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HELLFEST 2018 DAY III
Par CHAPOUK
Le 23 Juillet 2018

ENSIFERUM / ULTRA VOMIT @Plane'R Fest (69)
Par VOLTHORD
Le 15 Juillet 2018

HELLFEST 2018 DAY II
Par JEFF KANJI
Le 11 Juillet 2018

HELLFEST 2018 DAY I
Par DARK SCHNEIDER
Le 6 Juillet 2018

MARILYN MANSON @ Zénith de Dijon (31)
Par MULKONTHEBEACH
Le 1 Juillet 2018

The DAMNED @ Le Petit Bain (75)
Par CHAPOUK
Le 2 Juin 2018

CRISIX @ Le Trait d’Union, Neufchâteau
Par T-RAY
Le 19 Mai 2018

G3 @ L'Amphithéâtre 3000
Par WËN
Le 17 Avril 2018

NO ONE IS INNOCENT & DARCY @ Coopérative de Mai
Par CHAPOUK
Le 5 Avril 2018

KREATOR + VADER + DAGOBA @ LE 106 (Rouen)
Par FENRYL
Le 23 Janvier 2018

SATAN'S FEST IX @ Pacific Rock, Cergy (95)
Par JEFF KANJI
Le 11 Janvier 2018
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de NIME publiés sur Dark Side
 
HELLFEST 2018 DAY III
Par CHAPOUK et JEFF KANJI le 24 Juin 2018
Publié le 23 Juillet 2018 Consulté 943 fois

Chapouk Cette fois pas de problème de train, puisqu'on a opté pour la voiture aujourd'hui. Donc pour la première fois de cette édition nous arrivons enfin à l'heure pour voir les groupes de la matinée, joie !

JOUR 3 - Dimanche

CRISIX
De mon côté ça attaque lourd dès le matin avec CRISIX, que j'ai décidé d'aller voir sur les conseils de l'ami T-Ray qui nous a super bien vendu cette formation. Et je ne peux que l'en remercier car c'était court mais intense ! Les compos des Espagnols reçoivent l'approbation de la foule très rapidement (de toute façon, je trouve que l'espagnol chanté sur du Thrash-Punk-Crossover-Crust-Hardcore, voire même sur des trucs Ska-Reggae, dans un autre registre, ça passe toujours bien) en témoignent les circle-pits qui se déclenchent assez spontanément. L'ambiance est bien détendue, tout se passe dans la joie et la bonne humeur et ça vire même au n'importe quoi quand les mecs décident d'échanger leurs instruments pour la petite session de reprises qui fait du bien ("Walk", "Hit The Lights", "Killing In The Name" et même "Fight For Your Right" des BEASTIE BOYS). Après cette mise en jambe matinale je file grignoter un morceau pour reprendre des forces.



ORDEN OGAN
Jeff Ce sera ambiance Wacken pour moi ce dimanche, le Heavy et le Power étant trop rarement à l'honneur au Hellfest, j'ai l'occasion de voir deux pointures que je n'ai jamais vues jusqu'à présent. Et ça commence dès 11h40 pour ORDEN OGAN. L'occasion de recroiser Julien et de rencontrer François Blanc de Rock Hard ; grand fan de SABATON rencontrant un autre fan de SABATON : autant vous dire que ça matche direct, nous reprenons en chœur les refrains fédérateurs de Seeb Levermann, même si on regrettera évidemment qu'un groupe qui prend autant sa dimension sur scène voit son set réduit à la portion congrue ; c'est d'ailleurs à ce jour le plus court concert qu'ORDEN OGAN aura joué en festival. Le choix de morceaux est forcément cornélien et insuffisant. Le set n'en est que plus jouissif, le groupe enchaînant des hymnes indiscutables : "F.E.V.E.R.", "Gunman", "Sorrow Is Your Tale", "We Are Pirates" et "The Things We Believe In". On en ressort forcément frustré par contre malgré ce sample d'outro qui diffuse "Fields Of Sorrow" dans la sono, titre que nous nous imaginions déjà reprendre en chœur épique avec le groupe.

PRIMAL FEAR
Dark Schneider La journée la plus Heavy Metal traditionnel de ces trois jours, donc forcément, une journée pour moi. Une bonne rasade de Heavy à l'allemande pour commencer la journée, c'est bon ça. Set-list Best-of à l'appui, avec un final sur leur classique "Heavy Metal Is Forever", c'est un show carré comme on pouvait s'y attendre. Ralf Scheepers est bien sûr celui sur lequel les regards se braquent, et le grand chauve bodybuildé en impose toujours autant physiquement. Lui, on a pas envie de l'embêter. J'ai eu ma dose de screaming Heavy Metal et je suis content. Un bon défouloir en somme. Jeff Juste le temps de grignoter un bout avant de se placer aux premières loges pour PRIMAL FEAR. Pour ceux qui n'ont pas eu leur dose de screams vendredi, voici l'occasion d'une belle séance de rattrapage. Le combo allemand est en forme, mené de main de maître par un Ralph Scheepers aux cordes vocales toujours aussi sûres, ne se refusant aucune difficulté ("Nuclear Fire", "The End Is Near", "Metal Is Forever"). Profitant d'un line-up aguerri (Tom Naumann, Mat Sinner) et d'un Alex Beyrodt qui régale de sa virtuosité et de son touché, PRIMAL FEAR ouvre les hostilités par le méga classique "Final Embrace" qui transforme le pit en karaoké géant. Le groupe passe rapidement en revue toute sa carrière pour un set en Heavy Metal trempé mais au final plus varié qu'on ne pourrait le croire, les derniers albums étant loin d'être délaissés, à l'image de ces deux extraits de "Rulebreaker".



