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HELLFEST 2015, le carnet de bord de JEFF
Par JEFF KANJI le 19 Juin 2015
Publié le 16 Juillet 2015 Consulté 2840 fois

ENFIN ! Après des années (10 ans putain) à voir notre fierté nationale grandir et fermement s'implanter dans le paysage sans que je puisse une seule fois m'y rendre pour cause d' obligations professionnelles, contraint à faire des infidélités allemandes à notre Hellfest, je suis estomaqué devant la qualité d'accueil réservée aux festivaliers, aux toujours adorables bénévoles et personnels de sécurité et surtout… c'est BEAU ! Une dimension arty habite ce festival lui donnant un cachet unique et un charme à la française inouï !

DAY 1

Je commence à m'approcher du site au son abyssal du set de NECROWETCH sous la Altar Stage, l'une des trois immenses scènes couvertes (avec la Temple et la Valley) qui accueilleront un line-up aussi alléchant que sur les main(stream) stages. Le temps de faire connaissance avec Isaacruder (et oui, éparpillés aux quatre coins du monde, les chroniqueurs de NIME ne se rencontrent pas souvent hélas), je rejoins l'ouverture des mainstages avec trois formation françaises qui vont dépoter. D'abord les STICKY BOYS, power trio dont le Hard Rock festif est outrageusement contagieux et pour citer leur guitariste chanteur "on nous avait dit que jouer sur une scène du Hellfest ça faisait pousser des couilles, et c'est vrai !). Il y a un public assez fervent pour les supporter qui plus est.

C'est également le cas pour les seigneurs du Thrash Death français avec un NO RETURN toujours mené par le petit mais valeureux Alain Clément qui distille avec toujours autant d'aisance rythmiques et riffs complexes avec soli mélodiques de haute volée. En revanche je dois reconnaître que leur nouveau vocaliste ne me convainc absolument pas avec ses poses à deux balles et son jeu de scène particulièrement horripilant. Je ne parle même pas de ces quelques micro-tentatives de chant clair qui semblent lui demander une concentration intense (mais le résultat est honorable !). Bref, on est loin de Chuck ou de Steeve Petit. En tout cas encore un très bon set des musiciens qui se donnent sans compter devant un parterre de connaisseurs.
VULCAIN ! Les frères Dolheguy (que j'aurai le plaisir de pouvoir féliciter en personne) et Marc Varez, toujours aussi loquace (dommage que l'ingé son n'en ait pas profité pour régler plus rapidement le problème que rencontre le charismatique cogneur sur l'une de ses grosses caisses. "30 ans pour un groupe français, c'est long !) Et oui en 1984 sortait "Rock'N'Roll Secours, dont l'éponyme introduit efficacement le set, très vite repris par les festivaliers.

Après nous être joyeusement quittés sur une digue du cul poilante, les Italiens de SYLOSIS investissent la scène voisine (que c'est chouette ces trois écrans géants et cet habillage, une nouvelle fois de toute beauté). Découverte totale pour une formation dont j'entends régulièrement revenir le nom et qui je dis dire ne me convaincra pas aujourd'hui. Les riffs sont plutôt percutants, mais ce chant éructé façon Hardcore et cette propension à beaucoup charger en notes aura tendance à rendre ce set monolithique et je décroche, appelé par l'ombre des arbres qui bordent la forêt du Muscadet.

C'est assis, équipé en boisson et en nourriture que j'assiste en compagnie d'un pote rageant contre l'absence de l'un de ses groupes fétiches FIVE FINGER DEATH PUNCH (qui se produira à 20h sur la Mainstage 1), du set des QUIREBOYS, pour un moment de Hard Rock particulièrement bienvenu et parfaitement adapté au climat estival particulièrement en avance tant le soleil est radieux et la chaleur déjà bien présente.

Mais j'avoue, comme beaucoup de curieux, attendre la venue de BILLY IDOL, client sérieux pour envoyer l'un des shows mémorables du Hellfest 2015, mais que l'on aurait pas nécessairement imaginé à l'affiche d'un tel festival. Accompagné d'un Steve Stevens aussi démonstratif que virtuose (et changeant de guitare à chaque morceau, proposant un florilège de modèles plus étonnants les uns que les autres). Je dois avouer ne connaître que les gros tubes du célèbre punk blond, à savoir "White Wedding" envoyé très tôt dans le set pour se mettre l'auditoire fort nombreux à sa botte(bravo à Ben Barbaud pour ce choix aussi pertinent qu'audacieux). Surtout que le charismatique chanteur (qui ne finira pas torse nu cette fois-ci, et ce malgré un corps de jeune homme malgré ses cinquante balais bien tassés) semble particulièrement heureux d'être là et d'en découdre avec cet auditoire plus musclé que d'ordinaire. Steve Stevens met le paquet et les interventions parfois kitsch de clavier qui font la couleur des morceaux à l'origine sont toutes reprises par une guitare saturée omniprésente. Le guitar hero est à la hauteur de sa réputation et à l'issue d'un "Rebel Yell" toujours grandiose, BILLY IDOL a vu et vaincu.

