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Les chroniqueurs de NIME ouvrent leur jardin secret (I) : « Le chroniqueur face à son papier »
Par MEFISTO le 16 Septembre 2009 Consulté 3773 fois

Les chroniqueurs de NIME ouvrent leur jardin secret (I) : « Le chroniqueur face à son papier »



La première fois que j'ai chroniqué un disque, il y a plusieurs années de cela, je me souviens que ce ne fut pas une sinécure. Je n'arrivais pas à trouver des arguments pour étayer ma thèse et attirer l'attention du lecteur. J'ai reçu la même claque dès ma première visite sur NIME, il y a plus de trois ans : « Merde, comment font-ils ? ». J'étais impressionné, car pour moi, traduire en mots les émotions que je ressentais quand j'écoutais de la musique était archi difficile malgré ma facilité avec les critiques de spectacle. Pour les disques, c'était autre chose. Ils étaient tous pareil et n’arrivaient pas, dans ma tête, à se distinguer les uns des autres. J’avais bien des avis différents pour chacun d’eux, mais comment mettre par écrit ce que mon cerveau envoyait comme ondes ?!

Maintenant que j'ai le privilège de faire partie de l'équipe bétonnée de NIME et que je suis par ricochet de l'autre côté des barbelés, je me questionne sur ce qui motive et allume les camarades quand ils bossent comme moi sur une chronique. J'ai eu envie d'en savoir plus sur leurs façons de travailler, d'écouter, de synthétiser, afin de les comparer avec les miennes. Surtout que chacun est si coloré à sa façon… De plus, je me demande comment ils perçoivent vos réactions à leurs écrits : sont-ils touchés, choqués, s'en contrefoutent-ils ? Bref, je vous propose une caméra cachée, un oiseau perché sur leurs merveilleux moments et leurs tourments de chroniqueur. Cet exercice a aussi comme objectif de les psychanalyser, mais ils ne doivent pas le savoir, donc gardez ça pour vous, ok ?!

Dans ce premier volet de trois textes, intitulé « Le chroniqueur face à son papier », je vous propose d’explorer les techniques que quelques-uns emploient pour rédiger leurs kros. Ils vous expliqueront également le processus de création.



***


Quand je pense à Homer Simpson, je pense à toi, THE MARGINAL, le chroniqueur le plus prolifique de la courte histoire de NIME. Tu es donc bien placé pour m'expliquer ce qui, selon toi, sont les éléments les plus importants d'une chronique qui se respecte…

Quand je m'attèle à une chronique, j'essaie de décrire du mieux que je peux le contenu de l'album en question. Les deux premiers paragraphes sont comme une première prise de contact du lecteur nightfallien avec le disque : présentation du groupe qui a conçu l'album, description du style musical. Ensuite, la partie centrale de la chronique reflète ce que je peux ressentir en bien ou en mal du disque, avec une bonne part de subjectivité (normal, ce qui me plaît ne plaira pas forcément à d'autres personnes, et inversement). En conclusion, je donne mon verdict. J'ajoute parfois quelques petits détails superflus qui peuvent être utiles (contexte de l'album, paroles de chansons, succès commercial ou pas, production...).

Ça, c'est pour une chronique dite "classique". Car, parfois, je peux m'atteler à des chroniques sortant davantage de l'ordinaire (ex : "Start from the dark" de EUROPE, où j'ai simulé une discussion entre deux fans du groupe confrontant leurs impressions sur l'album ; ou encore le "MTV Unplugged" de KORN, où là, j'ai surtout volontairement cherché la polémique, sachant que pour beaucoup de fans, ce groupe est sacré et qu'il n'est pas de bon ton d'en parler en mal).

La longueur des chroniques ? Tout dépend de ce que j'ai à dire. Certains albums sont plus longuement chroniqués que d'autres, car il y a beaucoup à broder selon moi (ex : "Chinese Democracy" de GUNS N' ROSES). Pour finir, je dirai qu'avant de me lancer dans la chronique d'un album, je dois avoir écouté celui-ci au moins trois fois pour avoir une idée bien précise de ce que je vais dire dans une chronique.

CANARD, quand je consulte les commentaires sur les albums que tu te farcis, je vois bien que les lecteurs ne sont pas tous (souvent) d'accord avec toi ! Haha ! Alors je questionne sur un point : quelles règles te fixes-tu des pour chroniquer ?

Je me suis personnellement fixé quelques règles simples avant de commencer à écrire le moindre bout de ligne, qui sont :

- Avoir écouté au moins une dizaine de fois l’album en question, et ce dans des conditions différentes (dans les transports, au casque, en bagnole…)
- Se renseigner un minimum au préalable sur le groupe, ce qui sous-entend d’écouter les autres albums du groupe, lire les avis des fans, des autres webzines, etc.
- Prendre au moins deux semaines pour étaler toussa (écoutes, recherches, maturation…).

