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SYLAK OPEN AIR Day II par Steve
Par WËN le 4 Août 2018
Publié le 15 Septembre 2018 Consulté 433 fois

KAMIZOL-K :

Après une nuit de sommeil, le SYLAK se réveille d’entrée sous un soleil de plomb et une violence frontale avec KAMIZOL-K. L’énergie est là, aussi directe que cette intro, avec une chanteuse qui saute et ne tient pas en place, si bien qu’il me faut multiplier les prises pour espérer obtenir une photo nette. Yeun, c’est son nom, semble d’ailleurs être l’un des atouts de ce groupe – même si elle n’incarne que la moitié du duo vocal –, en témoigne un dessin lui ressemblant fortement en guise d’artwork de leur premier EP. Toujours est-il que contrairement à certains groupes qui veulent avoir une frontwoman juste pour faire parler, quitte à ce qu’elle n’ait aucune voix (qui a dit ROSA NOCTÜRNA ?), ici, il faut bien avouer qu’elle fait le job. Et pas qu’un peu. Bref, avec quelques petites autres originalités musicales, le groupe, sans vraiment dépasser les clichés du Deathcore, nous fait passer un bon moment. On a déjà vu la fosse plus vide, à cette heure-là, surtout que l’ombre se fait rare.



IN ARKADIA:

Et pour que la pression installée par KAMIZOL-K ne retombe pas, quoi de mieux qu’un autre groupe du genre ? Enfin, pas tout à fait, car deux à la suite, cela aurait été un peu de trop. IN ARKADIA, place dans son Deathcore des éléments Sympho qui offrent de jolies ambiances. Pour le reste, ça se montre classique mais efficace, avec notamment l’apport bienvenu de certaines mélodies. Là encore, un duo de chanteurs nous montre les talents de leurs cordes vocales, Alix, d’un côté, qui troque son uniforme de sécurité contre un micro, et Mike de l’autre, dont c’est le dernier concert. Scéniquement parlant, on se rapproche plus d’un jeu Hardcore, limite Hip-Hop dans la gestuelle, avec également un guitariste (Jiben, aussi dans SELF ESTEEM, groupe de Hardcore Beatdown qui, malgré ses efforts, n’avait pas réussi à remuer l’auditoire il y a deux ans) tout peint de doré. IN ARKADIA est réputé pour ses concerts énergiques, et ma foi, c’est plutôt vrai.

PIPES & PINTS:

Après deux groupes évoluant dans les mêmes sphères métalliques, il était temps de varier les plaisirs. Oui, un troisième, ça aurait peut-être été de trop. PIPES & PINTS, contrairement à ce que le nom pourrait faire croire aux non-anglophones, n’est pas un groupe de Porn Grind bourré, mais fait dans le Rock celtique tout ce qu’il y a de plus accrocheur. C’est parfait pour finir de réveiller le public, alors que le soleil nous frappe sur le crâne, d’autant plus que les musiciens, avec leur dégaine de coreux new school envahissent particulièrement bien les planches pour nous transmettre leur bonne humeur communicative. Mention spéciale à Vojta Kalina à la cornemuse et au chant, véritable showman, qui vient même slamer en fin de set.


ORIGIN :

Un hot-dog et un verre d’eau plus tard – d’ailleurs, le verre d’eau pourrait servir de transition entre chaque groupe, je crois qu’avec cette canicule, c’est devenu la boisson officielle de cette édition –, je me place pas trop loin de la scène pour assister au set d’ORIGIN. Ce groupe, je l’attendais un peu. En réalité, je ne le connaissais que de nom, mais du Death ultra brutal et technique, ça me parle. Bon, leurs balances sont un peu longues, ce qui a un peu tendance à faire retomber l’impatience. Un morceau en entier, c’est trop. Sauf qu’au « Thank you » du guitariste, Paul Ryan, je me rends compte que je ne suis pas en train d’assister aux réglages. C’est donc pour ça que mes collègues photographes ont déjà commencé à les shooter !

Faut dire que c’était à s’y méprendre. Une batterie, une guitare, une quasi-immobilité scénique, et c’est tout… De quoi plomber l’énergie qui nous avait envahis jusque-là. Je prends alors mon Reflex sans me soucier d’avoir loupé quelque chose d’intéressant. En fait, en prenant deux clichés, un au début, un à la fin du set, on pourrait faire le jeu des sept différences. Et après trois groupes qui ont mis des ambiances variées, mais ont réussi à remuer la foule, la chute est d’autant plus difficile. Bon, à la décharge des Américains, il manque une moitié du groupe, pour cause d’annulation de vol, je crois. Ils sont donc excusés, car accepter de jouer dans ces conditions est tout à leur honneur. Néanmoins, la frustration de penser à quoi on aurait pu assister est bien là, tant la technicité affichée est impressionnante.

INTEGRITY :

Un retour à plus de simplicité et à plus de folie est donc nécessaire. Ça tombe bien, parce que justement, un verre d’eau, et on retrouve INTEGRITY, bien plus abordable et dynamique. C’est du Hardcore comme on l’aime, old school, intègre, brut, efficace et avec quelques touches de Metal, comme les soli qui parsèment le set. Le groupe ralentit aussi parfois le propos, pour des passages aussi réussis que malsains. Et malgré le soleil, prenant désormais presque l’intégralité de la fosse, le public répond présent. Et il bouge. Une preuve de qualité. Rien d’autre à ajouter.