Un petit tour du côté de l'Altar pour pouvoir poser une oreille sur DYING FETUS et me consoler de l'annulation d'un ANTHRAX qui suscite bien des déceptions dans le public. Mais peut-être que les thrasheurs purs et durs ont eu raison de rester pour SODOM, car ils jouent si fort qu'il est bien difficile de percevoir les subtilités du chantre du Brutal Death. Dommage, le style ne souffre pas de la moindre approximation sonore.

Une petite pause boisson et me voilà enfin devant Masha la guerrière, la grande prêtresse russe d'ARKONA qui va délivrer tout ce qu'on attend de sa musique, même si personnellement je suis assez surpris de la large place accordée aux morceaux les plus folks et où le chant clair prédomine. Un excellent moment pour une foule conséquente sous la Temple qui ma fois dispose d'un son optimal.

Je n'ai qu'à franchir une dizaine de mètres pour émigrer sous la Altar où le BLOODBATH new look (avec Nick Holmes) doit se produire. Toujours affublé d'un visuel saisissant, couverts de faux sang, les cinq musiciens envoient leur Death Metal old school avec une dextérité rare. Jonas Renske reste un peu caché dans son coin, caché par son opulente chevelure et sa grosse 5-cordes et Nick Holmes s'avère un frontman toujours aussi charismatique, nous demandant si nous aimons le Swedish death avec une petite pointe de Yorkshire. Et heureusement, car vocalement, il faut bien reconnaître que la comparaison avec Peter Tägtgren mais surtout avec Mikael Åkerfeldt fait très mal !

Néanmoins je passe un super moment, hélas écourté pour ne pas manquer une miette d'ALICE COOPER, que j'ai la chance de voir pour la troisième fois. Même si le show reprend dans les grandes largeurs la scénographie et la setlist des deux dernières années (en un peu écourté), l'attraction principale, en dehors des baguettes ninja de Glen Sobel, des mises en scène toujours particulièrement habitées de Vincent Furnier (qui se présentera sous son vrai nom à la fin du concert dans un français qui doit un peu daté mais qui coule en partie dans ses veines), c'est la remplaçante d'Orianthi, la jeune prodige virtuose, disciple de Steve Vai, qui aujourd'hui roucoule au bras de Richie Sambora. La guitariste des IRON MAIDENS, en plus de disposer d'une plastique hautement avantageuse, est une attraction scénique à elle toute seule, posant à merveille, et déroulant les soli avec classe, dextérité et énergie. Son background Heavy Metal ressort et donne une grosse patate au set des Américains. ALICE COOPER est fidèle à sa légende et vient de frapper un grand coup (dans le mur, au son du "Another Brick In The Wall" des FLOYD).

MASTODON oui, mais MASTODON sous la Valley, dommage. Le groupe est devenu tellement important qu'il est assez compliqué de comprendre pourquoi il n'hérite pas de l'une des deux Mainstages (que FIVE FINGER DEATH PUNCH parvient, à juste titre, à obtenir). Ainsi, je serai contraint de suivre leur set sur l'écran extérieur de la Valley (bonne idée là aussi, ainsi que ses diffusions vidéo indiquant le prochain set ainsi que ses horaires). Beaucoup de répertoire récent, même si étrangement "Crack The Skye" est éludé pour faire place aux dix ans de la sortie de "Leviathan". Néanmoins, excellent set des Américains même si ce n'est pas la folie sur scène non plus, il n'y a bien que Brent Hinds, pensant son instrument comme un prolongement de son phallus pour nous divertir un peu, Brann Dailor n'étant pas des plus visibles entre son kit et les lumières.

LAMB OF GOD joue toujours, à l'instar de MACHINE HEAD, BEAUCOUP TROP FORT. Je ne comprends pas d'où vient cette nécessité de faire cracher les enceintes au max. Je n'y ressens aucun plaisir et le peu que je vois me dissuade d'insister. À l'exception de Randy Blythe, le groupe semble vraiment en pilote automatique.

Du coup direction la Temple. Et je confirme, les concerts suivants l'attesteront encore, cette scène extrême plutôt axée Black Metal dispose du meilleur son de tout le fest. SATYRICON, c'est quelque chose ! Qui n'a jamais vu Frost cogner de cette façon en conditions réelles manque une étape sur son parcours Black Metal. Satyr est un frontman hors-pair et l'absence de corpse paint évite un peu le ridicule du coup, car le Black de SATYRICON est catchy à l'image de ce "Now, Diabolical" ardemment repris par le public, sous la férule du frontman.

