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Wacken Open Air 2012 - Le live ! (MAJ le 6 août)
Par JEFF KANJI le 1 Août 2012
Publié le 1 Août 2012 Consulté 5453 fois

Day 1 : Départ

Chaque début de pélerinage se déroule à peu près de la même façon. Pourtant la même excitation me gagne à chaque départ pour le Wacken Open Air, de loin, le plus mythique rassemblement de la communauté Metal Européenne. Tentes, duvets, matelas, new-rocks, boissons, fringues, playlist pour la voiture, chaque phase de la préparation est sacralisée à l'extrême jusqu'au moment fatidique : l'arrivée des copains et le grand départ.

Ébauchant des plans d'organisation (dur dur de voir tout le monde), devisant sur les prestations de groupes de retour au Wacken et sur les douces expériences déjà vécues (2005, 2007, 2008, 2009 et 2010) pour votre serviteur), le chemin (qui s'appelle RCEA et A6 en l'occurence) s'ouvre devant nous. Prêts à avaler 1300 km, nous laissons nos montagnes Auvergnates derrière nous.

La journée s'achèvera avec une escale Luxembourgeoise qui s'avérera gastronomique (ce camembert fondu au barbecue un délice !) avant la phase décisive qui nous attend demain : arrivée à WACKEN, pass 3 jours (mon préciiiieeeeuux) à la main pour planter et user tentes, duvets, matelas, new-rocks, boissons, fringues et laisse notre playlist pour préparer la Metal Battle avec nos compatriotes de LORD SHADES (Sélection du Site NIME en Avril).

See you next day WACKENER !


Day 2 : Arrivée à WACKEN

Après la joie des autoroutes allemandes (encombrées de travaux), mais avec un temps clément, ensoleillé mais pas trop chaud, nous faisons partie de la bande de furieux pour qui le WACKEN OPEN AIR est une religion. Qu'on se le dise, ce festival est une entité à part entière et on a dépassé le stade de la production de concerts depuis un bon moment. Ce sont concours d'air guitare, combats de catch, reconstitutions médiévales et vikings (le désormais bien implanté Medieval Market), shows de danse (et bondage... spécialité allemande peut-être...) et autres piscines. Une vraie ville pour ce petit village du Shleswig-Holstein.

L'organisation, toujours au taquet et en perpétuelle amélioration a mis en place des Hotspots qui me permettent de vous conter cette épopée en direct. Le mauvais temps a frappé durement Wacken la semaine dernière, et si les allées principales sont détrempées et boueuses, l'accès aux commodités (du simple petit déjeuner à l'achat de tentes) a été préservé. Les allées sont aplanies et dégagées pour accueillir ces dizaines de milliers de "rangers" qui vont labourer les champs mis à disposition par les paysans de Wacken.

Côté zik ce fut pauvre car les hostilités n'ont pas démarré mais déjà une nouvelle retentissante : FORBIDDEN a du annulé et est remplacé au pied levé par ni plus ni moins qu'EDGUY. On se le disait, un Wacken sans Tobias Sammet n'est plus vraiment le WACKEN. (ce dernier s'est toujours débrouillé pour y jouer tous les ans, soit avec EDGUY, soit avec AVANTASIA ou encore en guest comme lors du show de SAXON en 2007). Le Surprise Act venant clôturer la soirée de samedi est pour l''instant toujours aussi mystérieux, bien qu'il se murmure de plus en plus qu'UNISONIC (présent au Hellfest) serait de la partie. Michi Kiske pour mes beaux yeux je ne demande pas mieux !

La soirée fut surtout l'occasion de deviser autour de Wacken Biers vendues par pintes (voire par palettes) de notre passion commune et de partager humainement énormément de choses avec nos homologues allemands (majoritaires à 90%) mais aussi hongrois,croates, autrichiens et danois. Un vrai bonheur !!!

La journée de demain s'annonce chargée entre le Metal Market et la Metal Battle. De plus en plus de concerts sur pas moins de deux scènes supplémentaires, portant leur nombre à 7 !!!

