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Où sont donc passés l'anti-conformisme, la subversion ?
Par THE MARGINAL le 4 Décembre 2009 Consulté 5600 fois

Aller à contre-courant, déranger les bien-pensants, transgresser les interdits; voilà des choses que de nombreux protagonistes issus du rock et du metal (et d'autres courants musicaux aussi, ne l'oublions pas) ont faites durant les décennies précédentes, chacun à leurs manières. Et j'insiste sur le terme "décennies précédentes". Car de nos jours, pour trouver des personnalités vraiment et sincèrement subversives, anticonformistes (tant dans leur façon d'être que de penser, de parler) dans le giron du metal, et même dans la musique en général, c'est la croix et la bannière.

Pour commencer, un flash-back s'impose. En dehors du giron hard/metal, on peut se souvenir, entre autres, de Woody GUTHRIE, un ancien chanteur/guitariste de folk américain qui s'était distingué en son temps pour ses prises de position politiques et sociales, ses chansons protestataires, mais aussi pour avoir inscrit sur ses guitares "This music kills fascists". Dans le même registre, on peut également mentionner Bob DYLAN, Bruce SPRINGSTEEN. On ne peut passer sous silence le mouvement punk et sa philosophie basée sur l'esprit contestataire, le "Do it yourself" (les protagonistes me venant subitement à l'esprit étant les DEAD KENNEDYS, THE EXPLOITED), sans oublier son ancêtre appelé protopunk, conduit jadis par les MC5, Iggy Pop & THE STOOGES, qui ne faisaient pas dans la demi-mesure à l'époque et qui ont laissé des traces.

Dans un créneau plus familier à vous, lecteurs (je parle du hard rock, du metal, bien entendu), plusieurs groupes ont mis les pieds dans le plat, à leur manière. En France, on se souvient de TRUST qui avait marqué le début des 80's par ses compos aux textes frappant là où ça fait mal. Dans les pays anglo-saxons, des personnalités comme Lemmy KILMISTER (MOTORHEAD), Dee SNIDER (TWISTED SISTER), Ted NUGENT, Kory CLARKE (chanteur des mésestimés WARRIOR SOUL), Blackie LAWLESS (W.A.S.P), Mike MUIR (SUICIDAL TENDENCIES), Dave MUSTAINE (MEGADETH) ou encore Kerry KING (SLAYER) y sont allés de leurs déclarations fracassantes. Quand ils avaient quelque chose à dire, ils ne se gênaient pas pour l'exprimer, ne laissaient pas indifférent et, pour cela, c'était un régal de lire leurs interviews. Parmi les souvenirs du passé, on se souvient aussi à quel point le heavy metal et le hard rock dérangeaient le P.M.R.C (une association américaine qui voulait censurer pour un oui ou pour un non dans le monde de la musique et qui est à l'origine des fameux stickers "Parental advisory: explicit lyrics" ) dans les 80's, au point que Ozzy OSBOURNE, W.A.S.P, MÖTLEY CRÜE, TWISTED SISTER, KISS, JUDAS PRIEST, VAN HALEN pour n'en citer que quelques-uns, figuraient en tête de la liste noire de cette association. Le comportement du P.M.R.C, par ses pratiques, a provoqué l’insurrection (soit de manière incisive, soit de manière ironique) de nombreux groupes comme NOFX, les RAMONES (pour le punk), JUDAS PRIEST, MEGADETH, AEROSMITH et même des combos plus consensuels comme CINDERELLA et WARRANT. Il y avait aussi dans les 80's et au début des 90's de nombreuses pochettes d'albums qui ont fait l'objet de la censure car jugées trop provocantes, trop offensantes par une poignée de bien-pensants. Plus récemment, dans les 90's, le groupe PEARL JAM s'est fait remarquer pour son combat contre Ticketmaster (une société qui vendait des places de concert à des prix élevés), mais aussi pour son engagement dans l'humanitaire. Dans un autre registre, il y a aussi les musiciens incontrôlables qui disjonctent sur scène (Iggy Pop qui vomissait sur son public ou encore Axl Rose qui se jetait dans la foule, c'était pas mal dans le genre). Ou encore les groupes qui débarquent tels des ovnis avec leur musique en total décalage par rapport au reste (LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH, METALLICA, FAITH NO MORE à leurs débuts respectifs).

Et aujourd'hui ? Et bien, c'est malheureux de le constater, mais on ne retrouve plus cela dans le rock en général, dans le metal. Qui pourrait citer ne serait-ce qu'une seule personnalité se distinguant par son anti-conformisme, son côté grande gueule de nos jours ? Il y a pourtant de nombreux paramètres qui pourraient permettre l'éclosion de quelques rockers à la personnalité bien trempée: une industrie musicale en pleine déconfiture, des hommes politiques de plus en plus clownesques et têtes à claque, des programmes télévisés de plus en plus débilisants, la mondialisation à outrance et ses effets néfastes, des sectes de plus en plus influentes avec leurs idéologies nauséabondes, le fossé entre les riches et les pauvres qui n'en finit plus de se creuser inexorablement, un milieu artistique qui démocratise et encense à outrance la médiocrité (Cf. le film "Bienvenue chez les Ch'tis" est un exemple flagrant), sans oublier la récente crise économique...