ENTOMBED A.D. :

Au fait. Je vous ai dit qu’il faisait chaud ? Eh bien le public, ça ne semble pas tant le déranger que ça. Bon, oui, on ne retrouve pas la folie de l’an dernier, ou du set de BENIGHTED, mais les gens, eux, n’hésitent pas à venir affronter le soleil pour assister à la venue d’ENTOMBED A.D. Pour ceux qui ne sauraient pas, les lettres A et D sont importantes, car si je n’ai aucune idée de quels mots elles sont l’initiale, elles permettent au groupe de se distinguer d’ENTOMBED, l’original. Oui, dans A.D., seul Lars-Göran Petrov, au chant, est membre historique. Du coup, non, ce n’est pas le vrai ENTOMBED. Mais leur Death est assez redoutable en live. Et voir des gars qui s’obstinent à garder longs les quelques cheveux qu’ils ont sur le crâne (j’amplifie quelque peu, Lars a surtout un grand front et Tobias Cristiansson, de DISMEMBER, a une légère tonsure de moine) a un je-ne-sais-quoi d’impressionnant. Un peu comme des types qui refusent les affres du temps, aussi bien au niveau du look que de dans l’attitude. Car ces gars se démènent, en les agitant dans des headbangs qui vont bien. Niveau public, par contre, c’est plus calme. Faut dire aussi qu’il fait chaud.

COMEBACK KID :

Heureusement, le soleil commence à décliner. Du coup, niveau foule, ça commence à pas mal se réveiller. On n’en est toujours pas à la guerre d’hier soir, mais c’est pas mal. En même temps, question bois, les COMEBACK KIDs, en tant que Canadiens – et donc bûcherons – savent comment l’envoyer, avec un juste milieu de bonne violence et de mélodies, aidées par un chœur de chants clairs. De mon côté je me dis que c’est quand-même bon, du bon vieux Hardcore old school bien comme il faut. Même si la fatigue commence à se faire ressentir et m’oblige à m’asseoir dans un coin. Mais ça, le groupe n’y est pour rien.

KADAVAR :

Il me fallait donc un tour à la loge VIP pour me reposer et un septième verre d’eau pour m’hydrater. Et de retour près de la scène, je fais un bond de trente ans en arrière. Avec KADAVAR, on se retrouve dans les années enfumées des seventies. C’est lourd, psyché et barré, aussi bien musicalement que dans le jeu de scène du trio – des hippies, mais des hippies qu’on a envie d’aimer (et vu ce que j’ai presque le même avis sur le sujet qu’Eric Cartman, c’est pas un mince compliment). Leur look, entre barbes et cheveux de la même longueur ou presque, pantalons slim qui donnent l’impression de regarder des géants tout maigres et gilets qu’on croirait eco-friendly, semble issu d’une faille spatio-temporelle. Leur jeu de scène, les cordeux passant d’un calme tout en sérénité à un déchaînement soudain sur leurs instruments et le batteur, Tiger, qui reçoit l’attention de tous les photographes grâce à sa présence (ce qui n’est pas donné à tout le monde), est hypnotique. Malgré un genre ne s’y prêtant pas forcément, le public recommence à bouger, avec notamment des slams qui ne s’arrêtent pas.

BLOODBATH :

Néanmoins, puisque planer, c’est bien, mais que j’avais annoncé une édition de bouchers, voilà qu’on retourne aux affaires avec BLOODBATH. Un bain de sang qu’il me tardait de voir, tant le groupe a fait le bonheur de mes premières années de metalleux, même si ce n’était pas avec ce même line-up. Les Suédois arrivent, maculés de sang et de poussière. Nick Holmes (PARADISE LOST), lui, se montre impérial en sorte de moine mort-vivant. Le changement de frontman se ressent, avec une scénographie plus sérieuse que ce que j’ai pu voir dans le DVD "The Wacken Carnage" – pas parodique, mais un peu plus second degré. Néanmoins, les titres s’enchaînent avec un véritable plaisir et ceux qui n’ont pas trouvé le Death d’ENTOMBED A.D. assez old school en ont certainement eu plus pour leur argent. Pour ma part, voir mes deux chouchous, à savoir "Cancer Of The Soul " et, surtout, "Eaten" en clôture du set suffit à mon bonheur.

HATEBREED :

La première tête d’affiche (le menton de l’affiche du coup ?) étant passée. Le nez (?) de l’affiche prend tout naturellement la suite après un petit hot-dog pour me remplir le ventre, ainsi qu’un… Verre d’eau. Gagné. Et là, je dois m’excuser, parce que déjà, pour BLOODBATH, c’était pas facile de les prendre en photo sans accès au pit (pit de bonne taille d’ailleurs), alors quand en plus on ajoute à ça l’obscurité des lights et des musiciens qui ont la bougeotte, ça devient une mission pour Tom Cruise. Par contre, niveau spectacle, HATEBREED assure. Que dire de plus, mis à part que c’est du Hardcore qui bute ? Rien, mais c’est déjà pas mal.

AT THE GATES :

On arrive donc au dixième verre d’eau de la journée, soit 2,5L, et au dernier groupe, et non des moindres : AT THE GATES. L’un des pionniers du Death Metal de Göteborg. Là, la fatigue pèse. Vraiment. D’où ce paragraphe un peu trop court, surtout pour le groupe le plus important de la journée. Heureusement, lui est assez bon pour me maintenir éveillé. Plus même qu’HATEBREED. Leur Death Mélo est redoutable, très différent de DARK TRANQUILLITY, qui penche plus dans l’émotionnel, par contre, niveau jeu de scène, c’est tout aussi charismatique.

La fatigue n’a pas aidé, mais cette deuxième journée s’est finie en beauté.



             



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