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Par WËN
Le 11 Décembre 2013

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PPM Fest 2013
Par JEFF KANJI le 13 Avril 2013
Publié le 20 Avril 2013 Consulté 4220 fois



Report Day 1:

Arrivés dans la grande et industrielle ville de Mons, quelques kilomètres après la frontière belge, nous constatons d'emblée la gentillesse et la tranquillité avec laquelle les membres de l'organisation nous accueillent sur le site du Lotto Mons Expo. Le Power Prog & Metal Fest propose une affiche orientée Heavy/Power à laquelle viennent se greffer quelques grands noms du Folk ou du Metal Extrême (BEHEMOTH pour cette session 2013). Le festival, plutôt un nouveau venu sur le calendrier bien étoffé des fests européens (il s'agit de la quatrième édition) occupe l'immense halle du Lotto Mons Expo avec deux scènes, Alpha et Omega, situées de part et d'autre avec en leur milieu un port d'attache essentiel aux metalleux : le bar !

Un festival à taille humaine où il est possible d'assister à l'intégralité des shows avec un confort notable (pas d'affluence de type Wacken pour squatter les 20 premiers mètres de fosse). Tranquillement en train de chiner au Metal Market mis à notre disposition, les premières formations, FIREFORCE et VITAL BREATH chauffent la scène sans trop faire de vagues avant que DRAKKAR ne charge la mule en double pédale côté Omega Stage où ces vieux briscards (le groupe, reformé en 2012 a débuté en 1983), hérauts du Metal made in Belgique dégage un bon capital sympathie qui n'occulté pas la vacuité de son Power/Speed où l'utilité de trois guitaristes devra m'être expliquée...

Bonne surprise avec MAX PIE, qui aujourd'hui nous permet d'assister à la listening session de son nouvel opus, attendu très prochainement.
Ces Belges ont fait un gros job scénique et musical, proposant un Heavy racé aux lignes mélodiques soignées , délivrées par un Tony (ex-LIGHTNING FIRE) sympathique. Pas de poses inutiles, le groupe envoie du bois. Il va falloir clairement me pencher sur leur cas.

Les choses sérieuses démarrent réellement avec DGM qui peut compter sur l'enthousiasme de son vocaliste Mark Basile, arrivé sur "FrAme" qui non seulement assure grave niveau voix, avec cette rocaille typiquement italienne allié à une énergie débordante, mais met en valeur ses musiciens, Simone Mularoni en tête, dont c'est l'anniversaire ce soir-même, ce que ses compères ne manqueront pas de souligner. Après un soundcheck laborieux et un iMac capricieux (Emanuele Casali connaîtra des petits problèmes durant le set), les Italiens ont choisi de défendre leur récent opus dont plusieurs extraits nous sont délivrés, notamment un "Reason" et un "Universe" d'une virtuosité rare. Ça joue grave, et si on connaît les talents de shredder de Simone Mularoni, que l'on retrouvera avec grand plaisir le samedi avec EMPYRIOS, le claviériste Emanuele Casali est un virtuose lui aussi, alternant soli vertigineux et duels avec son guitariste. Nous aurons sans nul doute plaisir à le retrouver avec ASTRA en compagnie de Titta Tani... l'ancien vocaliste de DGM !

Mais celui que tout le monde attend comme le messie, c'est le show spécial que nous prépare AVANTASIA ! Tobias Sammet et Sascha Paeth (duquel Tobi tiendra à souligner l'importance lors de la présentation des musiciens, prélude à un "Sign Of The Cross" toujours aussi ultime) nous propose par le concept un show unique puisque faisant appel à des musiciens reconnus et des chanteurs tous devenus des maîtres dans leurs domaines.
Et ce soir on va en prendre plein les yeux et les oreilles ! Car après l'ouverture, "Spectres", extrait du dernier opus où Tobias affiche son style inimitable et une voix impeccable (qui connaîtra deux trois soucis en cours de soirée), permettant de constater la toujours constance et excellence d'un line-up composé, outre Sascha Paeth, d'Oliver Hartmann (dont Tobias dira qu'il est un tellement bon choriste, guitariste et chanteur qu'il constituerait une arme de destruction massive pour la Corée du Nord), Felix Bohnke à la batterie, Miro aux claviers, s'adjoint les services d'Amanda Somerville et de Thomas Rettke, vocaliste d'HEAVEN'S GATE, qui ne manquera pas de faire valoir ses qualités d'interprète testostéroné sur le "Scales Of Justice" ("The Wicked Symphony") initialement interprété par Tim "Ripper" Owens. Tobias Mettra un point d'honneur à mettre ses douze collègues en valeur, s'éclipsant même lors du fleuve "The Wicked Symphony", laissant son équipe de chanteurs gérer la scène avec brio.