Alors qu'on pourrait légitimement s'attendre à voir l'apparition de jeunes musiciens allant à contre-courant ou s'inscrivant dans une sorte de mouvance contestataire, c'est tout le contraire qui se passe ! Si on recense tout ce qui est sorti depuis au moins 10 ans, on serait bien en peine de citer au moins un disque qui soit un cinglant réquisitoire contre le monde actuel, un disque qui a de l'attitude, qui sent le soufre au point de déranger au plus haut point les bien-pensants. Mais le plus navrant, c'est l'apathie générale qui règne. L'industrie musicale semble avoir réussi à juguler les velléités des groupes les plus turbulents, ceux-ci ayant été bouffés par le système. Il suffit de lire certaines interviews pour se rendre compte à quel point le milieu rock/metal est tombé dans le consensuel. Chaque mois, quand on feuillète les pages des magazines, on a toujours droits aux habituels discours, de la part des groupes: "C'est le meilleur album qu'on ait fait à ce jour", "Nous sommes très fiers de notre nouveau bébé", "Le public français est le meilleur qu'on connaisse" (notez, en passant, que les musiciens en question remplacent "français" par une autre nationalité s'ils se font interviewer par des magazines d'autres pays)... Même la presse metal ne prend plus de risques: les albums des groupes du moment sont toujours bien notés, les disques les plus mal notés sont souvent le fait de groupes peu ou pas connus et loin des modes, on voit toujours les mêmes (ou presque) en couverture, les groupes les plus établis, ou à la mode, se font caresser dans le sens du poil en interview, les journalistes n'osant pas leur soumettre des questions dérangeantes ou les contredire. On est bien loin d'un Lester Bangs qui, de son vivant, n'hésitait pas à s'écarter des sentiers battus avec ses chroniques décalées. Même les fans de metal semblent se complaire dans le conformisme (combien parmi eux continuent encore de refuser le téléphone portable de nos jours, par exemple ?), accepter la fatalité, certains d'entre eux allant même jusqu'à participer à des jeux télévisés débiles comme "La roue de la fortune". Et que dire de certaines personnalités (Ozzy OSBOURNE, Bret MICHAELS, Gene SIMMONS pour ne citer que ceux-là) du genre qui participent aux émissions de téléréalité, voire même dans des émissions du style Eurovision sans que personne ne sourcille ? Ou encore, certains groupes reprenant sans éprouver le moindre sentiment de honte des titres de Britney SPERAS, des SPICE GIRLS ?

Où sont donc passées l'insolence, la "Fuck you attitude", le politiquement incorrect, l'art de la provocation subversive ? Il me tarde d'entrevoir l'émergence de jeunes groupes susceptibles de reprendre avec rage, fureur et conviction le flambeau des STOOGES, des WHO, des MC5, des NEW YORK DOLLS, des DICTATORS, des DEAD KENNEDYS, de WARRIOR SOUL, par exemple, ou de déclencher la controverse, de heurter les bien-pensants comme ont pu le faire à un moment de leurs carrières respectives les ALICE COOPER, KISS, MOTORHEAD, MÖTLEY CRÜE, TWISTED SISTER, SLAYER, GUNS N' ROSES... J'ai hâte de voir aussi des magazines tailler des albums sans tenir compte de leurs concepteurs, ni des pressions exercées par certains labels, bref qu'ils cessent de se laisser influencer par la pression des maisons de disques, aussi importantes puissent-elles être. D'autre part, je ne suis pas un adepte de l'originalité, de l'innovation à tout prix, mais à l'heure actuelle, je pense vraiment qu'il serait grand temps que de nouvelles idées apparaissent, qu'un vent de renouveau souffle sur la planète hard/metal.

De nos jours, toute forme d'anticonformisme est étouffée, anéantie et ce n'est vraiment pas le moment de baisser les bras. Alors que nous vivons une époque dans laquelle il faut tout aseptiser, tout niveler (vers le bas, de préférence), tout uniformiser, alors que la liberté d'expression est en grand danger, j'estime que plus que jamais, le rock et le metal ont grandement besoin de voir éclore une ribambelle de vilains petits canards, une génération de musiciens anticonformistes, irrévérencieux, intrépides, héroïques, n'hésitant pas à aller à contre-courant, braver les obstacles se dressant devant eux, voire se transformer en dangers publics. Je pense même que c'est primordial à l'heure actuelle. Un peu à la manière de l'écrivain Roberto SAVIANO, suite à son livre "Gomorra" qui est un véritable pavé dans la mare. Les groupes estampillés rock/metal ne doivent pas hésiter à dire aux mecs de l'industrie musicale d'aller se faire enculer, de refuser la société actuelle en lui pissant dessus. Bref, je veux que tous ces connards (qu'ils soient dans le business ou la politique) qui tirent les ficelles de ce putain de système tremblent, se sentent quotidiennement en insécurité, suffoquent à l'idée de se retrouver sur un siège éjectable et de voir les fondations de ce monde ébranlées. Car il y en a vraiment ras-le-bol du conformisme ambiant, du prêt-à-penser et il ne faudrait quand même pas que le monde du rock et du metal soit transformé en Bisounours Land !!



Le 13/05/2012 par NOCTURNALPRIEST

Je sais que cet édito date de 2009, mais j'ai envie de poster ça ici, parce que du fuck you t'en auras à profusion sur cet album: http://baalshamin.bandcamp.com/

Et puis en effet, ça ne risque pas d'avoir du succès vu le muselage médiatique actuel. Je n'ai pas la prétention de dire que ça mérite du succès, Lady Gaga c'est plus recherché et intègre, ça fait voyager dans les latrines de la maison blanche.

