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G3 @ L'Amphithéâtre 3000
Par WËN le 15 Avril 2018
Publié le 17 Avril 2018 Consulté 1013 fois

On ne va pas vous la faire, le G3, haut temple itinérant des guitaristes virtuoses, vous connaissez ? Initié par l'inénarrable Joe Satriani, le concept est on ne peut plus simple, proposer à deux de ses guitar-heroes d'amis de l'accompagner autour du monde, de proposer chacun un set de 30-40 minutes basé sur leurs répertoires respectifs, pour enfin terminer par un bœuf commun. On a ainsi vu défiler, au fil des ans, des pointures de la trempe de Steve Vai et Eric Johnson (1ère édition), mais aussi Michael Schenker, Robert Fripp, Yngwie Malmsteen ou Paul Gilbert. Bref, vous aimez la guitare dans toutes ses exubérances ? Vous aimez le G3 !

Pour ma part, ce n'était pas gagné d'avance… Même si ce line-up 2018 - voyant Uli Jon Roth (ex-SCORPIONS) et John Petrucci (DREAM THEATER) aux styles davantage orientés Hard/Metal et me parlant déjà plus, se joindre au petit chauve virevoltant - avait de quoi aiguiser ma curiosité. Gracieusement invité (merci GDP et MacMartinez !), ça devenait un peu débile de rater une telle occasion, surtout dans cette belle salle qu'est l'amphithéâtre 3000 (Lyon)… Et puis… Et puis, après la boucherie Brutal-Tech d'ORIGIN la veille, poursuivre dans le technique mais en calmant un peu la donne ne pouvait finalement pas me faire grand mal.

19h tapantes (rigueur allemande oblige) et voilà la légende des seventies qui débarque : Uli Jon Roth, patriarche de bon nombre de guitar-heroes actuels et forgeron de l'âge d'or des SCORP'. C'est pour moi une première n'ayant encore pu assister à aucun des shows du bonhomme, au look hippie (totalement) suranné. On ne se refait pas. Accompagné d'une paire de guitaristes et des traditionnels claviers/basse/batterie, c'est bien sûr le trio de six-cordistes qui feront le show. Show qui débute par un titre solo du guitariste et une première reprise de SCORPIONS ("Sun In My Hand", que je connaissais sans réellement le savoir) qui permettent déjà de belles envolées, tandis qu'on le voit assurer le chant en plus de pianoter allègrement un peu partout sur son manche. Les choses sérieuses arrivent alors que, toujours très poli et humble, Roth annonce le titre suivant qu'il dédicace à son frère décédé en début d'année : "We'll Burn The Sky" ! Et j'aime autant vous dire qu'on parle ici d'un de mes morceaux préférés des gros DARDS allemands, j'en attendais beaucoup et j'en ressors un peu déçu. Car le son est bon, mais d’où nous sommes placés (assis, légèrement sur la gauche), l'une des grattes prend souvent l'ascendant sur celle du maestro et lorsque les trois partent aux soli en même temps, le tout paraît parfois confus, pire pas toujours dans le ton/temps. On a aussi notre lot de petits pains, ça et là. Damned. C'est Niklas Turmann, l'un des guitaristes qui tient ici le micro (comme sur le reste des titres) et qui s'en sort plutôt bien, même face à la comparaison avec Klaus Meine. Et quitte à rester sur le répertoire de SCORPIONS, Roth achèvera son set sur deux autres classiques avec un "Fly To The Rainbow" (introduit par un court interlude remplaçant l'habituelle partie acoustique) et un "The Sails Of Charon" de haute volée, où le groupe se montre déjà bien plus convaincant, laissant plus d'espaces pour les duels de guitares. Bon set, réservé mais de qualité. Reste l'énigme de ces trois guitares posées devant la batterie sans qu'aucun musicien n'y touche. Collection ? Hommage ?