Aucun album ne sera écarté même si l'accent sera évidemment mis sur le dernier opus en date dont pas moins de six extraits seront proposés (cf Set-list) mais c'est sans surprise "The Metal Opera" qui récoltera les suffrages ( 5 extraits), suivi par "The Scarecrow (4 extraits) et ce malgré l'absence remarquée de "Twisted Mind" et "Avantasia". Absence qu'on ne pourra reprocher au groupe qui nous délivre un show pharaonique de 2H45 où se succèdent les moments d'anthologie. Ronnie Atkins compense par son expérience et son charisme l'absence de Jorn Lande, le temps d'un "The Scarecrow" toujours monumental rehaussé d'un solo de Sascha Paeth à la wah-wah tout en élégance et en feeling et fait décoller la machine AVANTASIA dès son apparition sur "Invoke The Machine", aisément l'un des titres les mieux troussés de "The Mystery Of Time". Puis vient le moment magique où après un "Prelude" toujours intense débarque Michael Kiske et sa voix cristalline sur "Reach Out For The Light", qu'il gère une nouvelle fois d'une main de maître malgré des soucis de justesse sur le final que Sascha Paeth foire correctement, cherchant ses accords (il en sera de même sur le final de "The Seven Angels" qui déclenchera l'hilarité de son partenaire Oliver Hartmann). Tobias et son équipage nous font même une remarquable et bonne surprise en créant la version live de "Breaking Away". Comment ne pas se sentir parmi les privilégiés après ça ? Ce sera des toute façon la soirée des premières, "The Seven Angels" étant interprétée dans son intégralité et non par sa version tronquée couplée par le passé à "Sign Of The Cross" qui n'a hélas pas récupéré son pont speed où Kai Hansen emportait la timbale, rappelant la toute-puissance du GAMMA RAY de l'époque).

L'ambiance est relax sur scène où blagues fusent et moments de franche rigolade s'enchaînent. À l'image de ces interventions sur le "Live Majesties" de GAMMA RAY, il semblerait que la présence de Michael Kiske soit propice à créer cette ambiance cour de récréation... Mais Eric Martin n'est pas en reste ! Mesdames et messieurs, nous avons là ni plus ni moins que le chanteur de MR BIG devant nous, avec ces traits juvéniles qui le caractérisent (alors que le monsieur affiche les 52 balais) s'amuse de voir Tobias qui s'amuse à nous traiter de "Motherfuckers" et "assholes" devant la star américaine qui elle s'affirme, tout comme le sémillant Bob Catley, par un feeling et une classe à toute épreuve. le sommet est clairement atteint pour eux sur le filmique "The Great Mystery" aux changements d'ambiances marqués et subtils, rehaussés d' arrangements symphoniques dosés. Je pourrais vous en parler longtemps mais en résumé, nul doute qu'AVANTASIA aura marqué l'histoire du PPM Fest en ce vendredi 12 avril 2013.

Set-List AVANTASIA

Spectres
Invoke The Machine (R. Atkins)
Black Orchid (R. Atkins)
Prelude
Reach Out For The Light (M. Kiske)
Breaking Away (M. Kiske)
The Story Ain't Over (B. Catley)
What's Left Of Me (B. Catley)
Scales Of Justice (T. Rettke)
The Great Mystery (E. Martin)
Promised Land (E. Martin)
Sleepwalking (A. Somerville)
The Scarecrow (R. Atkins)
Farewell (A. Somerville)
Shelter From The Rain (M. Kiske - B. Catley)
The Wicked Symphony (M. kiske - B. Catley - O. Hartmann - T. Rettke - A. Somerville)
Lost In Space (A. Somerville)
Dying For An Angel (E. Martin)
-----------------------------
The Seven Angels (O. Hartmann - A. Somerville - T. Rettke - M. Kiske)
Sign Of The Cross (Tous)




Report Day 2:

Après une nuit glaciale (“c’est le Noord” comme dirait M. Galabru) aussi tranchante que le show d’AVANTASIA de la veille qui marque de son empreinte le festival durablement, le nom des Allemands étant sur toutes les lèvres, AKTARUM chauffe la salle avec efficacité ! Son Folk Metal extrême, qui n’est pas sans évoquer ENSIFERUM et surtout TURISAS est efficace et empreint d’une énergie communicative. Si SEVEN KINGDOMS ne démérite pas, en grande partie grâce aux charmes physiques et aux talents vocaux de la petite Sabrina Valentine, son Power Metal enlevé est suranné, comme quoi, il ne suffit pas de bien jouer (le niveau technique est élevé) pour trouver la recette de la potion magique...
J’attends en revanche bien davantage d’EMPYRIOS. Le groupe principal de Simone Mularoni (DGM) ne tourne que très peu (ce que l’interview réalisée plus tard dans la journée permettra de constater) et forts d’un nouvel opus "Zion" appelé à succéder au monumental "The Glorious Sickness" sorti il y a déjà 5 ans, le groupe semble prêt à en découdre sur l’Omega Stage.
Arborant une esthétique résolument moderne, à l’image de Silvio Mancini, qui semble échappée d’une formation Hardcore, le groupe nous assassine d’entrée à coups de riffs MESHUGGAH-niens, de samples electro (il est d’ailleurs impressionnant de constater que les ¾ des groupes usent de samples, y compris quand le groupe dispose d’un clavier, AVANTASIA et DGM sont de bons exemples), et de grooves imparables (« The Eve Arose », «Masters »). Le groupe joue grave et manifeste son plaisir d’être là. Si Simone Mularoni compte essentiellement sur ses doigts de magicien pour nous aplatir (Ce « Pandaemonium » !!!), Sym, le bassiste (également membre de MNEMIC ) s’avère être un bon showman, qui communique avec le public. Un set bien court mais dense. Les spectateurs ne s’y sont pas trompés, et l’assistance encore clairsemée a grandement apprécié, de même que les membres de DGM présents pour supporter les copains, à côté de moi dans la fosse.

Set-List EMPYRIOS

Nescience
Renovation
Pandaemonium
The Eve Arose
Domino
The Glorious Sickness
Masters
Timelapse
A New Dawn


Cette deuxième journée est pour le moins dense, et je regrette de devoir laisser filer le set d’ASTRA, groupe du claviériste de DGM Emanuele Casali, qui tient également la guitare en compagnie de son frère qui assure basse et chant. Titta Tani n’est pas là mais on peut déjà dire que les Italiens sont venus en famille (comme j’aurai l’occasion d’en plaisanter avec Andrea, le charismatique bassiste de DGM), trois formations comportant des membres communs ou des anciens collègues (DGM, EMPYRIOS et ASTRA).

La taille humaine du PPM Fest permet d’aborder de nombreuses personnalités avec beaucoup de simplicité, celles-ci se mêlant aux festivaliers. C’est ainsi que j’ai assisté au set d’EMPYRIOS avec comme voisin Mark Basile, le vocaliste de DGM. Au coin de l’entrée VIP, je me retrouverai plus tard dans la soirée à discuter technique vocale en compagnie de Lars Larsen, l’impressionnant vocaliste de MANTICORA qui devra hélas souffrir d’un début de set gâché par le son brouillon qui couvre sa voix et les guitares (je ne sais toujours pas quel était le premier titre interprété). Dès le deuxième titre, les choses rentrent dans l’ordre. Tout comme à Wacken l’été dernier, les Danois ne disposent que d’assez peu de temps pour tirer leurs cartouches. Choisissant l’efficacité, "Safe" se voit présenté une fois ce tour de chauffe écoulé, avant que "Hyperion" et son "Cantos" hymnique ne fasse s’embraser l’assistance qui a loisir de chanter à gorge déployée entre deux soli particulièrement techniques de deux guitaristes très concentrés. C’est sur "Playing God" (extrait de "8 Deadly Sins") que le groupe tirera sa révérence en laissant une fois de plus cette impression qu’il n’a pas eu la possibilité d’étaler ses capacités.

Set-List MANTICORA

In The Abyss Of Desperation
Cantos
The Nightfall War
A Lake That Drained
Playing God


ROTTING CHRIST peut sembler un choix curieux au regard de l’affiche très clairement orientée Heavy/Power (de même que BEHEMOTH, j’y reviendrai). Mais forts d’albums aux ambiances soignées ("Theogonia", "Aealo" et l’envoûtant petit dernier "Kata Ton Daimona Eyatoy"), les Grecs, menés par un Sakis Tolis impérial vont remporter tous les suffrages. Avec un lightshow sobre mais soigné et une mise en son parfaite (l’immensité du Lotto Mons Expo étant particulièrement adaptée à leur Dark Metal), les pépites "In Yumen - Xibalba", et autres "Enuma Elish" tapent dans le mille. Loin des clichés Black Metal, Sakis se montrera d’une disponibilité et d’une prévenance envers les festivaliers venant en masse le féliciter, tout à son honneur, et parfaitement représentatives de l’état d’esprit que Tony (chanteur de MAX PIE et fondateur du PPM Fest) a su insuffler à l’évènement.



