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Underground et Mainstream : deux univers distincts
Par ONCLEGUUD le 2 Juillet 2008 Consulté 3856 fois

J'aimerais vous parler du Metal d'un point de vue Underground et du problème que rencontre notre passion dans un système marchand. Il n'est donc que le mien. Celui d'un chroniqueur spécialisé – spécialisation qui a ses avantages comme ses inconvénients.

J'ai œuvré sur un autre webzine pendant quatre ans avant de débarquer sur NIME. A mon arrivée, beaucoup était encore à faire, bien qu'il fût déjà âgé. Je veux dire par là qu'il restait non seulement à le faire connaître quelque peu ce zine et qu'en plus, bien des releases n'avaient pas été chroniquées. J'ai pu donc m'y épanouir dans une certaine mesure et ainsi répandre la peste qui faisait mon plaisir : celle du Black Metal, genre métallique si sujet aux controverses. Il y avait deux méthodes, en mettant celle des chroniques de ma discothèque entre parenthèses, pour faire reconnaître ce webzine – et pour se faire un petit nom. D'une, entrer dans le cercle infernal du marketing des labels. De deux, soutenir les groupes, car après tout, ce sont eux qui font tourner la boutique, c'était logique. J'ai donc fait les deux.

Je choisissais les labels avant qu'ils ne me choisissent, car je lisais par-ci par-là que ceux-ci mènent parfois la vie dure aux webzines, en leur mettant la pression pour que paraissent au plus vite les chroniques des promos reçus – des promos qui devaient obtenir une bonne note, sans quoi la « matière première » n'arriverait plus chez les chroniqueurs. C'est là que le vice prend forme et que l'addiction commence, drogue à laquelle j'ai en fin de compte, mis un terme un jour où l'on ne comprend plus vraiment qui fait quoi pour qui... Car c'est un cercle de tyrans et ceux-ci sont trois. Le premier est le lecteur : il est toujours assoiffé de nouveautés, d'autant que les labels et les groupes promotionnent les sorties à l'avance. Tout le monde sait que Truc va sortir dans un, deux ou trois mois le prochain album tant attendu. Donc, avant d'écouter et d'acheter, le lecteur veut à tout prix savoir si cela sera nécessaire ou pas. Le deuxième tyran est donc le label, qui est l'offre. Il va mettre la pression sur l'équipe du zine afin que paraisse au plus vite la chronique, car il sait que plus on en parle, plus il en vendra, quoi qu'il advienne. Il fait en plus du chantage en faisant comprendre que les promos pourraient très bien aller chez le concurrent la prochaine fois si la critique est mauvaise...

C'est là que le troisième tyran intervient : le chroniqueur. Celui-ci est la plupart du temps un auditeur comme tout le monde, qui écoute, est passionné, qui aime écrire (qui sait écrire : c'est une autre histoire) et fait tout cela sur son temps libre. Ce non-professionnel s'entretient donc avec des professionnels. Comme tout le monde donc, il attend patiemment que le label Machin sorte enfin le dernier skeud du groupe Truc, car il s'en pourlèche les babines de pouvoir le premier en faire la critique. Plus il sera efficace, plus il séduira le label et les lecteurs, et plus il recevra des promos et sera lu (un vice aussi le nombre de lecture – voire une obsession pour certains). Il pourra, en un an s'il est productif, se faire ainsi un petit nom, une petite respectabilité qui vaut ce qu'elle vaut dans cette virtualité qu'est le www.

Et là, les coups pleuvent. Car dans l'urgence à mettre en ligne la chronique, il arrive régulièrement qu'on ne prenne pas toute la mesure de ce que l'on écoute : la déception ou l'enthousiasme s'en trouvent exacerbés, et la note suit. Il faut tempérer, prendre de la distance, ce qui n'est pas forcément évident. Les critiques et louanges pleuvent : « je suis entièrement d'accord avec votre chronique » ou « quelle merde ! Comment peut-on mettre une telle note à ce disque ? ». Cela vient des lecteurs comme des labels, comme des groupes d'ailleurs. Comme des compères d'écriture également... Bref. On ne peut pas faire que cela.

