solo. Infernal. Quand on voit le potentiel du groupe en termes de disco, il y avait la place pour au moins cinq titres de plus genre "Patience", "Double Talkin' Jive" sont deux exemples qui me viennent ainsi à l'esprit pour ne pas en citer davantage...
Axl est sur la défensive, comme stressé. Il ne communique pas, ou très très peu... Juste pour nous dire qu'il ne savait pas trop à quoi s'attendre et que c'est "fantastique" au final... Rien de plus pour le reste du set. Il gueule sur Fortus car il ne bouge pas au bon moment, le claviériste se casse la gueule de scène au moment de sa présentation (c'te honte) sans qu'il ne le remarque vraiment et surtout il passe son temps à rentrer à la moindre occasion (genre cinq secondes) dans une pseudo tente sur le côté droit de la scène avec un larbin qui lui ouvre la porte, replace son micro, lui dit de revenir... Pitoyable.
On frise l'incident diplomatique justement lors de sa sortie de tente au début de "Sweet Child O' Mine" car Axl se ramasse lamentablement la gueule sur une structure (j'ai cru que le concert allait s'arrêter là !). Il s'est relevé et a chanté sans bouger, en boudant, comme un gosse pendant une grande partie de la chanson... Incroyable.
Bref, quatre soli plus tard, on aura tout de même eu les "fondamentaux" sans le crunch et la folie de Slash (c'est dingue comme le son a pu être fade), mais sans fioriture ni échange.
L'ambiance était bien quelconque car le public n'aura eu aucun rôle à jouer : on subit le set, sans chanter, en tout cas sans y être invité... Totalement HS sur le principe même d'un festival, d'autant plus quand on apprend que la prestation pourrait tourner autour des 800 000€ (source non officielle sur le site, à confirmer !).
On pourra ainsi dire "J'y étais, je les ai vus" mais ce G N'R là n'est qu'un Axl band, sans plus... Une "marque repère" face à une grande marque... Ici, on part avec le sentiment de "je suis venu cachetonner"... Un goût bien dégueulasse même si on fait la princesse, et on avoue secrètement qu'on a pris son pied à chanter les tubes ayant bercé notre jeunesse de collégien/lycéen...

Setlist : "Splitting the Atom" (Massive Attack) , "Chinese Democracy ", "Welcome to the Jungle", "It's So Easy", "Mr. Brownstone", "Sorry", "Rocket Queen", "Estranged", "Better", Richard Fortus Guitar Solo, "Live and Let Die", "This I Love", "Shackler's Revenge", "Motivation" (chanson de et interprété par Tommy Stinson), Dizzy Reed Piano Solo (Baba O'Riley), "Street of Dreams", "You Could Be Mine", DJ Ashba Guitar Solo (Mi Amor 2.0), "Sweet Child O' Mine", Instrumental Jam (Another Brick In The Wall Pt. 2), "November Rain", "Glad to Be Here" (Bumblefoot cover), "Don't Cry", "Civil War, "Knockin' On Heaven's Door", "Nightrain", "Paradise City", "My Way".

Allez, sur ce, rendez-vous demain pour nous remettre de nos émotions !

To be continued...

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Report du dimanche 17 juin 2012 : Hellfest


BIONIC2802 :

Déjà le dernier jour, et nous n'avons pas vu le temps passer. La pluie nous a épargnés pratiquement toute la journée mais le soir, si j'étais déjà trempé de sueur, je me suis fait rincer avant d'atteindre l'auto... Aaaaaaaaaaaahtchoum ! C'est donc avec une bouillotte sur la tête que je vous écris.

Allez, passons en revue les groupes visualisés par votre serviteur:

Arrivé pour la fin d'ALCEST, je ne pus que constater que la tente "Valley" était bourrée, que j'ouïs Sieur NEIGE en dehors du chapiteau. Deux titres encore et me voilà plongé dans la mélancolie. Ovation pour les Français et visages radieux observés à la sortie. A revoir en concert plus tard.

DISNEYLAND AFTER DARK (D.A.D.) mis l'ambiance sur la "Mainstage 01" avec un Hard Rock Blues plutôt conventionnel mais attrayant. Le chanteur fait l'effort de parler en Français et le public est ravi. Nous avons beaucoup frappé dans les mains en cadence et les musiciens avaient l'air de prendre leur pied !

Changement d'univers avec BRUTAL TRUTH. Je dirais que nous avons assisté à un joyeux bordel sonore organisé. Perso, j'ai eu du mal à entrer dans leur délire mais l'ambiance au sein du public faisait plaisir à voir. Une prestation chaleureuse.

Tout le contraire, j'enchaînais avec FORGOTTEN TOMB qui, même si l'auditoire était massif, le groupe a eu du mal à nous transporter dans son Black Doom dépressif. Je les préfère en CD car l'émotion est plus forte, trouvé-je. Un public tout acquis à leur cause mais pas de réel frisson à son encontre, dommage.

FENRYL me proposa d'assister à WALLS OF JERICHO et je dois reconnaître que la chanteuse est bourrée de testostérone : effrayante et attirante, elle fit sauter l'assemblée dans une frénésie incroyable. Énergique, vivifiant et oui, je le reconnais, si musicalement je n'accroche pas au Hardcore, la prestation m'a marqué positivement.

Du coup, je reste dans le style, quoique moins agressif mais tout aussi énergique, avec HATEBREED. Je tiens vingt minutes puis c'est l'overdose (apparemment, je suis le seul car la foule part en délire et l'impression de participer à une fête géante est bien présente. c'est que c'est pas mon truc, voilà. Vite, une bière pour me préparer à la suite.

L'année dernière, ils avaient annulé "sans crier gare". Aussi, c'est de "pied ferme" que j'attendais DYING FETUS. Set carré, dévastation sonore et grosse impression sont les mots qui me viennent à l'esprit. C'est condensé, pas une minute de perdue et des compositions qui arrachent. Impressionnant.

Bah, du coup, voir BLUE ÖYSTER CULT m'est impossible : faut que je me remette du groupe précédent. Je sais, honte à moi d'avoir laissé passer une légende mais rester concentré en permanence au Hellfest est quasi surhumain. Une prochaine fois, j'ai la foi !