C’est là que le travail de chroniqueur devient cruel, c’est quand vous ratez le tiers du set de votre groupe préféré pour tenir une interview. ORPHANED LAND m’emporte avec l’intro de "Barakah" avant que les joyeux lurons d’EMPYRIOS ne me rejoignent en salle de presse. Un excellent moment également, mais je me rue jusqu’à la scène le plus rapidement possible au son d’un "Sapari" toujours démentiel. Chen Balbus, le nouveau guitariste s’est parfaitement installé à la place de Matti Svatizky et Yossi Sassi, toujours d’un sourire désarmant, s’amuse comme un fou avec la guitare-bouzouki qu’il s’est fait faire, alternant avec facilité les riffs et soli et passages plus Folk du répertoire des Israéliens. Un set compact, rehaussé par la présence intermittente de Johanna Fakhry qui vient jouer de ses charmes, donnant du relief aux ambiances orientales de "El Meod Na’ala" ou de "Norra El Norra" dont l’enchaînement final avec "Ornaments Of Gold" est toujours sujet à la communion avec le public. Une nouvelle fois les Israéliens ont été remarquables.

Set-List ORPHANED LAND

- Barakah
The Kiss Of Babylon
Birth Of The Three
From Broken Vessels
Sapari
Ocean Land
El Meod Na’ala
El Norra Alila
Ornaments Of Gold


Il faut supporter le set des Suédois d’AMARANTHE (qui ont retrouvé leur vocaliste Elyse Ryd) dont la Pop Metal formatée, pas désagréable mais tellement surjouée, semble emporter une forte adhésion ! L’alternance de riffs monocordes graves tellement « gatés » qu’on a l’impression que la gratte rote à la moindre rythmique et des mélodies si calibrées (mais diablement efficaces) qu’elles se ressemblent toutes. J’ai eu la sensation d’écouter six fois le même morceau d’affilée. Pas pour moi résolument malgré les qualités vocales évidentes des protagonistes (même si je paierais cher pour baffer Jake E Berg et sa voix geignarde digne des pires groupes Metalcore).

Alors que je sais d’ores et déjà que l’interview d’ORPHANED LAND me fera manquer ALESTORM, visiblement très attendu, le nom du groupe Écossais étant sur toutes les lèvres, je ne peux qu’apprécier au loin la puissance de feu que semble dégager le combo sur scène. Kobi Fahri, volubile bien qu’exténué, est d’excellente compagnie et chaque rencontre avec lui est un partage. Il se livre, évoque ses ressentis sur le monde sans se préoccuper des créneaux horaires qui nous sont imposés (même si l’équipe du PPM Fest se montre plutôt cool). C’est ainsi qu’après une bonne demi-heure d’entretien, je ressors le temps de retrouver quelques amis et une jeune reporter Allemande répondant au doux prénom d’Astrid qui s’émerveille de découvrir les textes en roumain extraits du dernier ROTTING CHRIST et s’empressera de découvrir NEGURÃ BUNGET.