WARNING
Chapouk Je décide encore d'aller voir un truc absolument pas conseillé en période de digestion sous le soleil : WARNING. On me l'a décrit comme un groupe de Doom absolument magnifique et à ne pas louper, alors je me suis dit pourquoi pas ? En fait je suis pas restée très longtemps, tout simplement parce que je n'ai pas réussi à rentrer dans leur monde. J'ai trouvé ça plutôt chiant dans ce contexte de festival et je retenterai plutôt l'expérience posée dans mon canapé un jour de pluie.

THE GREAT OLD ONES
Jeff Je me dis que mine de rien, j'aurai passé le plus clair de mon Hellfest 2018 à naviguer entre la Main Stage 1 et la Temple. Et le set des Bordelais de THE GREAT OLD ONES n'était à rater sous aucun prétexte. Avec trois albums de haute volée, c'est un sans-faute pour cette formation baignée d'imaginaire Lovecraftien qu'il restitue avec une réussite rare, ne sacrifiant quasi rien des ambiances de ses disques ; une nouvelle fois un concert de très haute volée pour la Temple qui continue à récolter tous mes suffrages. Dark Schneider Une prestation envoûtante de la part de nos Bordelais. Benjamin Guerry, le chanteur guitariste (avec sa Flying V magnifique qui a dû lui coûter un rein), en impose niveau charisme. J'avais des doutes sur la capacité du groupe à reproduire sur scène l'atmosphère lovecraftienne de son Black Metal. Doutes aussitôt balayés.

LORDS OF ALTAMONT
Chapouk Après avoir tenté l'expérience WARNING pendant une petite demi-heure, je décampe finalement direction la Warzone pour voir les LORDS OF ALTAMONT. Quelques trucs m'ont intriguée et décidée à bouger mes fesses pour voir ce groupe. Comme le fait que le chanteur, Jack Cavaliere, ait été pas mal proche, dans les années 2000, de groupes comme les CRAMPS ou le MC5. Ou que les LORDS sont décrits comme un groupe de Garage / Punk à tendances psyché. Parfait ! C'est pile poil ce que j'aime bien écouter en ce moment ça tombe bien ! Donc voilà, bien placée sur les pavés de la Warzone, je me laisse emporter dans les tourbillons anarchiques d'orgue balancés par Jack (première fois pour moi que je m'extasie autant devant le jeu de scène d'un organiste !) sur fond de Rock Garage qui sur certains morceaux virait carrément au Punk '77. Une très bonne découverte ! Franchement le set était impeccable : dynamique, carré et les zikos se donnaient bien devant un public bien réceptif. On peut peut-être leur reprocher le côté "pas très surprenant" de la setlist, mais je me fais la réflexion que c'est un peu toute leur disco qui est comme ça (oui j'ai sauté sur leurs albums dès mon retour de festoche) donc difficile de faire un truc qui sorte réellement du lot sans partir dans une autre voie musicale. En tout cas moi ils m'ont conquise !

IN THIS MOMENT
Jeff J'avoue que j'étais curieux… Je ne connaissais le groupe que de réputation, et il faisait partie des rares à ne pas être détesté en bloc… IN THIS MOMENT repose entièrement sur la figure charismatique de Maria Brink, de son jeu de scène grandiloquent, parfois pas loin d'une Lady Gaga, le tout sur un Metalcore pas plus mal branlé qu'un autre. Mais Maria est… Comment dire… Une bombasse ? Je comprends mieux l'attrait que peut avoir ce groupe, qui mérite néanmoins sans doute bien plus que l'attention très distraite mêlée de rires et d'effarement alors que le Kingdom of Muscadet est notre refuge du soleil pour un petit moment.
Chapouk Je passe ensuite rapidement sur le reste de l'aprem : en gros j'ai retrouvé mes accompagnateurs, on s'est tapé un petit délire sur la chanteuse de IN THIS MOMENT qui se la jouait LADY GAGA avec ses tenues improbables (sois dit en passant c'était pas la seule : entre Rob Halford et ses tenues or-argent, ultra-pailletées qui semblaient hurler "JE SUIS GAY MAIS J'AIME LE HEAVY METAL !!!" au Hellfest tout entier, ou Fred Durst avec ses gants rouges, son bob et ses fringues qui faisaient très soirée pyjama, ça valait du point) et on s'est posé dans la forêt du Muscadet en mangeant la poussière en attendant ICED EARTH. De mon côté j'ai jamais été super fan du groupe donc j'ai plutôt suivi le mouvement. Mais l'expérience s'est révélée plus agréable que ce que je pensais malgré les problèmes de sons. Néanmoins, j'ai dû filer sur "Watching Over Me" (dommage, seul titre que je connaissais réellement et qui terminait le set sur un moment émotion) pour me frayer un chemin vers la Warzone. Jeff Je vais chercher à retrouver en vain des collègues pour me rejoindre au set de ICED EARTH, ne recroisant ni François, ni Julien, ni FightFireWithFire, que je n'ai pu voir que furtivement le matin sous la tente Rock Hard.

ASKING ALEXANDRIA
Tant pis, je supporte cet ersatz Metal de SIMPLE PLAN qu'est ASKING ALEXANDRIA qui me renvoie la même piètre impression que ces combos trop propres sur eux comme RISE OF THE NORTHSTAR et PARKWAY DRIVE, qui sentent un peu trop le soin du visage et pas assez la sueur pour moi.
Cela dit on peut leur reconnaître une chose : à défaut d'être naturel, ces combos disposent tous d'un son de malade…

