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HELLFEST 2019 DAY III (Clisson, 44)
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HELLFEST 2019 DAY II (Clisson, 44)
Par CHAPOUK et MULKONTHEBEACH le 22 Juin 2019
Publié le 27 Février 2020 Consulté 784 fois



FM

Jeff Petite panne de réveil et donc échec pour nous qui comptions couvrir SHAÂRGOTH et BANANE METALIK. Ainsi cela commencera par la fin du set de FM, formation inattendue sur l'affiche que les Fm-eux anglais qui comptent pas moins de six albums au compteur depuis leur retour aux affaires en 2010. J'en retiendrai des têtes grisonnantes qui délivrent un Hard FM soigné, groovy, aux harmonies vocales particulièrement soignées.

WOLFHEART

Un petit tour à côté de la Temple pour prendre une petite dose de WOLFHEART, incroyablement calé et puissant, je ne peux hélas pas me couper en deux (je rate déjà The CREEPSHOW) et vais me positionner pour Ritchie KOTZEN dont je ne veux pas rater une miette.

RITCHIE KOTZEN

Le chanteur-guitariste, révélé après avoir remplacé Paul Gilbert au sein de MR BIG et auteur d'une longue carrière solo, s'est fait remarquer ses dernières années avec The WINERY DOGS. C'est une belle leçon de guitare qui nous est adressée, l'Américain se contrefichant d'être sur une affiche Metal et tape dans toutes les directions, avec en arme principale cette Stratocaster jouée aux doigts façon Mark Knopfler, le Blues ancré profondément en lui, et le groove omniprésent. De beaux moments réservés aux mélomanes avertis, clairement pas un concert pour headbanguer mais un beau moment de musique qui aura séduit bien du monde, la virtuosité, pourtant pas utilisée comme arme principale, est réelle.

PUNISH YOURSELF

Je me rappelle de PUNISH YOURSELF… Putain je les ai aperçus dans un fest à côté de chez moi il y a douze ans, en compagnie de NO ONE INNOCENT (seule fois que je les avais vu avant aujourd'hui, comme quoi) MATMATAH et TREPONEM PAL. J'avais été frappé par le visuel très fort des zicos mais je n'étais à l'époque pas armé pour accrocher à leur Metal Indus barré et bariolé. Avec une Chapouk bien rodée à l'exercice, je m'enfonce dans la marée humaine dense de la Temple. Obligé de passer via l'Altar pour nous frayer un chemin, nous sommes serrés comme des sardines. Sur scène on est pas très loin de GWAR, mais les bolas et la pyrotechnie remplacent les pots de peinture éclaboussant les premiers rangs. Un Indus de teuf qui reçoit un bel accueil. C'est la zone sur scène, pas évident de toujours comprendre quel protagoniste fait quoi, mais c'est pas le plus important en fait. Inutile de dire que l'on ressort de la Temple avec une sensation d'étouffement… Et dire que je compte me faire déboîter la tronche juste à côté.


ARCHSPIRE

Et voilà Père Fransoua, à cause de toi je vais me prendre une tatane de Death Technique ! Il faut dire qu'ARCHSPIRE, encore plus que ses acolytes d'OBSCURA ou SPAWN OF POSSESSION, a ce don pour maintenir notre attention au cœur d'une musique aux contrastes vertigineux. C'est bien simple ; je ne me suis pas ennuyé une seconde là où d'ordinaire les déluges de notes me gonflent. Le son est millimétré et permet de restituer la précision chirurgicale de la musique des Canadiens. Fort heureusement également, ARCHSPIRE ne s'aventure pas dans des sets-fleuve, ce qui permet d'apprécier sa musique sans ressentir cette fameuse lassitude. Nous étions peu nombreux, mais j'ai l'impression que le combo a marqué les esprits.