Tout cela se déroule après un excellent show de STRATOVARIUS qui étale son envie et sa maîtrise sur l’Alpha Stage. Si le public est moins mobile qu’à Lyon (on a assisté aux premiers pogos sur "Speed Of Light") et Timo Kotipelto toujours un peu à la peine sur les parties en voix de tête qu’il affectionnait jadis ("Destiny" entre autres), le groupe est affûté et tous arpentent la scène, Matias Kupiainen, d’une facilité déconcertante, et surtout Lauri Porra qui est un véritable tourbillon sur scène ! L’arrière petit-fils de Jean SIBELIUS (et oui !) dégage une classe rare et sa dextérité est très appréciable même si le temps du solo de "Destiny", il nous rappelle à quel point Jari Kainulainen était un maître sur sa six-cordes. Je parle de "Destiny" et pour cause ! Les Finlandais ont décidé pour notre plus grand plaisir de réintégrer ce titre-phare à leur répertoire live. Et il suffit de constater le délire qui s’empare du Lotto Mons Expo à l’introduction dont les voix d’enfants font toujours autant frissonner quinze ans plus tard. Et surtout, "Destiny" est interprétée dans son intégralité ! Si les esprits chagrins regretteront l’absence de tel ou tel titre (les Finlandais n’ayant pas été avares en tubes à la fin des années 90), la setlist proposée est compacte et mêle aux indéboulonnables "Eagleheart", "Hunting High And Low" (où Timo nous fait participer, à notre plus grand plaisir) et autres "Black Diamond" un bon aperçu de son petit dernier "Nemesis", pour beaucoup le meilleur opus du groupe depuis "Infinite", dont pas moins de six extraits sont interprétés ce soir. Et si on peut reprocher à "Stand My Ground" son refrain, qui évoque un peu trop directement le « A Million To One » d’HELLOWEEN, on peut dire que "Halcyon Days", "Dragons" ou encore "Unbreakable" ne manquent pas d’efficacité !

Set-List STRATOVARIUS

Abandon
Speed Of Light
Halcyon Days
Dragons
Eagleheart
Fantasy
Destiny
Black Diamond
Stand My Ground
Unbreakable
Hunting High And Low




La tête d’affiche de ce soir a tenu ses promesses et la foule, plus curieuse qu’autre chose, se dirige vers l’Omega Stage pour découvrir (c’est le cas de beaucoup de monde) la machine de guerre BEHEMOTH. Nergal et ses comparses sont assez incongrus sur une telle affiche et va compenser en cherchant à mettre tout le monde à genoux dès le premier titre. Le son de guitare est colossal, et le côté Heavy du metal extrême de BEHEMOTH ressort bien. La batterie ultra-triggée mais redoutable d’Inferno ne fait pas de quartier et si la salle se videra au fur et à mesure, BEHEMOTH installe une ambiance bien dark que je qualifierai de majestueuse et les "Christians To The Lions" et autres "At The Left Hand Ov God" ne font pas de quartier ! Le groupe délivrera son "Chant For Eschaton 2000" dans une quasi–indifférence et pour la poignée de fans qui squattent les premiers rangs. Le pari des organisateurs du PPM Fest était audacieux. Un peu trop peut-être ?

Set-List BEHEMOTH

Ov Fire And The Void
Demigod
Moonspell Rites
Conquer All
Christians To The Lions
The Seed Ov I
Alas, Lord Is Upon Me
Decade Of Therion
At The Left Hand Ov God
Slaves Shall Serve
Chant For Eschaton 2000
23 (The Youth Manifesto)
Lucifer


Report Day 3:

Après une bonne nuit faisant suite à un after à la Belge (avec moultes bières donc), la préparation de mes interviews du jour me dispense d’une bonne partie du set de SUN CAGED qui confirme tout le bien que je pense d’eux. Ne disposant pas d’un plan de feu extra, les musiciens compensent en faisant preuve d’une virtuosité à toute épreuve mais sans esbroufe.
Je manque par contre SHADOWSIDE et SOLISIA auxquels je m’intéresserai sans doute, la vocaliste du combo brésilien disposant d’une sacrée paire de c. rhabillant la plupart des chanteurs de Speed Mélodique. Mais déjà MYRATH m’attend. Fan des Tunisiens, comme notre bon vieux Fredouille, je croise Uri Zelha et Yossi Sassi (ORPHANED LAND) qui semblent avoir conservé de leur tournée commune une vraie connexion affective et musicale. Avec un set strictement identique à leur concert de Limoges, MYRATH a fait d’impressionnants progrès sur scène, à l’image de son frontman Zaher Zorgati qui s’autorise des écarts par rapport aux lignes de chant de "Tales Of The Sands", attestant de sa puissance et de son aisance vocale. Anis Jouini, le jadis ténébreux bassiste, qui a coupé ses cheveux (pour piquer celle de Morgan Berthet leur batteur) arbore un look décontracté super funky qui lui colle à merveille. Tous viennent au devant de la scène, y compris Elyes Bouchoucha, qui arbore le temps de "Madness" un clavier en arrondi digne des représentations les plus barrées de Jean-Michel Jarre. Ce dernier s’avère d’un grand secours sur les refrains et il contribue à rendre "Under Siege", "Merciless Times" ou "Beyond The Stars" (et ses mélodies tunisiennes) un peu plus parlantes. Une fois de plus MYRATH remporte l’adhésion du public qui ne le connaît encore pas forcément très bien mais qui sans nul doute cherchera à se procurer un "Tales Of The Sands" très représenté (seule "Madness" est extraite de "Desert Call") dont 7 des 10 titres viennent d’être joués.