D’un point de vue général, j’évite de rédiger en cas de doute, de manque de matière ou s’il me semble que quelque chose m’échappe. Évidemment, sur mes 200 chroniques, doit bien y avoir des exceptions et des papiers pour lesquels je pourrais être pris à défaut, mais j’essaie de me tenir à peu près à cette « ligne de conduite ». Ne serait-ce que pour éviter de pondre des « kros automatiques », sans aucun recul, dénuées de toute objectivité. C’est d’ailleurs à mon sens le principal écueil des webzines (course à la nouveauté, empressement, absence de recul).

FREDOUILLE, le gentilhomme et savoureux de bonne chair, j'ai toujours perçu une graine de journaliste en toi, car tes avis sont toujours bien structurés. Crois-tu pouvoir éclairer nos lecteurs sur ta manière de construire une chronique, en architecte compétent que tu es ?

J'essaie toujours de structurer mes chroniques et ce de manière classique (trop ?) et comme j'ai appris à l'école quand on avait des dissertations à faire : une introduction, le corps de la chronique qui va décrire le contenu du disque et une conclusion qui rappelle mon avis général sur le skeud. C'est peut-être trop scolaire, mais c'est ma manière de faire et de construire ma chro.

Le plus difficile est surtout de débuter une chronique en fait. Par quel thème ? Dans quelle direction ? En rapport avec le groupe ou le style du cd chroniqué ? Que de questions pour démarrer et construire une intro potable n'est-il pas ?!!! Exercice souvent difficile, je le concède.

Ensuite, le corps principal de la chronique que j'écris en écoutant toujours le disque (un disque que j'ai déjà écouté auparavant aussi, je précise). Au moment où j'écris, j'écoute. Et j'analyse, et je prends des notes, et je viens étoffer petit à petit le corps de la chronique qui commence à prendre forme. Si nécessaire, je vais aussi comparer avec d'autres disques du groupe chroniqué ou non. J'essaie de ne rien oublier, et de synthétiser bien évidemment. Pas toujours évident quand on évite volontairement le "track by track". Faut trouver aussi les liens entre les aspects du disque qu'on décrit. Pas toujours évident et c'est un travail de longue haleine. Parfois, on a l'inspiration, d'autres pas, et là on galère. C'est périodique.

Enfin, la conclusion est sans doute la partie de la chronique la plus facile à rédiger. Je reprends en gros ce que je pense du disque maintenant qu'il est bien digéré. C'est tout. L'ensemble me prend entre 1h et 2h pour être construit.

Pendant qu’on y est, POSSOPO, as-tu une technique particulière pour écrire une kro ?

Je mets la musique en fond sonore et j'écris, d'une traite. C'est aussi simple que ça.

Ah… bon. Ok…

Je ne sais pas pour les autres, mais j'ai toujours pensé que toi, VOLTHORD, tu pondais tes kros perché au mat d'un vaisseau viking. Cliché entre les clichés qui m'amène à te cuisiner sur un sujet tout simple, mais primordial. Dans quelles dispositions chroniques-tu ? Couché, les doigts dans le nez, à poil sur un tapis de fakir, au fond de l'océan avec ta bombonne d'oxygène en forme de clavier ? Je veux tout savoir, connaître les teintes et les odeurs de ton antre de création.

Non pas les doigts dans le nez. J'ai bien essayé le doigt dans le cul, comme POSSOPO me l'avait conseillé, mais il semblerait que la morphologie inspirationnelle du chat roux ne soit pas la même que la mienne, car ça n'a pas vraiment marché. J'écris dans ma chambre d'ado-étudiant, avec un ordinateur portable Asus plutôt performant, et pour tout dire, je fais quelques jets ici ou là (n'allez pas mal comprendre sivouplé). Une bonne phrase peut survenir un peu n'importe quand, donc j'ai à peu près toujours de quoi écrire sur moi (j'écoute plus souvent de la musique sur mon baladeur). Ça peut me lancer dans la chronique comme ça peut juste être quelques fragments étalés qui restent des mois dans ma poche ou sur mon ordi. Bref, je commence rarement une chronique par le début, je suis plus dans le genre : je brainstorm d'abord, et après, quand je suppose que j'ai assez écouté le cd, j'essaie d'étoffer un peu tout, de caler tout sur moins d'une page et demi si possible.