Nightfall a supprimé les chroniques d'ABSURD, ce qui se passe de commentaire... l'éternelle peur de passer pour des antisémites, le pêché qui est d'après nos mêmes bien pensants "plus grave que le racisme" (sous entendu, un Black vaut moins qu'un juif, of course).

Alors on ne peut vraiment plus rien dire sur le net, c'est de pire en pire. J'ai honte pour ce monde d'esclaves et de lèches-fions, pour tous ces moutons dans leur cage dorée. Vivement qu'une guerre nucléaire anéantisse tous ces branleurs, y a de quoi faire un joli feu d'artifice en France.

Fuck off and die !


Le 23/12/2010 par SUBVERTEUR

Bonne question. Certainement pas dans les groupes que le Marginal cite, en tout cas, ni dans le rock en général, cette musique de quarantenaires et de jeunes bourges favorisés. Non. Mort au rock, cette musique formatée est dépassée ! Brulez vos disques, donnez les, vendez-les ! Alors on pourra parler d'anticonformisme, voire de subvertion.


Le 14/03/2010 par NAUSICAä

Mouais. L'anti-conformisme, je trouve ça tarte, moi.
Parce que si on regarde bien, dans la majorité des exemples cités, l'anti-conformisme a consisté à faire le strict contraire du conformisme. Alors, est-ce que c'est une façon plus libre de penser ? Non, bien sûr. La réaction "je n'ai pas de téléphone portable parce que tout le monde a un téléphone portable" est peut-être encore plus idiote que le conformisme banal, parce que prétentieuse. Le seul véritable anti-conformisme, si on peut encore l'appeler comme ça, c'est faire ce que l'on veut, sans aucune pression extérieure. Et des gens qui agissent comme ça, ça me paraît vraiment rare. Qui peut se vanter de n'avoir pas commencé à écouter du Metal parce que ça donnait une image de rebelle, parce que les potes écoutent ça, parce que les parents ne veulent absolument pas qu'on écoute ça ?

Donc, tous ces gens qui ont des attitudes de rebelle, pas toujours très glorieuses d'ailleurs (un chanteur qui vomit sur le public, même si ça fait "fuck you" et anti-conformiste, ça a du mal à me séduire), est-ce que leurs actions ne sont pas justement dictées par la volonté de choquer ? Genre, le chanteur qui se fait interviewer va se demander "bon, alors, qu'est-ce qui va le plus plaire à mes petits rebelles décalés de fans, et qu'est-ce qui va le plus choquer la société, que j'emmerde par ailleurs ? Le nazisme ? ouais, pas mal. Faudrait ajouter quelque chose en plus. L'anti-christianisme ? boah, déjà fait. Critiquer Sarko ? Ah non, ça, ça serait conformiste !"

Finalement, si on considère que la véritable définition de l'anti-conformisme est de faire ce que l'on veut et de penser sans pression, il y aura des idées d'artistes qui correspondront au conformisme (par exemple, dire que le nazisme ce n'est pas bien, je trouve ça conformiste, certes, mais sensé), d'autres moins (dire par exemple que le christianisme, c'est pas si mal que ça, ou du moins que tous les clichés ne sont pas fondés, j'attends encore un artiste qui sache utiliser sa cervelle pour s'en rendre compte).

Donc, pour ceux qui n'ont pas tout lu (j'me suis un peu emballée !), le conformisme dans le Metal, c'est l'anticonformisme dans la société actuelle, et c'est idiot. L'anticonformisme pour l'anticonformisme, c'est ne faire preuve d'aucune réflexion ! Apprenez à vous servir de vos cervelles, sans réfléchir à ce qu'on attend (ou pas) de vous. Et arrêtez un peu de critiquer les jeunes métalleux... On fait ce qu'on peut, il y a des fans plus sincères que d'autres, mais le Metal n'est pas encore mort, même s'il a évolué ! Avant, il fallait choquer pour s'affirmer, à présent, essayons d'être plus intelligents que tous les moutons blancs conformistes ou noirs anti-conformistes qui nous entourent.


Le 08/01/2010 par DA

Je réagis tard, mais il me semble néanmoins important de citer un anticonformiste fondamental dans la scène Black Metal, et pas des moindres : DARKTHRONE.

A mon sens l'un des seuls groupes phares de Black Metal qui peut aujourd'hui se targuer d'avoir gardé la tête haute et de ne pas se masturber sur sa gloire passée. Certes, d'autres groupes continuent d'innover, mais DARKTHRONE est le seul géant qui a pris conscience du vieillissement élitiste du Black Metal. "Fuck Off And Die" (2007) me semble être tout simplement adressé aux blackeux qui ne jurent que par DARKTHRONE, considérant ce groupe comme le plus über-true.

DARKTHRONE, après environ deux décennies d'existence, à réussi le tour de force d'enculer profondément les trve blackeux avec un retour au punk atomique et sauvage des origines, et un titre dirigé tel un gros doigt d'honneur vers ses fans.

A mon sens, c'est le seul pilier qui aujourd'hui se permet ça, et qui recouvre une fraîcheur de jeune groupe.


Le 23/12/2009 par ISMA

THE MARGINAL TU ES GRAND.