Set-list ]MYRATH
Sour Sigh
Braving The Seas
Merciless Times
Under Siege
Wide Shut
Madness (wah sur solo à verifier)
Tales Of The Sands
Beyond The Stars



Quel plaisir de retrouver NIGHTMARE ici ! Nos Grenoblois, arrivés la veille pour faire la fête et profiter de l’ambiance du festival doivent succéder à une talentueuse formation et jouer juste avant le TANK fronté par Doogie White (ex-RAINBOW et PRAYING MANTIS). Forts d’une discographie compacte et homogène, l’accent est mis sur le petit dernier "The Burden of God", dont les "Sunrise In Hell", "Crimson Empire" ou "Children Of The Nation" sont d’une efficacité redoutables. Mêlés à quelques (excellents) titres de "Insurrection", ("Eternal Winter", "The Gospel Of Judas"), NIGHTMARE délivre un set incisif, et dégage toujours une sympathie rare, que ce soient les multiples facéties du jeune Matt Asselberghs (qui ira jusqu’à caresser le crâne d’un gaillard de la sécu), les invectives au public stéréotypées mais sincères d’Yves Campion qui enchaîne les poses à l’aide de sa basse en forme d’Explorer, ou la bonne humeur communicative d’un Jo Amore jamais pris en défaut vocalement et qui sait emmener le public avec lui. Je crois que nous pouvons être fiers d’avoir une formation Heavy de cette envergure dans notre pays (NIGHTMARE est le seul représentant français du festival, comme il l’est souvent à Wacken également).

Set-list NIGHTMARE

Sunrise In Hell
The Gospel Of Judas
Eternal Winter
The Burden Of God
Children Of The Nation
Crimson Empire
Shattered Hearts
The Doomsday Prediction

L’enchaînement des interviews de NIGHTMARE et MYRATH vont me faire manquer CIRCUS MAXIMUS que j’avais pourtant hâte de découvrir et FIREWIND qui avant une pause d’une durée indéterminée a visiblement mis tout le monde d’accord avec son Heavy racé teinté par instants de shred où les talents conjugués de Bob Katsionis et Gus G. ont sans nul doute fait merveille. Je rappelle que la formation hellène a perdu son emblématique vocaliste, Apollo Papathanasio, et que c’est Kelly Sundown Carpenter, le vocaliste d’ADAGIO qui accompagne les Grecs sur leurs dates.

Mais TURISAS est très attendu et le public se masse devant l’Alpha Stage. Tout comme les quelques costumes de pirates croisés la veille avant ALESTORM, on voit circuler des metalleux peints aux couleurs rouges et noires du combo qui enflamme la scène avec une assurance et un sens du show aiguisé. Le visuel est impressionnant, renforcé par la présence du violoniste Olli Vänskä qui s’il s’avère d’une justesse parfois approximative fait le show. Au son des "To Holmgard And Beyond" ou "Stand Up And Fight", les poings se lèvent et ce sans discontinuer jusqu’à un "Battle Metal" définitif ! j’ai trouvé le show un peu répétitif (les morceaux se ressemblant pas mal entre eux, reposant sur des refrains guerriers scandés et des rythmiques martiales mêlant Heavy plombé et interventions Folk que violon et clavier servent avec brio mais d’une redoutable efficacité ! À revoir !