ICED EARTH
Ce qui ne va pas être le cas d'ICED EARTH que je vois pour la troisième fois… Avec un chanteur différent. Ma première expérience remonte à l'époque Ripper Owens, excellente prestation par ailleurs malgré mon état de fatigue avancé du moment. La seconde, deux ans plus tard, fut l'occasion d'un co-headlining avec SAXON où la guitare de Jon Schaffer couvrait presque tout, mais laissant tout de même le charisme physique et vocal de Matt Barlow s'imposer. Stu Block est un hybride des deux, une sorte de Barlow qui ne lésinerait pas sur les screams et qui serait un peu moins pleureuse sur les bords. Il n'empêche que le son une nouvelle fois très inégal de la Main Stage 1 torpille ce concert pourtant bien mené, où les classiques s'enchaînent, entrecoupés par un "Incorruptible" qui a recueilli les suffrages. "Vengeance Is Mine", "Burning Times" ne font ressortir que leurs côtés répétitifs. Même la redoutable main droite de Jon n'est pas mise en valeur, et je ressors forcément un peu dégoûté de ce concert où les Américains n'auront pas eu les armes pour livrer la marchandise efficacement, ce qui me fait craindre le pire pour ACCEPT… Dark Schneider Autre groupe que j'attendais avec ferveur, d'autant qu'eux c'est la première fois que je les voyais. Malheureusement, il s'agira de la première déception du festival, une déception mineure, mais déception quand même. La faute à des problèmes de son importants qui vont pourrir cette Mainstage 1 une bonne partie de la journée, le volume sonore variant sans cesse, quand ce n'est pas la voix qui est affectée, ce sont les guitares qui paraissent comme sous-mixées. Stu Block donne tout ce qu'il a, mais entre ses approximations vocales et le son médiocre, la qualité de sa prestation s'en ressent forcément. C'est dommage, car les bonnes intentions sont là et le groupe montre son envie d'être sur scène. On aura droit à 3 extraits du dernier album (très bon d'ailleurs), mais j'aurais volontiers tronqué "Raven Wing" pour "Black Flag". "Watching Over Me" fini le concert en beauté cela dit, en dépit de ce satané Jeff Kanji à mes côtés qui chantait mieux que Stu Block !!!

LES $HERIFF
Chapouk Là encore grand bien m'en a pris, puisque j'ai vraiment eu du mal à me frayer un chemin parmi tous les gens qui s'agglutinaient devant ces RAMONES de Montpellier. Putain, je pensais pas que ce groupe emporterait une aussi grande adhésion au Hellfest ! J'imaginais plutôt me retrouver parmi un public clairsemé, comme l'an dernier sur KOMINTERN SECT. Tant mieux pour eux ! Et tant mieux pour nous si ça a pu les motiver. Les bonhommes, même s'ils ne sont plus tous jeunes, ont été géniaux ! Malgré la chaleur ils se sont donnés à fond, nous ont encouragé à picoler, à gueuler, à danser / pogoter et nous ont régalé. De mon côté je me suis retrouvée entre deux "vieux de la vieille" qui trouvaient rigolo que je connaisse par cœur des morceaux qui sont sortis alors que j'étais même pas née. Mais j'étais loin d'être la seule dans ce cas, et d'ailleurs ça m'a épatée de voir le nombre de gens, même reculés dans le public, qui levaient le poing, sautaient et beuglaient en chœur les paroles de "Bon À Rien", "À La Chaleur Des Missiles", "À Coup de Batte De Base-Ball" ou le mythique "Jouer Avec Le Feu". Mais aussi de titres relativement "moins connus" comme "Que Pasa ?", "Pile Ou Face" ou encore "Condamné À Brûler". On est les $HERIFF et on fait du bruit ! Ouais c'était clairement ça mais qu'est-ce que c'était bon ces pogos et cette ambiance festive intergénérationnelle !
Jeff Voilà l'un des premiers moments épineux : trois groupes que je veux voir jouent en même temps. Les $HERIFF sont tout indiqués pour Chapouk et j'ai déjà vu KILLSWITCH ENGAGE que Dark Schneider va couvrir (l'occasion pour lui d'apprendre qu'Howard Jones n'a été qu'une parenthèse dans la carrière du combo ricain).

MÅNEGARM
C'est décidé je vais aller voir MÅNEGARM… Sous la Temple pour changer. MERCI messieurs les Suédois. Avec son Viking Metal prenant, ses interventions de violon et de guitare folkisantes, ce chant en langue native du plus bel effet, MÅNEGARM me fait passer un très beau moment, où je me laisse gagner par ces évocations d'une nature puissante, de forces telluriques ancestrales bien que je n'entrave bien entendu rien à ce qui se dit. Ce show m'évoque celui de TÝR l'an dernier, même si le combo féroïen n'œuvrait pas exactement dans le même style. Parfait pour me remonter le moral après la prestation sabotée d'ICED EARTH.



ACCEPT
Chapouk Les pogos ont été rudes, le retour devant les Mainstage pour ACCEPT est difficile et je dois abdiquer et m'assoir pour au moins la première partie du set (en gros jusqu'à "Restless And Wild"). Après m'être remise debout (pour beugler avec la foule des "Balls To The Wall", "Fast As A Shark" ou "Metal Heart") je m'aperçois que le groupe fédère toujours vachement de monde (les Allemands seront longuement acclamés sur leur sortie de scène) et ce malgré des problèmes de son (récurrents sur la Mainstage 1, ça a duré tout le fest mais ça s'est amplifié le dernier jour) et un Mark Tornillo qui semblait parfois peiner vocalement. Mais pas de quoi ternir ce set bien burné pour autant. Jeff Et malheureusement ACCEPT va en faire les frais. Devant compter sur un Mark Tornillo bien moins impérial qu'il y a quatre ou cinq ans, la couleur ACCEPT reste indiscutable, tenue par les cordes et les voix de Peter Baltes et Wolf Hoffmann (qui me perturbe avec ses faux-airs de Bruce Willis), gardiens du temple sur "Restless & Wild", "Metal Heart" ou "Balls To The Wall". Mais une nouvelle fois, on cherche un peu tous les instruments pendant le concert, ce qui nous gâche le plaisir, surtout quand comme moi on a pris une déculottée des plus sévères au Wacken il y a quatre ans. Alors certes on chante à tue-tête, mais je dois reconnaître que le cœur n'y est pas vraiment. Dark Schneider Après la prestation dynamique de KILLSWITCH ENGAGE qui s'achèvera par leur reprise d'"Holy Diver", place aux légendes du Heavy Allemand, ACCEPT évidemment. À mon grand étonnement, le public est très présent et semble ravi, je ne pensais pas qu'ACCEPT pouvait encore fédérer autant. La grande question sera de savoir si Mark Tornillo est en voix, lui qui parfois peut avoir tendance à s'essoufler et à manquer de coffre, et ben il va assurer le pépère ! Très en forme, ses petites baisses de régime ne seront qu'anecdotiques. Le dernier album ne sera représenté que par "Die By The Sword" (tant mieux), le reste est une set-list best-of (du genre sans aucune prise de risque du tout, donc "Balls To The Wall", "Metal Heart" etc) avec l'intrus "Pandemic" que le groupe semble croire dur comme fer que ce titre est un classique alors qu'il est clairement bien en dessous du reste. Les guitares souffreront des problèmes de son de la mainstage 1, mais ça restera raisonnable. Quant à Wolf Hoffman, l'homme est déchainé, sacré showman !