Voilà tu as tout dit. Tu as posé les bonnes questions. Celles qui se terrent dans des coins cachés de notre esprit de hard rockeur mal dans sa peau car depuis l'adolescence, en grandissant, il trouve que la stupidité croissante de ce monde n'a d'égal que la descente aux enfers qu'il s'est imposé par rapport à l'éclectisme culturel. On sent le fan de Hard Rock (je dis bien hard rock et pas metal).

Après il y aura toujours des gens pour dire : ce qui est important c'est la musique et point barre. Je demanderais à ces personnes de voir dans quel contexte le blues (base de tout le hard rock pour moi) est né.

Le Metal (j'aime pas trop ce mot qui veut plus rien dire car où est le lien entre une perle comme Black Sabbath et une merde comme Korn) ou le Hard Rock est une musique qui doit être jouée avec des couilles. C'est ça le message aussi con qu'il puisse paraître. Et les groupes qui ont historiquement bouleversé cette musique ont triomphalement fait montre de couilles. Je pense aux Beatles (oui messieurs!), the Doors, Led Zeppellin, MC5, Ted Nugent, Pink Floyd, Motorhead, Metallica, Megadeth, Guns n Roses, Pantera, Pearl Jam, Rage Against the Machine etc. etc. etc.

L'anticonformisme et la subversion est plus qu'un aspect de cette musique. Elle est sa raison d'être.

@The Marginal : merci pour Warrior Soul c'est énorme (content de voir qu'il y a encore des fans de vrai Hard Rock).


Le 13/12/2009 par GLOBULBOB

En voilà un édito qui pète bien ! Il ne s'agit pas de pavé dans la mare, de débat inutile et péteux mais bel et bien d'un sujet intéressant.

Il faut bien différencier deux choses : la musique et les idées véhiculées. Pour ma part, je met une grosse importance quant aux messages que veut faire passer le groupe écouté, quant aux paroles. Et il ne s'agit pas de gueuler des "fuck" partout, de porter des jeans pourris, de provoquer en s'habillant en SS, bref de faire de la contestation stérile et de surface.
Nous écoutons et jouons, pour certains, une musique assez agressive, lourde d'émotions (rage, haine, colère mais aussi mélancolie, beauté, calme,...). Bref, une musique qui reflète souvent nos états d'âme, les combats que nous menons dans la vie, les aspirations qui nous tirent le cœur.
Étant anarchiste, au sens véritable (pas fan de chaos nihilisto-adolescent), les idées transpirent dans mes créations artistiques et dans mes désirs musicaux et littéraires, je ne peux l'empêcher. Et je vais plus prendre plaisir à écouter une musique aux paroles qui me touchent, insoumises, rageuses, porteuses d'un message qu'il soit implicite ou explicite, qu'avec des paroles sur les rites sataniques d'un clown sur une moto !

Après, il est certain que même si l'art dans son essence a une valeur contestaire, non conformiste, il n'est pas obligatoirement forcé à porter un message politique ou sociétal. C'est pourquoi on peut écouter, prendre plaisir à se passer de bons vieux cds avec des paroles à la con, et aimer ça. Je ne dis pas que le public metal, punk et rock est obligatoirement rebelle et anti-conformiste, ni que cette attitude est un élément essentiel pour faire partie de cette sorte de famille musicale.
Je ne sais pas si cette attitude a-commerciale était plus forte avant qu'aujourd'hui. Tout milieu, même parmi les plus contestataires, se font récupérer par la bulle financière, les grosses boîtes de disque,... Et il ne se passe jamais beaucoup de temps pour qu'un style sombre dans la caricaturisation (ça doit exister ce mot !), et que ces particularités soit utilisées à des fins commerciales. A nous de préserver le côté artistique de nos gouts musicaux, opposé aux logiques mercantiles et aux récupérations !


Le 11/12/2009 par GMR

Le monde a changé il y a une dizaine d'années, la mondialisation s'est imposée comme mode de fonctionnement unique, avec pour conséquences la précarité et l'augmentation de la fracture entre les riches et les pauvres. Paradoxalement, alors que l'on pourrait s'attendre à une révolte généralisée, les gens n'ont jamais été aussi résignés et amorphes. La peur ? Je ne sais pas mais en tout cas cela coïncide étrangement avec l'apathie observée depuis une dizaine d'années au niveau musical. La prise de risque n'est résolument pas de mise à notre époque.

Concernant l'anticonformisme et la subversion, à mon sens, le metal est dépourvu de l'un comme de l'autre, car dépourvu d'idéologie et de discours tout cours. C'est avant tout un grand défouloir pour évacuer de manière artistique ses frustrations de la vie de tous les jours. Vous ne le voyez pas comme ça ? Moi, si.

Ah la la, en 20 ans que je fréquente le milieu, certes avec une certaine distance, je n'ai pas vu que des gens qui mettaient en valeur notre style musical préféré, loin de là. J'y ai côtoyé pas mal d'individus que je qualifierais pudiquement de "spéciaux", voire carrément des losers.

Mais heureusement il n'y pas que ceux-là. Il y a aussi la crème, ceux que l'on retrouve sur NIME, le point de ralliement des metalleux intelligents...


Le 11/12/2009 par JONATHAN HUDON

Moi je n'ai pas ce problème de gène, au Québec. Je ne me fais pas prier pour critiquer ouvertement dans des communautés publiques notre société québécoise où tout est formaté ou calibré pour occuper un public de zombies qui aiment les "potins" et la "merde".

