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ALICE COOPER
Par ALANKAZAME le 6 Novembre 2011
Publié le 18 Novembre 2011 Consulté 4008 fois

En ce beau mois de novembre 2011, Alice COOPER nous a gratifiés de pas moins de cinq dates française sur sa tournée mondiale. C’était la première fois, depuis la tournée promotionnelle de "Special Forces", en 1982, que Vincent Furnier et ses musiciens ont gratifié l’hexagone d’une véritable tournée. Entre temps, on a eu droit le plus souvent à quelques passages sporadiques du côté de Paris, quoi qu’on ait vu fleurir depuis la fin des années 2000 quelques arrêts dans d’autres coins (le Hellfest, Marseille et Montereau par exemple). En tant que fan absolu du Coop’, je n’ai bien entendu pas manqué cette occasion d’assister à nouveau concert de mon idole. Résidant à Lyon, j’ai tout naturellement opté pour le concert donné le soir du dimanche 6 novembre à la Halle Tony Garnier.








Ayant été victime d’un malentendu au niveau de l’heure d’ouverture des portes (certaines sources indiquaient 19H, d’autres 20H), je me suis donc pointé en retard et n’ai pas été en mesure d’assister à la performance de la première partie, un groupe répondant au nom de THE TREATMENT. Ça sera pour une prochaine fois, mais visiblement cette entrée en matière n’avait pas franchement conquis le cœur du public. Je n’ai donc assisté qu’à la prestation d’Alice himself. La première chose qui m’a frappé quand je suis rentré dans la salle, c’est le peu de monde qui s’y trouvait : jamais je n’ai vu la Halle aussi déserte pour un concert. Les gradins latéraux étaient pratiquement déserts, la fosse à moitié pleine, et seul un quart des gradins de face avaient été ouverts. Alice COOPER n’a jamais vraiment fait recette en France, et il n’a logiquement pas attiré les foules. Le public qui a fait le déplacement se constituait essentiellement de connaisseurs (et de beaucoup de connaisseuses) vu les looks vestimentaires… Bien que ça soit le cas ailleurs, Alice n’est définitivement pas un artiste grand public en France.








Malgré mon fanatisme, je n’en était ce soir-là qu’à mon deuxième concert du Coop’. Je l’avais vu pour la première fois au Hellfest, en juin 2010. A l’époque la tournée en cours était le "Theatre of Death", mais cette fois-ci il s’agissait du "No More Mr Nice Guy Tour", avec une mise en scène plus sobre et un dénouement plus simple sans réelle intrigue. Il est à peine 20H que déjà les lumières s’éteignent. Un projecteur éclaire le rideau dissimulant la scène alors que résonne la voix grinçante de l’acteur Vincent Price. Puis un enregistrement de la voix d’Alice annonce le titre "The Black Widow" : dans un vacarme assourdissant, le rideau tombe, et Alice apparaît, impérial, perché en haut d’une tourelle de trois mètre de haut ! Comme entrée en matière, ça a de la gueule : Furnier a récupéré le manteau à pattes d’araignée de la tournée précédente et fait jaillir des gerbes d’étincelles de ses mains pendant le solo de guitare. Il descend de son perchoir à la fin de la chanson, et on enchaîne sans coup férir avec le vrombissement du redoutable riff de "Brutal Planet", chanson-titre de l’album du même nom, l’un des plus heavy de la carrière d’Alice. Juste jouissif !

Avant de poursuivre mon propos, je vais m’autoriser un rapide coup de gueule contre la salle. Franchement, y’en a marre de la Halle Tony Garnier, de son acoustique de merde et de son son pourri. Là c’était juste indécent : les basses étaient surdosées, ça saturait sans arrêt, et la moindre petite rafale de double-pédale en provenance de la grosse-caisse de Sobel transformait tout le reste en gabegie infâme. Les musiciens et Alice lui-même étaient les premiers à s’en rendre compte, ça se voyait dans leurs regards. A quand une vraie salle de concert de 20.000 places à Lyon ?!!







