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ULI JON ROTH @ST JULIEN EN GENEVOIS
Par GEGERS le 5 Octobre 2015
Publié le 10 Octobre 2015 Consulté 3511 fois

Y-a-t-il musicien plus éloigné du star-system qu'Uli Jon Roth ? Celui qui a participé à l'ascension de Scorpions et a connu des années de vache maigre avant de rencontrer le succès avec les arachnides puis en solo, a travers divers projets (musique, poésie, peinture...) vit sans doute confortablement de son art, mais reste totalement terre à terre, et sans doute désireux de maintenir un contrôle total sur sa petite entreprise. Alors que le virtuose a entamé fin septembre une nouvelle tournée, le voici qui se présente au Casino de Saint-Julien-en-Genevois pour la première d'une série de cinq représentations françaises prévues pour l'automne. Uli est au volant de son fourgon, et joue les déménageurs en participant à son déchargement, loin de l'image du guitariste bohème et new-age qu'il renvoie sur ses albums studio. Plus tard, ayant eu la chance d'assister à la fin du soundcheck, nous voyons Uli, patiemment, installer lui-même le stand de merchandising, en toute décontraction. Un homme résolument simple et terre-à-terre.

Son spectacle, axé autour de sa dernière sortie en date "Scorpions Revisited", qui remet en lumière les morceaux qu'il a composé durant son passage au sein de la formation de Hanovre, nous rend particulièrement impatients en tant qu'incorrigibles fans de la musique des arachnides, tout autant que du jeu de guitare, si fluide et aérien, d'Uli. Pour patienter, le quarter CRYSTAL BREED, lui-aussi allemand, nous propose une musique oscillant entre rock et metal progressif, faite de longues plages complexes et marquées par de nombreux breaks, mettant tour à tour en valeur les claviers imposants ou le jeu de guitare du chanteur également six-cordistes, sympathique et fort compétent (même si déjà, la mise en son est quelque peu handicapée par un chant très en retrait). Si ce genre me laisse de marbre, l'envie des musiciens et la capacité du groupe à « récupérer » en permanence l'auditoire grâce à des mélodies de grande qualité, parvient finalement à séduire l'ensemble du public, en attestent les applaudissements fournis qui accompagnent le groupe sur sa sortie de scène, après une heure d'un concert surprenant et exigeant.

Uli ne tarde pas à prendre la scène d'assaut, au son d'un "All Night Long" (titre non publié en version studio, présent sur le Tokyo Tapes) énergique et virevoltant. Si le bassiste Ule Ritgen est toujours de la partie (il était déjà là sur le premier Electric Sun, en 1979), le guitariste s'est entouré d'une équipe de jeunes musiciens de grands talents, parmi lesquels nous retrouvons Niklas Turmann et Corvin Bahn, chanteur/guitariste et claviériste des CRYSTAL BREED précités. La salle, remplie sans être bondée (environ 300 personnes ont fait le déplacement), réagit immédiatement à cette invitation au voyage. Prédominante dans le mix (au contraire du chant d'Uli et de Niklas, très en retrait tout au long du concert), la Sky Guitar du maestro vrombit et s'envole, et nous ammène avec elle dans ce voyage mirifique. Si la musique de Scorpions invite au défoulement et constitue une décharge d'adrénaline en live, la même musique entre les mains d'Uli invite pour sa part à la contemplation. Lorsque ce dernier, dans le premier tiers du set, ressort "We'll Burn the sky" et "In Trance", deux morceaux encore régulièrement interprétés par ses anciens comparses, l'ambiance est plus au recueillement qu'au headbanging. Écrit par son ancienne compagne disparue Monika Danneman, à laquelle il dédie le morceau », "We'll Burn the Sky" bénéficie de longues et splendides envolées qui voient le guitariste, yeux mi-clos mais toujours conscient de son environnement, vibrer en communion totale avec sa guitare.



"Sun in my hand" et "Polar Nights", déjà alambiqués dans leur version scorpionesque, son prétextes à de longues jams qui voient le guitariste le guitariste nous embarquer dans son univers onirique. Un long passage acoustique, sur une splendide Sky Guitar double-manche, sert de prélude à l'épique "Fly to the rainbow", et constitue un moment de bravoure du show, tout comme les incursions d'Uli dans son répertoire solo (quelle belle version de "Firewind"). Jetant des regards sombres à ses musiciens, lorsque ces derniers ne se font pas suffisamment subtils à son goût, Uli fait de chaque note une complainte, et de leur interprétation juste un sacerdoce. Si la fin du show, qui voit le guitariste reprendre du Hendrix, se fait plus légère, "All Along The Watchtower", "Red House" et "Little Wing" constituent un hommage appuyé au guitariste fétiche du virtuose, et permettent de mettre en lumière l'ensemble des membres de son groupe. Au final, une soirée contemplative aux pieds d'un guitariste unique, auquel le contexte de petite salle convient parfaitement. Un très grand moment.




Setlist :
All Night Long (Scorpions)
Longing for Fire (Scorpions)
Fire Wind (Electric Sun)
Just Another Rainbow (Electric Sun)
Sun in My Hand (Scorpions)
We'll Burn the Sky (Scorpions)
In Trance (Scorpions)
Starlight (Uli Jon Roth)
Concerto D'Aranjue
Rainbow Dream Prelude
Fly to the Rainbow (Scorpions)
Sails of Charon (Scorpions
I've Got to be Free (Scorpions)
Polar Nights (Scorpions)
Dark Lady (Scorpions)
All Along the Watchtower (Jimi Hendrix)
Red House (Jimi Hendrix)
Little Wing (Jimi Hendrix)


Le 16/10/2015 par BOB

Gegers, étais tu là lors de son concert à Guitare en scène en 2014?



             



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