- Occupation double
- Star Ac
- Loft Story

Pour le reste, concernant la musique, je vous renvoie à un texte que j'avais déjà posté. Ce n'est pas moi qui l'ai rédigé mais c'est intéressant...


Le 11/12/2009 par JUDAS

La question que je me pose à propos de ce sujet est de savoir quel est le réel intérêt de la subversion ou de l'anticonformisme dans la musique.
La volonté de faire passer plus facilement un message ? Choquer pour le simple plaisir de voir les gens arborer des faces méprisantes à votre égard ? Créer un univers particulier sans rapport concret avec la musique ?
Je n'ai jamais accroché aux chansons à textes dénonçant l'injustice et autres étalages de moralité guimauvés, surtout chez les prétendus anarchistes vendus aux maisons de disques, qui viennent nous faire pleurer à la télé parce qu'ils se font vider les poches par la piraterie.
Je suis un rebelle mais seulement sur scène ou pendant la promo. Bref.

Le message extra-musical ne passe pas chez moi, je me concentre sur la musique seule.


Le 09/12/2009 par ERWIN

Anticonformisme et subversion ne devraient pas être traités sous le même angle. La subversion requiert plus que de l'anticonformisme.

Alors notre zique? Bah c'est du classique, aujourd'hui ACDC et Metallica sont connus de tous, les derniers pour jouer vraiment trop fort et tout le monde ou presque aime les premiers. Je le répète c'est du classique.

Le métal n'est pas anticonformiste, en revanche les jeunes qui en écoutent aimeraient bien l'être, mais eu vu de leur longévité dans notre musique la conclusion s'impose d'elle-même : ils sont aussi anticonformistes que Philou Manoeuvre à la StarAc ou Johnny au stade de france .

Notre société est divisée en 2 catégories de gens :
1- Les bien pensants qui suivent les évolutions de la société dans ses moindres détails autant qu'ils le peuvent, ce sont les amateurs de bagnole, les téléspectateurs de la nouvelle star, les filles "à chaussures et à sacs", les fous de foot. Bref tout ce qui est accepté et revendiqué comme étant "normal".
2- Ceux qui refusent cet état de fait, ils sont beaucoup moins nombreux, mais il ne faut pas confondre ceux qui se contentent de rejeter les premiers de ceux qui ont de réelles velléités à l'individualisme. C'est parmi ces derniers que se retrouvent les subversifs, dont les idées ne collent jamais avec les sacro-saints principes sociaux.

Bref, à mon sens rien à voir avec la musique. Le satanisme dans notre zique n'a rien de subversif, lire les écrits de Vargounet vous fera rire tout au plus, c'est comme écouter Le Pen éructer à la télé, cela n'a rien de dangereux, sauf pour ceux qui en ont peur, à tort... Cela ne s'adresse qu'aux déséquilibrés qui ont besoin de défouloir ou de choquer.... Rien à voir avec la subversion.

Débat trop grand pour tenir en quelques mots.

Sinon, oui, je trouve aussi que se serait bien de voir des groupes débarquer avec des idées différentes, des gars qui auraient quelque chose à dire, qui auraient une personnalité. Mais bon, pas que dans la musique : dans le sport, dans la politique, dans la vie en général...


Le 08/12/2009 par POWERBEAUF

@ Sisco.

Les metalleux sont loin d'être les seuls au monde à consentir de tels sacrifices pour vivre leur passion. Ce que tu décris, c'est le propre de tous les aficionados, ni plus, ni moins...

Quant au rap, il n'a absolument pas "doublé le metal dans le genre anti-système". Aujourd'hui, il fait totalement partie du système, comme le hard US avant lui aux USA ! C'est parce que le rap est la coqueluche des médias qu'il est au cœur des polémiques. C'est LE style qu'il faut pratiquer si on est un opportuniste en mal de publicité... En 2009, un hard-rocker ferait-il la une du 20 heure s'il décapitait une chauve-souris avec les dents ou s'il pissait contre les murs de Fort Alamo ? Sûrement pas, les médias ayant décrété depuis longtemps que le metal est un style has-been réservé aux débiles...

Soyons clair, ce que nous appelons subversion ou provocation n'est bien souvent rien d'autre que de la manipulation commerciale. Regardez le cas de Brian Molko. Vous savez, le type qui fait son beurre en repiquant le look et l'attitude de "Lou Reed" et en faisant croire aux minettes qu'il mène une vie de dépravé. Il n'a rien trouvé de mieux que d'assigner Voici en justice parce qu'il estime que la publication de photos sur lesquelles il se ballade avec sa femme et son gosse en poussette "porte atteinte à son image de marginal" (sic) ! No comment...

Le scandale fait vendre, à condition d'être relayé par les médias. Si vous voulez percer par ce biais, la recette est simple :

1. Choisissez un style mainstream ou en train de le devenir.

2. Ecrivez des paroles sulfureuses, peu importe que vous soyez sincère ou non.

3. Louez les services d'un relookeur, d'un photographe, d'un metteur en scène et d'un vidéaste qui vous donneront l'image d'un vrai rebelle.