Dommage que je ne puisse pour rien au monde rater le show de JUDAS PRIEST. La conférence de presse s'est transformée en rêve de gosse avec des musiciens avenants, et un Rob Halford qui vient serrer des mains, dont la mienne (Canard va me maudire sur 18 générations pour ça) pas décidés à raccrocher les gants et prêts à en découdre ! J'étais jusque-là maudit avec ce groupe que j'ai du rater deux fois contre ma volonté. Mais ça y est la nuit est tombée, la foule est compacte et la grand-messe démarre. Avec une setlist laissant place aux récents "Dragonaut" et "Redeemer Of Souls", il ne faut pas attendre longtemps pour entendre les attentes d'une frange du public vis-à-vis de la voix du Metal God… Et bien dès "Metal Gods", les premires cris perçants transpercent la sono de la Mainstage avant que Rob Halford n'adresse un gigantesque bras d'honneur aux haters en envoyant "Victim Of Changes" dans la stratosphère. Mon dieu mais quel final, Rob hurle ses tripes et rappelle à tout le monde du Heavy Metal pour quoi c'est lui LE Metal God." Halls Of Valhalla" en autre démonstration de force, un monumental "Beyond The Realms Of Death" au riff chanté par le public, et les rappels qui consacrent l'énergie du PRIEST (même si je sens quand même pas mal de fatigue chez Glenn Tipton, à l'opposé de cette rockstar de Richie Faulkner qui est un show à lui tout seul)). "Hell Bent For Leather" et sa Harley, "Living After Midnight" et son ambiance de fête. Il n'en manque plus qu'une seule (non pas "The Sentinel" Fenryl). Scott Travis demande bien évidemment si le public souhaite un dernier morceau que je m'étais personnellement préparé à voir écarté de la setlist. Mais la célèbre intro de "Painkiller" retentit et là je pose un genou à terre (au sens propre) devant un Rob Halford hallucinant !!! Ce sont aujourd'hui les anciens qui ont scoré le plus fort au Hellfest (en tout cas dans ce que j'ai pu voir).

Et ce n'est pas un Jello Biafra déchaîné qui nous en colle une pleine tronche avec ses DEAD KENNEDYS qui nous fera dire le contraire. Ce sera d'ailleurs un regret d'avoir la Warzone aussi excentrée et difficile d'accès si bien que je ne pourrai y retourner demain avec la furieuse affluence pour BODY COUNT samedi et les RAMONEURS DE MENHIRS dimanche. Cela dit quand on voit le public monstrueusement nombreux rameuté par SLIPKNOT, le retour triomphal des neuf masqués avec leur très bon dernier opus et enfin un vrai batteur qui sait faire groover les riffs casse-nuque. Le temps d'un "Sarcastrophe" et d'un "The Heretic Anthem" je parviens à m'extraire d'une foule bien trop étouffante pour moi-même à cette heure avancée.

DAY 2

Je vais d'ailleurs en pâtir, car le lendemain je rate HAKEN (visiblement pas top selon des collègues) et surtout DER WEIG EINER FEIHEIT que j'étais vraiment curieux de découvrir.
C'est avec les lunettes de soleil et la célèbre Les Paul à trois micros d'Ace FREHLEY que je commence ma journée. Quel plaisir de le voir évoluer (même s'il a pris un sérieux embonpoint) avec ses copains et de se régaler de son jeu lead toujours aussi surprenant et unique. Et quand ce n'est pas lui, c'est son batteur qui prend le micro pour incarner un Starchild plus convaincant que nature sur un "Love Gun" monumental où quoique Tommy Thayer fasse, Space Ace ne sera jamais égalé, et les fans de KISS (90% du public soyons honnêtes) seront repus par cet incontournable "Shock Me" et ce final sur "Deuce" toujours festif. Un bon moment de Rock And Roll pour un artiste que je n'aurais jamais pensé pouvoir voir un jour en Live. Et ce "Space Invader" franchit l'étape de la scène avec brio, je rejoins totalement Mulkonthebeach concernant les qualités de ce dernier opus.

ONSLAUGHT, j'avoue y aller par pure curiosité, attiré par son statut de seul réel gros du Thrash anglais et un "The Force" écouté quelques fois d'une oreille distraite. Le show est des plus agréables, le chant remarquable et la coloration NWOBHM très prononcée, un peu à la DIAMOND HEAD meets RAVEN. Sy Keeler est un excellent frontman, et l'urgence des racines Punk Hardcore du combo se sent dans l'énergie délivrée par le groupe. Je dois avouer qu'ils me convaincront bien mieux qu'EXODUS le lendemain.

Les ennuis commencent pour AIRBOURNE. Après un début de set efficace mais plutôt pépère, comparativement à ce dont on sait les Australiens capables, la sono lâche subitement, et AIRBOURNE, qui à la fois par le biais des ear monitors et de l'outrageux volume de ses amplis ne s'en rend pas compte et continue son show, à grands coups de canettes sur le coin de la tronche. Alors que les premières huées finissent pas gronder, Joel O'Keefe se rend compte que quelque chose cloche et avancé sur le proscenium ne peut que déplorer l'incident. Une fois le son revenu, on sent les AIRBOURNE piqués au vif et l'énergie va progressivement gagner tout le monde et nous ressortirons retournés par ce set dont les meilleurs extraits restent pour moi ceux de son premier opus : "Stand up For Rock And Roll" et "Runnin' Wild".

J'étais curieux de voir les L7 que je connais via un album de 92, "Bricks Are Heavy". Et bien des fois, il est pas mal d'éviter ce genre de prestations, où de jeunes mamies jouent aux jeunes avec parfois un jusqu'au-boutisme presque gênant, à l'image de Jennifer Finch qui joue sur le dos les jambes en l'air où à qui il faut signifier d'enfin sortir de scène et de mettre fin à ses séries de deux notes ininterrompues et pour le moins crispantes. Musicalement c'est pas mal du tout, ça assure, mais j'avais pas envie d'assister à cette déchéance malheureusement.