ARCH ENEMY
Je n'ai pas prévu d'aller voir (encore) le ARCH ENEMY version Alissa même si dès les premières mesures de "The World Is Yours" on ne peut qu'être conquis : la belle en jette, tient la scène à elle seule et détient des qualités que nombre de frontmen peuvent lui envier. SI vous y ajoutez un groupe affûté et une prestation vocale parfaite, il y a de quoi se laisser facilement embarquer pour une nouvelle aventure…

BATUSHKA
Mais il faut que je file car m'attend sans que je le sache ma plus grosse claque de la journée et l'un de mes trois concerts de l'édition 2018. Les Polonais de BATUSHKA ont transformé la Temple en lieu de culte orthodoxe, avec grelots, tentures, dorures etc. Pour ne pas perturber la pureté du son, le batteur jouera sur le côté, derrière un plexi, mais c'est véritablement à un office ultra chorégraphié et solennel que nous sommes invités. Ne découvrant jamais son visage, le maître de cérémonie en impose avec son physique de colosse et son chant Black ravageur. Mais c'est sans doute encore plus vrai lorsqu'il se met à psalmodier, parfois en compagnie de trois choristes masqués qui arrangent les parties vocales avec une profondeur rare. Je ne saurais décrire en détail, minute par minute ce qu'il s'est passé sur cette scène, mais je suis parti, m'approchant avec une telle proximité de la transe que j'en suis sorti tout retourné, recentré sur des considérations plus métaphysiques.



AMORPHIS
Si bien qu'au départ du set de MEGADETH, la batterie étant visiblement la seule à passer dans la façade, je quitte cette mascarade de Main Stage pour aller voir mon premier choix : AMORPHIS. Et comment être déçu par le sextette finlandais ? Surtout avec une tuerie comme "Queen Of Time" dans la besace. Sans doute conscient qu'il joue en même temps qu'une très grosse tête d'affiche, AMORPHIS régale ses fans avec plusieurs extraits du dernier opus, dont le monumental "The Golden Elk", se payant le luxe de zapper des classiques (exit "My Kantele" et "Black Winter Day") sans toutefois s'affranchir de "Silver Bride" et "House Of Sleep". La formation est parfaitement rodée, même si je m'interroge sur la nécessité pour Tomi Koivusaari d'avoir un micro, et sait retranscrire ses ambiances et le retour de Olli-Pekka Laine fait du bien scéniquement : le grand bonhomme a la banane et possède une sacrée présence, qui renforce l'attention, car qui des deux guitaristes, de Tomi ou de Olli doit avoir votre attention ? Impossible à dire. AMORPHIS m'a une nouvelle fois conquis, s'ajoutant à la courte liste de formations qui ne déçoivent jamais en live.



MEGADETH
Chapouk Hopla ! On profite du set d'ARCH ENEMY pour aller se chercher une petite barquette de frites et nous voilà de retour pour MEGADETH ! Je voulais parlait précédemment des soucis de sono sur la Mainstage 1, je crois que l'apothéose a été atteinte sur "Rattlehead", le tout premier morceau du concert… Il a bien dû s'écouler 1 ou 2 minutes avant que le groupe capte qu'on n'entendait absolument rien en façade (par contre c'était marrant on les voyait très appliqués sur les écrans) et fasse un signe aux ingés son. Du coup entrée en matière bof bof… Et le pire c'est que ces problèmes sonores vont parasiter tout le show de MEGADETH, rendant certains morceaux comme "The Conjuring" difficiles à reconnaître (cool un blind-test !) et nous faisant nous poser des questions sur la performance vocale de Mustaine ce soir-là : "il a pas de voix, ou c'est la façade qui déconne toujours ?". À côté de ça la setlist était tubesque évidement : "Hangar 18", "Peace Sells", "A Tout Le Monde" reprise en chœur par le public, "Holy Wars… The Punishement Due" et "Symphony Of Destruction" où Michael Amott sera même invité sur scène. Et Dave dédiera même "My Last Words" à Vinnie Paul ! Au moins dix ans qu'ils l'avaient pas jouée celle-là c'est une jolie surprise ! Bilan relativement positif de mon côté : j'ai vu MEGADETH, j'ai kiffé la setlist, Mustaine avait l'air de bonne humeur, mais quel gâchis côté son... Ça c'était vraiment le gros point noir… Autant je suis pas très pointilleuse sur le son en festival, mais là fallait vraiment s'accrocher pour rentrer dans le show. Outch ! Dark Schneider Alors là, clairement ce fut le gros gadin de tout le festival dans la catégorie Heavy Metal. MEGADETH sur scène, ça n'a jamais vraiment été l'extase (sauf sans doute durant ses jeunes années je suppose), mais bon là on touche le fond. Bien sûr, les problèmes de son, toujours très présents, sont une raison de cette débandade, mais pas que. Mustaine n'a plus de voix, c'est juste incontestable, il grogne, il murmure, c'est juste horrible. C'est dommage car la set-list était plutôt chouette (avec "Dystopia" qui s'intègre vraiment bien parmi tous ces vieux titres), mais bon à quoi bon vu la prestation fantomatique du groupe ? Même sur "A Tout Le Monde", d'habitude repris en force par le public français, la sauce ne prend pas vraiment. Et la présence de Michael Amott sur "Symphony Of Destruction" n'y changera pas grand-chose. Mustaine s'est peut-être bien amusé avec Hodor en coulisse, mais sur scène c'était "circulez, y'a rien à voir" !

