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Le Death Mélodique, ça existe ?
Par POSSOPO le 17 Février 2010 Consulté 5735 fois

Ah, les genres, les étiquettes, une des raisons d'être du Metal.
Un bon truc pour faire son malin dans les dîners et donner une contenance à notre musique préférée. Ecouté de loin, on croirait entendre des geeks parler jeux vidéos ou des amateurs de Classique ou de Jazz, à chacun ses rillettes.

Une drôle d'activité pour certains labels misant sur les rallonges de rallonge pour promouvoir leurs derniers poulains (Adipocère était devenu ZE spécialiste de la labellisation à outrance au milieu des années 90).
Un simple jeu aussi.

Et comme le Metal n'existerait pas sans ce goût immodéré pour la catégorisation, NiME se doit de suivre le mouvement. Une rubrique, Lexiques, une nouvelle addition, le Death Metal Mélodique.
Un genre classique de chez classique, facile le Death Mélo, tout le monde connaît.

Ouais. Peut-être trop facile non ?
Allez, c'est parti :


Définition… Euh enfin historique… Enfin… :

A priori, rien de bien compliqué pour définir un style devenu à peu près aussi populaire dans le monde du Metal que le Nutella dans les estomacs. En fait, à moins de revenir à la sempiternelle équation Death Mélodique=MAIDEN+voix Death, l'affaire se révèle bien plus compliquée qu'en apparence. Première évidence, l'équation est fausse et ne vaut que pour de rares représentants du mouvement. Deuxième évidence, impossible de définir le son Death Mélo sans plonger immédiatement dans l'historique du mouvement. Hop, à l'eau.


Au début, la Genèse…

Début des années 90, le Death Metal règne en maître sur le monde de l'extrême. C'est déjà l'heure des armées de Rank Xerox et autres photocopieuses bon marché. Alors les héros du mouvement, qui n'ont aucune envie de continuer à patauger dans une auge de plus en plus encombrée se relèvent les manches, chacun de leur côté, et saupoudrent leur Death Metal de nouveaux éléments. Parmi ces maîtres partis chercher ailleurs un air plus frais, l'immense CARCASS, ancien grand gourou du Grindcore devenu prince noir d'un Death Metal acéré et boucher qui insère une bonne dose de Heavy bien balancé sur un avant-dernier album parfois considéré comme le tout premier album de Death Mélodique de l'histoire. "Heartwork" donc.

Quittons Albion pour les terres froides. AMORPHIS, lui aussi parfois cité pour avoir contribué avec "Tales From A Thousand Lakes" à la naissance du mouvement. Curieuse métamorphose quand on sait qu'en 1994, année de sortie du disque, les Finnois se voyaient catalogués artisans d'un Doom Death à tendance atmosphérique. Une étiquette qui leur convient à mon avis bien mieux. Alors oublions-les, nous risquons le hors sujet.
Traversons fissa la Baltique pour entrer dans le vif du sujet. Remontons l'horloge de deux ans pour évoquer le cas AT THE GATES. Ecoutons donc "The Red In The Sky Is ours", premier ouvrage bien infantile, produit avec les pieds et baignant grosso modo dans l'auge dont je parle plus haut. Grosso modo, à quelques détails près à mon sens encore insuffisants. Encore une étiquette galvaudée. Mais enfin, petit à petit, la formation de Göteborg (tiens donc) s'affirme et finit par nous percuter le menton en 1995 avec un bon gros coup de poing intitulé "Slaughter Of The Soul", savant mélange de Death Metal ultra pêchu et de Thrash aiguisé avec précision. Parfait, on y est.

Ah ? Et MAIDEN dans tout ça ? C'est bien, il y en a qui suivent.
Retour du côté de chez AMORPHIS donc, enfants d'Helsinki. Enfin un poil plus au nord, à Oulu. Car dans cette ville moyenne de Finlande vit un certain SENTENCED, qui partage à ses débuts un peu de sang commun avec l'odieux IMPALED NAZARENE, unique représentant du Black Punk Nucléaire. SENTENCED, un premier album assez médiocre puis "North From Here", bombe atomique oubliée de tous qui emprunte son style vocal à Jeff Walker, chanteur de CARCASS (je n'ai pas encore largué tout le monde ?) et qui nourrit ses guitares d'influences MORBID ANGEL et… IRON MAIDEN, ouuuuuais !!!!! Nous sommes en 1993 et deux ans plus tard, merveille des merveilles, sortira "Amok", véritable immersion dans les doublettes de guitare à la Smith/Murray (en fait THIN LIZZY, deuxième risque de hors sujet).