Day 3 :

Aujourd'hui est une journée un peu particulière car le festival n'a pas vraiment démarré : on va pour ainsi dire glander une bonne partie de la matinée et du début d'aprèm, l'occasion de visiter un Metal Market toujours aussi bien achalandé (et un tee-shirt du "Denim And Leather" de SAXON, un !) et d'entrer enfin sur le site en lui-même, la WACKEN PLAZA ayant été laissée à notre disposition pour assister aux spectacles médiévaux et Vikings dont je vous parlais hier.

À quoi ressemble le BULLHEAD CITY CIRCUS ? Nouveau cette année, le concept fond en un seul immense espace le ring consacré aux combats de catch qui sépare deux scènes voisines, à savoir la WET STAGE et une nouvelle scène identique : la HEADBANGER STAGE. Cette configuration, assez proche de celle utilisée au HELLFEST pour les scènes ALTAR et TEMPLE est assez judicieuse. D'autant plus que contrairement aux reports de mes amis Nimiens, la balance de l'autre groupe ne vient pas perturber la prestation en cours.

La METAL BATTLE va donc accueillir 40 groupes venus des quatre coins du monde (la Chine et l'Inde se joignant notamment à l'évènement). Nos compatriotes de LORD SHADES ont un coup à jouer et lorsque la prestation d'ELECTRIC HELLRIDE (Danemark) cesse, c'est dans une ambiance ENSLAVEDienne que démarre le show (très court, les groupes disposant de 20 minutes pour faire leurs preuves). Mettant l'accent sur l'efficacité et la puissance, "Ancient Fears" va faire décoller leur prestation menée par un Alex possédé qui remercie chaleureusement les Français ayant fait le déplacement. On sent bien qu'il n'en revient pas de jouer au WACKEN. Nos amis israéliens de MAGOR n'en reviennent pas.

EASE OF DISGUST (Russie) ne joue pas dans le même registre et si le groupe semble rodé, leur Deathcore typique du genre est efficace mais ne révolutionne rien. Leur "chance" est d'avoir un bon frontman (qui semble avoir 18 ans) et un batteur au niveau de l'exigence technique du style. Sympa, mais assez longuet sur 20 minutes.

C'est une groupe HARDCORE/NÉO qui prend le relais et dès l'intro, les Croates de COLD SNAP nous ramènent fin des années 90, début des années 2000, quand DEFTONES, KORN et DISTURBED règnaient sur les styles. Je ne suis vraiment pas client des trucs à la PRO-PAIN mais il faut reconnaître que le groupe se donne à 200% et que leur chanteur/brailleur est charismatique en plus de posséder une voix pas dégueu. Il réussit à impliquer le public et commande même un circle-pit (qu'il obtiendra à moitié). Ces gars là ont des couilles. Leur Metal regorgeant de breaks et de changements d'atmosphères mérite sûrement une écoute approfondie sur album, car si tous ces changements insufflent du dynamisme, on peut néanmoins avoir l'impression parfois d'assister à du collage de plans à la chaîne. Mitigé dirons-nous.

L'islande et la Pologne ne nous raviront guère avec respectivement GONE POSTAL et DEVIL's NOTE. Le Mittlealter Rock de HELMUT guère plus, arpentant avec avidité les terres d'IN EXTREMO et consorts.

Après un petit break bouffe, SHREADHEAD (Israël va donner une leçon de patate et de pêche à tout le monde avec un Thrash d'une efficacité redoutable puisant le meilleur de KREATOR ou encore TESTAMENT (deux groupes qui assurent niveau zik ces temps-ci)). Ces comparaisons sont toutefois approximatives car le groupe a un son et une existence propre qui lui permettra sans doute d'exister aux côtés des valeurs montantes de ces dernières années (MUNICIPAL WASTE). Bref de quoi rendre Fenryl envieux. Je n'ai vu que deux morceaux mais on est clairement au niveau de LORD SHADES pour le coup.