ALICE IN CHAINS
Vu depuis la mainstage 1 en attendant qui vous savez, le groupe de Seattle c'était le calme avant la tempête. Ils ont beau avoir des riffs bien lourds, dans le contexte du Hellfest, mais aussi avec leur chanteur actuel, ça sonne finalement comme du Rock assez tranquille. Mais pas déplaisant du tout pour autant, idéal pour calmer le jeu et garder des forces avant la tornade qui allait suivre... Chapouk Après cela on s'est un peu dispatchés, certains voulant aller voir des groupes d'autres voulant en profiter pour manger. De mon côté j'ai choisi l'option repos allongée peinarde dans l'herbe qu'il restait, en écoutant de loin ALICE IN CHAINS. Enfin je dis peinarde mais… au bout d'un moment j'ai bien vu qu'il commençait à y avoir une affluence de gens en direction des Mainstages. Et quoi de plus normal sachant qu'on avait MAIDEN en tête d'affiche ce soir-là ?

SEPTICFLESH
Jeff Le placement pour le concert suivant sera des plus aisés (du moins pensé-je) puisque retour sous la Temple pour SEPTICFLESH. J'ai eu des échos assez divers sur les performances live du groupe, disant qu'elles manquaient singulièrement d'intérêt, au regard du poids qu'ont pris les orchestrations depuis son retour. Situation délicate : Seth s'est démis l'épaule droite mais ne compte pas pour autant annuler le concert et il va se dépasser, rugissant et animant la Temple comme jamais. Son aura est assez incroyable et sa voix de dragon fait des merveilles sur "Pyramid God" ou encore "Persepolis". Le lightshow est à la hauteur malgré la lumière du jour, mais le son se fait cette fois-ci capricieux si bien que je ne reconnais pas le premier morceau, le pourtant mortel "Portrait Of A Headless Man" de "Codex Omega". Cela s'arrange heureusement dès le second titre, et on approche la perfection sur "The Vampire From Nazareth". Les échos après concert relatent l'un des meilleurs concerts de la bande réalisés jusque-là. J'ai été chanceux et les reverrai avec plaisir en salle.


IRON MAIDEN
Chapouk Donc comme je m'y attendais, vu qu'on ne s'est pas spécialement pressé, nous sommes placés à des kilomètres de la Mainstage quand démarre "Aces High". Il y a tellement de monde que j'arrive même pas à voir un des écrans ! Et impossible de ressortir de notre coin tellement on est compressé… Bon, ben pour la peine on sympathise avec les gens autour de nous. D'ailleurs on a tellement bien sympathisé qu'on a foutu un bordel monstrueux dans notre coin et passé un super concert, big up à vous tous et surtout au monsieur australien qui attendait avec impatience "Fear Of The Dark" ! Enfin bref, donc désolée mais je suis trop naine pour avoir pu profiter des décors et vous dire ce qu'il s'est passé sur scène… C'est con parce que juste avant de lancer "Where Eagles Dare" Bruce nous a fait tout un speech en français sur les thèmes abordés pendant le set (la guerre, la religion et la liberté) et agrémenté de quelques traits d'humour (le "et maintenant : danse un peu fou !" suivi du peu que j'ai pu entrapercevoir de la fameuse danse m'a tué)… Mais bon tant pis on va se contenter de l'audio et de l'ambiance de notre coin c'est déjà super ! MAIDEN est une valeur sûre (les classiques sont distribués à la pelle) mais on a la chance de les voir sur une tournée bien spéciale où des "Flight Of Icarus", "For The Greater Good Of God" et "Sign Of The Cross" font partie intégrante de la setlist ! Y en a vraiment pour tout le monde et à la fin le verdict est unanime : MAIDEN a donné la messe du soir ! (Scream for me Hellllllfesssssssst !!!!).
Jeff AT THE GATES a le désavantage énorme de jouer pendant IRON MAIDEN… Et le Legacy Of The Beast Tour nous permet de revoir une formation façon Rock In Rio, revisitant toute l'histoire du groupe y compris la période Bayley avec notamment un "Sign Of The Cross" fabuleux avec ses mélodies de guitare mémorables. Après un enchaînement à couper le souffle qui nous ramène tout droit en 1985, Bruce, en français bien entendu, va nous exposer la façon dont MAIDEN a pensé son show, en tableaux, traitant de la guerre, de la religion etc, bien aidé par une déco variée et parfaitement en phase avec les dites thématiques. J'ai particulièrement été réceptif à ces vitraux géants qui nimbaient "Revelations" (j'ai enfin pu faire les fameux "hey!" en live) et "Sign Of The Cross" incontestablement l'un des points culminants de ce show, où l'on aura pu observer (de loin) comment chacune des guitares a pris sa place dans le mix, voir aussi que toute l'attention est désormais portée sur Dickinson et ce malgré un Steve Harris au taquet. Nicko McBrain vieillit, et de nombreux morceaux ont retrouvé leur tempo original, ce qui n'est pas pour me déplaire, notamment pour "Aces High" ou "Fear Of The Dark". En revanche, ce "Iron Maiden" sonnait bien mou du geno. Heureusement que le groupe ne s'est pas frotté à "Killers", "Wrathchild" ou "Sanctuary". On ressort toujours satisfait d'un concert de la Vierge de Fer devant la palanquée de tubes qui nous est livrée. Cependant, des quatre fois où je les ai vus, je dirais que ce set était peut-être le plus propre, mais aussi le plus pépère que j'ai vu, et ça ne colle pas avec l'image que je me fais de MAIDEN. En cela, même si j'étais mal placé, mon souvenir ultime restera la tournée Somewhere Back In Time. Difficile à croire, mais JUDAS PRIEST a désormais plus la forme qu'IRON MAIDEN, qui pour sa défense dispose toujours de son line-up classique customisé. Dark Schneider Mais où s'arrêteront-ils ? Mais comment font-ils pour que chaque tournée soit encore plus impressionnante que la précédente ? J'ai beau les avoir vu plusieurs fois et n'avoir manqué aucune tournée depuis 2008, à chaque fois la surprise est de taille. Les décors sont magnifiques et le tout fait preuve d'une grande cohérence, comme nous l'explique Bruce durant son speech avant "The Clansman" : une première partie axée sur la guerre, de "Aces High" à "The Trooper", puis une seconde beaucoup plus spirituelle dotée d'un décor gothique splendide, jusqu'à ce que le groupe joue un "Flight Of Icarus" qui avait disparu des setlist depuis 1986. Joie. Bonheur. Pour finir sur les classiques habituels (rhaaa "Fear Of The Dark" quand la nuit tombe, on est en plein dans le trip). De tous ces titres, c'est "The Sign Of The Cross" qui remportera la mise, que dire si ce n'est que ce morceau est vraiment grandiose ? Parlons enfin de Bruce Dickinson, lors de la tournée Book Of Souls, il avait parfois encore un peu de mal à cause des suites de sa chimio, mais là il a clairement récupéré toutes ses capacités. Impressionnant. IRON MAIDEN fut pour moi le plus grand moment du festival, avec en plus la chance d'être idéalement placé, sans que personne ne me gâche la vue. Je ne regardais les écrans géants que pour les gros plans guitaristiques. D'ailleurs, ces écrans géants sont vraiment géniaux. On va peut-être croire que je suis un fan boy, ce qui n'est pas faux dans l'absolu, mais oui ce soir MAIDEN a encore tout tué. Et vu la réponse du public, je devais pas être le seul à le penser. Je n'ai d'ailleurs jamais eu autant de mal à quitter la mainstage 1 tant la foule s'était tassée pour admirer les anglais. Bref, comme on dit : Up The Irons !