Résultat des courses, une ascendance nettement plus complexe à pointer que pour la plupart des autres genres et sous-genres du Metal. Les ultra puristes me lanceront même que j'ai oublié de parler de GROTESQUE, ancêtre antédiluvien d'AT THE GATES, au costume étrangement proche de l'immense DISSECTION. Laissons tout ce bordel de côté, c'est déjà suffisamment compliqué comme ça.


Juste après le début, le label gros comme la maison de Galactus :

AT THE GATES, Göteborg…
Göteborg, le son de Göteborg…
Le son de Göteborg, IN FLAMES, DARK TRANQUILLITY.

Possédant l'avantage de venir de la même ville qu'AT THE GATES, les deux entités les plus célèbres du mouvement ont également opéré en début de carrière une savante macédoine de line-up. Restons simple en disant que DARK TRANQUILLITY a gentiment aidé Jesper Strömblad, guitariste fondateur d'IN FLAMES a démarrer son activité de groupe (la pauvre se sentait seul et n'a jamais eu que deux bras). La suite sur Wikipédia ou ailleurs. Jesper Strömblad, le batteur de HAMMERFALL ??? Hors sujet !!!!!

On peut maintenant souffler, la suite se fait d'un coup toute simple :
"The Gallery", "The Jester Race", deux disques entrés au panthéon du Metal, deux disques en certains points similaires et un son naît véritablement, un nouveau type de riff, Heavy pour le groove, Thrash pour le pointu, Death pour l'accordage et la disto, le tout saucé par un chant de la mort qui gratouille (CARCASS inside encore et toujours). Nous sommes en 1995, 1996, le Death Metal à Papa a implosé sous les coups de sa propre médiocrité et d'un Black devenu le nouvel apanage de l'underground extrême (et non pas de l'extrême underground, quoiqu'aux débuts… hors sujet !!!). Sachant que le Thrash n'est même plus de ce monde, nos deux faux jumeaux tombent à point pour rameuter les nostalgiques des deux genres ainsi que pas mal de nouvelles ouailles n'ayant pas trop peur des vocaux au papier de verre. Buzz énorme, le mouvement est définitivement lancé dans sa trajectoire médiatique, fier d'une étiquette qui fera fi des vrais précurseurs et qui mettra encore un peu de temps avant de se faire accepter de tous.


Le milieu, Il y a du fric à se faire les gars, en avant toute !

ARCH ENEMY, SOILWORK.
Le premier permet de réécrire l'histoire et remet CARCASS au goût du jour. Michael Amott, l'ancien charcutier maître à riffer et à tricoter enfante dans tous les coins et le bébé qui nous intéresse ici se taille vite une réputation de géant. Le Death Mélodique a besoin de son quota de héros pour ne pas rester à l'état de sous-genre. Foutez-lui une chanteuse qui braille comme un mec (ou comme un goret qui s'essaie au Black Metal), il deviendra énorme.

SOILWORK n'a aucun gadget à proposer (ouais bon, il est également Suédois mais même pas de Göteborg, bouh pas beau), juste un bon petit savoir-composer, une démarche un brin plus dark et agressive et des claviers pimpon intelligents (très discrets sur les premières galettes).
Voilà pour les petits nouveaux talentueux qui auront sagement écouté leurs aînés avant de commencer à jouer. Je citerai également CALLENISH CIRCLE car, sans s'être jamais autant distingué que les autres, ces Bataves aujourd'hui décédés ont pour eux l'avantage de l'antériorité.

HYPOCRISY, MISANTHROPE, qui sais-je encore ?
Drôle de mutation pour deux entités à forte réputation qui ont décidé d'épouser le dogme nouveau. HYPOCRISY virera tout doucement d'un Death bien musclé et plutôt convenu à un Death Mélo surpuissant gavé de testostérone. MISANTHROPE, après avoir tapé dans le Dark Death baroque labyrinthique branlette de nouilles, se fera carrément une virée chez Fredrik Nordström, Monsieur "son de Göteborg" et producteur de tout le gratin, pour accoucher de son "Visionnaire". Du pur Death Mélodique, tout ça ? Hum…

Et IN FLAMES et DARK TRANQUILLITY alors ?
Eh bien, conscient que la concurrence prend de l'envergure et commence à lui faire sérieusement de l'ombre, le second vire de bord à 160, 170 degrés, devient Gothique aux entournures pour le plus grand plaisir de nombre de ses fans. Le premier hésite un peu à chercher ailleurs un nouveau soleil, se met au chant clair, au faux Néo (et va chercher une nouvelle inspiration du côté de SOILWORK, tiens ça redevient compliqué), retourne sur ses pas…