GAMMA RAY est un groupe que je prends toujours un plaisir non-feint à retrouver en concert ! Kai Hansen et sa bonne humeur communicative aident toujours le héraut du Power Metal à mettre le public dans le ton de sa musique. Même si le loustic devrait à mon avis calmer la bibine (il a pas mal grossi ses dernières années et le visage est marqué), il est fort en voix et GAMMA RAY va laisser parler sa puissance de feu avec une setlist atypique, inspirée du "Skeletons & Majesties Live" sorti en novembre 2012, à commencer par "Anywhere In The Galaxy", clairement un des meilleurs titres de "Powerplant". Les extra-terrestres seront de la partie pendant un moment avec l’efficace "Men, Martians And Machines" de "Somewhere Out In Space", album un peu laissé de côté ces dernières années mais regorgeant de perles. Les bonnes surprises, ce sont "The Spirit", la jeunesse des Rays, "Dethrone Tyranny", véritable brûlot au refrain irrésistible, comme tous les titres d’ailleurs à l’image de ce "Empathy" tiré du dernier album en date du groupe, véritable bombe de Heavy plombé.
Tous les titres non, car il faut bien le reconnaître, les deux extraits de l’EP "Master Of Confusion" ne constituent pas le nec plus ultra de ce qu’a pu produire Kai Hansen avec sa bande, même en live. Alors qu’HELLOWEEN devra monter sur les planches un peu plus tard, GAMMA RAY nous dégaine "Future World" dans une version pas piquée des hannetons et sous le regard amusé et captivé de Markus Grosskopf qui, côté régie retour, ne rate pas une occasion de faire le pitre ou d’échanger deux trois vannes avec Henjo Richter et ses collègues. Et du coup HELLOWEEN échappera à la « corvée » de devoir jouer ce classique incontournable et indémodable pour le 2000ème fois. Après "Send Me A Sign", c’est déjà la fin et comme toujours avec GAMMA RAY, c’était trop court, surtout qu’il est très appréciable d’avoir maintenant au sein de la bande un batteur qui ne cogne pas tout le temps comme un sauvage et qui n’accélère pas tous les morceaux… Kai Hansen prendra d’ailleurs le temps de présenter ses zicos, à sa manière, avec en particulier un tordant : « à la basse Mister Tenacious D. Dirk Schächter ».

Set-list GAMMA RAY

Welcome
Anywhere In The Galaxy
Men, Martians And Machines
The Spirit
Dethrone Tyranny
Master Of Confusion
Empire Of The Undead
Empathy
Guitar Solo
Future World (Tenacious D. Dirk)
To The Metal
Send Me A Sign



Vous dire que j’attendais QUEENSRŸCHE serait un mensonge éhonté. La bande, jadis incarnée par les deux piliers Chris DeGarmo et Geoff Tate a péniblement sorti des albums moyens durant les dix dernières années avant de finalement éjecter Geoff Tate qui tourne lui aussi sous le nom de QUEENSRŸCHE. C’est à la version « originale » que nous avons à faire, composée de Michael Wilton, Scott Rockenfield et Eddie Jackson. C’est donc la formation qui répondait au nom de RISING WEST qui monte sur les planches en compagnie du chanteur de CRIMSON GLORY Todd LaTorre. Ce groupe récréatif était sensé jouer de vieux titre du RŸCHE plus interprétés depuis des années, c’est donc à une setlist oldies que nous allons écouter. Dès l’introduction de l’antédiluvien "Queen Of The Reich", Todd lance son premier cri aigu avec une clarté et une aisance impressionnante. Le son est clair, permettant d’apprécier les twin guitars de la paire Wilton/Lundgren et le jeu subtil de Scott Rockenfield. Le chant est mixé bien en avant et Todd LaTorre marque son territoire, se montrant aussi impérial sur les "En Force", "The Needle Lies", que sur le plus subtil "My Empty Room" ou encore l’hymne intemporel "Eyes Of A Stranger" qui déclenche la folie de votre serviteur au lancement du riff majestueux et des harmonies de guitares de la bande. Todd LaTorre ne cessera de faire de la haute voltige vocale et QUEENSRŸCHE affiche une classe et un charisme indéniables. Le vocaliste, qui prend le temps de présenter chacun de ses musiciens et de préciser que le seul QUEENSRŸCHE qui compte est le groupe que nous avons vus ce soir (et ce n’est pas nous qui dirons le contraire, Geoff Tate ayant largement perdu de sa superbe) et qu’un nouvel album est prêt à sortir. Il remercie en outre tout le monde de l’accueillir si chaleureusement, déclenchant une ovation du public. Jo Amore de NIGHTMARE, posté devant moi n’en revient pas, de même que les mecs de DGM qui n’ont pas raté une miette du concert. QUEENSRŸCHE a rappelé à tous qui était la tête d’affiche en posant « les couilles sur la table ». Un véritable tour de force, d’autant qu’HELLOWEEN devra passer derrière.