Chapouk Je m'interrogeais sur les 20 minutes de "rien" (comprendre : aucun groupe qui ne commence à jouer avant 23h50) juste après MAIDEN et m'attendais à une petite surprise de la part du Hellfest, genre un feu d'artifice ou un autre hommage à Vinnie Paul, mais je m'attendais clairement pas à ça ! Les écrans se sont allumés, nous diffusant des messages de remerciement et nous indiquant que le Hellfest avait bien pris en compte les critiques sur la programmation qui est dévoilée bien trop tard depuis quelques années en comparaison des ventes de billets qui s'envolent à chaque fois pour chaque édition. Du coup nous avons eu droit en avant-première aux premiers noms de l'édition 2019 du Hellfest : MASS HYSTERIA, DROPKICK MURPHYS, SLAYER, CARCASS et… MANOWAR ! Oui m'sieurs dames MANOWAR au Hellfest 2019 ! Et comble du comble c'est Joey Demaio en personne qui est venu nous annoncer la venue de son groupe en terres Bretonnes l'année prochaine (la grande question c'est a-t-il fait le voyage en avion uniquement pour ça ?) ! Jeff Chapouk a eu la décence de ne pas le préciser mais je me suis littéralement explosé les cordes vocales au moment de l'annonce de MANOWAR au Hellfest 2019, hurlant "Fiiiiighting, fiiiighting, fiiiighting the world". Et maintenant hors de question que je vois MANSON après le foutage de gueule de 2015.