Après une excellente entrée en matière, le concert a suivi son cours normal, sans fioritures. Le Coop’ a fait son job, ni plus ni moins. Y'a pas à chier, à 63 balais bien tassés, l'indestructible parrain du shock rock a encore une sacrée pêche, arpentant la scène de long en large, faisant tournoyer sceptres, battons et autres épées dans les airs, invitant le public à reprendre en chœur les refrains de ses plus grands tubes. Il a aussi très bien chanté, alors qu’il arrive souvent que sa voix soit cassée (quoi que le son merdique pouvait tout à fait couvrir une quelconque déficience à ce niveau-là). Bien que la mise en scène ait été plus cheap qu’à l’ordinaire, elle était loin d’être superficielle. La panoplie de costumes et d’accessoires est toujours là, l’exécution par guillotine aussi, de même que le chahut avec une poupée désarticulée sur "Cold Ethyl" (ainsi que sur "Only Women Bleed", le staff n’ayant visiblement pas jugé pertinent d’engager une nouvelle actrice sexy pour jouer les infirmières), et l’embrochement de photographe importun. On a aussi vu le retour en grâce du géant, ici une marionnette hideuse de quatre mètres de hauts surgissant lors du titre "Feed My Frankenstein" après qu’Alice ait bidouillé une machine branlante avec sa blouse blanche et ses grands gants en latex rouge, ainsi que du boa constrictor (oui, un vrai !), qui s’est enroulé autour d’Alice au son de "Is It My Body". L’ensemble, testé et approuvé au cours des quatre dernières décennies, est toujours aussi efficace : j’ai croisé beaucoup de non-initiés étonnés et souvent impressionnés.

Les musiciens, au top, forment ce qui restera peut-être pour la postérité l'un des meilleurs line-up d'Alice COOPER : Glen Sobel, le batteur, domine son sujet avec une aisance ahurissante. Son inventivité en fait certainement le batteur le plus intéressant qu’Alice ait eu depuis bien longtemps ; il parvient même à nous faire oublier Eric Singer, qui est pourtant loin d’être un manchot ! Côté basse, Chuck Garric, qui affiche une belle longévité (dix ans de fidélité au poste), fait son job et se fends, comme toujours, de mimiques irrésistibles et d'un petit lead vocals sur "I Love The Dead". Et la grande nouveauté de cette tournée, c’est la présence de trois guitaristes au lieu des deux habituels. On a donc droit au savoir-faire de Steve Hunter, un vieux de la vieille qui a participé à l’enregistrement de plusieurs albums (dont le dernier en date, "Welcome 2 My Nightmare"). Un peu décevant, il ne s’est pas toujours montré à la hauteur de sa réputation de soliste légendaire et n’a pas beaucoup bougé de son coin de scène, semble-t-il à cause de sérieux problèmes de vue. Plus jeune, le gringalet Tommy Henriksen s’en ait donné à cœur joie en sautant partout et en multipliant les interventions sur les chœurs. Et bien entendu, Orianthi, fraichement recrutée pour remplacer Damon Johnson (partit rejoindre THIN LIZZY), a su saupoudrer l’ensemble d’une touche de féminité qui a charmé les représentants de la gente masculine massés en contrebas. Plutôt critiquée lors de ses premières performances, les fans la jugeant trop froide et distante, la jolie blondinette, souriante, m’a plutôt convaincu par son enthousiasme et sa bonne humeur. Elle a en outre affiché avec Alice une complicité particulière, ce dernier n’hésitant pas à la mettre en avant, beaucoup plus que les quatre autres. Elle continue néanmoins d’éprouver de sérieux problèmes de timidité : à la fin de son solo (au demeurant totalement inutile) au début d’"Only Women Bleed", elle s’est vite effacée avec un sourire gêné, sans saluer le public. Allez courage Ori', ça viendra !








Côté nouveautés, on a vu revenir dans la setlist quelques titres qu’on désespérait d’entendre à nouveau en live. Outre "Brutal Planet", l'audience a eu la primeur de s’époumoner sur l’énorme refrain de "Hey Stoopid", et les fans hardcore étaient probablement les seuls à avoir reconnu le titre "Clones (We’re All)", extirpé des tréfonds les plus sombres de la discographie d’Alice. Parmi les autres chansons les moins attendues, on peut citer "Muscle of Love", totalement massacrée par le son hideux de la Halle, "Wicked Young Man" qui semble avoir survécu à son incorporation à la setlist de la tournée précédente, et surtout "Halo Of Flies", le titre prog' épique du ALICE COOPER GROUP. On a ici eu droit à une version à rallonge, avec un passage instrumental bien consistant comprenant notamment un excellent duo drum’n’bass de Garric et Sobel. Dommage qu’on ait pas de nouveaux titres extraits de "Welcome 2 My Nightmare", hormis l’habituel "I’ll Bite Your Face Off", alors que l’album est en vente depuis plusieurs semaines...