D'attaque pour la suite, je découvre un groupe dont je connais tous les gars : LOCK UP. Un condensé de brutalité avec le chanteur d'AT THE GATES qui a l'air d'être heureux de passer un moment avec nous, Nick Barker qui massacre ses fûts avec joie et un Dan Lilker remplaçant Shane Embury à la basse. Hommage rendu à Jesse Pintado. Une bonne grosse claque !

Alors, ensuite, c'est un MÖTLEY CRÜE en meilleure forme que lors de son premier passage au Hellfest. Deux choristes aguicheuses, et dansant avec grâce, accompagnent les musiciens tout au long du concert. (anecdote : d'autres "danseuses" se trémoussaient derrière nous, en hauteur. Beaucoup d'hommes les ont repérées mais Vince ne les a pas mentionnées. Ne dansaient-elles que pour ses yeux à lui ?). Un chouette concert, moins "tape-à-l'oeil" mais foncièrement plus Rock comme nous l'aimons. Bon souvenir !

Vient la consécration d'un rêve pour votre Bionic : voir ARCTURUS en live. Putain d'ambiance. Tout le monde chante, tape dans les mains, crie spontanément ; bref, le délire. Beaucoup de titres de "La Masquarade Infernale". Emu et tout simplement heureux d'avoir vu Simen Hestnaes (ICS VORTEX) emmener le groupe avec classe et une personnalité hors du commun. Énorme claque !

Enfin, mais non des moindres, mon expérience la plus folle dans le milieu musical : SUNNO))). Un "morceau" d'une heure. Lumière tamisée bleue, fumigène régulier pendant une demi-heure puis, oh!, changement d'atmosphère : du jaune ! Non, mais sans déconner, le public est rester scotché sur des variations de basse et de chants - tantôt latins, tantôt anglais - alternant avec des cris possédés puis... Plus rien. Le bleu ré-apparaît, les bras se lèvent, la messe est dite. Il me faut bien cinq minutes pour sortir de la tente, encore sur le coup émotionnel de cette expérience unique en son genre (en tout cas pour moi). C'est dingue les multiples émotions que vous passez à son écoute. Bizarre mais à tenter au moins une fois dans sa vie !

Voilà, c'est déjà fini. J'espère vous avoir fait un peu vibrer comme si vous y étiez. Je vous dis à bientôt et, quoiqu'il arrive, STAY METAL, Baby !

Votre serviteur,
Bionic2802.

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Day 3...

Il est temps de prendre conscience que le HELLFEST a pris une autre dimension au moment de se rendre sur site pour l'ultime session de cette édition 2012... En effet, cette année, mais quelle galère pour se garer pour la première fois en 4 années consécutives. 35 000 personnes hier soir (samedi sold out) et sans doute presque autant pour ce dimanche. A ce moment du fest, personne ne pensait que Clisson aurait accueilli 112 000 personnes en 3 jours !

Bilan des courses, du temps de perdu pour arriver pour la fin du set de ALL SHALL PERISH... Cette session de deathcore qui va se succéder est toujours mon petit péché mignon. Nos américains ne sont pas là pour plaisanter et assènent leur set avec fureur, énergie et vitesse d'exécution. Il fait chaud, le groupe dépote. Peu de chose à dire, les codes du genre sont parfaitement respectés !

D-A-D est pour ma part une totale découverte : DISNEYLAND AFTER DARK à l'origine dès 1980, ce groupe danois rebaptisé après des soucis judiciaires avec la firme de Mickey nous délivre son sympathique (Hard) Rock. C'est idiot de l'écrire mais c'est calme, posé et appliqué. Mélodique comme trop rarement sur le site su Hellfest, c'est sans doute ce qui vaut au groupe une audience clairsemée (je me retrouve au 5ème rang !) et un accueil de spécialistes ! Emmené par deux frangins (Binzer, au chant et à la guitare), et le même bassiste (jouant sur une gratte transparente à deux cordes) présents depuis le début du combo (seul le batteur a depuis été remplacé, assez rare pour être souligné !), je passe un moment agréable et la découverte fut relativement enrichissante... A noter en final leur tube "Sleeping My Day Away"...
Setlist : "A New Age Moving In", "Jihad", "Evil Twin", "Everything Glows", "Monster Philosophy", "Riding With Sue, "I Want What She's Got" (with solo de batterie), "Bad Craziness", "Sleeping My Day Away".

La transition est des plus surprenantes comme d'habitude entre la Mainstage 1 et la Mainstage 2 : c'est au tour des Metalcoreux chrétien de AUGUST BURN RED de débouler ! Nos américains envoient la sauce. Trépidant, énergique et sec comme un coup de trique, c'est un missile qui explose sur la scène. Le duo très propre sur lui de guitaristes (ils semblent bien jeunes, l'un est en tongues, l'autre avec la mèche du fils à papa, le tout sans aucun tatouage !) ne ménagent pas ses efforts et le combo semble très appliqué à sa tâche. Bien évidemment les détracteurs du genre vous parleront d'un son relativement commun, j'en conviens, mais l'efficacité est au rendez vous et le public de plus en plus dense n'oublie pas de répondre présent. Les circle pits ne cessent de se former depuis ce début d'après midi, pour notre plus grand bonheur ! Peu de pauses, du son , du gros et de la folie à revendre. Rien à redire, moi cela me convient totalement ! A noter une fanbase loin d'être ridicule !

Vous connaissez mon amour pour BALCK LABEL SOCIETY ! Les revoir pour la seconde année consécutives sur les Terres de Clisson relève du pur fantasme ! Et me voici de retour pour mon troisième concert face au groupe ! Line up inchangé depuis l'an passé et voilà Zakk de retour, portant une nouvelle fois sa coiffe de chef indien (cf mon live report de l'an passé !) pour un "Crazy Horse"... Sauf que très vite, je sens poindre l'arnaque. Comparons les deux setlists... Cette année, on retrouve simplement "Bleed For Me" et "Suicide Messaih" EN MOINS soit rien de moins que deux des meilleurs titres de tous les temps du groupe !!! Pour le reste, c'est le même service M'sieurs dames ! Y'a de quoi être véner un poil nan ??? Heureusement que je suis archi fan et que je suis assez con pour revenir deux fois de suite, mais moi qui espérais un peu de prise de risque, j'en suis pour mes frais. Maintenant, ceux qui découvraient le groupe pour la première fois ici ont du être enchantés ! Très bon son, setlist intéressante... reste le côté minimaliste des échanges qui gave tout de même. Petite déception de gros con de fan que je suis !
Setlist : "Crazy Horse", "Funeral Bell", "Overlord", "Parade of the Dead", "Fire it Up", Guitar Solo, "Godspeed Hell Bound", "Concrete Jungle", "Stillborn".

