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NEUROSIS
Par ENENRA le 1 Juillet 2013
Publié le 7 Juillet 2013 Consulté 3063 fois

Carnet du voyageur Enenra. Summer 2013 Ed.


Et voilà, c'est parti. Après une semaine dans le Nord-Est de la France, entre Nancy et Strasbourg, me voilà enfin, suite à une heure trente de retard, dans le bus qui m'amène vers Prague, capitale de la République Tchèque. Le début du voyage de l'enfer qui m’emmènera entre concerts et festivals, entre capitales et petit bleds... l'aventure merde ! Et donc à peine arrivé à Prague, et après avoir passé une pauvre nuit constituée à tout casser de quatre heures de sommeil dans un fauteuil de bus, voilà t'y pas que le soir même j'ai rendez-vous avec NEUROSIS, mais surtout TERRA TENEBROSA. C'est un peu pour cette date que je commence ce magnifique "road trip" à l'étranger le 1er Juillet.







Vu ce que j'ai déjà pu dire - pas ici mais à l'oral - beaucoup me diront que je suis maso. En effet, ayant déjà vu deux fois NEUROSIS (en Juillet 2011 avec AMENRA et pas plus tard qu'il y a deux mois aux Villettes Soniques) et ayant été déçu / peu emballé coup sur coup, on est en droit de se demander pourquoi je fais 1000 bornes pour revoir ce groupe de merde, sinon pour le plaisir de râler. Et bien figurez-vous que les raisons sont multiples. Premièrement ayant prévu de voyager un petit peu entre mes concerts et festivals, je me suis dit que ça me laissait assez de temps pour aller voir ailleurs si Dieu y était avant de revenir sur Prague pour dat event Black Metal de cet été. Et deuxièmement j'sais pas si vous avez bien lu mais TERRA - fucking - TENEBROSA est à l'affiche. Et eux, avant qu'une salle ou qu'un tourneur français ait les couilles de les programmer, c'est comme LIGHT BEARER, on peut encore attendre...

Après un petit tour du quartier autour de mon gîte (une auberge de jeunesse hein, j'ai bien essayé de me faire payer un palace 5 étoiles par Bast, mais c'était peine perdue), me voilà donc qui m'endors comme une merde pour me réveiller (malgré le réveil) à 20h33. Le concert commence à 20h. Ni une ni deux on fonce vers la salle qui heureusement se situe à proximité (thanks Lord) pour assister à la seconde moitié du set de TERRA TENEBROSA. Et autant vous dire que j'aurais du mal à vous en parler pendant des kilomètres (déjà que je suis pas autant bavard que le collègue Deatheux en général) puisque ce concert est à ranger illico dans la catégorie des shows auxquels tu assistes médusé et desquels tu ressors sans avoir compris ce qui t'es arrivé. TERRA TENEBROSA, pour resituer un peu le groupe (à défaut d'avoir posé ma plume sur leurs sorties), est le groupe d'ex-BREACH (me demandez pas si ça se sent, bien entendu ça se sent) qui délivre un Post-Hardcore d'une densité qui le rapprocherait de l'approche Blackened Death-ienne, voire même War Metal-ienne du Black Metal (bon avec un peu d'imagination, peut-être).







Certains l'auront compris : ce fut un torrent. Un tsunami de guitare dans lequel surnage la voix réverbérée du chanteur au masque diabolique, entouré de ses disciples dont les visages sont enserrés dans de noirs tissus, avec toges et tout ce qu'il faut pour un rendu bien lugubre. Quand un des gratteux fait tomber le bidule, on découvre avec stupeur un masque au visage vieilli et repoussant, avec onze cheveux sur le caillou. TERRA TENEBROSA, les palmiers il connait pas vraiment quoi. Le Lucerna Bar (une salle plutôt intimiste au final (scène pas très haute) avec balcon) est à moitié conquis, entre ceux venus pour NEUROSIS exlusivement, et ceux qui connaissaient par coeur les morceaux. En tout cas personne ne pourra râler de la prestation du groupe, très "cérémonieuse", avec un son impeccable qui donnait autant d'importance dans le rendu aux guitares torrentielles qu'à la basse pêchue. Une expérience dont on ne ressort pas vraiment indemne (phrase sponsorisée par Dessine-Moi-Un-Cliché). Les ténèbres se sont bels et bien abattus sur Prague ce soir.