Du moins JE ne peux pas chroniquer dans ces conditions. C'est bien beau de faire l'actualité des labels – car c'est précisément cela que font ces chroniqueurs spécialisés – mais c'est usant et au final, on constate qu'on reçoit peu de bonnes bombes musicales, que l'on est à la botte de tout le monde. Si à cela on rajoute la moralité, qui consiste à se dire qu'on va chroniquer tout ce que l'on reçoit, y compris ce que l'on n'attendait pas (ben oui, les mails et les adresses postales, ça se refile), on n'en finit plus. Heureusement pour moi, j'ai pu choisir les labels avec qui je voulais « travailler » (les promos reçus sans rien demandés, je les éclusais comme je pouvais) et ceux-ci m'ont toujours laissé une certaine liberté dans le traitement, le temps, la critique. Néanmoins. L'actualité des labels : ok. Mais seuls les labels qui ont les moyens peuvent se permettre de faire de la promotion. Quid des petits labels qui produisent dans l'ombre, à petit tirage, sur supports variés (vinyles et cassettes surtout) ? Quid des petits groupes qui n'ont que leurs revenus personnels pour s'autoproduire et distribuer ?

J'ai donc vite fait mis mon nez dans le vaste monde de l'Underground du Black Metal. Je me suis éloigné petit à petit des promos et j'ai été toqué aux boites mails des petits groupes aux noms inconnus, qui eux, n'avaient que leurs démos autoproduites pour se faire connaître, des démos sur Cdr, sur cassette, avec l'artwork sortis de l'imprimante maison, des démos enregistrées avec le strict minimum... Ces formations obscures que l'on trouvait dans les « distros » ou au détour d'une conversation sur un forum. Voire même le « groupe du voisin » et qui répète avec plaisir, humilité et avec une pointe d'espoir. Traiter de l'actualité des groupes ! Quels groupes ?!? Il fallait faire un choix ! Qui avait besoin de soutien ? Ces petits combos qui rament, ont besoin de soutien, d'écoute, de visibilité, ou ces labels qui inondent de leurs produits formatés pour toucher le plus grand nombre ? Les petits groupes n'avaient-ils pas besoin d'un véritable soutien ? Ces Motörhead, Metallica, Slayer, Exodus, Blind Guardian et compagnie n'avaient-ils pas commencé ainsi, par des démos ? N'avaient-ils pas espérés eux aussi qu'on les soutienne, il y a bientôt trente ans ? Qui auraient parié sur eux à cette époque ? N'avait-il pas fallu que quelques mordus de musique veuillent bien écouter ces démos au son pourri pour qu'on leur fasse déjà le plaisir d'être écoutés, ensuite d'être produits ? Faut-il se contenter d'une production nickel et de papier glacé avec de belles photos – ou peut-on se concentrer sur la musique, sur les tripes déballées dans cette démo longue de quinze minutes, sur tous ces sentiments, cette volonté et ces réflexions, tout en pensant que ces mecs y ont mis leurs week-ends, leurs petits sous, leurs personnalités ?