WALLS OF JERICHO là aussi, déjà vu ici même ! Une putain de claque à l'époque pour ce groupe qui avait été interverti au dernier moment pour palier le retard d'un autre groupe. J'avais tellement adoré que je ne comptais pas rater le retour de Candace !! Et pour cause ! La miss is back, avec encore plus de tatouages (est ce possible?), affublée d'un mini short et d'un débardeur de sport laissant apparaître une musculature à faire pâlir votre propre serviteur ! C'est bien simple : elle a repris la muscu de façon hallucinante !! Toujours sur la réserve suite à la prestation précédente, WOJ me calme en quelques secondes ! C'est bien simple : la folie pure que dégage Kucsulain est toujours aussi époustouflante : elle ridiculise ses collègues frontman, elle harangue la foule comme une damnée, elle hurle à s'en décoller les poumons, elle réclame des circles pits (elle est exaucée dans la minute !) réclamant le plus gros du fest et je pense qu'elle le remporte ! Elle affiche un sourire ENORME, laissant franchement penser qu'elle prend un pied fou à être sur la scène du Hellfest ! En tout cas, moi j'ai encore pris une gifle cinglante et je dois me sortir les doigts pour ENFIN vous parler de ce groupe de Punk Hardcore/Metalcore de malades ! Fan base de plus en plus conséquente pour le groupe, cela ne peut pas tromper !
Setlist : "All Hail the Dead", "A Trigger Full of Promises", "And Hope to Die", "A Little Piece of Me", "Feeding Frenzy", "The American Dream", "II. The Prey", "I Know Hollywood and You Ain't It", "Playing Soldier Again", "Revival Never Goes Out of Style".

Enchainement de rêve, étape 3 : HATEBREED ! Un groupe culte, que je vénère et que j'avais du zapper lors de son précédent passage pour aller voir à la place AMON AMARTH en 2009... Un dilemme vécu comme un drame car choisir entre son père ou sa mère, on ne peut pas. J'avais misé sur un retour des américains ici même (c'est au moins leur 3ème passage sur le fest) et j'ai eu raison, tellement d'ailleurs que j'ai pu revoir également cette année les suédois !!! Jasta et sa bande sont dans la place et de suite, c'est gagné : une ouverture sur le thème old school de "Rocky" (excellente idée !), la setlist est magique, l'ambiance fantastique (quelle fanbase impressionnante totalement vouée à la cause !) et le groupe ne se ménage pas. Le public répond en slammant comme jamais, les circle pits sont encore de la partie et on apprécie les demandes de Jamey qui les observe, sourire au coin, mais vigilant demandant aux furieux de ne pas se faire de mal, de veiller les uns sur les autres et de relever le cas échéant les mecs au sol rapidement ! C'est avec Candace le type les plus sympathiques vu au cours des 3 jours. Il veut donner du bonheur aux fans et ne se pose pas de questions. Il régale gratos, rien ne sera oublier. On chante, on saute, on jumpe, on ferme les yeux, on lève nos bras, on déclame les slogans (mon dicton "If you don't live for something you'll die for nothing" ou "Now is the time for me to rise to my feet Wipe your spit from my face Wipe these tears from my eyes" par exemple), bref, je prends un pied monstre. HATEBREED est une putain de référence du hardcore, aucun doute là dessus mais à vivre en live c'est trop bon ! Allez, pour pinailler, je regrette l'absence d'une reprise de METALLICA, SLAYER ou SUICIDAL TENDENCIES pour me combler ! La prochaine fois sans doute les mecs ! Non mais vous avez vu l'enchainement final ??!!! Qui peut résister ne serait ce qu'aux trois derniers titres ???!!! Bordel, que cela fait groupie de ma part, mais j'assume totalement !!
Setlist : "Never Let It Die", "Before Dishonor", "Betrayed by Life", "As Diehard as They Come, "Voice of Contention", "To the Threshold", "Empty Promises", "Perseverance", "Defeatist", "Beholder of Justice", "Last Breath", "Proven", "Live for This", "I Will Be Heard", "Destroy Everything".

Là il faut bien avouer que je dois me remettre de mes émotions et c'est de loin que je me tape le set des DEVILDRIVER : gros son, grosse fanbase, des idées intéressantes, mais rien de spécial ne se produit. Désolé, mais il aurait fallu que le groupe passe à un autre moment !
Setlist : "End of the Line", "Horn of Betrayal", "Head on to Heartache (Let Them Rot)", "Dead to Rights", "I Could Care Less", "Hold Back the Day", "Not All Who Wander Are Lost", "Clouds Over California", "Meet the Wretched".
Je pars ensuite manger pour ne revenir assister qu'à la toute fin du set des BLUE OYSTER CULT (pas taper!) : le groupe remercie le public et quitte la scène, c'est vous dire, avant de revenir car ils viennent de se rendre compte qu'ils ont un peu de temps. "See You In Black" déboule dans la place... Désolé encore une fois mais pas l'esprit à écouter véritablement... car je me place le plus proche possible pour...