MARILYN MANSON
Chapouk À peine le temps de me remettre de mes émotions que les premières notes de "Irresponsible Hate Anthem" retentissent ! Ahhhhh ! Vite ! Je cours (littéralement) vers le révérend qui s'apprête à donner son office et arrive à me placer sur les pavés en un temps record. Le show commence bien, MANSON m'impressionne même au niveau vocal car je savais que les hurlements arrachés n'étaient plus trop son fort depuis quelques temps, mais il s'est carrément bien démerdé ce soir-là. Fin du premier morceau et… Premier blackout. Ah ! On m'avait rapporté que sa prestation en 2015 avait été en grande partie pourrie par ces moments de flottement qui avaient duré parfois jusqu'à dix minutes, heureusement il n'en est rien ce soir visiblement. Après peut-être 2 ou 3 minutes de battement MARILYN revient sur scène pour nous dire qu'il est content d'être ici (ce sera un des rares moments où il communiquera vraiment avec nous) et nous interpréter "Angel With The Scabbed Wings" (choix de morceau plutôt étrange et moyennement convaincant) avant d'enchaîner sur "Deep Six" et de revenir sur des bases connues de tous avec "This Is The New Shit". Premier déchaînement dans mon coin, j'ai plus de jus mais je m'en fous je donne tout (ce que je peux) quand même ! Je réalise un rêve d'ado là, personne peut test. Les seconds et troisièmes déchaînements auront lieu sur "Disposable Teens" et "Mobscene" et le calme reviendra un petit peu sur "Kill4Me". En partie parce que c'est à ce moment-là que MANSON a décidé de faire monter des fans (au féminin, je précise ça maintenant mais vous comprendrez pourquoi plus tard) sur scène avec leurs banderoles comportant les paroles du morceau. Une fois sur scène, bizarrement, le révérend les a complètement ignorées les faisant juste participer au refrain. Néanmoins ça a pas eu l'air de vraiment les choquer puisque par la suite elles reviendront régulièrement (je crois qu'elles sont pas descendues de scène à partir du moment où elles y sont montées, à la rigueur elles étaient en backstage) pour, par exemple, danser sensuellement autour de l'ami MANSON, juché sur son podium, lors de "Antichrist Superstar". Elles seront également rejointes par une autre demoiselle, seins nus elle, qui viendra compléter le tableau. D'ailleurs sur le fameux "Antichrist Superstar" tout le monde sera seins nus ! Voilà pas de jalouses ! Ca a pas mal fait baver ça (dans tous les sens du terme)… Le fait que MANSON mise une partie de son show sur des groupies qui ont payé pour le voir et qu'il les utilise, que c'était irrespectueux, que les nanas ne se respectaient pas et qu'il craignait grave d'en profiter (je cite ce que j'ai entendu)… Oui c'est discutable et dans le fond je suis d'accord sur certains trucs (pas sur l'histoire du respect des nanas envers elles-mêmes, par contre, parce qu'elles font ce qu'elles veulent avec leurs corps déjà et que dans d'autres contextes, genre les concerts de STEEL PANTHER, on encourage plutôt ce genre de comportements, donc bon…). Mais à quoi s'attendaient ces gens sérieux ? C'est MANSON ! Ouhou ! Si vous jetez un œil sur la tournée "Guns, God And Government" vous verrez que c'est pas nouveau… Et le DVD date quand même de 2002. J'ai aussi entendu des critiques fuser sur le fait qu'il jetait son micro partout, là aussi c'est pas nouveau et il fait même pire sur "Guns, God And Government" Le seul truc que je lui reproche c'est d'avoir visiblement été odieux avec son staff parce que le micro partait en larsen quand il se baissait (oui entre les roulades et l'avachissement sur les retours on le voyait régulièrement au ras du sol). Oui bah c'est sûr qu'à force de jeter le micro partout comme un sauvage, forcément il va moins bien marcher maintenant… Enfin, MANSON nous a fait du grand MANSON quoi : provocateur, irrévérencieux et décadent pour un show bien dans l'esprit Sex, Drugs (oui il s'est allumé un gros blaze sur scène et nous a chanté le début de "I Don't Like The Drugs (But The Drugs Like Me)" juste avant de lancer "The Dope Show") & Rock'N'Roll. Personnellement je m'attendais à quelque chose du genre, donc je n'ai pas été surprise par son comportement mais pas été terriblement déçue non plus. Mon enthousiasme a juste été un petit peu freiné par les blackouts durant lesquels il changeait de tenue (même s'ils n'étaient pas longs au final ça casse la dynamique) et par le côté un peu trop "mécanique / rodé" du show. Certains diront aussi après cette prestation que MANSON est devenu un "déchet humain"… Là aussi ça se discute et je reconnais que j'aurais tout de même préféré le voir à son apogée dans les 90s (mais vu que je suis née trop tard, je fais avec ce que j'ai), néanmoins je sors quand même de la foule ravie !

AMENRA
Jeff AMENRA démonte alors (presque au sens propre) la Valley avec un Black dopé au Hardcore qui fait autant effet que sur disque, livrant plusieurs extraits de "Mass VI" aux festivaliers groggy mais encore passionnés. Je ne m'attarde pas.

EXODUS
Car Dark Schneider et moi-même allons prendre une petite leçon de Thrash avec EXODUS. La formation américaine que j'avais vue en plein après-midi, peu de temps après le retour de Zetro, voit son potentiel décuplé et multiplié par dix. Optant pour une setlist old school au vu de l'heure et du contexte, EXODUS n'a plus besoin de réclamer sa place dans le Big 4 : il en est l'esprit, le créateur et le cœur. Son Thrash est habité par le Punk, les riffs de Gary Holt sont démultipliés par le concours de Lee Altus (HEATHEN) ; ça joue grave et ça tabasse grave. Le remplaçant permanent de Jeff Hannemann est dans son élément et s'éclate à jouer ses compos et le groupe parvient à communiquer son enthousiasme et le pit le lui rend bien ! Dark Schneider Et c'est finalement avec le peu d'énergie qui me reste que j'assiste au concert de cette vieille légende du Thrash qu'est EXODUS. Si je n'ai pas vraiment apprécié leur dernier opus ("Blood In Blood Out"), en revanche sur scène le groupe démonte tout, et ce en grande partie grâce à un Zetro Souza qui s'arrache les cordes vocales. Bien aidé par les guitares qui ont un pur son de tronçonneuse. Toutes les conditions idéales pour un vrai concert de Thrash, n'est-ce pas Mr Mustaine ? Le tout avec une setlist béton largement axée sur "Bonded By Blood" et les classiques de la période Zetro (rhaaa "The Toxic Waltz"). Un sacré défouloir pour ceux qui avait encore la force d'heabanguer à cette heure tardive (pas moi, j'avoue !).