Aujourd'hui, et shplaf et shplouf, de tout partout :

En 2009, la deuxième génération a déjà vieilli, la plupart des acteurs majeurs ont modifié leur jeu afin de continuer à exister et les petits nouveaux tentent d'injecter un peu de ceci, un peu de cela pour se faire remarquer. Le problème (et oui, ça redevient franchement compliqué) est que le Death Mélodique pur et dur made in Göteborg TRANQUILLITY FLAMES et compagnie se résume finalement à 4, 5 albums majeurs. Le problème est que ce genre si populaire ne comporte dans son sang aucun globule de création pure. Il n'est qu'une brillante combinaison de divers styles l'ayant précédé (Heavy, Thrash, Death). Le Thrash a incontestablement inventé un type de riff, le Death une voix, le Black une lourde panoplie vestimentaire, le Grunge des trous dans les pantalons… Le Death Mélodique a mixé ce qu'il avait déjà entendu sans rien proposer de radicalement nouveau (insultez-moi si vous le voulez). Comment alors le délimiter et le qualifier ?
Le Death Mélodique n'est-il pas simplement le grand réconciliateur du Metal moderne ? Celui qui picore de partout et à chacun son dosage. Et c'est comme ça que le IN FLAMES le plus néo côtoie dans les bacs de certains disquaires les débuts pourtant foncièrement Death Doom atmosphérique d'AMORPHIS, le Metal Symphonique guttural d'ETERNAL TEARS OF SORROW et le Death Viking épique d'AMON AMARTH. Ajoutons DISSECTION, CHILDREN OF BODOM et dix mille autres, nous obtenons une bonne grosse armoire normande remplie de quelques classiques, des sempiternels suiveurs et adeptes du copier-coller bon à foutre à la poubelle et d'une cargaison d'artistes Metal qui ont un jour tâté du grunt et du riff affûté mais qu'on n'a pas su foutre autre part.


Eh les gars, un genre plus flouté et fourre-tout que le Death Mélodique, ça existe ? Bah moi, à part le Dark Metal (et tout le monde sait que ce style n'existe justement pas), je ne vois pas.





Remarque : Une fois éjecté de la page principale de la rubrique, cet édito viendra grossir les rangs des lexiques et on espère bien être capable de continuer à fournir quelques autres définitions de genre dans les mois qui viennent.



Le 01/03/2010 par POSSOPO

@BARTLEBY et MALDOROR.

Mais où ai-je donc dit que le Death Mélodique, c'était de la merde ?

"On peut aussi grossir le trait en disant que le Thrash et le Heavy n'existent pas, ce n'est que du blues avec de la grosse satu et joué plus vite."
tu penses vraiment que SLAYER, c'est du John Lee Hooker avec une grosse satu et en plus rapide ? Va être content, Hanneman tiens.
Tu mélanges influence (qui aboutit à une mutation) et copier-coller.

Alors que la plupart des genres et sous-genres Metal inventent véritablement quelque chose (et souvent une forme de riff, Thrash, Death, Grind, Néo...), le Death Mélodique ne fait à l'origine qu'apposer des harmonisations à la tierce sur une voix Death et des riffs... bah Death, Thrash, Heavy...
Tu parles d'une révolution.
D'où son côté très limité (pour ceux qui voient tout en noir) ou ses possibilités infinies (pour ceux qui voient tout en blanc), d'où mon questionnement sur son existence en tant que genre clairement défini.


Le 27/02/2010 par GGR

Le Death Mélo et le Black Sympho pour moi c'est la même chose :
L'accolage de deux termes antinomiques qui me fait penser aux cocktails de merde que font les potes en soirée avec jus de fruit et alcool fort. Trop de jus de fruit et tu sens plus l'alcool. Bah là, y'a souvent trop de mélo ou de sympho et tu te fais chier...
J'aime bien des groupes comme AMON AMARTH (en live ça envoie pas mal quand même) et quelque albums de DARK TRANQUILLITY mais le reste pouaaah caca.
Le Black Sympho c'est pire...
Moi mon whisky, je l'aime on the rocks et sans coca...


Le 25/02/2010 par TCHORT

En même temps ce n'était pas dur à deviner qu'en gros, le Death Mélo est un genre racoleur d'adolescents prépubères et boutonneux, avides d'admiration de leurs pairs. Il suffit de regarder le nombre de groupes qui essaient d'en faire avec plus ou moins de succès.

Eh oui, le Metal se polisse. Enfin celui-là, pas les autres et c'est tant mieux. Je retourne écouter BELPHEGOR...