TRIVIUM !!!! Putain j'adore ce groupe et les voir ENFIN live tourne à l'obsession. Après HATEBREED, je me fais foutrement plaisir ce soir ! "Ascendancy" est une galette über cult pour moi et le petit dernier m'a réconcilié avec le groupe et ses errances ! TRIVIUM n'est là que pour moi car la setlist est un orgasme digne de celle de MACHINE HEAD ! 5 titres de cet opus, les tubes de "In Waves" et de "Shogun" en plus quasi !! Matt harangue le public que je redoutais venu pour en découdre ou pour leur balancer des tomates (un peu comme pour GNR en fait) mais c'est tout le contraire en fait : le public est archi conquis et répond aux doigts et à l’œil. Les 4 zicos se donnent à fond. Je prends conscience que Heafy, il est vrai, me fait terriblement penser à James Hetfield en tant que frontman. Il communique et communie d'une façon assez similaire, c'est indéniable ! Et ce n'est pas un reproche, bien au contraire ! Les 3 premiers titres sont des missiles purs. "Black" n'est pas un morceau aussi fantastique que ce qui va suivre mais se révèle relativement efficace tout de même. Un circle pit prend forme au cours du set et vient créer un vent de panique autour de moi : en fait je suis terriblement près de l’œil du cyclone et il est évident que tout le monde prend son pied !
Au final, c'est un véritable triomphe romain qu'obtient TRIVIUM... et le public du Hellfest se voit attribuer la seconde place des fest' pour le moment dans la tournée du groupe en terme d'investissement. Je suis aux anges même si les quelques pains de Augusto auront terni un poil la prestation du groupe, mais bon, on va faire semblant de ne pas trop avoir tiqué ! Par contre incompréhension totale sur le fait qu'AUCUN titre de "The Crusade" ne soit joué ?! Mais que se passse-t-il donc avec cet opus renié ? Moi je l'aime bien !!!!
Setlist : "Capsizing The Sea", "In Waves", "Pull Harder on the Strings of Your Martyr", "Rain", "Black", "The Deceived", "Dusk Dismantled", "Drowned and Torn Asunder", "A Gunshot to the Head of Trepidation", "Down From the Sky", "Throes of Perdition", "Leaving This World Behind".

Je ne compte plus les gifles reçues que c'est déjà au tour de MÖTLEY CRÜE de repointer le bout de son nez ! C'est ma seconde fois live avec ce groupe si cher à mes petites oreilles de glameux ! Un détail que semble avoir oublié Tommy en précisant que cela fait une éternité qu'il n'est pas venu en France et qu'il est bien content de nous revoir ! Mais moi aussi mais c'était il y a 3 ans c'est tout ! A cette époque le groupe passait en dernière position et avait tenter d'échanger sa place avec HEAVEN AND HELL de mémoire pour avoir davantage de monde et un public plus en forme mais il avait essuyé un refus !
13 titres en 2009, un de plus cette année. Des titres plus "osés", un groupe beaucoup plus visible et accessible (étais je plus proche également ? Sans doute !), moins de chichi (ce coup ci l'écran fonctionne et diffuse les images de la scène comme n'importe quel autre combo, ce qui n'avait pas été le cas la fois précédente...) et des musiciens disposés à donner de leur personne.
On apprécie le micro de Sixx représentant un crochet de boucher relié au plafond, on guette les conneries de Lee et les déplacements de notre Canard préféré ! Les tubes s'enchainent comme les perles d'un collier. Rien à redire, si ce n'est toujours pas de "Too Young To Fall In Love" mon titre fétiche, tant pis !
Bref, c'est bon de les revoir, de les écouter tout simplement.
On pourra douter de la prestation live de Tommy Lee au piano (ce dernier joue face à la scène, clavier non visible et le caméraman ne propose que des prises de vue du dessous... Louche, très louche...) mais surtout s'inquiéter de l'état de santé de MONSIEUR Mick Mars qui traine littéralement sa carcasse pour quitter la scène après une prestation sans faute. Ce grand monsieur injustement méconnu vient encore de donner une véritable leçon de courage et d'humilité car il nous a proposé un set carré et réussi.
Je terminerai avec une grosse pensée pour mon pote Eddie (du groupe SHÄDE) qui a pu ENFIN voir son idole Sixx et son groupe fétiche après plus de 30 ans de passion. J'ai pensé à lui, qui au 4ème rang avec son nez pété pendant le set de SEBASTIAN BACH (!) était aux anges. C'est à lui que je dois de connaître et de jouer du MC à la guitare, je lui dois tout. Enjoy mon pote !
Setlist : "Wild Side", "Live Wire", "Too Fast for Love", "Saints of Los Angeles", "Shout at the Devil", "Don't Go Away Mad (Just Go Away)", "Same Ol' Situation (S.O.S.)", "Looks That Kill", "Piece of Your Action", "Smokin' in the Boys' Room", "Dr. Feelgood", "Girls, Girls, Girls".

Encore du connu avec SLASH et mon pote Myles Kennedy. Un souvenir d'une belle prestation il y a deux ans en compagnie à l'époque de ZIONLEEMASTERSEB (nous avions chanté comme des groupies les tubes des GNR !). Je n'attendais plus grand chose du gratteux car j'avais peur de l'overdose de GNR. Et pourtant, sous la pluie de plus en plus prononcée, c'est bien une claque que va prendre la bande à Axl. Certes, le public de la veille n'est pas forcément entièrement là, quoi que (?), mais la réponse en terme de participation et d'ambiance me paraît davantage chaleureuse et volontaire.
Un seul titre du VELVET ce coup ci, 4 reprises des GUNS'N ROSES et pas des moindres (les mêmes que la fois dernière mais ce coup-ci toutes tirées de "Appetite For Destruction", sans doute pour ne pas devoir de droit à l'autre !). Myles est toujours aussi impeccable, Slash a eu le nez fin en le conservant sous son aile et les nouveaux titres font sacrément mouche mention toute spéciale pour "Anastasia" qui vraiment est terrible ! Le public chante comme un dingue et même la substance marron dégueulasse qui coule de la bouche de Slash n'aura pas suffit à nous dégouter ! Bravo !
Setlist : "One Last Thrill", "Nightrain", "Ghost", "Standing in the Sun", "Back From Cali", "Mr. Brownstone", "Halo", "Anastasia, "Sweet Child O' Mine", "You're a Lie", "Slither", "Paradise City".


