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Le critique est un défricheur-informateur
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Le critique est un défricheur-informateur
Par MEFISTO le 23 Février 2017 Consulté 966 fois

Je fais du pouce aujourd'hui sur l'excellent billet d'humeur de mon collègue Isaacruder intitulé Le critique est un vampire. Il nous y explique tout en poésie que dès qu'il critique un album qui lui tient à cœur, il a l'impression de le vider de son hémoglobine et de l'effacer de sa mémoire. Il repart alors à la chasse tel un roi des canines romantique et insatiable. Enfin, c'est ce que j'ai compris de ce Twilight in Metal Earth.

Ce billet dégoulinant de souvenirs et d'aveux savonneux m'a fait réfléchir sur une vérité immuable dans chaque équipe de chroniqueurs de la planète : il y a autant de couleurs de plumes que de styles de Metal, autant de manière d'analyser que de groupes de Power Metal à chanteuses.

Isaac se considère comme un suceur de sang, moi comme un défricheur, un aventurier en quête de nouveauté, un boulimique de la curiosité. C'est ma facette givrée. La facette plus sérieuse, plus classique, est le journaliste et communicateur que je suis dans la vie. Celui-là se fait un devoir d'informer les lecteurs des nouveautés qui attirent son attention. Surtout, quand il s'occupe d'un groupe, il le suit longtemps en chroniquant chacune de ses sorties, comme une saloperie de sangsue.

Commençons par le défricheur. J'ai chroniqué plus de 760 albeûms depuis mon arrivée et de ce nombre, au moins 100 proviennent de pays ne faisant pas partie des nations les plus prolifiques en frais de Metal (USA, Allemagne, Suède, R-U, Cuba). Que ce soit du Metal exotique, arabique, oriental, symphonique, du Death old school, du Black Sympho ou Mélo, du Power, du Doom, je suis ébahi par la variété universelle dont nous disposons grâce à la mondialisation et à la démocratisation de l'information. C'est hallucinant de penser, avec ces années de recul, la chance que j’ai eue de vous faire découvrir des perles étincelant en dehors des circuits pour touristes. Ma plus marquante rencontre ? Les Jordaniens de BILOCATE et leur "Sudden Death Syndrom", monument personnel de Doom/Death qui me hantera jusqu'à la fin de mes jours.

Je suis fier d'avoir utilisé ma faux à de nombreuses reprises au fil des années pour débroussailler des champs peu fréquentés, des forêts épineuses peu hospitalières, mais si déconcertantes et charmantes dès que vous en avez atteint le centre après quelques éraflures (d'ouverture d'esprit…). La plus belle récompense, à part m'approprier ces musiques bariolées, sont ces quatre mots que des dizaines de lecteurs m'ont écrits : "Merci pour la découverte". Wow… Nous sommes bénévoles, mais ces mots me frappent toujours au cœur comme si j'avais gagné le gros lot. C'est là que je me rappelle pourquoi je suis devenu chroniqueur : pas par ego ou envie de vous en mettre plein la vue avec mes métaphores et les critiques de mes albums préférés, mais stimuler votre soif de découvertes.

Mon autre facette est intimement liée à cet aveu. L'informateur, le journaliste et communicateur en moi a toujours été attiré par les nouveautés. Je tente constamment de vous faire profiter de mes recherches et trouvailles. Je me tiens au jus des prochaines sorties des mois à l'avance, je butine sur de nombreux sites aux quatre coins du monde pour ne rien rater des sorties potentiellement intéressantes pour notre lectorat. C'est un réflexe quasi quotidien pour moi d'effectuer cette petite virée sur la Toile, question de ne pas me retrouver en déficit temporel et de ne pas vous priver de ce que vous méritez. C'est pourquoi plus des 2/3 de mes chroniques sont des nouveautés et ce pourcentage ne fera que gonfler, car il sort tellement d'excellentes œuvres hebdomadairement que je ne manquerai pas de matériel. Je devrais me cloner pour couvrir les actualités… Comme c'est impossible, je priorise les groupes que je chronique déjà et qui font partie de ma "chasse-gardée".

Que je me sente défricheur ou informateur, la passion de rédiger mon ressenti ne change pas. Elle est aussi forte qu'au début et s'accroît avec le temps. J'ai découvert tant de trucs fantastiques, épiques et qui vous tordent les tripes, que je ne peux freiner le manège en plein descente. Je poursuivrai donc ma quête de nouveautés en vous garantissant ma loyauté et en respectant votre envie d'en savoir le plus possible. Ainsi raisonne le journaliste-informateur.