Mais voilà le groupe qui va annihiler la concurrence. Il vient des Îles Féroë. HAMFERd débarque en costard sur scène. Cohérence visuelle impeccable, lightshow sobre et soigné et musique transcendentale. Je n'ai pas de mots pour vous décrire les deux morceaux que nous ont délivré HAMFERd... La classe internationale. ce groupe peut devenir ÉNORME dans un avenir proche et je plains MOONSPELL (dont il parvient à se rapprocher par instants) qui joue lui aussi sous la WET STAGE, car tout le talent de Fernando Ribeiro ne sera pas de trop pour surpasser la prestation effarante du chanteur naviguant entre growls caverneux à la DARK TRANQUILLITY (les ambiances de "The Lesser Faith" ou de "Lethe" sont palpables dans le Doom des Féroïens) et chant clair d'une intensité émotionnelle rare. Maniant les médiums, les aigus et les growls avec une facilité déconcertante, ces gars là ont en 20 minutes et 2 morceaux écrasé la concurrence. Personnalité, émotion et qualité, voilà une belle image de ce que doit être le Metal.

Si RAIN SHATTER (Mexique) et son Techno Thrash est impressionnant de technicité et de dynamique (un groupe à suivre assurément), il est difficile de se remettre de nos émotions et de rentrer comme nos collègues mexicains dans les circle-pits de furieux que la musique du groupe déclenche. Le chanteur passe même de temps en temps derrière le clavier le temps de jouer quelques mélodies virtuoses (tous les musiciens de ce groupe sont des monstres de technique, le bassiste en particulier). Une très bonne prestation, mais bien moins originale en revanche.

Je tiens à rendre hommage dans ce report à Barak avec qui nous avons passé une super soirée et qui nous prouve une fois de plus que le Metal n'a aucune frontière (la photo des femmes voilées brandissant les Devil Horns à la WACKEN FOUNDATION m'a aussi beaucoup marqué) ni aucune religion. "Go in peace and find thyself, evolve thyself so a heaven you may create" (Kobi Farhi).


Day 4 : Let Me Feel Your Power

C'est le grand jour. Le site est maintenant rempli ras-la-gueule de festivaliers et l'accès aux Main Stages est donc possible. Après fouille en règle, et après un plat de nouilles chinoises pas dégueu, il est temps de voir l'une de mes attentes du fest à savoir le set de SEPULTURA accompagné par les tambours Du Bronx. La formation Nivernaise va investir la scène portant le nombre d'exécutants à 21 ! Avec des samples inquiétants et 17 musiciens rompus aux percus ethniques et indus, inutile de dire que "Refuse/Resist" est doté d'une couleur bien particulière bien que les tambours ne soient pas très audibles sur ce premier morceau. Derrick Green est en grande forme pendant qu'Andreas Kisser et Paul Jr font le boulot. Jean Dolabella éclipse une nouvelle fois Igor par son enthousiasme, s'accordant bien avec ses potes percussionnistes. Axant son set sur "Kairos" le dernier-né, je dois avouer découvrir à chaque fois les compos, j'en suis resté à "Roots", non pas par orthodoxie, mais parce qu'il a fallu se pencher sur des nombreuses formations. C'est lorsque l'un des percussionnistes prend le micro que le show décolle. Parlant un Anglais un poil foireux, il installe néanmoins une ambiance de fête en nous invitant à "entrer dans la cadence" (en Français dans le texte). Derrick Green est ravi de partager la scène et on sent clairement que ce mec est naturellement généreux. Il n'a rien à envier vocalement ni charismatiquement à Max Cavalera son lointain prédécesseur (cela fait tout de même presque 15 ans tout de même). Entre temps le son s'est considérablement amélioré et on profite complètement de la composante tribale qu'apportent les Tambours du Bronx. Une cover (surprenante mais terrible) du "Firestarter" de THE PRODIGY que Derrick Green nous présente non sans malice, le show s'achève sur les définitfs "Ratamahattah" et "Roots Bloody Roots". Bonne surprise assurément.

J'avais prévu une roue de secours si le show m'avait laissé de marbre, mais ayant apprécié, je ne pourrais pas vous parler d'AMARANTHE aujourd'hui. De même que DEAD BY APRIL, pris que j'étais entre bouffe et achat de CDs. UDO nous sort une démonstration de Heavy à l'Allemande avec charisme, agressivité vocale et expérience. Le son est impeccable y compris pour les guests que recevra Udo Dirkschneider. Après quelques classiques ("Thunderball", "Screaming For A Love-Bite" d'ACCEPT), DORO rejoint le brailleur Germain pour un très beau "Dancing With An Angel". L'avantage avec la musique d'UDO c'est que les titres sont martelés à l'envi, permettant d'en faire connaissance. Un featuring avec LORDI plus tard, je m'éloigne...