CARACH ANGREN

Et voilà une baffe, une nouvelle. J'ai de lointains échos de la musique de CARACH ANGREN, qui datent de l'écoute de "Lammendam" (oui je sais j'ai du retard). Sachant que j'aurais la frustration de ne pas assister au concert de CRADLE OF FILTH, c'est là l'occasion de prendre ma dose de Black Sympho. Mais de là à assister à ces enchaînements de morceaux aux ambiances horrifiques réussies, ces orchestrations (certes un peu noyées sous la guitare), le tout porté par un Seregor en maître de cérémonie squelettique, portant queue de pie, et dont les vocaux s'avèrent plutôt glaçants. Deux plateformes sont disposées de part et d'autre de la scène pour permettre aux deux autres protagonistes de s'élever dans les airs. Alors j'avoue qu'au départ j'ai trouvé ça assez ridicule, mais en regardant ça de plus loin, je me rends compte que CARACH ANGREN cherche à imprimer une mise en scène cohérente par rapport à son répertoire, et de ce point de vue c'est réussi. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde du show des Néerlandais, et je suis surtout ressorti avec la ferme envie d'écouter tous les disques sortis depuis, sur lesquels les orchestrations classiques n'ont que peu d'équivalent (à part peut-être chez LIMBONIC ART).


MOONSPELL

Mon dernier concert de MOONSPELL remonte à 2007, en pleine journée sur scène découverte… Pas les meilleures dispositions pour rentrer dans le Metal si particulier des Portugais, qui vont aujourd'hui honorer comme il se doit "1755" avec pas moins de cinq extraits pour un set à l'ambiance envoûtante, les vocaux impérieux de Fernando Ribeiro déchirant les enceintes de l'Altar, prenant encore davantage d'ampleur quand il s'exprime dans sa langue natale, n'oubliant pour autant pas "Opium" et "Alma Mater" dans le cocktail pour emporter l'auditoire. Boudant "Irreligious", largement représenté quand je les avais vus la première fois, MOONSPELL m'a conquis, ainsi que l'ami Mulk qui s'est éclipsé pour EAGLES OF DEATH METAL.

EAGLES OF DEATH METAL

Mulk Deuxième jour de canicule en ce samedi au Hellfest… Difficile de rester concentré entre les potes qui vous apportent le pichet de l’amitié, et votre irrésistible envie de boire un perrier bien frais ! Il en est donc du compromis, tout comme la prestation des EAGLES OF DEATH METAL. Difficile pour le Mulk d’éviter le trait d’union entre un concert somme toute correct et le Bataclan… Un Line-up encore une fois remanié, un bon set mais un groupe qui ne correspond pas totalement aux attentes du public. Trop branché, trop hype, efficace dans la forme, mais dénué de fond ! Une bonne récréation, avec des morceaux solides qui tiennent la distance en live, avec une ferveur enthousiasmante, mais avec un passé pas si lointain si dur à assumer… Du bon Rock facile et immédiat, sans profondeur aucune, mais plaisant.

WHITESNAKE

Jeff Je vais cocher deux cases de rang en assistant à de bons voire très bons shows de groupes que j'aime beaucoup et que je n'ai jamais eu loisir de voir sur scène. Alors je savais que pour David Coverdale (en tout cas en ce qui concerne sa voix), il serait un peu tard, le bonhomme, malgré une classe toujours étourdissante, et une animalité qui lui assure les sourires et les décolletés d'Américaines peroxydées qui se glissent dans la fosse à nos côtés, ayant tout de même sa voix bien fatiguée. Mais avec l'équipe de tueurs derrière lui, il n'a rien à craindre. Le show est millimétré, à l'américaine, presque trop d'ailleurs. "Flesh & Blood" vient de sortir, de même que l'édition anniversaire de "Slide It In", il y a une palanquée de classiques et peu de temps pour les jouer (une heure c'est maigre). Ainsi la plus grosse partie du back-catalogue est une nouvelle fois ignorée, pour mettre l'accent sur "Slide It In" et "1987". Autant dire qu'il n'y a rien à jeter dans ce set, même si je râle contre ces soli qui certes mettent les musiciens en avant, mais nous privent d'un "Fool For Your Loving" au hasard… Reconnaissons toutefois que par rapport à son passage six ans plus tôt à Clisson, WHITESNAKE propose un set radicalement différent. On ne se moque pas de nous, et je ressors heureux de cette prestation énergique servie par un David Coverdale affable bien qu'assez faible vocalement.