Mais SLASH est là pour nous donner du baume au cœur. Le guitar hero dispose toujours d'un capital sympathie énorme qui n'a d'égal que le sourire de son chanteur, Myles Kennedy, toujours aussi avenant et à l'aise, nous faisant largement partager ses hymnes, surtout lorsqu'il s'agit de nous faire reprendre "Nightrain", "You Could Be Mine" ou encore le définitif "Paradise City". Le set est enlevé, mêlant à merveille les deux albums de SLASH et les classiques précités auxquels s'ajoute bien évidemment "Sweet Child O'Mine". Tout le monde est en grande forme, et ce show sera clairement un moment fort de la journée.

KILLING JOKE jouit d'un son bizarre, peut-être autant que l'âme torturée de Jaz Coleman, effrayant tant il semble habité par ses textes. Alors beaucoup de gens m'ont dit avoir trouvé le set un peu mou, mais la musique du JOKE n'est pas non plus d'une extrême violence, surtout si l'on regarde l'ensemble de sa longue et riche discographie.

Pour autant, la tentation est trop grande, et je repars prendre une dose d'ENSIFERUM sous la Temple où son Metal unique trouve écho auprès d'une foule dense qui pogote tant qu'elle peut sur les hymnes du groupe, même si le dernier opus semble plutôt mis en évidence (j'ai un retard de deux albums à combler) mais la machine live reste redoutable et plaisante avant le show plus laid back des Texans de ZZ TOP.

ZZ TOP en festival ça n'a rien à voir avec ZZ TOP tout seul en zénith. Ici, les briscards donnent leur meilleur, Dusty Hill est dans une forme vocale éblouissante, et Billy Gibbons n'est pas en reste, donnant une leçon de Blues à tous. Le trio n'est pas un groupe violent, et paraît même gentil à côté de BILLY IDOL par exemple, mais le public ne peut que répondre présent au son du groove contagieux de ZZ TOP, plus que jamais à sa place avant l'ovni de la soirée.

Scène immaculée et costumes à l'article (jusqu'à ce que Mike Patton décide de descendre dans le pit avec les mecs de la sécu pour un splendide échange de tee shirts pendant lequel l'incontrôlable vocaliste et showman continue de chanter) FAITH NO MORE prend le public à la gorge avec sa scénographie sobre mais parfaitement étudiée, sa setlist parfaitement pensée (avec le désopilant "Cuckoo For Caca"), son groove inébranlable (la magique paire Gould/Bordin) et une propreté sonore dingue avec un son de malade. Sur "Epic" j'ai l'impression d'écouter le disque… en mieux !

Ce show correspond hélas à mon plus grand dilemme du week-end puisqu'en même temps se produit le SHINING norvégien et MAYHEM Au son de "We Care A Lot" j'entre dans une ambiance TrVe Evil qui vous ramène vingt ans en arrière dans la froide et aride Norvège. Hellhammer est un monstre et Attila Csihar un véritable frontman qui incarne avec autant d'aisance Dead, que Maniac. En outre, signe que les étoiles infernales étaient alignées, les premières et lugubres notes du solo de "Freezing Moon" transpercent les enceintes au moment où je pose le pied sous la Temple. Je dois bien l'admettre, entre le show, le jeu de scène et la performance des musiciens, voilà un concert qu'il ne fallait absolument pas rater ! Tout comme celui de SHINING à en juger par les échos que j'ai pu avoir.

SCORPIONS revient sur la Mainstage avec une performance mi-figue mi-raisin à faire oublier. Les Allemands sont en grande forme ce soir mais ne vont pas échapper eux non plus aux problèmes de son rencontrés plus tôt par AIRBOURNE. Et en cours de route, les musiciens vont fort heureusement ne pas remarquer l coupure de façade sur le final d'un "The Zoo" indétrônable. Mais quelle superbe surprise que ce medley de titres 70s où "Top The Bill", "Catch Your Train" et l'irrésistible "Steamrock Fever" se rappelant à nos mémoires, ou encore le retour du Heavy et excellent "Crazy World". Tous ces classiques, ("Dynamite", où Klaus nous étonne par sa forme vocale, mais entaché par des variations de son assez bizarres, la sono n'étant visiblement pas décidée à nous faire écouter les deux guitares en même temps). On ressort sonné de cette prestation, partagée entre l'amertume d'un son un peu léger, et un show des Scorps au top !

La foule est dense pour accueillir MARILYN MANSON sur la dernière date de la tournée de promotion de "The Pale Emperor". Et Si la mise en scène paraît au départ particulièrement bien foutue, témoignant d'un intelligent travail du Révérend sur les lumières, les absences incompréhensibles incroyablement longues et silencieuses entre les morceaux ne vont pas tarder à virer au foutage de gueule. MARYLIN MANSON gagne du temps et en fait le moins possible, si bien qu'après "mObscene" je me demande pourquoi je m'impose cette débandade et file sous l'Altar.