Et maintenant le plat de résistance. M'étant approché en espérant chopper une setlist sur la scène, me voilà vraiment tout devant pour accueillir, pour la troisième fois en deux ans, NEUROSIS. Le bassiste, toujours très sociable mais cette fois-ci sans la teinture capillaire grotesque, habillé de son traditionnel débardeur KARYSUN fait main et muni d'une paire de lunettes qui le rend tout de suite plus sympathique / sage (dans le sens d'expérimenté, mature), tape la discut' avec une fan sur le côté de la scène pendant ses balances, s'envoie deux-trois goulées d'alcool vite fait et se retire. On voit passer le claviériste en chemise et chapeau arty. Putain vite les autres, venez rétablir l'aura originelle du groupe ! Ah bah Von Till en hoody, capuche baissée et large bouc qui dépasse, vient tâter de sa guitare pendant qu'un roadie se charge de celle de Scott Kelly. Le show va bientôt commencer, my god (ou pas) !








Et histoire de bien commencer à s'emmerder, le groupe ouvre avec "At The Heart of Deliverance". La prestation très proche du public (jamais on aura ça en France quoi, c'est comme si on était dans une grande Maroquinerie) permet une bonne communication entre le groupe et son public et, si certaines chansons, comme celle-ci, ne font pas vraiment mouche, la proximité joue en leur faveur. Donc bon on pionce un peu en attendant la déferlante. Déferlante qui ne mettra heureusement pas trop de temps à venir puisque le groupe nous décoche directement après l’enchainement de la mort (tout est relatif, mais on se satisfait de ce qu'on a hein, le groupe ne jouant plus vraiment de titres de leur triplette magique) "At The End Of The Road" / "Times of Grace" / "Distill" qui tour à tour détruisent la salle puis écrase le public (remarquez le jeu d'accord des verbes). Une petite frayeur plus tard où l'on voit Scott Kelly parlant à un roadie, comme s'il se sentait mal, on enchaine avec la sympathique "At The Well", moment fort de leur dernier album (c'est relatif ici aussi). On se remet de nos émotions sur un "The Tide" tranquilou (qui m'emmerde un peu en studio, soyons cash) pour sombrer avec "We All Rage in Gold" (sauvé in extremis par la proximité du groupe, ça joue ce critère sisi) et "Bleeding The Pigs" qui nous réveille avec son final tout en spirales infernales comme au bon vieux temps. Un petit choc sur mon panard, ah bah un mediator lâché par le père Kelly, avec le logo de NEUROSIS dessus. C'est toujours ça de pris si un jour je veux prouver au Monde que je suis un vrai guitar hero moi aussi.







Et de retour au concert où on tend le bras instinctivement car on se doute que c'est la fin et qu'on va donc récolter le traditionnel "Locust Star", véritable hit du groupe qui remplit tous les dancefloors de la Terre entière. Et heureusement, là où aux Villettes Soniques le rendu sonore sur ce titre était bizarrement très porté vers les graves et manquait cruellement (j'insiste) d'intensité, ici ce fut la déferlante. L'apocalypse. Le truc de fou. Enfin ils faisaient plus fou il y a quelques années, c'est encore relatif, mais là franchement ce fut à la hauteur du groupe, du titre, de tout. Je vous raconte pas le déluge lors du double chant crié Von Till / Kelly, l'effondrement du plafond quand le bassiste entre dans la danse... Même si le groupe a paru se forcer un peu pendant tout le set pour être un peu terrifiant (surtout le bassiste au début, c'était assez cocasse), sur ce final il n'était plus question de faire semblant mais de balancer tout ce qu'ils avaient dans leurs tripes. NEUROSIS nous a laissé sur une très bonne note, assurément.






Conclusion parce qu'il le faut. Soirée ma foi fort fort (deux fois oui) sympathique. TERRA TENEBROSA à revoir avec un temps de jeu plus long (je n'ai vu que quinze des trente minutes du set) et avec une meilleure connaissance de la discographie (peu aisée avec une telle approche du genre) mais qui aura rempli son cahier des charges : en foutre plein les oreilles à tout le monde et vendre du cauchemar. De son côté NEUROSIS m'aura quand même bien séduit, la proximité du groupe aidant fortement j'en conviens, ainsi que l'atmosphère "je vais voir un groupe en dehors de Paris" (comme lorsque CELESTE m'a laissé sur le cul à Nantes plus tôt dans l'année). Il n'en reste pas moins qu'en tout objectivité, ils ont vraiment assurés ce soir-là. Un groupe pas totalement mort, quand il le veut bien.


See you on the road.



             



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