Set-list QUEENSRŸCHE

Queen Of The Reich
The Killing Words
Walk In The Shadows
Whisper
En Force
Child Of Fire
The Warning
Prophecy
The Needle Lies
Real World
My Empty Room
Eyes Of A Stranger
Empire

Et les Allemands, pas impressionnés, vont arpenter la belle scène mise à leur disposition autour du monstrueux kit de batterie de Dani Löble (à croire que le cogneur a voulu faire de la concurrence à Anders Johansson de HAMMERFALL puisqu’il totalise pas moins de six grosses caisses sur scène (dont 2 de déco quand même) blanches assorties à ses cymbales. Pour le plaisir des demoiselles, Sascha Gerstner a décidé de raser sa barbe, et le guitariste, déjà grand par la taille, squatte les premiers rangs au point de complètement occulter son acolyte Michael Weikath, qui a visiblement décidé de ne pas en faire plus que nécessaire même si on le voit se dérider à quelques moments. Mais l’homme fort c’est comme toujours Andi Deris qui en plus d’être en bonne forme vocale, démontre une nouvelle fois le performer qu’il est. Entertainer particulièrement doué et sympathique, il fait ce qu’il veut du public de Mons, mais n’oublie surtout pas de défendre son dernier opus avec pas moins de six extraits ! Et après un "Wanna Be God" introductif du meilleur effet, "Nabataea", dans sa version éditée, est envoyée sur orbite, démontrant une nouvelle fois le potentiel de ce titre qui ouvre magistralement "Straight Out Of Hell" dont la pièce-titre, très Happy Metal, est interprétée très tôt, juste après un "Eagle Fly Free" traditionnellement posté en troisième position. "Where The Sinners Go" reste pour moi une énigme. Sans doute un des morceaux de "7 Sinners" les moins pertinents, il semble être devenu le petit chouchou de nos Allemands qui doivent sans doute être heureux de proposer un titre plus plombé au milieu de ces speederies et autres tempi soutenus. HELLOWEEN ne manque pas de nous y faire participer, ce que nous faisons avec plaisir. En alternant Speed et titre plus Happy Metal, les citrouilles exposent la quintessence de ce qui fait leur charme. Après "I’m Alive" que j’aurai pensé disparu des setlists du groupe à tout jamais et qu’Andi Deris gère plutôt bien, témoin de son travail vocal de ses dernières années, on aurait pu s’attendre à "Steel Tormentor" (jouée à Paris) mais le groupe, à travers un "Live Now!" prétexte à un karaoké géant avec le Lotto Mons Expo et une ballade touchante - "Hold Me In Your Arms", s’en sort magnifiquement et si l’on regrettera "March Of Time", que le groupe avait réintroduit dans les sets de ses deux dernières tournées, nous sommes tous heureux de fêter le retour de "If I Could Fly" et de "Power" toujours efficace, clairement devenu aussi mythique que "Dr Stein" qui conclue le set dans une ambiance potache où des citrouilles en plastique volent d’un peu partout dans la fosse.

Mais on attend tous la jam entre HELLOWEEN et GAMMA RAY ! Le Hellish Rock Tour de 2008 nous avait permis d’avoir une doublette "Future World"/"I Want Out" festive en compagnie des membres de GAMMA RAY, Kai Hansen prenant même le micro sur "I Want Out". Cette fois-ci, les Allemands ont pensé à leurs fans et ont concocté un medley des plus savoureux où "Halloween", le monumental "How Many Tears" (plus interprété depuis plus de dix ans) et le primitif "Heavy Metal (Is The Law)" sont mis à l’honneur. À l’image de ce qu’avait fait Kai Hansen en compagnie de STORMWARRIOR il y a quelques années, il tient le micro et s’amuse comme un petit fou en joutant avec Andi Deris à grands renforts de « Heeeeeeaaaaaavy Metal !!!! » stridents. On remarquera que l’ami Hansen peine à capter l’attention de son ancien compère Weiki qui reste dans son coin comme pendant le reste du concert, ne rejoignant ses comparses à l’avant-scène que pour un "I Want Out" sur-attendu concluant le PPM Fest 2013 sur une note positive et triomphale !

Set-list HELLOWEEN
Wanna Be God
Nabataea
Eagle Fly Free
Straight Out Of Hell
Where The Sinners Go
Waiting For The Thunder
Are You Metal?
Drum Solo
I’m Alive
Live Now!
Hold Me In Your Arms
If I Could Fly
Power
Dr Stein

Halloween/How Many Tears/Heavy Metal (Is The Law)/Halloween
I Want Out



Mes remerciements à Bianca (www.biancaberger.nl) et Dominika (http://www.pure-art.be) pour les photos. Votre aide fut précieuse les filles.


Le 24/04/2013 par PANDA

Excellente chronique du PPM fest ! Mais où est le 3ème jour ??



             



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