Pour finir ma soirée, VENOM c'était juste parfait ! Le groupe de Cronos tourne à nouveau beaucoup par chez nous, avec une apparition remarquée au Fall Of Summer à l'automne dernier, qu'un certain Red One n'est visiblement pas prêt d'oublier. Dommage que je ne sois pas arrivé au départ, j'ai du coup plus de mal à rentrer dans les délires de Cronos qui joue au gros méchant, non sans une pointe de second degré (du moins j'espère). Un set de NWOBHM survitaminé porté par deux compères particulièrement assidus et carrés et voilà que mon deuxième jour se termine…

DAY 3

Hors de question de faire la même connerie qu'hier. Couché tard et levé tôt, je suis pourtant à la bourre pour le début de The GREAT OLD ONES qui met moins de dix secondes à me captiver avec son Black Prog de Grands Anciens, subtilement saupoudré d'éléments Drone, Sludge et Doom. Les Français maîtrisent leur sujet et le duo de vocalistes fonctionne à merveille ! Clairement un de nos fleurons !

SUP en est un autre, plus ancien mais que je prends un plaisir non feint à rejoindre. La foule clairsemée permet un positionnement idéal. Il est particulier de voir les Lillois évoluer en plein jour, tant je suis persuadé que leur set aurait nettement gagné en aura le soir. Mais le SPHERIC UNIT PROVIDED est en forme, proche du public et son maître à penser sera le premier chevelu à ventilateur que je vois sur le fest, même si je sais déjà que Floor Jansen, tard ce soir, écrasera la concurrence à ce niveau (quoique je n'ai pas vu EPICA, je ne pourrai pas comparer). Après une distribution généreuse de tee-shirts au public, SUP quitte la scène et peut-être fier du travail accompli.

Les boules je les ai maintenant ! Alors que je me suis fait un programme qui va me tenir proche de la Temple et de l'Altar toute la journée ou presque, KHOLD commence son set, là où j'attendais CARACH ANGREN… Et malgré un son puissant et un scénique efficace, je suis à peu près certain de ne pas avoir gagné au change.

Au tour de DARK TRANQUILLITY sur la Mainstage de se faire violer par l'ingé-son qui semble avoir des problèmes pour dompter les grosses caisses d'Anders Jivarp ! Les extraits de "Construct" me feront un peu chier honnêtement, et étrangement, le son redeviendra clair pour l'interprétation du culte "The Wonders At Your Feet", avant que Mikael Stanne, toujours aussi souriant et généreux, ne prenne un bain de foule devant un parterre déjà bien garni à l'heure où le soleil cogne déjà dur (il est 15h environ). Pas de "Lost To Apathy" pour votre serviteur (le set est hélas bien trop court) mais un réjouissant "ThereIn" est parfait et nous permet de conclure ce set des Suédois, qui ouvrent la journée du Göteborg Death Metal, puisque IN FLAMES et AT THE GATES se produiront plus tard dans la soirée, avec des réussites bien différentes.

J'ai faim et absolument pas le courage de retraverser le site pour espérer voir CARACH ANGREN. Caressant l'espoir d'approcher la Warzone pour les RAMONEURS DE MENHIRS, je vais être carrément diverti par HOLLYWOOD UNDEAD ! Totale découverte, qui je le sais a séduit Fenryl, que j'ai eu le bonheur de croiser enfin hier après-midi. Pourtant au départ, en voyant ce chanteur à foulard screamant comme un goret, j'ai eu peur de voir un autre EMMURE sur scène. Et bien pas du tout ! Rock And Roll à souhait, et plus proche d'un FIVE FINGER DEATH PUNCH que d'un BRING ME THE HORIZON, ce groupe mérite d'être découvert. Audacieuse et belle idée de programmation !

J'attends de reprendre, comme à Wacken il y a quelques années, ma baffe de Thrash Bay Area avec EXODUS… Et bien si Tom Hunting frappe fort et juste et si Zetro Souza semble l'homme providentiel, frontman redoutable et accueilli à bras ouverts par le public, on sent quand même le reste du groupe en pilotage automatique, jouant précis mais sans grande énergie. L'absence de Gary Holt ne doit sans doute pas y être étrangère. Bref, petite déception, je vais me placer pour NUCLEAR ASSAULT si c'est comme ça.

Mais merde, je vais devoir supporter A DAY TO REMEMBER, où l'incarnation de tout ce que je n'aime pas dans le Metalcore commercial pour hipsters (même si dans le genre IN FLAMES fera pire). Le public a d'ailleurs depuis quelques temps déjà gonflé les rangs de la Warzone pour le show des RAMONEURS DE MENHIRS.
On le voit bien au vu de la foule clairsemée, et du désert devant lequel NUCLEAR ASSAULT va se produire. Je repère bien les solides Thrasheurs présents pour défendre la cause, mais l'énergie Punk du Crossover Thrash ne suffira pas, et ce malgré les acrobaties de Dan Lilker : gros bide pour les pauvres Américains qui auraient sans doute été plus à leur avantage sous l'Altar par exemple.