NIGHTWISH



Allez le Hellfest se termine pour moi (pas de NIGHTWISH, moi et madame sommes trop crevés, et puis bon je n'ai jamais été client des Finlandais). Une excellente édition en ce qui me concerne, magnifié par un temps juste parfait (chaud mais pas trop, avec une légère brise vivifiante). Une organisation vraiment au top (allez pour pinailler, je dirais que ça serait quand même bien de faire débuter les têtes d'affiches un peu plus tôt, 23h30 c'est franchement tard, les mecs de MAIDEN ont bien raison d'imposer leur horaire à 21h30). On aura même eu la surprise d'avoir cinq groupes annoncés pour l'édition suivante, dont MANOWAR, avec la venue en personne de Joey DeMaio. Finalement, la seule chose qui m'aura laissé songeur, ce sont les files d'attentes très longues pour le merchandising du festival (alors que le merchandising des groupes, situés à un autre endroit, était quasi-désert !!). Près de 2 heures de file d'attente (sans pouvoir voir de concerts pendant ce temps-là, donc) pour un tee-shirt du fest, aussitôt acheté, aussitôt enfilé, ce qui fait que dès le samedi, près de la moitié des festivaliers devaient porter un tee-shirt Hellfest 2018. Avec ça et les hectolitres de bières ingurgités par les festivaliers, le Hellfest a de beaux jours devant lui !! Tant mieux, vu la qualité du fest.
Jeff Mais voilà le clou du spectacle, comme en 2015, ce sera NIGHTWISH. Après un an et demi de pause, le groupe est en pleine tournée best-of et délivre une setlist vraiment originale qui va forcément, énormément puiser dans le riche back-catalogue, notamment de l'ère Tarja. Et ça commence tambour battant avec "End Of All Hope" que je n'aurais jamais pensé pouvoir entendre un jour en live, de même que "10th Man Down" déterré de l'EP "Over The Hills And Far Away". On va de bonne surprise en bonne surprise avec des inattendus comme "Devil Deep & The Dark Ocean" ou le velu "Slaying The Dreamer" qui convient à merveille au duo Floor/Marco. Chacun a pris une place adaptée sur scène, même Troy Donockley, qui en plus de ses chœurs et de ses pipeaux, s'est mis à la guitare (même si on l'entend de très loin) et le groupe kiffe son concert, à l'image de Tuomas, moins réservé et renfrogné que d'habitude. Floor est clairement celle qui a le plus fort à faire, car Tarja a gravé pour la postérité ces bandes, et l'ancienne jeune fan doit désormais se les approprier, ce qu'elle réussit globalement, même si tout cela manque de folie, et que le rayonnement et le charisme de Tarja sont irremplaçables. Mais ce qui me fait le plus bizarre, hormis le fait qu'elle ait enfin appris correctement le refrain de "Amaranth", c'est que Floor a certes beaucoup gagné en finesse et en nuance, mais la guerrière qui envoyait le bois sur la tournée 2013 est absente et ça j'avoue que ça me manque. Je ne sais pas ce qu'il faut attendre de la suite des aventures de NIGHTWISH… Mais sans vouloir porter la poisse à ma chérie Floor, je ne serais pas si étonné que ça de voir poindre un de ces jours une tournée avec Tarja… Et c'est dans un déluge de vidéo et de pyrotechnie que se termine ce Hellfest 2018, une nouvelle fois riche en bons moments, rencontres et autres découvertes, avec peu de déconvenues en définitive, en dehors de ces incompréhensibles dysfonctionnements de la Main Stage 1 qui ont gâché un paquet de prestations (MEGADETH, JOAN JETT, ICED EARTH, ACCEPT…).

CARPENTER BRUT
Chapouk En attendant Jeff qui est parti voir NIGHTWISH je décide de m'allonger dans l'herbe devant la Temple pour récupérer un peu avant de prendre la route du retour. CARPENTER BRUT et PERTURBATOR sont deux gros noms de la scène Electro / Synthwave française qui buzzent grave chez les metalleux, du coup ça m'a assez intriguée pour que j'aille jeter un œil à ce dernier groupe. Et ben… J'ai pas trouvé ça fameux pour être honnête… Enfin si, j'avoue que quand ils ont repris "Maniac" j'avais bien envie d'aller taper des pieds dans le pit avec les autres gens, vu l'ambiance qu'il y régnait ! Mais à côté de ça j'ai pas été franchement enthousiasmée… Certes c'est dansant, certaines mélodies sont efficaces (forcément quand on les pompe sur "Hot Stuff") mais je vois toujours pas pourquoi ça plaît autant dans la sphère Metal… D'habitude les claviers kitschouilles et les types de chansons à la DEPECHE MODE c'est pas ce qui récolte le plus de succès. Peut-être que c'est le côté SF et / ou le fait que ce soient des mecs issus du milieu Metal qui font que ça marche ? Bref je m'interroge encore sur le foin fait autour de ce groupe et pourtant je suis loin d'être hermétique à l'Electro.

C'est sur ces questions philosophiques que s'achève cette édition et comme d'hab c'est encore un gros pouce levé pour la programmation, les décors toujours soignés et créatifs (merci pour les "arches-douches" en pixel art !), la propreté du site, les équipes toujours bienveillantes et pour les festivaliers au top (c'est vraiment génial de pouvoir parler à tout le monde sans pression comme si on était tous copains). Si je voulais chipoter je dirais qu'il y a toujours pas assez de stands de bouffe (les files d'attentes sont encore assez massives et les ruptures de stocks après 22h fréquentes) mais bon c'est pas pour manger que je viens au Hellfest donc c'est vraiment un reproche mineur.

Rien d'autre à dire à part qu'il faudra aller voir MANOWAR l'année prochaine !

Fightfirewithfire et Julien vous saluent !



Le 28/07/2018 par JOE THE ALIEN

Salut les poteaux,
On s’est évidemment obligatoirement croisés sans se connaître durant ces trois jours, vu le nombre de concerts auxquels nous avons assisté ensemble...! Ça serait cool de pouvoir se saluer quand même un jour en une telle occasion, fidèle lecteur du site que je suis depuis tant d’années !
Bon, ce commentaire juste pour préciser que, à moins que j’aie halluciné ce soir-là, pas plus que lors de la dernière prestation du groupe (en fin d’après-midi sur la mainstage 2 en effet, en 2014 si je me souviens bien), Gary Holt n’était pas sur scène avec EXODUS, ce qui n’a pas été la moindre des déceptions pour moi encore cette fois. Bon, ça m’a pas empêché de me finir à bloc dans le pit pour ce set des maîtres incontestés du Thrash old-school (particulièrement sur l’inépuisable "À lesson In Violence"... à cinquante ans et après 35 ans d’admiration de leurs déflagrations ultimes !



             



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