4. Envoyez votre single/album et votre book aux médias, sans oublier les vidéos montrant vos "exploits".

5. Le buzz se crée ? Vous commencez à vendre des disques et à remplir des salles ? Passez à la vitesse supérieure : à chaque invitation sur un plateau, préparez soigneusement à l'avance un acte ou une parole choquante.

6. Vous devenez une star ? Alors jouez à fond votre personnage le temps de la tournée.

7. Pour la suite de votre carrière, calmez-vous : vous êtes maintenant une vache sacrée millionnaire avec un public à garder. Contentez-vous de quelques écarts, cela devrait suffire. Les mecs qui ont tutoyé les sommets et qui se retrouvent à faire de la méga- provoc' sont bien souvent des has-been abattant leur dernière carte pour vendre quelques galettes...


Le 08/12/2009 par SISCO

L'anti conformisme... c'est une marque déposée. Vouloir faire un disque, n'est ce pas du conformisme ? Sûr qu'au milieu des Wham, Kajagoogoo, Police et consorts dans les années 80, le métal sonnait différent avec ses attitudes. Je pense avec le recul qu'il y avait là tout un bizness. Dee Snider qui se fait limer les dents par exemple... Plus anti conformiste, Accept et son intro longtemps taxée de nazie sur Restless and wild. Là oui, c'était déroutant. Tout ce qui a eu trait au 3e Reich - chez Lemmy, Axl Rose et d'autres - a effrayé les bourgeois. Même les chambres saccagées c'est conformiste. Ce que je veux dire, c'est que le métal fait partie malgré tout du système. Nous ne sommes pas les plus beaux représentants de la société de consommation mais on va aux concerts, sans se battre maintenant, on achète nos disques, nos bières... Ce qui est vraiment anti conformiste : c'est la passion que l'on a. Sociologiquement, il n'y a pas un autre groupe d'amateurs de musique qui arrive à la cheville. Aujourd'hui les gens ne comprennent pas que l'on fasse 500 bornes pour voir un concert, en plein hiver. Que l'on reste trois jours dans des tentes pour entendre un poilu beugler : "We are Manowar"...
Alors à la question « où est la subversion ? » du Marginal... Notre musique s'est faite doublée par le rap dans le genre anti système. Mais le rap est le plus gros exemple de bizness musical. Cherchez l'erreur dirait l'autre. Il nous reste quand même quelques satanistes. Quoique cela n'affole plus que Philippe de Villiers. Non, le métal est passé à autre chose. Dommage qu'il ne se préoccupe pas plus du quotidien de ses fans, des galères de jeunes (putain 18 de Skid Row c'était quelque chose), de la violence des rues... Est ce que c'est ce qu'on lui demande ? Bref, tu m'as embrouillé la tête avec ta question. Bien joué.


Le 08/12/2009 par TCHORT

Foutre son grain de sel, contester, c'est bien beau tout ça. Mais lorsque l'on fait partie des moins forts, que la majorité nous fait fermer la gueule, à quoi ça sert ? Autant demander à un porc d'aller chier dans les toilettes. Remarquez, ne rien faire c'est pire.

Il faut museler la majorité soi-disant bien pensante d'abord. Contester après.


Le 06/12/2009 par POWERBEAUF

Tout d'abord, je tiens à exprimer toutes mes félicitations à THE MARGINAL pour le boulot qu'il abat et pour la qualité de ses chroniques que je lis depuis plusieurs années (vive le hair metal !).

Pour ce qui concerne l'édito, nous sommes bien d'accord sur le fait que le hard s'est sacrément policé depuis les '90s. Pour autant, la propension de la presse (metal ou pas) à toujours noter avec indulgence ou complaisance les albums des grosses cylindrées à leur sortie n'est pas nouvelle.

De plus, je crains que la fin de l'anticonformisme dans le metal soit une chose inéluctable depuis une vingtaine d'années. Pourquoi ?

1) Parce qu'en matière de provocation, tout ou presque a déjà été fait. Aujourd'hui, il faut faire preuve de la plus grande irresponsabilité pour choquer, comme l'a fait le beugleur de SHINING au Hellfest 2008. Est-ce vraiment ce que l'on souhaite ?

2) Parce que le metal est aujourd'hui un genre confidentiel en matière de vente, ce qui n'était pas le cas dans les '70s et surtout '80s. A l'époque où les clips des TWISTED SISTER ou d'ALICE COOPER passaient en boucle sur MTV, le hard constituait LA cible à abattre pour les bien-pensants. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.

3) Parce que les groupes contestataires ne peuvent plus se contenter de balancer les mêmes arguments qu'il y a 20 ou 30 ans. Aujourd'hui, les propos d'un paquet de groupes soi-disant engagés sont soit démagos (au hasard, TRUST), soit boboïsants (GOJIRA, par exemple). Dans ces conditions, quelle crédibilité les propos de ces groupes peuvent-ils avoir ?

4) Parce que si les cheveux longs, les jeans déchirés et les vestes à patches faisaient peur il y a 25 ans, le look et la panoplie du metalleux traditionnel ont plutôt tendance à faire rigoler les passants de nos jours. Actuellement, ce sont davantage les casquettes posées de travers sur la tête et les fringues typées hip-hop qui effraient le chaland. La preuve : quel style de musique pratiquent les "artistes" placés au centre des polémiques médiatiques de ces dernières années ? Le rap, et c'est à peu près tout... Dans une moindre mesure on trouve aussi le goth, car le look qui y est associé séduit des jeunes souvent issus des classes favorisées (au désespoir de leurs parents ultra-conformistes).