Petit à petit, j'ai travaillé dans l'ombre pour les Ombres. « Ma » première démo a été chroniqué et lue. Un autre groupe m'a alors contacté pour me demander « si j'étais intéressé » pour chroniquer leur dernière démo et l'histoire a suivi... Evidemment que je voulais ! Qui n'a jamais tenté ? Qui n'a jamais cherché avant de trouver son style, sa voie, son « son » ? N'y a-t-il pas de la beauté dans ces essais ? Cette production que beaucoup jugeraient pourrie, pénible, imparfaite (forcément !), avec ces guitares en arrière, la batterie devant et cette voix pas juste, est-elle sans intérêt ? Ne se trouve-t-on pas après tout devant « une démo » ? Et qu'est-ce qu'il y a à entendre dans ces démos ? Des sentiments oui je l'ai déjà dis. Mais aussi un style, des structures, de la maîtrise (ou non), des idées et de l'inspiration (ou non) : bref, tout ce que l'on entend dans n'importe quelle œuvre musicale, hormis que les moyens ne sont pas les mêmes... L'intérêt à écouter ces productions de l'underground est donc identique à celui qui consiste à n'écouter que des productions « finies ». Cela est d'autant plus vrai pour le Black Metal, car même si les productions peuvent beaucoup varier d'une démo à un album et approcher le son d'une production professionnelle, une des caractéristiques du genre est la saturation extrême qui « salit » le son, renforçant les atmosphères recherchées. Cette production est essentielle dans le Black Metal, elle est un choix esthétique, voire artistique : va-t-on l'améliorer ou veut-on être crade ? Veut-on être organique ou synthétique ? A-t-on ou pas les moyens de faire autrement et le veut-on ? La question du style est également primordiale, mais trop complexe et ce n'est pas le propos de cette réflexion.

Les labels et les lecteurs avertis sont ceux qui me lisent, cherchant toujours l'actualité qui les fera triper – mais ils cherchent une actualité souterraine. Il y a selon moi plus d'intérêt à remuer les ombres, que de suivre les lumières des sunlights : les lecteurs comprennent vite que le marché faisant, la masse des produits à écouter est considérable et exponentielle – mais les proportions restent les mêmes : un quart de merdes totales, la moitié d'albums moyens, le reste de très bonnes voire d'excellentes releases. Car le talent existe, même dans l'ombre des « grands ». On n'en n'a juste alors pas encore parlé et je considère que le rôle d'un chroniqueur passionné (et non à la botte des tyrans du milieu) est avant tout d'être un soutien pour ces formations émergeantes qui cherchent une main, une lumière qui les permettra de passer un palier, de se hisser un peu plus vers leurs héros ou compatriotes plus reconnus (quoique la décision de rester dans l'ombre ait ses raisons légitimes). Pensez aux démos de WINDIR ou à celles de VUCUB CAME...

Je n'ai pas fais d'études d'économie ni de marketing, mais de longues années d'études d'art appliqués et plastiques : ça n'est donc ici qu'un constat. Je ne veux pas me poser en exemple, mais en simple questionneur. Je n'ai pas de leçons à donner à qui que ce soit. Mais posez-vous la question de savoir ce que vous êtes : des consommateurs de metal exigeants une production béton, des mélodies fabuleuses, une technique irréprochable, de la nouveauté qui ne surprenne pas de trop ? Ou êtes-vous tolérants avec ces éléments là, du moment que la musique est "bonne" ? Savez-vous vous satisfaire d'une démo ou ne pouvez-vous pas en écouter ? Achetez-vous-en ? D'autres points priment-ils également pour apprécier un disque ? En ce qui concerne, une démo du Souterrain a autant d'intérêt que le dernier album sorti. Et à vous ?




Le 20/07/2008 par FALLEN-ANGE-HELL

Je suis totalement d'accord avec NABOMOUETTE (et donc avec Oncleguud).
Commençons par le commencement...
Est-ce que l'on aime la musique d'un groupe, ou un groupe?
Il y a beaucoup trop de "metalleux" qui aiment des groupes parce qu'il est connu et qu'ils n'osent pas se démarquer (car être "metalleux", c'est déjà beaucoup...pour eux). Je n'ai pas beaucoup d'expérience dans le metal, mais je sais déjà que pour vraiment aimer le metal, il faut être ouvert(e) d'esprit. J'ai commencé à aimer le metal avec Evanescence, Nightwish, Linkin Park... Et je peux vous dire que quand j'entendais mon frère écouter Children of Bodom ou Deathstars, ça me dégoûtait déjà. En écoutant du black j'ai pensé que ce n'était pas de la musique, car pour moi musique voulait forcément dire "mélodies" à l'époque (époque pas si lointaine...). Et je n'avais pas pensé à écouter du black mélodique, tout simplement car je pensais que cela n'existait pas !
Mais je ne m'attendais pas à écouter Are You Dead Yet de Children of Bodom, et d'avoir envie de l'écouter en boucle par la suite. (Pourquoi je raconte ma vie ? Bref... passons)
Aujourd'hui je viens ici, chaque fois que j'en ai l'occasion et je regarde des noms de groupes que je ne connaissais pas, j'écoute, je télécharge (...). Et puis même si je n'aime pas forcément au début, je réécoute, j'essaie de percevoir les différentes "voies", et au final j'aime... J'aime écouter de nouveaux groupes, qui ne sont pas forcément connus. Après on me demande "c'est quoi comme style de metal ?" je leur réponds d'aller voir par eux-même. Car je pense que le style n'a aucune importance, pour ma part j'écoute vraiment tous les styles.
Bref, si vous êtes encore en vie après avoir lu mon racontage de vie (est-ce que ce que j'ai dit a vraiment un rapport ?), bonne journée !
Bloody Kiss =)