Setlist Uli Jon ROTH :
01. Sky Overture
02. Sun In My Hand (SCORPIONS)
03. We'll Burn The Sky (SCORPIONS)
04. Intro + Fly To The Rainbow (SCORPIONS)
05. The Sails Of Charon (SCORPIONS)

Video : Fly To The Rainbow


Au tour de John Petrucci, maintenant, la grosse artillerie est évidemment de sortie. DREAM THEATER, je n'accroche plus depuis une quinzaine d'années, en raison de compos certes techniques mais que je trouve désespérément stériles (mes excuses aux amateurs, ça n'engage que moi). Voir le bonhomme sur scène, qui plus est en solo, tient évidemment de la gageure. Mais j'étais néanmoins curieux de voir ce que cela pouvait donner. Mais… je ne sais pas. Je vais adresser exactement les mêmes critiques qu'à son groupe, Petrucci nous présentant un Metal proguouille 'Catchy 'n boring'. Catchy, car les riffs musclés sont la plupart du temps en acier trempé, huilés et accrocheurs comme il faut (cf. la couplette d'intro). Mais trop de gonflette tuant la gonflette, dès qu'il s'aventure trop longtemps dans les parties solistes, j'ai la désagréable impression qu'il tombe dans les mêmes plans sans forcément arriver à se renouveler, le tout pouvant paraître très téléphoné par moments. Alors, peut-être aussi que la configuration à 3 (ah oui, Mike Mangini est derrière les fûts et Dave LaRue, qu'on a déjà vu avec Satriani, à la basse) et qu'un set entièrement instrumental permet moins d'acrobatie… Ou en tout cas moins de renouvellement ? C'est technique et c'est bien fait, je n'irai pas dire le contraire, mais à quelques exceptions près ("Glasgow Kiss", "Glassy-Eyed Zombies") ça me laisse systématiquement sur le carreau à la mi-chanson. Sans compter que le guitariste ne fait guère d'effort de communication. Donc voilà, 40 minutes, plutôt sympathiques malgré tout, c'est très bien.

(À peu-près) Setlist John PETRUCCI :
01. Wrath Of The Amazons (Thème de Wonder Woman)
02. Jaws Of Life
03. The Happy Song
04. Damage Control
05. Glassy-Eyed Zombies
06. Glasgow Kiss

Vidéo : Wrath Of The Amazons / Jaws of Life


La donne va vite s'avérer toute autre pour Satriani & cie. Quelle fougue ! Un show aux petits oignons un guitariste qui n'a pas changé d'un poil depuis les années 2000, lunettes de soleil vissées sur le crâne, et au jeu toujours aussi hallucinant de fluidité et de maîtrise. À quelques accalmies près, ça va à 100 à l'heure et le plaisir visible d'être ici du Satch (60 balais quand même) s'avère vite communicatif ! Le show est millimétré, Hard à souhait, et fait logiquement la part belle au petit dernier ("What Happens Next") dont les 4 premiers titres seront interprétés d'entrée, juste entrecoupés d'un "Satch Boogie" des familles (petit effet sur l'audience garanti). L'intemporel "Surfing With The Alien" (1987) est également à la fête avec l'obligatoire "Always With Me, Always With You" et le plus impromptu "Circles" qui viennent se greffer à la setlist. Comment ne pas parler de la performance sans évoquer les trois autres musiciens qui eux aussi présentent un sacré niveau, mention spéciale à Mike Keneally (guitare/clavier) qui nous propose un moment d'anthologie (avant "Circles" si je me souviens bien) quand Satriani passe à la rythmique le temps de lui laisser balancer sa phase soliste, avant qu'ils ne terminent ensemble sur un final explosif. Un grand moment ! Tout le monde est à fond ! Et quoi de mieux pour terminer que le débridé "Summer Song" ou tout le monde s'en donne à cœur joie et que Satriani a bien du mal à laisser se conclure… On assiste là au plus impressionnant des 3 sets, bien 2 ou 3 crans au-dessus des précédents en terme d'intensité (et de qualité sonore aussi)…

À-peu-près-Setlist Joe SATRIANI :
01. Energy
02. Catbot
03. Satch Boogie
04. Cherry Blossoms
05. Thunder High On The Mountain
06. Super Funky Badass
07. Cataclysmic
08. Circles
09. Always With Me, Always With You
10. Summer Song

Video : Thunder High On The Mountain


… Et tandis que le Satch remercie le public, les techos déboulent sur scène avec plein de matos supplémentaire et vient donc ce moment du show que tout le monde attend fébrilement, la jam, en espérant secrètement que les titres retenus soient à la hauteur. Et ben mes cadets !