SHAM 69

Chapouk Le groupe démarre avec un de ses plus vieux titres "What Have We Got?" avant d’enchaîner avec "Tear Gas Eyes" et "I Don’t Wanna". C’est direct et efficace comme on s'y attendait. Jimmy Pursey, torse nu, s’avance sur le devant de la scène pour encourager la foule à se défouler. Et insiste sur le fait que ce public est de la même « fuckin' » family. Une petite pique lancée à Donald Trump et c’est parti pour "No Entry". Le groupe enchaîne avec une reprise de "White Riot", que le public reprend en chœur. Et bien entendu ça ne faiblit pas quand le groupe joue le mythique "If The Kids Are United". Le groupe quitte la scène et le public continue à chanter le refrain. SHAM 69 revient ensuite pour un rappel et termine son show avec un quart d'heure d'avance parce que ces messieurs avaient trop chaud pour continuer...

CANDLEMASS

Jeff CANDLEMASS, c'est un groupe avec lequel j'ai fait connaissance à l'époque du retour de Messiah Marcolin, avec l'opus éponyme de 2005 : la prestation la plus signifiante d'un "Night To Remember" de Wacken qui avait culminé avec la prestation impériale de NIGHTWISH. Et depuis, malgré le magnétisme de "Nightfall", un album a toujours trôné au-dessus des autres : "Epicus Doomicus Metallicus". Alors assister près de quinze ans plus tard à une nouvelle tournée, avec Leif Edling sur scène et Johan Längqvist c'est un sacré cadeau… Hélas quelque peu gâché par une tente bondée, qui nous oblige à assister à la majorité du set de l'extérieur, pendant que WITHIN TEMPTATION remporte un franc succès avec sa mise en scène grandiose et aseptisée (j'avoue que Sharon m'a beaucoup manqué, je ne l'ai pas vue live depuis 2005 elle non plus). Mais je vais pas me plaindre, ce sera hélas pire pour DARK TRANQUILLITY. CANDLEMASS pioche certes dans ses deux albums réalisés avec Längqvist, mais ne s'y cantonne pas, les hymnes "The Well Of Souls" ("Nightfall") ou "Dark Reflections" ("Tales Of Creation") entre autres sont interprétés honnêtement par le vocaliste, qui ne cherche pas à imiter ses prédécesseurs, mais les adapte à son registre. Le set est Heavy Metal jusqu'au bout des ongles, la perle "Solitude" étant bien entendu la plus attendue, pour conclure ce très bon set, authentique et réussi.

DEF LEPPARD

L'un de ces monstres sacrés qui m'ont fait venir au Hellfest 2019. DEF LEPPARD a sorti la production à l'américaine : des écrans partout, de la lumière dans les coins les plus inattendus et un groupe anglais qui là aussi nous soigne en ne répétant pas son show de 2013 (où il avait joué l'intégralité de "Hysteria"… Qui occupe tout de même quasi 50% de la setlist d'aujourd'hui). Alors certes aucun morceau n'est postérieur à 1993, ce qui est dommage au vu des qualités qu'il a montré sur des albums comme "Songs From The Sparkling Lounge" ou même son éponyme sorti en 2015, qui montraient qu'il en avait encore sous la pédale. Le set est donc réjouissant mais sans trop de surprise ; un enchaînement de tubes ultra connus (même si on a tout de même droit à l'antique "Let It Go" qui permet à Chapouk de taper un peu du pied). "Let's Get Rocked" est une belle surprise, puissante et festive à souhait, de même que "Two Steps Behind" (extrait de la BO de "Last Action Hero"), même si l'enchaînement de trois ballades n'est pas nécessairement une bonne chose, car malgré l'immense plaisir d'écouter "Love Bites" puis "Bringin' On The Heartbreak", les avoir coup sur coup après un "Two Steps Behind" déjà mou du cul, ça casse un peu le rythme, même si l'instrumental "Switch 625" est une belle occasion pour Vivian Campbell de briller en lead, ovationné par le public, de même que Rick Allen, impeccable derrière son kit. J'avais un peu peur du côté synthétique impliqué par la configuration de jeu du batteur anglais, et au final… Et ben je me suis inquiété pour rien !!! Avec un duo" Pour Some Sugar On Me" (même si je peux plus la voir) – "Rock Of Ages" on repart avec la banane, même si la voix de Joe Elliott, par ailleurs plutôt en forme, n'a plus ce mordant d'autrefois, qui manque sur ce dernier hymne définitif. Bref j'ai enfin vu DEF LEPPARD, et j'ai pris une claque. Décidément c'était ma journée.