En effet, je ne voudrais pas rater une miette de CHTHONIC. La formation Black Metal Taïwanaise ayant de l'énergie à revendre et des compos joliment troussées (comme le porte-jaretelles de sa bassiste top-bonne comme dirait Garth). De temps à temps, le hurleur s'empare d'un violon traditionnel (le ehru) pour se joindre au clavier et donner une saveur bien particulière aux morceaux qui ne manquent pas d'âme bien au contraire ! Et le groupe a mêmes sur ses derniers ^morceaux les services deOlli Vänskä, violoniste de TURISAS.en peintures de guerre comme à son habitude.

Mais le départ de la grand-messe c'est maintenant SAXON, qui a élu domicile au Wacken et y distille toujours des prestations survoltées. c'est une fois de plus le cas ce soir. Après avoir raté les deux premiers morceaux, le "Hammer Of The Gods" du dernier album fait son petit effet et SAXON dégaine les cartouches avec une classe et une énergie débordante. Pour une fois, Doug Scarratt est un peu plus soft alors qu'on avait pas vu Paul Quinn bouger autant depuis quelques années. Un show mémorable avec montrage de nibards et excellentes surprises ("To Hell And Back Again", "The Eagle Has Landed")

Set-List SAXON

Heavy Metal Thunder
Solid Ball Of Rock
Hammer Of The Gods
Power & The Glory
20,000 Feet
Never Surrender
Dogs Of War
Motorcycle Man
I've Got To Rock (To Stay Alive)
Crusader
Rock The Nations
Drum Solo
Battalions Of Steel
The Eagle Has Landed
Wheels Of Steel
To Hell And Back Again
Denim And Leather
Dallas 1PM
747 (Strangers In The Night)

La prestation toute en classe en intimité de CIRCLE II CIRCLE va nous transporter et finir cett journée sur une note mélodique rare de nos jours. Zak Stevens a un charisme de malade (bien que son jeu de scène soit un peu répétitif), et si le groupe fait un peu l'impasse sur "Consequence Of Power", la soirée se terminé en apothéose ! Vivement demain !


Day 5 : Nature et Découverte

C'est avec SACRED REICH que commence la journée. Ce vendredi est placé sous le signe du Thrash. En effet SANCTUARY, OVERKILL et CORONER vont se succéder cet après-midi. Après une entrée en matière sympathique, assez conforme àc e que j'en avais vu en 2007, le tout couronné par une fidèle reprise du "War Pigs" de BLACK SABBATH, la journée est bien engagée mais OOMPH! qui avait enflammé la Black Stage en 2005 me laisse indifférent, contrairement à MONO INC. qui la veille, sans me transporter avait suscité mon enthousiasme.

C'est donc KAMELOT que j'attends de pied ferme, la prestation de 2010 restant un mauvais souvenir. Tommy Karevik redonne un second souffle à la formation en interprétant avec classe et brio les classiques "Center Of The Universe" et "When The Lights Are Down". Trop de morceaux des deux derniers opus en revanche mais le nouveau titre que KAMELOT nous propose est de bon augure, dans un style "Epica-Black Halo" pas désagréable. Les petites touches Prog que l'on retrouve chez SEVENTH WONDER (l'autre groupe de Tommy Karevik) ne sont pas pour me déplaire. Hélas la pluie s'invite violemment et cet orage qui va nous détremper (et je ne parle pas du terrain) nous gâche les 15 dernières minutes de ce show rassurant. Je découvre BROILERS sur la Party Stage au Hard Rock bien groovy, consolation pour avoir manqué OVERKILL. Du coup je ne suis pas non plus téméraire et je dois sacrifier CORONER qui joue en même temps qu'OPETH. Drôle de programmation que ce vendredi.