Pour terminer le Madman une nouvelle fois... J'ai longtemps hésité avec CHRILDREN OF BODOM que je n'ai toujours pas pu voir live. Mais ce Ozzy & Friends me faisait bien envie (désolé MADBALL itou).
23h10, après un film à la gloire du Prince Of Darkness, c'est le départ ! Il pleut des cordes ! Et il n'y a pas que le canon à eaux qui officie ! C'est bien partie pour 1h45 de pur bonheur ! Forcément en ouvrant avec "Bark At The Moon" (ultime ce solo !), j'en oublie mes dilemmes ! Mais la voix ne me plait pas trop. La pluie redouble. "Mr Crowley" enchainé, génial, mais les bugs sont trop énormes... Ozzy recommence à marcher en canard, décroche et raccroche instantanément et 12 000 fois son micro du pied par titre. On observe une quantité hallucinante de boissons devant la batterie et un mec qui apporte des tasses de thé à volonté... La nouvelle tombe rapide, annoncée par Ozzy himself : "Je suis désolé les mecs je suis malade"... Putain... Il ne peut vraiment pas chanter, c'est presque pitoyable à entendre... 5 titres avec le line up de la tournée puis Slash et Butler débarque pour "Iron Man" (un peu rouillé, dixit Ozzy qui a déjà balancé de rage une tasse de thé après s'être plus tôt aspergé d'un seau entier d'eau, putain tu m'étonnes que tu sois malade après !), "War Pigs" et "N.I.B.". Bien troussés et plaisants mais je suis trop inquiet pour vraiment savourer.
Départ de ces deux là et retour de l'ex enfant prodigue. Zakk est dans la place et ce type n'a vraiment pas de rancœur (presque pas d'amour propre) pour accepter de revenir après s'est fait mettre à la porte sans vergogne par Sharon Osbourne... je réalise que je ne suis en fait là que pour les voir ensemble. Ils représentent tellement pour moi et mes oreilles que je savoure chaque note de ce "Crazy Train", en mode consensuel... Ce que je ne savais pas encore c'est que cela serait bien tout... Pourquoi ? Et bien simplement car ensuite c'est "Paranoid" avec tout le monde !! Alors oui, c'est juste bandant de voir jammer Ozzy, Butler, Slash et Wylde sur la même scène mais tout le monde sait que quand c'est "Paranoïd", c'est la fin !!! On se regarde tous, incrédules... Non, il ne va pas le faire ??!! Et bien si ! 40 minutes avant son terme Ozzy et ses "amis" ne reviendront pas !!
Je reste éberlué et je redoute l'émeute. Comme il pleut dur, je pense que c'est ce qui va nous sauver. Les gens se satisfont d'une binch en attendant LAMB OF GOD ou BIOHAZARD...
A titre perso, je suis tellement dégouté que j'en reste là et stoppe sur cette (grosse) fausse note ma 4ème édition...
Setlist : "Bark at the Moon", "Mr. Crowley", "Suicide Solution", "Shot in the Dark", "Rat Salad", "Iron Man", "War Pigs, "N.I.B.", "Crazy Train", "Paranoid".

Bilan :

Mes TOPS : MACHINE HEAD, TRIVIUM, STEEL PANTHER, HATEBRED, WALLS OF JERICHO, MEGADETH, SEBASTIAN BACH, DEATH ANGEL, LYNYRD SKYNYRD.

Mes DECOUVERTES : THE BRONX, DROPKICK MURPHYS, TURBONEGRO.

Mes DECEPTIONS : OZZY, WITHIN TEMPTATION, NECROPHAGIA, CHANNEL ZERO, UNISONIC, GNR (?).

160 groupes environ, 115 000 billets vendus, le cap est plus que passé avec succès. Le Hellfest est beau et grand, c'est une sacrée réussite, même si le temps capricieux aura tenté de nous emmerder, nous avons su en profiter autant que possible, pour vous le faire vivre de façon aussi forte et vivante que nous l'avons vécu !

A l'année prochaine, soyez en certain !

Hellyeah !

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CITIZEN : la totale !

Vendredi matin, des groupes pas extrêmement motivants mais le moment de se dégourdir un peu les oreilles pour se préparer au lourd qui arrive plus tard dans la journée. Bien qu’opérationnel très tôt, je fais l’impasse sur les ridicules CELESTE (même si la mention s’applique aussi plus au moins aux deux autres groupes jouant sur le même horaire), mais arrive assez tôt pour chopper la fin de la fin de MERRIMACK déjà vus quelques années auparavant, et qui ma foi semblaient balancer du matos plus trippant qu’au Nouveau Casino. Je me trouve donc assez bien positionné pour BENIGHTED, premier show complet pour moi sous la monstrueuse nouvelle tente Altar/Temple, côté Death Metal donc. Tanné par un pote pour les avoir loupés l’année dernière au Brutal Assault, je me cale bien droit dans mes pompes pour me préparer à la claque… Assez mal assénée, puisque malgré leur énergie ces mecs forcent un peu sur le pig squeal et oublient un peu de caser des riffs qui chatouillent les tripes. J’ai quand même cru comprendre, aux exclamations ravies du chanteur, que les mosheurs du devant y ont trouvé leur compte, et c’est vrai que les BENIGHTED sont quand même pas bégueules niveau violence. Disons que ceux qui savaient exactement ce qu’ils étaient venus chercher à ce show l’ont certainement trouvé.
Je vais explorer l’Extrême Market pendant BELENOS, déjà vus et au son notoirement mal adapté aux prestations live, ce qu’on m’a encore rapporté peu après cette fois également. Retour en terrain connu pour BENEDICTION qui me font un peu le même effet que BENIGHTED qui occupaient la même scène deux heures auparavant.
Je m’éclipse à nouveau et suis de retour pour MOLLY HATCHET, moment du premier concert d’un groupe m’ayant motivé pour cette édition du fest. Je fais ma découverte du groupe dans les meilleures conditions, le set assez court balance de gros hymnes bien puissants et groovy.
Après une autre heure à errer pour des raisons qui ne me reviennent pas (frustrant, ATOMIC BITCHWAX était dans le petit programme que je m’étais fait), j’étrenne la nouvelle tente Rock Hard dorénavant connue sous le nom gentil de WARZONE pour assister à DISCHARGE. Ne connaissant pas le groupe par autre chose que son importance dans la scène Crust, je prends une grosse baffe, ayant l’impression d’avoir mis les pieds dans un concert Thrash bien virulent et crade. Ça c’est pour le regard du mec qui veut seulement du rapide et du headbanguable et qui se fout du reste, mais un connaisseur du groupe avec qui j’ai fait le fest n’a pas apprécié le show, les chansons étant apparemment peu reconnaissables. Soit.
Me voilà aussi sec à traverser tout le site en diagonale pour me positionner dans la TERRORIZER… pardon, la tente VALLEY. Ce clin d’œil à l’orga n’est pas juste affectif comme pour la WARZONE, puisque la VALLEY garde son gros défaut, celui de déborder très vite, d’autant plus que le festival programme des groupes de plus en plus nombreux et côtés et ramènent un public qui vient exclusivement pour stagner devant cette scène. Choix curieux donc que de ne pas tenir compte de plaintes qui gagnent encore en pertinence. De fait, la tente est déjà pleine pour ORANGE GOBLIN et je me retrouve sur le côté alors qu’une petite pluie, pas méchante mais surtout très angoissante pour la suite, commence à tomber. le groupe, excellent sur album, sonne ici "gros metal", mais perd un peu sa saveur et c’est très dommage.
Alors que j’ai eu tout le temps pour vaquer au cours de ce vendredi, premier dilemme avec trois groupes intéressants programmés en même temps : GOTTHARD, TAAKE et GBH. Déjà vu TAAKE et les GBH jouent du punk et sont cultes, ce sera donc eux. Bon show de musiciens qui en font des tonnes pour convaincre le public de leur jeunesse, c’est pas mal mais après avoir vu DISCHARGE sous la même tente je m’attendais à un truc plus frontal. La tente est d’ailleurs très boueuse, avec les semelles qui collent dès qu’on reste immobile, ce qui me file des sueurs froides pour la suite.
Retour au camping avec les potos, passage nécessaire au Leclerc où tous les bras et cartes bancaires seront mobilisés, j’aurai eu l’impression de faire plus d’intendance que de musique aujourd’hui. Forcé donc de sécher COLOUR HAZE où je devais retrouver un autre gars, je me jure de revenir pour LYNYRD SKYNYRD et voir un bout de CANNIBAL CORPSE avant d’attaquer le gros du fest… ce qui n’arrivera en fait pas, puisqu’après un apéro bestial devant la tente, partis à trois pour MEGADETH, aucun d’entre nous ne pourra y assister. Il me semble qu’effondré dans l’herbe humide au beau milieu du site j’ai à un moment donné reconnu les accents aigus de la voix du putain de KING DIAMOND qui devait se produire à quelques centaines de mètres, et sa reprise de « Come to the Sabbath »… aaaaaaargh. Il paraît que la setlist de MEGADETH était frustrante de toutes façons, na – du moins c’est ce que j’essaye encore de me dire.