Eh oui, il faut bien le constater. Le hard n'est plus un style de rébellion. Le problème, c'est que bien qu'il ait perdu son caractère subversif, il n'est toujours pas considéré comme un style respectable par les masses.


Le 06/12/2009 par ZAARCH

En même temps, jeter un pavé dans la mare pour jeter un pavé dans la mare, ou juste pour attirer l'œil sur soi, ca peut ne pas être forcement très utile. Sauf si on trouve marrant de faire chier les canards, mais ca c'est une autre histoire.
Voila, je voulais juste rappeler que la provoc' pour la provoc'....bof.


Le 06/12/2009 par NABOMOUETTE

Très très bon édito. Juste et plutôt lucide dans l'ensemble, j'aime !
Pour ce qui est d'être anticonformiste, aujourd'hui le metal ne l'est clairement pas. De là à dire qu'il ne l'est plus ? Pour moi il ne l'a jamais vraiment été dans l'ensemble. Le rock (et plus encore le punk évidemment) est beaucoup plus "engagé" et "militant" (ah les jolis mots...) en général que le metal. Oui, il y a eu quelques personnalités dans ce milieu, celles que cite the Marginal, mais aujourd'hui elles se sont retirées ou sont passées de l'autre côté de l'éthique. Dommage, mais révélateur de ce qu'est le heavy : une musique qui s'est construite sur un terreau purement artistique et non idéologique.
N'oublions pas non plus que le public rock n'est pas le public metal : ce dernier est, statistiquement parlant (aux dernières de mes nouvelles en tous cas), d'extraction beaucoup moins modeste, plus fortuné, plus intellectuel aussi. Et par conséquent beaucoup moins contestataire (ou alors du mauvais côté...).
Si on veut vraiment trouver de la subversion dans le metal d'aujourd'hui, il faudrait sûrement aller chercher dans l'extrême, et encore ils restent peu nombreux là aussi, puisque le genre est actuellement soumis à la même récupération par l'industrie musicale que les autres. Halkeron a cité CNK qui est pour moi un exemple excellent : "L'Hymne à la Joie" jouit, outre d'une musique géniale, d'un esprit d'une force et d'une cohérence incroyable. Ce ne sont pas les anarcho-punks des 80's (les mecs sont des aristocrates à la base), mais éthiquement parlant ils ont l'"esprit metal contestataire", si tant est qu'un tel concept existe...
Oh, et puis comment ne pas citer Famine de PESTE NOIRE : http://diabolicalconquest.com/interviews/peste_noire_french.htm
Du contestataire, y en a. Par contre on est bien d'accord : c'est pas eux qui passeront dans Taratata...


Le 06/12/2009 par MENCLAY

N'y a t'il pas un certain conformisme dans cette attente d'anticonformisme ?


Le 05/12/2009 par ROY

C'est ce que j'appelle un putain d'édito.

Merde, on va parler un peu franco par ce que y'en a marre de toutes ces couilles molles !

Un peu de bordel ça fait pas de mal, de nos jours même Blackie devient un gentil Toutou fait chier sérieux.

Marginal tu as tout dit, un pavé dans la marre voilà ce qu'il faut !

Rock forever.


Le 05/12/2009 par HALKERON

Je pense que ce qui a fait le plus mal à la subversion, c'est la subversion apprivoisée. Typiquement, Cali, le chanteur qui fait peur à personne, qui n'a rien à apporter, mais qui est vendu en tant que chanteur militant. Ah, d'un coup toute la variété française se veut iconoclaste, grande gueule, etc. Mais c'est que de la comm'. Et à mon avis, c'est de là que vient le mal.
D'autre part, quand le message devient un argument de vente, on pourrait aussi voir dans le metal une volonté (anti conformiste) de faire de la musique pour elle même. C'est peut être fumeux comme raisonnement, cela dit.

Enfin, des provocateurs, il en reste, mais ils sont bannis des medias de masse : premier exemple qui me vient en tête (il y a surement mieux) : The CNK, que ce soit avec "L'hymne à la joie", ou la pochette de la réédition de "ultraviolence über alles"...


Le 05/12/2009 par GGR

Un constat qui n'est plus à faire. Depuis la démocratisation du genre l'anticonformisme est devenu...un conformisme aussi paradoxal que cela puisse être. On a montré aux gens comment cracher sur tout et n'importe quoi et quand plus personne n'était là pour montrer l'exemple ils se sont laissés prendre la main par le système qui leur a montré que cracher, c'était bien, mais que cracher sur des thèmes récurrent ça faisait vendre. Super on a rentabilisé les cracheurs maintenant on les tient à l'écart et on construit le meilleur des mondes qu'on a tant rêvé.

C'est triste mais c'est comme ça, maintenant toute contradiction du système est soit tenue au silence soit pompée par ce dernier pour revenir dans son sens (Tiens un groupe qui fuck le système et qui remplit le stade de France en vendant ses skeuds 20€ et les places entre 60 et 120€? WTF?). Ceux qu'on laisse s'exprimer sont les marginaux idéalistes (GOJIRA et son message écolo ou tous les groupes qui ne disent que merde aimons nous les uns les autres).

Même le black metal spirit se perd et on trouve des albums de MAYHEM (pas THE TRUE MAYHEM, je vomis cette nouvelle fomation) aux alentours de 20€ (prix controversé du CD moyen moderne).