Àtant donné le line-up sur cette tournée, un petit "Smoke On The Water" de DEEP PURPLE paraîssait un choix évident (Satriani au sein de DP et Petrucci via les sets spéciaux de DT se l'étant déjà approprié), mais quelle surprise d'entendre carrément ces deux simples mots : "Highway Star" ! De la folie ! L'interprétation est à la hauteur des espérances mais très fidèle à l'originale, le trio reproduisant les soli à l'unisson, sans longues parties de jam et de soli à tours de rôle (et de bras). C'est sur "All Along The Watchtower" de Bob Dylan que les défilements de descentes de manche à tour de rôle commencent à s'enchaîner, toujours dans l'ordre Roth, Petrucci puis Satriani. Le reste du line-up est composé des musiciens de Satriani à l'exception de Niklas Turmann de chez UJR qui revient pousser les chansonnettes… Sauf sur ce titre justement, ou Roth s'en charge (et on se souvient de ses prestations de ses années SCORPIONS). On en prend en tout cas plein les mirettes et chose assez ironique, Roth et Petrucci s'en sortent mieux que dans leurs sets respectifs. Peut-être à cause d'un meilleur son pour le premier, qui permet de mieux apprécier son jeu néoclassique et tout en finesse et, pour le second, du fait qu'il soit un peu canalisé. Ça m'a fait un peu le même effet avec Malmsteen sur le CD live de 2004 ("Rockin' in the Free World"). Parenthèse geek, Petrucci qui se fend de deux thèmes de Star Wars ("Imperial march" et de quelques mesures du thème final de la première trilogie) au milieu de ses interventions. Enfin, cerise sur le gâteau, un "Immigrant Song" plutôt inattendu mais au final fort logique avec son riffing Hard/Heavy à souhait pour conclure le show. Énorme !

Setlist Satriani + Petrucci + Roth :
01. Highway Star (DEEP PURPLE)
02. All Along The Watchtower (Bob DYLAN)
03. Immigrant Song (LED ZEPPELIN)

Video : Highway Star


Rien à redire j'ai été charmé … Alors que je venais surtout par curiosité. Et là ou mes affinités ne me dirigerait pas forcément vers ce type de soirée (plutôt chère… Il faut bien l'avouer), ainsi déclinée en format court avec ce jam final, voilà qui me convient amplement. Et Satriani de conclure assez bien : « C'est amusant, c'est imprévisible, c'est sauvage - c'est tout ce qu'on peut souhaiter dans un spectacle ».

Pas de photo, désolé, la rédaction de ce LR ayant été totalement improvisée à la dernière minute.

Crédits vidéo : Nious14, avec le lien qui va bien vers sa chaîne (d'autres extraits).
https://www.youtube.com/user/nious14/videos


Le 20/04/2018 par LATIMUS

Vu G3 à Paris le 16 avril dernier à la Seine Musicale (sur l'Ile Seguin à Boulogne-Billancourt)... Et bien je n'ai pas grand chose à ajouter, je suis assez d'accord avec ce qu'a relaté Wën à Lyon. La set-list est d'ailleurs, sauf erreur de ma part, identique !

J'ai découvert la Seine Musicale (une salle très récente), et si, côté nourriture avant le concert, c'est très décevant (je n'ai trouvé à me mettre sous la dent qu'un maigre hot-dog et une bière...), le son est plutôt bon, on distingue bien chaque instrument. Les lights sont un peu trop discrets à mon goût, mais bon, on n'est pas venu voir KISS non plus...

UJR : toujours un plaisir de le voir ! Le morceau d'ouverture est un bon morceau... d'ouverture, et les titres de SCORPIONS sont bien choisis et bien exécutés, Uli a de très beaux restes (pour info il n'a finalement que quatre ans de plus que SATRIANI !).

JP : bon son et un show énergique, avec un Mike Mangini impressionnant de maîtrise et de puissance. Petrucci communique plutôt pas mal avec le public (plus qu'à Lyon semble-t-il), mais ses morceaux sont un peu longuets à mon goût, il se répète un peu. Mention bien tout de même.

JS : énergique, toujours jeune et enthousiaste ! Une set-list composée en majorité de morceaux du dernier album + des classiques sans surprise. L'attraction principale hors Satch c'est la mise en avant du second guitariste (habituellement rythmique) Mike Keneally (sorte de nounours à chapeau) sur un morceau qui finit de manière très intense.

Jam finale : l'excitation monte encore d'un cran, même si la voix d'UJR est limite sur "All Along The Watchtower"... Beaucoup de monde sur scène, avec notamment un Niklas Turmann qui non seulement s'occupe du chant sur deux morceaux (la tâche n'est pas aisée) mais empoigne aussi la guitare de Satriani et montre qu'il est loin d'être manchot...

Bref, une belle soirée, de 20 h à 23 h 20 !



             



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