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C’est donc dans un sale état et une saleté répugnante que j’attaque le samedi, et fait d’ores et déjà une croix sur NECROS CHRISTOS malgré toute ma bonne volonté, ainsi que ORANSSI PAZUZU dont on me fera un report élogieux au cours de l’aprem. Ouin ouin ouin me direz-vous, regrets un poil tardifs. Pas non plus de STEEL PANTHER et leur show très nichonnesque, qui a été décalé à ce que j’ai compris. Je loupe aussi une tonne de groupes de Néo-Thrash très random et moyennement motivants (SUICIDAL ANGELS, GAMA BOMB, CHANNEL ZERO). Mais sitôt de retour sur mes pattes, je suis les copains pour la fin d’un DEATH ANGEL à la prestation très motivante, bien plus qu’au Thrashfest 2010 à mon avis. Du coup si je n’avais eu personne à suivre je n’aurais pas vu ce concert au Hellfest en me basant seulement sur leur passage parisien. Puis je mate KORITNI du coin de l’œil, du Rock’N’Roll de bon facture.
Mais finalement tout va bien puisque je suis en état de mosher pour SACRED REICH ! Marche Impériale en intro, gros sourires, public assez nombreux mais pas trop, identité du groupe très bien reproduite, j’assiste à un très gros spectacle. Dommage que le groupe n’ait pas joué "Death Squad " et ait exécuté la totalité de l’EP "Surf Nicaragua", reprise de BLACK SABBATH comprise, sauf "Draining You Of Life". La journée commence bien (mais tard !) avec ce premier groupe sérieux sous un beau soleil, avec, détail pour les mosheurs, un terrain sans boue mais pas encore assez sec pour dégager une poussière infernale, excellent !
Je mate URIAH HEEP de loin, encore un groupe à découvrir sur scène mais que le manque de temps m’a fait zapper sur album… Bien bon, avec des passages space pas trop envahissants. Un type se met à vomir à deux mètres de moi et attire plus l’attention localement que la mainstage.
Hop, mainstage de gauche où EXODUS est de retour au Hellfest pour la troisième année consécutive, ce qui colle bien avec leurs deux passages au Thrashfest dans le même temps. Je me retrouve poussé semi-volontarement à assister pour la sixième fois à un de leurs sets, alors que pour avoir une chance de voir NECROS CHRISTOS loupé quelques heures plus tôt va falloir être très motivé huhu. Aucune surprise, EXODUS a les défauts de ses qualités et surtout pleins de défauts, exécutant sans âme une très bonne setlist axée quasi exclusivement sur "Bonded by Blood", du moins lorsque le groupe joue entre deux appels au meurtre du gros Rob Dukes. Comme d’hab le groupe semble oublier toute notion de feeling et se focalise sur la brutalité de son show, et le public répond en conséquence par le circle-pit de circonstance et le wall of death traditionnel sur un non moins traditionnel "Strike of the Beast" en fin de concert, traditionnellement quoi. A chaque fois à EXODUS je passe le set dans la fosse, je me dis donc que cette fois je vais essayer de voir si de loin le show est plus méritant mais finalement comme c’est bon qu’à ça je me retrouve dans le bordel à chialer sur EXODUS massacrant ses titres cultes.
Grosse escapade et retour obligatoire pour SAINT VITUS. Show renversant, son gigantesque, avec les solos qui surgissent de nulle part et qui sonnent comme des cris d’effroi, l’ambiance intimiste, "Clear Windowpane", "Dying Inside", "Mystic Lady" (avec un feeling très différent de celui que lui donnait Reagers mais s’intégrant parfaitement au reste du coup), deux titres du nouvel album et quelques autres titres dont me semble-t-il "Burial At Sea". Complètement possédé avec Dave Chandler qui joue de sa gratte avec toutes les parties de son corps et fait les annonces lugubres entre les morceaux ("Now you’re gonna drink all night long and you’re working tomorrow… Your boss is a fucking prick"), obligatoirement sans bouchons d’oreilles. Final sur "Born Too Late" génial.
Forcément un peu lessivé après le meilleur show du festival (je l’écris maintenant mais je le savais déjà juste en en sortant !), je vais faire un tour à la moitié du concert d’ENSLAVED qui joue "Clouds", "Ruun", "Fusion of Sense and Earth" et apparemment (question débattue) une reprise d’ "Immigrant Song". J’ai été un gros fan du groupe et ais de plus en plus de mal avec leurs titres récents et leur interprétation en concert. J’assiste donc surtout au concert par nostalgie… ENSLAVED finit sur "Allfǫðr Oðinn", un de leurs meilleurs titres issus de leur premier EP, comme ils le font depuis quelques années pour combler les fans de leur période black-metal. Peut-être que contre la barrière et à fond dans le truc…
L’heure tourne vite quand on est sous les tentes et ENTOMBED fait partie de la dernière fournée de groupes du jour. Intro classique somptueuse suivie directement par du blast, j’assiste à quelques tracks mais complètement crevé je me rentre au camping en décidant qu’ENTOMBED a probablement fait un super show.