ALESTORM c'est le contraire ! Il aurait fallu mettre les Écossais en bonne place sur la Mainstage 1 vu la réputation live que traîne le combo et surtout la très large fan-base qu'il s'est constitué en trois albums. Mais le show sous la Temple vaut du point quand même, entre public assis pour ramer et membres du public qui slamment dans un canot en plastique. Mon regret ? Comme à Wacken lors d'un épique show de début d'aprem sur la Party Stage : ne pas être arrivé suffisamment tôt pour me garantir une meilleure place.

CANNIBAL CORPSE c'est la quintessence du Death floridien. Et c'est aussi ce qui va m'aider à décrocher assez vite pour rejoindre la Valley, curieux que je suis de découvrir le Metal alternatif polymorphe de LIFE OF AGONY. Mina Caputo, entouré de ses deux compères du line-up originel, font vibrer la flamme, en s'arque-boutant sur le culte "River Runs Red". Malgré sa chemise de nuit et son soutif, j'ai du mal à ne pas appeler Mina Keith. En effet la voix est toujours aussi assurée, virile et fragile à la fois et je suis transporté par les Américains !

Quel plaisir de revoir SAMAEL. Même si je me fais surprendre par le français de Vorph, les Suisses bénéficient d'un visuel saisissant, le frangin Xy étant un vrai showman, tâtant autant les claviers que les percussions électroniques et acoustiques, pour un show Black Indus mortel et diablement séduisant. Je dois avouer ne pas beaucoup me retrouver dans la setlist vu que le dernier album que j'ai écouté est "Reign Of Light". La Temple à son zénith une nouvelle fois.

Mais avant que Tom G. Warrior ne plonge le festival dans les abysses de sa messe noire, AT THE GATES va démontrer qu'il a sans doute bien fait de splitter pour mieux revenir, dès l'introduction du petit dernier "At War With Reality" et de l'hymne "Slaughter Of The Soul", c'est le délire, Tompa possède toujours cette voix ultra arrachée irrésistible, les frères Björler sont parfaits dans leur rôle et la rythmique est sauvage et précise. S'il ne reste qu'un seul héraut du Death made in Göteborg, c'est clairement AT THE GATES.

Et il me suffit de sortir cinq minutes (enfin assister au massacre) pour voir IN FLAMES… Sincèrement le groupe aurait dû changer de nom, il ne demeure plus rien du génial fondateur du Death Mélo de "The Jester Race" ou de "Clayman". Anders Friden affiche un insoutenable look de hipster qui va de pair avec son attitude putassière. Il essaie toujours de chanter en voix claire (il fait des progrès ne soyons pas médisants) cette espèce de mélasse, un peu Neo, un peu Metalcore, un peu Mélodeath. Bref, IN FLAMES c'est vraiment devenu de la merde en barre, et même "Take This Life" ne m'excite plus. L'âme s'en est allée avec les Gamma GT de Jesper Strömblad. RIP IN FLAMES.

TRIPTYKON prononcera pour lui une messe des morts fascinante et incroyablement imprégnée de l'univers charbonneux, noir (rarement l'appellation Dark Metal n'aura mieux mérité son existence) de son tourmenté géniteur, le cerveau légendaire de CELTIC FROST ! Malgré un volume sonore écrasant et assourdissant, j'adhère totalement !!!

Je vais bien voir ce que donne enfin KORN, et Chapouk n'ayant pas pu faire le déplacement (elle est devant Arte Live à cette heure-là pour voir son groupe préféré), je me sens un peu une mission d'aller voir le show. D'autant que le backdrop à l'effigie du premier opus de 1994 annonce un concert anniversaire dantesque ! Ray Luzier est vraiment la clé de voute du groove de KORN est David Silveria ne doit plus exister que dans certaines mémoires désormais. Les cymbales de "Blind?" font monter une pression déjà proche du paroxysme et c'est tout le Hellfest qui rugit au son du "are you ready??" de Jonathan Davis avant que je ne me démembre sur LE riff fondateur du Neo. Mais la sono va une nouvelle fois faire des siennes. En revoyant les vidéos, il me semble que Fieldy a dû y laisser une enceinte ou sa tête, car il héritera d'un son de basse plutôt dégueulasse pour le reste du set, qui culmine fatalement avec un "Daddy" rare et intense qui précède les rappels intraitables "Falling Away From Me" et "Freak On A Leash". Je resterai sur ma faim, avec l'impression d'un KORN peu bavard, qui a fait son show et s'en est allé. Faut dire que je commence sérieusement à fatiguer.

Mais pour finir le festival en beauté on peut compter sur un NIGHTWISH revigoré. Je crois qu'en quatre représentations, je n'ai jamais vu le groupe aussi soudé sur scène, heureux d'être là, avec des regards complices lancés à tous. Il y a une belle osmose à laquelle le débonnaire Kai Hahto apporte sa contribution par le biais d'un jeu de batterie puissant et véloce. Il faut s'accomoder cependant d'une setlist empruntant en très large proportion aux deux derniers opus, même si le groupe, à commencer par sa magistrale chanteuse Floor Jansen, nous régale avec les deux vieilleries "She's My Sin" et surtout ce "Stargazers" que je n'aurais jamais cru voir rejoué en live. Floor le sait et nous le fait savoir : ce titre n'a plus été dans les setlists du groupe depuis dix ans ! Le spectacle visuel est une nouvelle fois saisissant, à grands renforts de projections, de pyrotechnie et de mises en scène. Les nouveaux titres passent bien le cap de la scène et Marco Hietala semble aux anges et ravi d'avoir à échanger autant avec Floor Jansen qu'avec Troy Donockley.