Pour le reste, on est resté en terrain connu. Le public, un peu amorphe depuis le début du concert à l’exception des trois premiers rangs, s’est finalement réveillé lorsqu’ont raisonnées les premières notes du tube "Poison". Ni une ni deux, j’ai profité de la bousculade pour gagner du terrain et jouer des coudes jusqu’à environ un mètre de la barrière de sécurité. J’ai pu admirer de près et dans une ambiance électrique et chaleureuse les dernières minutes du concert, avec l’intemporel "School’s Out", ses ballons remplis de confettis qu’Alice explose avec un sabre après les avoir envoyés dans les bras du public, et son medley avec "Another Brick In The Wall" de PINK FLOYD, repris en chœur par la foule, finalement gagnée par l’effervescence. Le concert a pris fin avec le traditionnel "Elected" en rappel, sur lequel Alice est apparu vêtu d’un t-shirt de l’Olympique lyonnais sous sa veste en fragments de miroirs, un drapeau français à la main : "I know we have problems. We have problems in Lyon, we have problems in Paris, we have problems in Marseille, we have problems all over France… And, personnaly, I don’t care !". Au bout d’une bonne heure et demie, c’est terminé : le groupe s’efface après un long salut et les roadies viennent démonter la scène. Nous n’aurons pas droit à "Fire", de Jimmy HENDRIX, en tant que deuxième rappel, comme c’était pourtant le cas au début de la tournée. Quelques fans luttent farouchement pour s’accaparer l’un des bâtons qu’Alice avait jeté dans la foule pendant le concert, pendant que le public quitte lentement la Halle Tony Garnier. Il est un peu moins de... 22H ! Autant vous dire que je ne me faisais pas vraiment de soucis pour mes précieuses heures de sommeil…








Au final le concert m’a bien plu (c’était vraiment la première fois que j’assistai à un concert en étant capable de chanter par cœur les paroles de toutes les chansons) mais ne m’a pas non plus totalement comblé. La setlist était excellente, meilleure que celle de la tournée précédente, mais la mise en scène un peu trop cheap, quoi que le retour de la marionnette géante soit vraiment une bonne idée. Le "No More Mr Nice Guy Tour", qui devait au départ être une brève tournée précédent la formule vouée à accompagner la sortie de "Welcome 2 My Nightmare", est sans doute trop long. On a senti que le groupe était un peu blasé et qu’il a besoin de passer à autre chose (Alice compris, lui qui a souvent été en pilotage automatique). Quelle ironie quand on sait que les dates françaises étaient parmi les premières programmées, pratiquement un an à l’avance ! J’ai donc globalement préféré le concert du Hellfest, même si (quand bien-même j’étais au premier rang) la scène de la Mainstage était beaucoup plus éloignée du public. N’importe comment, Alice COOPER en live, ça reste un excellent moment à passer, et quelque chose qu’il faut avoir vu en vrai au moins une fois dans sa vie. Quel que soit le contexte, on en a toujours pour son argent !







A l’heure où j’écris ces lignes, le "No More Mr Nice Guy Tour" est entré dans sa dernière ligne droite (fin programmée à la mi-décembre). Vivement le "W2MN Tour", si tant est si bien qu’il y en ait un, parce qu’au bout d’un moment l’album ne sera plus vraiment une nouveauté à promouvoir ! Alice nous a promis du grand spectacle à ce sujet, et on a hâte de voir ce que ça va donner !!

Setlist :

The Black Widow
Brutal Planet
I’m Eighteen
Under My Wheels
Billion Dollar Babies
No More Mr. Nice Guy
Hey Stoopid
Is It My Body
Halo of Flies
I’ll Bite Your Face Off
Muscle Of Love
Only Women Bleed
Cold Ethyl
Feed My Frankenstein
Clones (We’re All)
Poison
Wicked Young Man
I Love The Dead
School’s Out (inoculant un passage d’Another Brick In The Wall de PINK FLOYD)
Elected


Un grand merci à Félix Dumas (aka Spade), fan du Coop' devant l'éternel, pour ses photos du concert de Paris !


Le 21/11/2011 par GOUNOUMAN

J'étais à ce même concert, j'ai tout bonnement adoré et moi aussi j'étais très étonné et ravi d'entendre "Clones" et l'ultime "Wicked Young Man" qui m'avait déjà emballé sur la tournée précédente.

En revanche, j'ai préféré le "Theater Of Death Tour", où la mise en scène était en tout point supérieure. Bien joué pour la créature géante par contre, j'ai adoré ! A revoir dès que possible... En espérant, malgré la tragique désaffection des salles, qu'il repasse partout dans l'Hexagone !


Le 18/11/2011 par MITCH

Bon report, merci.

Je l'ai vu au Hellfest, et dernièrement à Rennes, et comme toi, salle du Liberté a moitié vide, et aussi trop de basse et de grosse caisse, mais bon concert.



             



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