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C’est dimanche et j’aurai bien quelques trucs à voir par curiosité mais rien qui me motive vraiment à traîner mes groles entre un camping et un site de concert bien plus éloignés cette année que les années précédentes. À la prochaine VANDERBUYST ! N’ayant pas non plus eu la présence d’esprit de collecter mes excréments, je n’ai plus spécialement de raison d’aller au premier rang pour ALCEST et LITURGY. Je poireaute donc au camping puis emboîte le pas à un pote pour BRUTAL TRUTH aka "tu vas voir c’est trop extrême" ! Une fois devant c’est le concert de Death Metal légèrement Grindé (ou l’inverse) le plus bateau du fest, je vagabonde comme une âme en peine après quelques titres et revient à la fin pour voir le début de FORGOTTEN TOMB. Eux sont des apparemment des blackeux dépressifs qui, à en juger par leur recette, auraient été plus inspirés de carrément virer doom et de profiter du son de la Valley, mais tant pis pour eux. Assis et luttant contre le sommeil j’apprécie quand même mais disons que c’est quand même vachement expérimental comme façon d’assister à un concert.
Je me pose ensuite et déconne sur le côté d’ACID KING, toujours crevé. Encore un groupe qui passe pas mal dans un état second mais qui tire quand même du côté le plus foutage de gueule de ce que le Stoner/Sludge a à offrir, avec ce faux côté psyché et tout. Heureusement que THE OBSESSED jouera plus tard pour donner une leçon (j’allais écrire enculer) l’ensemble des groupes de Stoner de la Valley. Je zappe ANAAL NATruc , voit un bout de RIVAL SONS (curieusement Rock’N’Roll sans bruit excessif pour la Valley) et m’inflige la fin de DEVILDRIVER pour chopper le début de BLUE ÖYSTER CULT et de son très bon show. Seulement sur quatre chansons hélas puisqu’il faut bien se placer au deuxième rang pour PENTAGRAM (des types sont agglutinés au premier rang depuis des heures). Et encore un show immense, grimaces de Bobby et pleins de titres de "Relentless", dont un "Dying World" apparemment rare sur scène et le morceau-titre dont le refrain ne sera joué qu’à la toute fin. À part ça, "When the Screams Come", "Into The Ground" (j’aurais aimé plus du dernier album, d’ailleurs les setlists récentes me donnaient de l’espoir de ce côté) et fin sur "Wartime". Frustrant donc pour les fans de "Day of Reckoning" mais excellente pour ma part. Une foule particulièrement agitée aussi avec slammeurs et moshers, dont certains carrément emmerdants.
Pause alimentaire (de toute façon et tout à fait entre nous, il y a vraiment des mecs qui écoutent IHSAHN ?) puis THE OBSESSED, deuxième passage de Wino sous la Valley en deux jours. Et comme écrit plus haut Wino écrase tout, voir du Stoner avec des vrais compos basées sur une vraie structure et des vrais riffs et pas seulement sur des gros amplis et une image rétro ça fait plaisir. Ce show est bien différent de celui de SAINT VITUS mais reste un grand moment, avec cet éclairage jaune et bleu très statique et ce son très frontal, bien plus que sur album où THE OBSESSED est plutôt baigné dans une ambiance carrément mélancolique, mais Wino semble préférer durcir la voix sur scène. La poussière à ce moment-là est omniprésente et dessèche la gorge en deux minutes, j’ai donc pas le courage d’attendre un éventuel rappel, qui aura quand même lieu comme je m’en rendrai compte en longeant la Valley pour quitter le site du fest sur cet excellent concert.


Le 23/06/2012 par DOLORES V. SELENIUM

Je n'ai pas saisi "SHINING et ARSON ANTHEM ne sont pas là... Grosse déception. Alors bière(s)." pour la journée du vendredi, sachant que Shining jouait le samedi.. ?

Les concerts que j'ai préféré: Steel Panther, Arcturus, Unexpect, Amon Amarth, Shining (même si déçue d'être beaucoup trop loin).

Déceptions: Taake (public irrespectueux au possible), Black Label Society (plutôt ennuyeux contrairement à ce que j'espérais).

Concerts sympas sans plus : Trepalium, Merrimack, Belenos, Solstafir (son trop mauvais et pas assez proche de l'ambiance du groupe sur album mais tout de même très beau), Glorior Belli, Oranssi Pazuzu (aucun mot échangé avec le public, on va dire que ça fait partie de l'étrangeté du groupe), Ascension (un peu trop plat), Abysse (comme pour Solstafir ça n'allait pas assez dans l'ambiance du groupe que l'on peut entendre sur album), All Shall Perish, Mötley Crüe (un peu froid face au public à part Tommy Lee mais plutôt fun et culte).


Le 23/06/2012 par FENRYL

J'ai simplement été déçu sur le coup car les livrets de la programmation annonçaient les deux groupes sur le même créneau sauf qu'entre temps, l'un avait été déplacé au lendemain, l'autre annulé... Au moment de rédiger mon live report samedi matin très tôt, je n'avais pas encore saisi que SHINING était au programme le même jour !

Fenryl.