Au-delà de la rime facile, le défricheur et l'informateur se rejoignent et se complètent en ciblant des objectifs communs : se fourrer le nez partout pour extirper le plus de matériel à vous servir sur un plateau d'argent. Voyez cela comme de l'esclavage volontaire, de la servitude extrême ou du masochisme.

Je préfère le voir comme un partage avec mes frères et sœurs ayant choisi la sphère métallique, celle qui tourne plus rapidement que jamais. Quand on est membre d'une communauté, le moins et le mieux que l'on puisse faire est de s'en occuper.



Le 28/02/2017 par MEGATHERION

Cher Mefisto,

Tu n’appartiens donc pas à cette espèce étrange de chroniqueur vampire qui réduit à l’état de corps exsangue et sans vie l’objet de son étude.

Non, tu appartiens à une autre catégorie, celle du chroniqueur explorant et défrichant des terres incultes, semant des graines métalliques soigneusement sélectionnées au préalable, tel un modeste laboureur, espérant faire germer dans l’esprit de tes lecteurs les pousses jeunes et vigoureuses de la passion, là où ne demeuraient qu’ignorance ou incompréhension…

Ton edito révèle en toi, une foi inébranlable, une âme d’apôtre évangélisateur, œuvrant sans relâche pour faire connaître et apprécier les nombreux représentants de notre musique préférée disséminés aux quatre coins du monde, même dans les contrées les plus inhospitalières ou les plus improbables.

Il faut reconnaître que le stakhanoviste que tu es, qui enchaîne les chroniques à ce rythme infernal et inhumain, impose le respect. Grâce à toi et à d’autres membres de l’équipe de Nime qui t’ont précédé, j’ai pu découvrir de nombreuses pépites, particulièrement dans des genres qui n’étaient pas ceux que je privilégiais le plus, mais que j’ai appris à connaître et à aimer au fil des années.

Je me souviens du temps où certains se plaignaient de l’omniprésence de Black Metal sur Nime, et jetaient des pierres, particulièrement sur ONCLEGUUD, qui délivrait trop de bonnes notes à leur goût à d’obscurs groupes underground. A l’époque je m’initiais à peine à ce genre, que je méconnaissais clairement. Je suis obligé de reconnaître aujourd’hui que ces chroniques, ont éveillé en moi un faible intérêt au début, mais cet intérêt n’a fait que croître par la suite. Quand je les relis aujourd’hui, je les trouve souvent très justes et je me dis que j’aurais pu passer à côté de monuments incontournables.

Après le départ d’ONCLEGUUD (auquel je rends un hommage bien tardif), et celui du chat urinant partout, c’est toi qui principalement reprit le flambeau du Black Metal sur le site. Grâce à tes bons offices et ceux des vénérables anciens, j’ai pu explorer des dizaines de discographies ténébreuses. A tel point que je suis devenu un fervent adepte de Black Atmo, à tendance épique (oui je sais, nul n’est parfait …).

Alors merci pour les INQUISITION, DRUDKH, TOTALSELHATRED, BLUT AUS NORD, NEGURA BUNGET, WINTERFYLETH, WOLVES IN A THRONE ROOM, SEAR BLISS, NOKTURNAL MORTUM, ALTAR OF PLAGUES, AGRYPNIE, le récent TARDIGRADA, etc., etc...

Merci Mefisto pour cet edito (et au passage d’avoir saisi la perche que j’avais perfidement tendue) qui fait écho à celui d’Isaacruder.
Merci aussi à tous les chroniqueurs, anciens et actuels. Continuez à explorer, à nous faire partager vos découvertes, et surtout,

Longue vie à Nime !


Le 26/02/2017 par EROS

Tes chroniques sur "Anthems..." d'EMPEROR et "Storm..." de DISSECTION m'ont convaincu de me jeter dans le bain, et je ne regrette pas un instant les découvertes faites. Certes, niveau défricheur c'est des albums cultes donc j'aurais pu tomber dessus autrement, mais lire un passionné te parler de ses albums cultes, ça force la curiosité. Alors merci pour les découvertes !


Le 25/02/2017 par NAYCO

Amen ! Le monde du Metal est trop dense pour y voyager avec des œillères. Et ça je l'ai compris en partie grâce à des gens comme toi. La richesse de cette musique et l'échange permanent entre ses adeptes font la force de la communauté. Longue vie aux défricheurs et que le Metal soit avec vous.



             



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