Le 06/07/2008 par THE VALUK

Je suis plutôt d'accord avec l'auteur de cet édito. Quand les labels mettent leur pression, ce n'est même plus la peine...

Par ailleurs, je pense qu'un chroniqueur de qualité se dit de prendre le temps d'émettre un avis sur un disque. Donner son avis à chaud, quel que soit le sujet, n'est jamais aussi constructif qu'une analyse qui a pris du temps.

Or de nos jours, le temps, c'est ce que tout le monde fuit car tout doit aller trop vite.

Allez, je m'arrête là, et un grand clin d'oeil à Guudrath. ;)


Le 06/07/2008 par PAZUZU

J'aime assez l'approche d'ONCLEGUUD depuis son apparition sur nime, et j'ai toujour suivi avec intérêt son parcours ici, à la fois en tant que fan de black et en tant que "professionnel" de la rédaction. Je ne peux que confirmer pratiquement tout ce qu'il a écrit et vous encourager à l'encourager tant il est difficile de trouver de bonnes volontés prêtes à donner de leur temps pour le succès d'une cause presque perdue d'avance au yeux de beaucoup. Pour finir, le propos est bien construit et donc ne soyez pas rebutés par la longueur du texte: on arrive à la fin s'en sans rendre compte!


Le 04/07/2008 par NABOMOUETTE

(Fausse manip, je poste ici la suite de mon commentaire précédent, sorry !)

...il ne s'agit pas de commencer avec Morbid Angel ou Cannibal Corpse, il faut être progressif. Tu me répondras, ami blackeux, que ça mènera tout juste à des styles aseptisés genre speed mélo ou metal sympho à chanteuse, et dans un sens tu auras raison. Seulement, j'insisite sur la nécessité d'être progressif, et en cela je me fonde sur ma propre expérience : je suis "entré" dans le metal, il y a quelques années de ça, avec Nightwish, Rhapsody ou encore Sonata Arctica, et à l'époque je pensais fermement me cantonner à ce style. Je me rappelle même avoir un jour entendu "JC... Sodomized" de Marduk et avoir touvé ça insupportable ! Aujourd'hui, j'adore. Au fur à mesure que l'oreille se forme, on apprend à aimer, on se diversifie, c'est ce qui m'est arrivé et maintenant j'écoute énormément de styles différents, du thrash au black en passant par le death et le power - j'ai seulement encore du mal avec le drone/stoner, et je n'apprécie pas des masses le hard rock.
Alors j'insiste. Désolé de vous avoir gavé avec mes quinze pages mais j'insiste, car ce sujet me prend aux tripes : le monde extérieur est tel qu'il est, pourri et tout ce qu'on veut, mais le danger c'est de trop le prendre au sérieux, et d'adopter sa logique au lieu de lui adapter la notre. Le danger c'est de se fermer, car c'est de l'ouverture que viendra la rédemption.
Sur ce, longue vie à Guud, qui le mérite bien,
longue vie à NiME,
et longue vie au Metal ! Chevaliers, affutez vos guitares !!!