La fin d'aprem et la soirée s'annoncent meilleures (la pluie a cessé et le soleil est de retour) ; HammerFall délivre un show best-of impeccable plein de bon humeur. Bien entendu pas le temps d'avoir tous les classiques ("Legacy Of kings" est la grande absente pour moi)

Set-List HAMMERFALL

Patient Zero
Heeding The Call
Any Means Necessary
B.Y.H.
Bloodbound
Steel Meets Steel
Last Man Standing
Renegade
The Dragon Lies Bleeding
Let The Hammer Fall
One More Time
Hearts On Fire

L'attente autour de DIMMU BORGIR est forcément énorme. concert symphonique à la clé. Et le moins que l'on puisse dire c'est que l'orchestre est mis en valeur. Disposant d'interludes entièrement instrumentaux permettant de goûter à la musique classique à Wacken. DIMMU BORGIR axe son show sur son dernier opus qu'il commence dans l'ordre avant qu'Agnete Kjolsrud, chanteuse de DJERV vienne accompagner Shagrath sur "Gateways". Sa prestation vocale éclipse le groupe au complet et me motive un peu plus pour squeezer SCORPIONS et suivre le concert de DJERV annoncé demain sous la Headbanger Stage. Le show décolle néanmoins quand Shagrath annonce "Vredesbyrd" et la cavalcade de classiques du combo. les jeux de lumière sont extra et le son parfait. L'orchestre et le choeur sont bien mixés et malgré le manque de conviction assez net des choristes, le chant clair est assuré. J'accuse le coup ; Vortex manque terriblement pour pousser la magie de "Kings Of The Carnival Creation" ou de "Progenies Of The Great Apocalypse" à leur paroxysme. Mitigé donc, mais la prestation du groupe restera sans doute un des moments-forts de cette édition 2012.

Set-List DIMMU BORGIR

Abrahadabra (1-9)
Vredesbyrd
Progenies Of The Great Apocalypse
The Serpentine Offering
Fear And Wonder
Kings Of The Carnival Creation
Puritania
Mourning Palace
Perfection Or Vanity

Mais pas autant que le show démentiel d'IN FLAMES. Avec une mise en scène bluffantes (écrans 3D) et un "Reroute To Remain" bien mis en avant à l'image de ce "Cloud Connected" qui ouvre le show, suivie par "Trigger". Je n'assiste malheureusement pas à l'intégralité du show pour pouvoir assister à la prestation prenante d'AURA NOIR. Heureux d'avoir vu cette légende du Black Metal. Il faudra supporter KOBRA AND THE LOTUS et sa hurleuse (sacrée voix en attendant) qui chante (ou braille) au taquet pendant 45 minutes avant le concert d'INSOMNIUM. Le Death Mélodique des Finlandais est particulièrement adapté à une configuration sous la tente.

Dommage que la fatigue me fasse louper la find e GHOST BRIGADE, ça partait vraiment bien...


Day 6 : Heavy Metaaal !

La journée sera placée sous le signe du Heavy ! Il me faut sacrifier une bonne partie du show de DELAIN qui joue sur la Black Stage (dont le son est excellent et la prestation impeccable, encore meilleure qu'en 2010) pour assister à MANTICORA qui dispose de trente minutes pour nous asséner son Power Metal racé et technique. Lars F. Larsen fait le show et sa prestation vocale est impeccable. beaucoup trop court, mais terriblement efficace. Le temps de rejoindre la True Metal Stage pendant les dernières minutes de DELAIN pour le show de GAMMA RAY. GAMMA RAY jouant 35 minutes c'est là aussi du jamais vu et les Hambourgeois vont faire dans l'efficace, tout en nous réservant quelques surprises (cf set-list). Agrémenté de deux covers d'HELLOWEEN ("Ride The Sky" et "I Want Out") on en prend plein les mirettes. Il semble que les occupations de Kai Hansen au sein d'UNISONIC a des répercussions. En effet, Kai Hansen joue plus de soli qu'Henjo Richter, ce qui n'est pas arrivé souvent ces dernières années. Ce n'est toutefois pas Dan Zimmerman qui officie derrière les fûts mais un inconnu dont je n'ai pas réussi à trouver le nom. Son jeu fait respirer la musique de GAMMA RAY. Il fait admirablement le boulot, ne speedant pas les morceaux comme son collègue. Trop bon mais une fois de plus trop court ; GAMMA RAY devrait être remboursé par la Sécu !