J'ai pensé à toi, ZIONLEEMASTERSEB, afin de jeter la lumière sur ce qui intéresse la plupart de nos lecteurs. Et non, je ne parle pas de la couleur du froc de POSSOPO. Combien de temps « global » te prend la rédaction d’une kro (écoutes, rédaction, relecture, correction) ? Est-ce que tu as développé un "horaire" routinier pour la rédaction ?

Il me faut une bonne dizaine d'écoutes avant de pouvoir m'attaquer à la rédaction d'une chro. En règle générale, il me faut 3/4 heures pour la rédiger, corrections comprises. J'envoie le correcteur automatique et je me relis deux fois, j'évaluerais le temps à 6-7 minutes. Pour les groupes avec lesquels je suis à l'aise, deux heures suffisent, je n'ai pas à chercher la matière pour étoffer.

Dans vos temps libres, KARL VON KARL, FREDOUILLE ET AAARGH, je sais que vous écoutez de la musique. Je ne sais pourquoi, mais mon sixième sens, celui qui voit des morts partout, me l'a dit. Alors je, et nos lecteurs, voulons savoir sur quel support (ordi, lecteur, Ipod) écoutez-vous la musique qui vous inspire la ponte de chroniques ?

KARL- Je fais pas mal de sport, course à pied et muscu, donc mes disques passent quasiment tous par mon Ipod. C'est très bien comme ça, car je peux facilement me concentrer sur les albums que je chronique. J'ai plus vraiment le temps d'écouter sur la Hi-Fi depuis longtemps.

FREDOUILLE - Généralement quand je suis chez moi, j'écoute la zique via mon pc raccordé à ma chaîne Hi-Fi. Parfois avec casque pour plus de concentration, parfois non. Sinon, j'ai environ 1h15 de trajet par jour (aller-retour) pour mon taf, donc j'en profite pour écouter les disques dans ma voiture.

AAARGH - C'est une très bonne question. Mais je me ris de ta naïveté! Quand tu seras suffisamment expérimenté, tu te rendras compte que tu n'as pas besoin de vraiment écouter la musique. Non, un vrai bon chroniqueur regarde la tracklist et les points faibles de l'album lui apparaissent subitement tel une révélation : "track 5 : break pourri, track 8 : refrain catchy baignant dans un océan de couplets médiocre". Odin faisait ça très bien.

Tu comprendras qu'écouter la musique sur mon autoradio grâce à mon ipod qui distille du mp3 encodé en 128 alors que je roule à toute berzingue sur l'A25 pour aller bosser, revient sensiblement au même... Le reste n'étant que peaufinage sur le pc en finalisant tout le bazar. La chaîne dans le salon ne servant que pour les grandes occasions.


Vous pouvez constater avec ce premier pas dans le jardin secret de vos chroniqueurs adorés que nous fonctionnons chacun à notre façon. Cela se répercute dans notre façon d'écrire et de vous livrer nos impressions sur les albums qui, malchance ou pas, tombent sous notre coupe. Ne ratez pas le prochain volet de cette version déformée de "Inside The Chronicors", les éditos qui vous en disent plus sur ce que vous avez toujours rêvé de savoir à notre sujet ! Nous examinerons alors le rôle du chroniqueur et les objectifs cachés de la chronique. Ne manquez pas ça, certains se vident vraiment le cœur…



Le 21/09/2009 par NAITY

Super Edito.
Comme le dit ARGHHH, pas besoin d'écouter la musique pour chroniquer, et c'est ca qu'est bon !!
Sinon, l'édito est signé Mefisto, et pas une ligne sur lui. Dommage car son rythme de parution actuel est assez impressionnant (je suis sûr qu'il est en grande partie la cause de la note "De vieilles nouveauté" !!). D'où la question : quel est son secret, quels rituels (forcement sataniques) a t-il eu besoin de faire pour en arriver là ?
Bref, vivement le suite.


Le 17/09/2009 par ERWIN

Très sympa vraiment, cela humanise les kronikeurs, même Possopo ! En tout cas l'idée est excellente et à le mérite de proposer autre chose.
Bon cela dit aprés cette mise en bouche, maintenant on voudrait connaitre les vices de bast, l'adresse de la grotte de Guud, le vrai QI de Mox, ou si l'avatar de Deadcom est sa photo d'identité !


Le 16/09/2009 par NICO

Je suis agréablement surpris.

J'avais un peu délaissé les éditos à la soupe toutvamal_lemétalestvendu_metallicakaboudin j'en passe et des meilleures...

Merci Mefisto. C'est assez long mais comme le disait Karl Zero dans une de ces rubriques (ou alors je me trompe complètement) : "C'était vraiment très intéressant".



             



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