Le 25/02/2010 par MALDOROR

D'accord avec Bartleby. D'ailleurs, y'a qu'a voir, les détracteurs du Heavy allemand disent que ce sont des tapettes, ceux du Black norvégien que ce sont des trve de Baal en manque de sensations et ceux du Thrash à l'américaine que ce sont des connards de techniciens qui ne pensent qu'au solo.

C'est vrai que cet édito tape un peu dans le vide, on peut aussi grossir le trait en disant que le Thrash et le Heavy n'existent pas, ce n'est que du blues avec de la grosse satu et joué plus vite. Je prends pas la défense du Death Mélo, simplement je trouve la démarche étonnament inutile, surtout de la part de quelqu'un qui affirme que les étiquettes et toussa... C'est vraiment casser du sucre sur un genre à la mode pour se faire plaisir je trouve.

Par contre, le point où Possopo a raison c'est que c'est un genre fourre-tout, mais je pense que c'est simplement lié à la facilité d'adaptation de cette musique. C'est un terreau en quelque sorte. Mais je ne vois pas en quoi ça détruit la personnalité de la musique.

PS: j'écoute aussi bien BATHORY que AMON AMARTH. d'ailleurs monsieur L semble faire une association d'idées entre "masturbation technique" et AMON AMARTH : rassures- toi, ce groupe c'est la simplicité même.


Le 21/02/2010 par JONATHAN HUDON

Je ne me casse plus la tête avec ça moi. Death Metal et point barre, ça commence à faire mal à la tête autant de catégories.


Le 21/02/2010 par JULIEN

Eh bin oui le Death Mélo ça existe, quand quelque chose existe il faut bien lui donner un nom, ne serait-ce que pour en parler. Jamais content ce Possopo, toujours à dire le contraire pour se faire remarquer : °


Le 20/02/2010 par BARTLEBY

J'ai un peu de mal à saisir l'intérêt de culpabiliser ceux qui écoutent ce type de musique... Je n'imaginais pas qu'une telle aversion envers AMON AMARTH existait, je les savais connus et reconnus dans le monde du Metal mais je ne les classais pas n°1 du Death d'aujourd'hui, enfin, soit... Chaque époque/génération (entre 5 et 10 ans selon moi dans le Metal) penche plutôt vers un style, ça a été le Thrash américain, le Heavy allemand, le Black norvégien (pléonasme) et j'en passe, et aujourd'hui ce serait le Death Mélodique suédois, peut-être. Demain ce sera autre chose. Les groupes font de la musique qui leur plaisent et chacun écoute la musique qui lui plaît. Faut pas être rageux quand d'autres personnes préfèrent un autre style que le sien, plus on va vieillir plus on va avoir du mal à comprendre la musique écoutée par les jeunes mais c'est comme ça.


Le 19/02/2010 par MONSIEUR L

Tu parles d'une immonde merde le Death Mélodique. Ils prennent des élements de plein de genres metalliques pour en faire un monstre comme sait si bien le faire le docteur Frankenstein, qui finit par ressembler à absolument rien d'autre qu'une musique formatée et superficielle qui a tout pour plaire aux adolescents masculins qui ont besoin de leur dose de virilité par l'entremise de beuglages formatés et de masturbation technique. Pour moi, il y a plusieurs types de fans de Metal suédois: ceux qui écoutent du AMON AMARTH et tout le reste du swedishtrash à la mode et ceux qui ecoutent du BATHORY, du CANDLEMASS et du NIFELHEIM. Est-ce que je dois présicer que la deuxième catégorie produist une musique peut-être parfois moins technique, mais ô combien plus authentique ? Vous avez le droit de questionner le produit musical que vous écoutez.

PS: pour ce qui est de DISSECTION et de AT THE GATES, je les classerais dans la deuxième catégorie, car ils avaient vraiment un produit original et intéressant à offrir.


Le 17/02/2010 par LARSEN

Possopo se fait plaisir en rappelant au monde entier que CARCASS et SENTENCED existent ! Edito très intéressant !

(Mode Troll ON) n'empêche, AMON AMARTH ça pue (Mode TROLL OFF)


Le 17/02/2010 par BUBBA

Et la lumière fut!
Tout ça est donc très clair... Si je comprends bien le Death Melo n'est pas une Appellation d'Origine (Métal) Contrôlée mais un appât afin d'attirer le client, tel un autocollant sur une bouteille de rouge douteux vantant une jolie médaille de bronze obtenue à la foire à la saucisse de Trifouillis les Oies... Ce qui ne veut pas dire que le produit n'est pas bon.

En tous cas merci mon gros matou, j'ai bien ri en lisant ta prose.

Miaou à tous



             



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