Set-list GAMMA RAY

Induction
Dethrone Tyranny
Heaven Can Wait
Fight
Empathy
Ride The Sky (Helloween cover)
To The Metal
Rebellion In Dreamland (short)
I Want Out (Helloween cover)
Send Me A Sign

PARADISE LOST sort un show impeccable bien que sans folie (pas la spécialité des Britanniques). Nick Holmes est bien en voix et sait faire preuve d'humour même s'il s'emmêle les pinceaux en présentant "Tragic Idol" (Nous allons vous jouer le morceau-titre de notre nouvel album "Tragic Idol", ce morceau s'appelle "Tragic Idol"). L'ambiance de leur musique aurait toutefois été plus intense nimbée dans l'obscurité et sans le show de NAPALM DEATH sur la Black Stage qui joue démesurément fort. Pas plus passionné que ça par SIX FEET UNDER, il est temps de se rafraîchir au Beergarden en écoutant Chris Barnes éructer comme un beau diable. AXEL RUDI PELL délivre un show efficace et Rock 'N' Roll. la voix de Johnny Gioeli est toujours d'une intensité rare. Son timbre rocailleux sert à merveille la musique du guitariste Allemand. Avec une set-list équilibrée faisant honneur au dernier opus et aux classiques, AXEL RUDI PELL prend le parti de raccourcir les longues et épiques "Mystica" et "The Masquerade Ball" pour nous donner le plus de morceaux possibles, s'engageant même dans des petits medleys. Ainsi "Whole Lotta Love" de LED ZEPPELIN s'invite dans "Casbah" et "Mistreated" dans "Mystica". Belle démonstration sur la True Metal Stage malgré un "Circle Of The Oath" un peu long. En contrepartie, quel plaisir de terminer le show par "Nasty Reputation"

Set-list AXEL RUDI PELL

The Guillotine Suite (Intro)
Ghost In The Black
The Masquerade Ball
Casbah / Whole Lotta Love
Mystica / Mistreated
Circle Of The Oath
Tear Down The Walls
Nasty Reputation

Un nouveau dilemme nous attend : choisir entre CRADLE OF FILTH et DARK FUNERAL... et MOONSPELL !!! La pluie m'ayant déjà fait rater TESTAMENT, le choix est cruel en ce samedi. J'opte avec mes camarades pour les Britanniques mais le pitch agressif employé par Dani sur chacun de ses cris aigus devient insupportable, et si la prestation du groupe est excellente, je me déplace vers la Party Stage après "Gilded Cunt" pendant que Dani Filth présente "Lilith Immaculate". DARK FUNERAL est le rouleau compresseur auquel je m'attendais. Puissant et sans merci. Le problème est le même que sur album, c'est très linéaire et je me mords les doigts d'avoir manqué MOONSPELL qui m'aurait sûrement transporté. D'autant plus que j'apprends que leur set était acoustique et assorti de quatre violoncelles. Et zut...

AMON AMARTH va remettre les pendules à l'heure. Le backdrop aux couleurs de "Surtur Rising" le dernier opus des Suédois en impose. Le groupe envoie la sauce en égrainant ses classiques, à l'image de ce "Runes To My Memory" dégainé en deuxième position. Le show est carré mais moins puissant qu'à leur dernier Wacken. Aujourd'hui point de drakkar ni de combats de vikings sur scène. AMON AMARTH déroule et assume son statut de géant du style

Set list AMON AMARTH

War Of The Gods
Runes To My Memory
Destroyer Of The Universe
Death In Fire
Live For The Kill
Cry Of The Black Birds
The Fate Of Norns
The Pursuit Of Vikings
For Victory Or Death
Victorious March
Twilight Of The Thunder God
Guardians Of Asgaard

Et c'en est fini des scènes principales en ce qui me concerne et SCORPIONS, que j'ai vu il y a deux mois (la flemme de vous faire un report désolé) proposera sans surprise un show best of d'une heure et quart lui aussi sans surprise. Se sont pas foulés les Scorps. J'assiste en revanche à un show nucléaire de DJERV menée par sa chanteuse à la voix phénoménale. Sa puissance rappelle celle de Floor Jansen mais Agnete Kjolsrud a cette particularité de briser sa voix comme elle l'entend pour donner du relief à sa prestation. Époustouflant ! Le groupe à chant féminin à suivre. Et le frontman du Wacken s'appelle Kory Clarke, frontman de WARRIOR SOUL. Je ne connais le groupe que de réputation et les Américains vont me rendre dingue. Le chanteur défonce des canettes, balance son micro et son charisme remplit le Bullhead City Circus. Avec sa voix au papier de verre rappelant Bon Scott et sa dégaine à la Robert Plant, c'est le carton.