Je repars de mon premier Hellfest enchanté, séduit, et je ferai, si je le puis, partie de l'équipe qui foulera ce magnifique nouveau site de Clisson l'an prochain !


Le 24/07/2015 par WëN

Mais tout à fait ... et ce n'est pas faute d'avoir tout fait convaincre les gens d'aller voir ce qui se tramait de leur côté ! :)


Le 21/07/2015 par GUILLAUME THE ELDER

Déjà la 10e édition pour le Hellfest. Que de temps parcouru, pour le Hellfest mais aussi pour nous, les Fans qui ont participé à 2, 5 ou 10 festivals. C'est le 8e pour ma part ; souvent ébloui, parfois en colère (l'affluence qui grossit trop vite, le son certaines années), toujours fidèle !
2006 est loin mais je me souviens encore de ma première venue en Val de Loire : MAD SIN jouait (on s'est demandé si on s'était pas trompé d'adresse !), on était quelques pelés mais on s'est dit, mon frangin et moi, qu'on reviendrait ! On avait la 30aine naissante...

Vendredi
Juin 2015, mon frère m'attend comme tous les ans à la gare de Clisson. On est des jeunes papas… de 40 piges !! Mais contrairement aux années passées, on est seuls, les autres potes n'ont pas eu de pass, sold-out depuis 6 mois...
Sold-out qui se ressent bien avant l'arrivée sur le site : impossible de se garer malgré une bonne connaissance des lieux, routes condamnées, trottoirs barricadés.... Foutoir total et retard sur notre planning, il faut déjà tirer un trait sur BILLY. Je n’ai pas Billy Idol en vénération mais bon, je pense pas le revoir de sitôt et notre éternel Punk a quand même quelques belles cartouches dans son répertoire.... On verra la fin de loin, "Rebel Yell" qui s’éternise m’a-t-il semblé…
DYING FETUS : j'en attendais peut être trop après un concert dantesque ici même il y a quelques années. Aujourd’hui, la mayo n'a pas pris, il s'est pas passé grand chose, dommage.
Il est vrai que Lemmy en a laissé songeur plus d'un ; ses traits émaciés de personne âgée déshydratée m'ont personnellement inquiété. Après, il faut l'avouer, quand la musique démarre, ça ne cale pas, ça vrombit... Le V12 MOTÖRHEAD reste redoutable... Bravo et courage Lemmy !
Dans la même catégorie Oldies, voici Alice ! Alice démarre en trombe, les classiques s’enchaînent en vélocité… le show est parfaitement rôdé, Alice est sûrement un des plus pros du week-end.
Le SATYRICON 2015 m’aura réconcilié avec Satyr après un premier show que j’avais trouvé ennuyeux. Ce soir, c’était enlevé, mention spéciale à "Black Crown On A Tombstone". Merci au Hellfest pour les nouvelles scènes Death/Black/Doom, dignes d’un des plus grands d’Europe.
JUDAS PRIEST. Que dire ? La setlist offre des perles du Metal mais je suis las de Rob Halford. Je suis de ceux qui appréciaient Ripper Owens.
SLIPKNOT. Vite fait, nous sommes loin de la scène, la magie n’opère pas. Je préfère conserver les fabuleux souvenirs de l’«Unholy Alliance Tour 2004».

