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Il y a des musiciens dont on n’apprécie pas assez le travail. Des musiciens qui se placent volontairement dans l’ombre pour laisser d’autres briller. Malcolm Young est – était, qu’il est difficile de l’évoquer au passé – de ceux-là. Quand on évoque AC/DC, on pense à Angus Young, Bon Scott et Brian Johnson. On oublie que Malcolm était cet artisan de l’ombre, celui qui amenait les riffs solides et fédérateurs de ce groupe qui aura marqué cinq décennies, bon an mal an.

À ce petit jeu, Malcolm avait une espèce de facilité écœurante. Son amour pour le Blues et le Rock"N"Roll transpirait à chaque fois qu’il se glissait derrière sa guitare, qui semblait toujours trop grande pour lui. Il semblait toujours trop petit, tout chétif derrière son instrument sur lequel il suait sang et eau à chaque concert.

Il est facile de dire que AC/DC c’est du basique, du Hard Rock simple, direct et efficace, qui ne se renouvelle pas fréquemment. Dire le contraire serait se voiler un peu la face. AC/DC, c’est un son immédiatement reconnaissable, une façon d’amener les riffs qui leur appartenait, deux voix uniques dans leur genre, à des époques différentes. Et derrière, à chaque fois, Malcolm tricotait, il s’échinait à trouver la mélodie simple qui ferait mouche. Et force est de constater que cela marchait, que cela sonnait tellement juste que c’en était presque magique. AC/DC, c’est le groupe qu’on a tous un jour écouté, qu’on a peut-être tous un jour aimé – et qu’on aime peut-être tous encore aujourd’hui.

AC/DC, c’est une bonne partie de mes dix ans, de mon adolescence, de ma vie d’adulte. Je me souviens de ce que me procurait le riff de "Sin City" l’été de mes dix ans, quand je passais "Powerage" en boucle tellement ce disque me plaisait, je me remémore cette adolescence un peu difficile rythmée à coups de "Back In Black" ou de "Razors Edge", avant de m’oublier dans "Ballbreaker". J’avais seize ans alors et ce disque tournait, tournait, tournait. Et ma vie d’adulte… AC/DC y a une place moindre, mais revenir sur "Let There Be Rock" ou sur "Highway To Hell" me procure toujours beaucoup de joie. Parce qu’il y a du riff, des refrains à chanter à tue-tête et que c’est ça le Rock’N’Roll. Et que c’est ça que procurait Malcolm.

Je lève ma bière en son honneur ce soir. 64 ans, c’est quand même sacrément jeune encore et franchement, malheureusement, avec son retrait volontaire pour des raisons de santé, l’issue semblait inévitable, prévisible, et pourtant ce fut un choc. Rest in peace Malcolm, tu nous as fait plaisir pendant des années et tu continueras à faire plaisir à bien des générations de kids qui, pour certains, découvriront le Hard Rock grâce à toi, pour une grande partie.



Le 01/12/2017 par FOXTHEBOSS

Il était le riff incarné, il était le rythme. Il était l'art de faire beaucoup avec trois fois rien.
Il était le coeur de ce haut-fourneau qu'était la section rythmique d'AC/DC.
AC/DC fut à 11 ans, mon premier contact avec le hard rock. Ce qui allait entraîner le reste.

Un peu de jeunesse qui s'en va.
Rock in peace. S'il existe un espace ou les esprits se retrouvent, même si j'en doute, j'espère que ça jamme fort quelque part avec l'ami Bon.


Le 20/11/2017 par DARK SCHNEIDER

Je me reconnais dans l'édito de DARK BEAGLE. On est de la même génération, alors forcément, tout comme pour lui, AC/DC a énormément compté dans mes années 90. Il fait partie des cinq groupes qui sont à l'origine de ma passion pour le Hard/Metal. Je me souviens, notamment, particulièrement des années 1995 et 1996 : l'époque de "Ballbreaker". Album peu apprécié du groupe, mais pourtant excellent de bout en bout. AC/DC était toujours hype à cette époque, en pleine période Post Grunge et Punk à roulettes, il n'y avait aucune forme de honte à écouter AC/DC. C'était quand même le seul groupe "de vieux" qui était aussi bien accepté à cette époque. Fallait le faire... Vraiment un groupe totalement à part.

Le voir ainsi se désagréger depuis plusieurs années est très triste. On imaginait tous une fin plus belle pour ce groupe... Une fin... Que dis-je, ce groupe nous paraissait immortel ! Comment pouvait-il en être autrement après avoir survécu à Bon Scott ?

On redescend sur terre. Ce pauvre Malcolm Young, on le savait grandement malade. Une fin terrible et injuste à seulement 64 ans. N'importe qui qui s'intéressait vraiment à AC/DC savait que ce métronome vivant était la machine à riff du groupe. Inébranlable sur scène, se mettant en avant uniquement pour assurer les backing vocals, ce mec m'a toujours grandement impressionné, tout autant que son frère. Le groove et les riffs, c'étaient lui, et c'est ça qui faisait tout le sel d'AC/DC. Quel apprenti guitariste ne s'est pas essayé à "Highway To Hell" ou "Back In Black" ? C'est tellement devenu la base. L'homme laisse une œuvre monumentale derrière lui, quant à l'humain... Il était discret, semblait humble, un peu bagarreur quand il était jeune, a souffert de l'alcool, mais bon... Seuls les proches peuvent en parler.

Parfois le sort s'acharne. George Young (inoubliable "Friday On My Mind" !), décédé il y a seulement un mois... Malcolm Young maintenant, après une longue détérioration... Et pendant ce temps-là plein d'enfoirés plus âgés sont toujours là. Mais gardons tous ses bons souvenirs dans nos mémoires : ces images du fameux "Live At Donington" que l'on regardait tous dans les années 90, ces accords ouverts qui m'ont tant fait mal aux doigts quand je jouais - mal - les morceaux d'AC/DC dans ma chambre d'ado, tous ces morceaux que l'on continuera toujours d'écouter... AC/DC va t-il s'arrêter là ? Ce choix appartient à Angus et personne n'est en droit de critiquer sa décision.

Il y a désormais beaucoup de monde au paradis des rockeurs, mais ils continuent toujours de vivre dans l'esprit de millions de fans. Même si j'ai la larme à l’œil en écrivant ces lignes, heureux je suis d'avoir connu l’œuvre musicale de Malcolm Young. Sans lui ma vie n'aurait sincèrement pas été tout à fait la même.

RIP - Rock In Peace.



             



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