DIABLO SWING ORCHESTRA va nous rendre complètement marteau ! Les Suédois sont tous des monstres, mention spéciale à Annlouice Loegdlund dont la voix n'a rien à envier aux plus grandes chanteuses lyriques actuelles."Bedlam Sticks" sera un sommet de ce spectacle bien arrosé par la pluie. Les DIO DISCIPLES est un super-groupe comptant dans ses rangs Simon Wright (DIO, AC/DC), Craig Goldy (DIO) et Tim "Ripper" Owens. Leur hommage à DIO va nous inciter hélas à quitter les DIABLO SWING ORCHESTRA pendant un "Balrog Boogie" excellentissime. Nous dansons encore quand retentit l'introduction de "Holy Diver". Si les cris suraigus quasi-systématiques de Ripper deviennent vite insupportables, on ne peut que se réjouir de ce petit tribute qui fait la part belle à la période RAINBOW du défunt chanteur.

Set list DIO DISCIPLES

Stand Up And Shout (DIO)
Holy Diver (DIO)
Egypt (The Chains Are On) (DIO)
Kill The King (RAINBOW)
All The Fools Sailed Away (DIO)
Neon Knights (BLACK SABBATH)
Catch The Rainbow (RAINBOW)
Stargazer (RAINBOW)
Long Live Rock And Roll (RAINBOW)
Man On The Silver Mountain (RAINBOW)
Heaven And Hell (BLACK SABBATH)
Rainbow In The Dark (DIO)
Et si les quelques notes d'IN EXTREMO que je perçois semblent recevoir l'approbation du public Allemand, ce seront WINTERFYLLETH, RIOTGOD et les déjantés LENINGRAD COWBOYS qui constitueront le final de mon Wacken 2012, bien que la perspective d'un show d'EDGUY en final du fest soit alléchante, je ne vais pas le regretter.

WINTERFYLLETH délivre son Black Metal avec fougue, présentant même des extraits de son prochain opus. Achevant leur prestation sans faille sur "The Ghost Of Heritage", titre éponyme de l'album sorti en 2008. RIOTGOD, emmené par deux membres de MONSTER MAGNET délivre l'un de ses rares shows. Je ne réalise qu'après coup que je fais partie des privilégiés. Et les LENINGRAD COWBOYS avec leurs tenues de scène improbables (le groupe porte sur la tête des bananes gigantesques ainsi que des souliers recourbés surdimensionnés) vont faire la fête avec nous sur la Headbanger avec leurs versions décalées de "Back In The USSR" et autres réjouissances. Le souvenir des mimiques du crabe géant et des magnifiques danseuses/chanteuses vont rythmer le retour au camping en chantant encore "Gasolina".

Avec de nombreuses découvertes et des têtes d'affiche jouant le jeu, ce fut une nouvelle fois un Wacken formidable. L'orga toujours sur le coup, parvient encore à s'améliorer et le WACKEN OPEN AIR ne sera pas détrôné de si tôt comme La Mecque du Metal européen.

See you next year Wackener, rain or shine!


Le 29/08/2012 par CLEM

On sait pourquoi GAMMA RAY a changé de batteur ?

Visiblement Dan Zimmermann aurait quitté GAMMA RAY (il n'a pas joué avec eux depuis presque un an) au grand désespoir de Kai Hansen et ce nouveau batteur (Michael Ehré, ex-METALIUM) est semble-t-il le nouveau batteur officiel de GAMMA RAY.

On attend cependant une confirmation officielle (qui n'a pas encore eu lieu).


Jeff Kanji



             



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