DARK TRANQUILLITY

Encore un choix cornélien, puisque ZZ TOP joue (pas très bien de ce que j'entends) en même temps que les Suédois de DARK TRANQUILLITY, pas vernis eux non plus puisqu'une partie de leur matériel est resté coincé à Bruxelles, jouant grâce à des prêts de matos d'autres groupes ! Mais pas le temps de tergiverser : le son est très agressif, ce qui rend le concert sous la tente difficilement tenable. Et je pars du principe que si je suis obligé de me boucher les oreilles, c'est que le son est résolument trop fort. Mais sur l'écran à l'entrée de l'Altar, c'est guère mieux, mon pied me fait souffrir depuis le début de journée, et surtout on profite beaucoup trop distinctement de ZZ TOP, qui ferait peut-être bien d'arrêter, particulièrement Billy Gibbons qui n'a plus bien de voix et qui semble éprouver des difficultés certaines à jouer… Et en même temps, comment lui en vouloir au vénérable âge de soixante-dix ans ?

The ADICTS

Chapouk Gros show des ADICTS ! Du fun en prévision et c'est ce qui nous attend (ballons, cartes à jouer, bières et chapeau en forme de chope) ce groupe nous envoie toute sa bonne humeur à la tronche en repassant les standards de sa discographie pour le plus grand bonheur des pogoteurs qui ont boudé KISS.

KISS

Jeff KISS mériterait un live-report à lui tout seul et notre récit déjà tardif du festival est déjà beaucoup trop long. Mais il faut le dire, ce clap de fin (ce qui ne manque pas de m'amuser, mon tee-shirt arborant fièrement le Farewell Tour de 2000) valait clairement le détour. Et le groupe a surpassé à la fois le show de 2008 de Bercy et le dernier Live enregistré à Las Vegas que je vous ai chroniqué l'an dernier. Paul cause énormémement, Tommy fait le beau gosse lunaire, Eric Singer maintient une pulse solide et inébranlable, et Gene cabotine sans se réfréner. La setlist est géante, n'oubliant aucune époque, "Say Yeah" s'invitant assez tôt dans le set. Si les seventies sont bien là, cette tournée d'adieu laisse le groupe revisiter les années démaquillées, avec un "War Machine" redoutable, voyant Gene cracher le feu, "Heaven's On Fire" accentuer son côté FM ou encore "Psycho Circus" rappeler les années 90 de façon furtive. J'avoue que j'aurais pas craché sur un petit "Unholy" au hasard. Vocalement, on a connu Paul en meilleure forme, mais aussi en franchement moins bonne également. Les vocaux des trois autres protagonistes sont par ailleurs essentiels, et même si on aura pas de "Shock Me" chanté par Tommy Thayer, on aura un rappel avec piano blanc, voyant Eric Singer quitter sa batterie pour interpréter en acoustique ce "Beth" qu'il chante très bien, avant que la messe ne soit dite sur un "Rock And Roll All Nite" de rigueur, après un "Crazy, Crazy Nights" qui aura un peu trop révélé les faiblesses vocales du Starchild. Un concert de très haute volée, tant est si bien que j'avais commencé à quitter la fosse après ce "Black Diamond" fabuleux qui se hisse sans peine dans mon top 3 des titres du groupe.



Je regretterai par ailleurs sur cette journée du samedi, forcément assez mainstream au vu de l'affiche, la masse de touristes qui a investi le festival, entre ce mec et sa copine qui ne connaissaient pas "Rock Of Ages" en me demandant le titre, ou en voyant ces mouvements de foule après "I Was Made For Loving You". Quand Paul disait qu'on ne criait/chantait pas assez fort, je veux bien le croire hélas.



             



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