Samedi
Cette fois, on est à l’heure ! Impossible d’être en retard pour Ace Frehley, rarissime sous nos contrées. Le son est moyen mais SpaceAce s’en sort haut la main, grâce notamment à une équipe solide et soudée. Ça sent le bon gros Rock US, KISS n’est jamais vraiment loin ("Parasite", "Love Gun", "Shock Me", "Rocket Ride", "Deuce". Ravi d’avoir entendu "Rock Soldiers", l’Hymne d’Ace.
J’attends AIRBOURNE avec impatience depuis leur découverte à Rock En Seine l’an dernier. Joie, bonne humeur, Hard Rock N Roll, guitares à gogo. Sous le soleil de Clisson, tout cela me fait penser aux célébrations rock estivales 70’s. Un délicieux moment qui donne la patate pour poursuivre le Marathon Hellfest.
KILLING JOKE/BODY COUNT ; BODY COUNT/KILLING JOKE… Terrible dilemme ! Mon pire du week-end. Je reste sur la Mainstage à la pelouse épaisse et confortable mais aux décorations douteuses pour accueillir le charismatique Jaz Coleman. "The Wait", "Wardance" et "Requiem" pour débuter le Show. Entre Cold-Wave et Hard-Rock, KILLING JOKE est un de mes indispensables.
Dur de progresser vers la Warzone pour voir Ice-T «en vrai» ! J’abandonne devant la cohue. Et tous réclament des crédits pour améliorer la 6e scène. La Warzone fait aujourd’hui office de parent pauvre. On vote tous pour une amélioration des conditions de vie (et de vue) des Punks et des Coreux !!
ZZ TOP. La Classe tranquille. Impossible de se louper quand on a sorti un album aussi fort qu’"Eliminator".
20.45, les Poids Lourds du Hellfest entrent en scène. Ceux qu’on ne pensait jamais voir sur scène sont là ! Le meilleur concert du week-end ? Peut-être. Les vieux titres m’ont rajeuni de 20 ans. 2h15 qui ont passé à toute vitesse.
Après un feu d’artifices d’exception, il est temps de quitter ces Mainsteam-Mainstages pour retrouver les eaux troubles, sombres et boueuses du Death et du Black Metal.
"Redneck Stomp" ouvre les hostilités. OBITUARY annonce la couleur : ce sera lent, lourd, heavy, ça va sentir la Mort… John Tardy prouve ce soir encore qu’il est dans le Top 5 des Hurleurs de la Mort.
VENOM. Une première pour moi. J’aime VENOM mais je m’attendais à un truc pépère. Grossière erreur ! Cronos, la 50aine passé, est d’une vigueur inouïe. Les titres du dernier album font mouche "Rise", "Long Haired Punks". Cronos et son Acolyte nous assènent un Black-Punk terriblement efficace et entraînant. Le groupe accélérera encore le tempo les 20 dernières minutes à partir de "Countess Bathory" et le public n’en sortira pas indemne ! "Black Metal", "Witching Hour", Cronos a mis ce soir tout le monde d’accord ; il faut toujours compter sur VENOM pour assurer la Tête d’Affiche.
Que penser de ce samedi ? Tout simplement remercier le Hellfest pour la qualité du Spectacle et du service rendu.

Dimanche
Comme à chaque fois, le 3e jour est déjà là, un 3e jour sans lendemain… On commence tout doux par EXODUS. Un Thrash plus que plat. Presque rien à se mettre sous la dent, à part "Toxic Waltz" tiré de leur seul album que j’apprécie "Fabulous Disaster".
Le Thrash se rattrapera avec les Cultissimes NUCLEAR ASSAULT. "Game Over", "Handle With Care" et "Survive", albums sortis entre 86 et 89, sont à l’honneur et c’est tant mieux ! Un Thrash-Core-Punk exquis, un foutoir d’une maîtrise totale et un Groupe très attachant. On nous bassine avec le Big4 et autres âneries. Revenons aux Choses Vraies : NUCLEAR ASSAULT, le terroir US 80’s THRASH METAL !!
Les WAMPAS au Hellfest ! Certains ont ri, d’autres ont crié au scandale. Moi, je crie au Génie et je remercie l’Orga.. La voilà l’exception culturelle française ! Didier Wampas est un sacré Frontman. Belle ambiance déjantée et de bons morceaux, tous plus barrés les uns que les autres. Un moment rafraîchissant en ce chaud dimanche après-midi. Didier Wampas, le chanteur le plus acrobatique du week-end.
Allez, on revient aux choses sérieuses avec CANNIBAL CORPSE. CorpseGrinder & Co, c’est un peu comme LE LOUVRE, on peut y aller 20 fois, on sera 20 fois émerveillé... Ça n’a pas loupé. Un show précis, agressif comme il faut, un brin de joie bien placé, l’art du dosage parfait. A noter l’excellente harmonie entre les titres récents et les vieilles tueries genre "Arracher la Gueule à Coups de Marteau" !! Inénarrables CANNIBAL, si vous saviez comme on vous aime…
SAMAEL de loin, enfin de l’écran géant. De bons vieux albums mais en Live… un peu de Folie, mince !
SAINT-VITUS. Je ne savais que Scott Reagers était de retour. Je le connais très peu, et j’attendais "Wino" Weinrich que je trouve excellent. Un peu déçu donc de ce changement de line-up même si Reagers est légitime et plus que crédible, il faut l’avouer. Quelques manques importants, comme "Mystic Lady" et le récent "Let Them Fall".
TRIPTYKON. Je ne savais pas non plus que ce groupe était celui de Sieur Warrior ! Appréciable bien sur de se prendre Live des grands titres de CELTIC FROST en pleine face!
Que fait-on now ?? Attendons le fidèle et toujours enjoué Phil Anselmo, on devrait bien s’amuser ! On s’est amusé, on est bon public, mais mon frangin et moi, on a 40 balais, c’est notre 3e nuit de veille forcée alors salut Phil, on se reverra l’an prochain !

Un vendredi correct, tout comme le dimanche. Un samedi de très haute volée. Un bilan donc plus que positif pour un beau festival, disons le haut et fort. Thanx. Guillaume.


Le 21/07/2015 par THE DOOFT

Merci pour ces carnets, c'est toujours intéressant de découvrir d'autre facettes du fest car il y a tellement de voies possibles !!
Personne d'entre vous n'a vu NE OBLIVISCARIS, dommage c'était vraiment l'un des meilleurs show de cette Xieme édition !



             



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