Le 19/06/2012 par AENEMA

Arrivé à 17h le vendredi (après 10h de route), j'ai pu au moins profiter de LYNYRD SKYNYRD ("Free Bird", wouaahh trop bon) et de MEGADETH. Concernant les DROPKICK, je voulais tellement les voir que je me suis fait chier.

Le jeudi, j'ai commencé avec IN EXTREMO si je ne me trompe pas... Me suis un peu ennuyé, j'ai pas accroché... D'ailleurs, j'ai passé mon temps à l’extrême market et je n'ai vu que la fin d'EXODUS (honte à moi !!! Je me foutrais des baffes). Me suis jeté sur MACHINE HEAD relativement bien devant la scène où me suis éclaté comme un malade. Ensuite, ENTOMBED et GUNS...

Le dimanche, INSOMNIUM, puis enchainement WALLS OF JERICHO, HATEBREED et DEVIL DRIVER (mon dieu, énorme les 3), un peu de BLUE OYSTER que j'ai trouvé sympathique puis remis le couvert avec TRIVIUM, MÖTLEY CRÜE (quelle bonne surprise). J'ai regardé SLASH de loin puis attendu OZZY OSBOURNE avec impatience et pas déçu. Puis suis allé voir la fin de CHILDREN OF BODOM sous la pluie (c'était blindé sous la tente) et enchainement illico avec un retour sur Paris en voiture.... Bref, bien crevé mais ça valait le coup !!


Le 19/06/2012 par GUILLAUME THE ELDER

Ça y est, c'est reparti pour 3 jours hors du temps et de l'espace. On dépose mon frère et moi notre brosse à dents chez notre ami d'enfance qui est kiné près de Clisson (oui, je sais, on a les fesses rempli de nouilles!) et on arrive sur le nouveau site.
Bonne première impression, un peu terreux mais bon...

Vendredi : Premières notes du week-end avec Endstill, Molly Hatchett et Gorod ; pas d'intérêt, on sent qu'il est tôt. Unisonic, je ne connaissais pas mais première surprise ; quand on était collégien en 88, on se rappelle la voix de Kiske et la gratte de Hansen, sympa. Brujeria, égal à eux-mêmes, bonne partie de rire... Taake : premier vrai grand moment du Fest, le concert défile à toute vitesse, bons morceaux, parfaitement exécutés, ambiance Black délicieuse. Turbonegro : fun mais moins heavy-rock qu'en studio, moment de se restaurer pour être prêt pour les poids lourds. Lynyrd Skynyrd : grosse montée d'ambiance, on sent qu'on a changé de division, superbe set-list ("Simple Man", "That Smell"...), beaucoup d'émotions... Cannibal : tout un art, numéro un incontestable du Death, on sait que ça va être dantesque mais on s'étonne quand même de la prestation... Satyricon : j'adore Satyr et Frost mais je ne sais pas s'ils ont saisi le concept du concert concis festivalier ; 1 heure dont 20 minutes à cheval avec Megadeth, fallait envoyer la sauce au départ et ils débutent par deux morceaux qui s'éternisent, dommage. On file se placer pour Méga-Dave. On n'est plus surpris quand on les connaît bien. J'ai trouvé un peu en deçà du Zénith Paris de l'an dernier. King Diamond : mon chouchou, captivé de bout en bout, la genèse du Black en Direct Live.

Samedi : Sacred Reich : bon moment, on sent les mecs bien investis de la chose... Uriah Heep : j'en connais beaucoup des titres d'Uriah, agréable sans plus, style d'un autre temps difficile aujourd'hui en Live. Exodus : j'en voulais plus trop après le Hellfest 2010 mais réconcilié dès l'intro de "Last Act Of Defiance", merci bien ! Sebastian Bach : mille excuses, j'en attendais rien, je voulais pas le voir, le reléguant au niveau de Rose. Pardon Sebastian, beaucoup d'adrénaline et d'émotions, concert parfait, band parfait, je voudrais suivre la tournée !! Within Temptation : la femme d'un copain était là pour ça alors je suis resté par politesse mais je connaissais le "potentiel" de la fille !! Pas déçu, des morceaux bien ficelés, jolis refrains. Napalm : idem Cannibal, j'aime tant ce groupe en Live ! Enslaved : là, la bande de potes se sépare, l'appel de GNR se révélant irrésistible, mais je résiste, seul ! Très bon concert d'Enslaved, mystique à souhait, belle ambiance nordique. Entombed : gros thrash, Death & Roll mais je ne sais pas, je préfère Entombed en studio. 1 heure du mat, bon je vais retrouver la bande et accessoirement Rose ! Des soli idiots, des mecs que je ne connais pas qui chantent, Rose qui n'y met pas beaucoup de tripes et encore moins de cœur. 30 minutes plus tard, on se casse.

Dimanche : un peu fatigué malgré un bon lit, de bons repas et pas trop d'alcool (j'ai 2 fois 19 ans !). Pas grand chose de transcendant avant 17.40 mais à 17.40, pour décoller, ça décolle !! Dying Fetus ! Je les adore, leur en ai voulu leur annulation en 2010, mais tout pardonné à 17.41 ! Le truc le plus efficace du week-end avec Cannibal, une exécution magistrale. Dying Fetus dimanche dernier où comment être dans le top 5 du Thrash-Death mondial... Blüe Oyster Cult : dur, dur, un groupe que j'adule depuis 20 ans, et un concert pas à sa place... Le groupe a ralenti fort, joue des morceaux un peu mous et se lance dans des délires instrumentaux à la Led Zep '75. On se serait cru dans une soirée rodéo ou BBQ texan géant... Pentagram de loin, la tente Valley ne sied plus à un événement comme le Hellfest 12... Mötley Crüe que j'aurais jamais loupé, toujours efficace, on chante tous les morceaux, on s'amuse, on prend du plaisir, raison première pour laquelle on est là... Slash de loin : merci d'avoir réhabilité les morceaux de notre "Appetite" adoré... Arcturus vite fait car le Madman approche : très bonne impression. Promis, je resterais la prochaine fois... OZZY : le co-inventeur de notre musique à tous ! Merci OZZY, concert dantesque, dramatique en plusieurs points, on s'en souviendra toute la vie. Un best-of OZZY fabuleux. 1h15 direction la Bretagne. Lundi, direction Paris, bracelet Hellfest 12 au poignet....



             



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