Le 04/07/2008 par NABOMOUETTE

Juste, très juste, tellement juste...
Effectivement le sujet abordé par OncleGuud m'a souvent fait réfléchir, et je dois dire que ce témoignage m'a fait chaud au coeur. Une analyse poussée, extrêment pertinente - même si c'est pas joyeux à dire. En tous cas Guud tu as en ma personne un fervent soutien, car je trouve ta démarche admirable. Si seulement tout le monde raisonnait comme ça...
Concernant le soit-disant élitisme de tes propos - car c'est bien ce point qui fait débat -, c'est effectivement une manière intéressante de voir les choses, même si ce n'est pas la mienne. Moi, l'état actuel du marché de la musique me navre, me déprime tous les jours de ma vie, et quand je vois les tonnes de formations qui ont du talent, une volonté folle et un potentiel de dingues, mais qui peinent à s'en sortir simplement parce qu'elles sont étiquetées "metal" - quel que soit le sous-genre -, ça me fait mal au coeur. Et l'ignorance est pour beaucoup là-dedans : le metal c'est "la musique de bourrins qui gueulent, qui se scarifient et qui vont déterrer des cadavres pour les violer". Alors non. Cette logique prédomine, et par conséquent je refuse de rentrer dans cette logique : ce serait être borné, et se refermer d'autant plus sur soi-même. Je rejoins donc les propos de Wentek : il faut faire connaître le metal, initier les gens qui seraient susceptibles d'aimer, mais n'en auront jamais l'idée. Alors bien sûr, il ne s'agit pas de commencer avec Morbid Angel ou Cannibal Corpse


Le 04/07/2008 par EXODUS

Sérieusement, j'ai eu ma petite larme à l'oeil quand j'ai lu certains passages, tellement vrais...


Le 04/07/2008 par WENDEK

Oui, je pense que t'as raison d'aider les groupes "underground", ça me paraît logique. Cependant ce n'est pas, pour moi, une raison pour ne pas non plus chroniquer les albums plus connus et je vois pas, par exemple, comment NIME aurait pu ne pas chroniquer "Watershed" d'OPETH.

Mais je rebondis sur ce que dit Blacksheep, parce que là je suis d'avis totalement opposé : il y a un certain élitisme dans ce que tu dis ("faut cacher le Metal au grand public"), et personnellement c'est tout le contraire de ce que je fais : je tente, dès que possible, d'initier les gens au metal, dès que je sens un minimum de "compatibilité", si j'puis dire. Parce qu'on peut commencer avec des trucs relativement accessibles (les anciens SONATA ARCTICA par exemple, et leurs ballades surtout) et ensuite découvrir d'autres genres, au fil du temps.
Personnellement, et tant pis si cette vision paraît un peu niaise, je pense qu'il faudrait vraiment faire découvrir certains genres (peut-être pas le Suicidal Black ou le Funeral Doom, évidemment ), surtout aux jeunes (j'en fais partie, hein^^), parce que c'est vrai qu'on change pas vraiment les idées de la ménagère de base, mais on peut, en donnant un choix plus élargi aux gamins, éviter de se retrouver avec, à la fin, le choix entre variétoche et r'n'b.


Le 04/07/2008 par BLACKSHEEP

Total soutien à Oncleguud,
J'écoute assez peu de métal extrême, car si souvent, extrême rime avec créativité débridée, c'est aussi souvent extrêmement sombre et dépressif, et je ne suis pas toujours d'humeur à me pendre ou à me coller un bâton de dynamite dans le fion et allumer la mêche. Alors que le "true métal" flashy et clinquant, ça me fait rire et ça me rend joyeux.
Mais la véritable scène Metal de Garage est très importante, c'est elle qui a sauvé le Metal dans les années 90, et c'est elle qui sauvera le Metal de la crise du disque, j'en suis certain !
Le Metal doit garder un aspect Punk et dégueulasse, sinon il risque d'être récupéré par la télé réalité!
Donc santé et longue vie à toi Oncleguud!



             



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