Aujourd'hui il ne suffit plus seulement de dire fuk ze system et je pense que le seul moyen de retrouver un esprit vraiment en dehors du système serait de le désavouer mais en proposant une alternative ou alors en montrant un vrai rejet comme le faisaient les premier blackeux (ce qui équivaut à être mis au ban de la société comme ils l'ont été).


Le 05/12/2009 par LOUVOIR

Euh... Si pour un fan de metal refuser d'avoir un téléphone portable est un signe d'anticonformisme alors oui, il y a du souci à se faire...
Non franchement, cette phrase m'a fait bien rire, c'est déjà ça.

Sinon j'ai un peu l'impression de lire l'inlassable refrain : "c'était mieux avant".

Ben ouais, peut-être. Sans doute. Peux pas dire, je suis né à la fin des années 80. Trop tard.

Mais il ne tient qu'à nous de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Il faut arrêter d'attendre que ce coup vienne d'autre part. On risque d'attendre longtemps.

Comme artistes anti-conformistes, là tout de suite, c'est vrai que je pense pas au metal. Le metal est anti-conformiste dans sa musique, mais pas (plus?) dans son esprit.
Je pense plutôt à des groupes comme... STUPEFLIP, ou encore Didier SUPER qui n'hésitent pas à envoyer chier leurs maisons de disque quand l'envie leur en prend.


Le 04/12/2009 par MALDOROR

J'ai envie de réagir au 5e paragraphe.

En fait c'est pas dur : les métalleux d'autrefois sont d'autrefois. Ils ont vieilli et je pense regrettent le temps ou ils étaient jeunes et cons... tout en aguichant en faisant le tapin avec des albums dits de retour aux sources. Funny isn't ? Évidemment, je fais des généralités, y'a des exceptions (Mille Petrozza est à mon sens extrêmement fidèle à lui-même).

Enfin, les métalleux d'aujourd'hui, bin honnêtement, c'est pas la joie. Dans mon entourage en tout cas, ils ont un QI à mon avis assez peu élevé et ont seulement le coté relou et immature de l'anticonformisme. Un peu comme ceux d'avant. De toute façon, depuis METALLICA pour les thrashers, on peut plus rien faire tandis que CHILDREN est le dieu des "blackeux". À part eux (je schématise), il n'existe rien. Que nous reste-t-il ? Ceux qu'on appelle "les vieux cons", qui ont pourtant une ouverture d'esprit à mon sens rares aujourd'hui, les vieux qui ont progressé mais qui gueulent quand ils disent qu'aujourd'hui en 2009, on fait de la merde, et puis les fans un peu intelligents qui se comptent sur les doigts d'une main (mais qui se retrouvent sur NIME bien sûr !) dont j'ose me targuer d'en faire partie. Chacun ses défauts. Sinon bah... on est un peu dans la m....


Le 04/12/2009 par CULTOSAURUS

Ted Nugent anticonformiste ? Tu veux parler de celui qui pose avec un flingue avec son jeune gamin pour défendre le droit du port d'armes ?
Il me semble qu'il est bien conforme à une certaine Amérique, celle que je déteste...


Le 04/12/2009 par STWINKIE

C'est un débat chronique que celui-ci, et qui à mon avis n'a pas vraiment de sens, dans la mesure où le conformisme moderne a réussi le tour de force d'inclure l'anti-conformisme.

Dans un environnement où l'expression de son individualité est un pré-requis indispensable pour avoir droit à l'expression, où l'engagement moral est un oukaze auquel nul ne peut se soustraire, où l'indignation est une condition existentielle (on ne construit plus de pensée qu'à l'encontre de quelque chose ou quelqu'un, que ce soit le libéralisme ou Kevin-Albert de Secret Loft Academy), bref dans un progressisme de bon aloi nourri à la mamelle d'une démagogie bien-pensante (j'aime ces tournures à la con), on n'est plus anti-conformiste que quand on est bien réac (demandez-vous ce qui vous a scandalisé dernièrement tellement ça vous paraissait inconcevable).

Faut se faire à l'idée : l'anticonformisme en tant que mode d'expression est devenu la loi de la masse (imposée par ces dignes précurseurs que cite The Marginal), émerger du troupeau devient un exercice qui risque de vous propulser directement dans le ridicule.

Le pire étant sans doute que cette banalisation de l'outrancier, du "pas convenable" (ou au moins son iconification) est une récupération hypocrite, la majorité des protestataires du bon vieux temps n'ayant globalement nourri leur public que d'idéologies fracassantes et d'indignation, pas tellement de moyens, même intellectuels, de bousculer la société - qui a fini par avaler leur message et appliquer son processus digestif dessus.

Il reste à inventer l'anticonformisme moderne sans se référer à des précurseurs dont l'action ne se justifierait plus aujourd'hui ; et vu comme on est barrés, je crois que c'est mort.

Ne rêvons plus, le Metal est un goût musical animé d'une belle énergie, mais la transcendance de son message s'est complètement perdue.


Le 04/12/2009 par DANTèS

Bien intéressant édito mon petit Marginal... et en plus ce que tu dis est vrai ! Même si ca fait un petit moment que j'ai arrêté de lire des magazines musicaux, je me souviens bien que généralement, les déclarations des groupes ne sont que des éléments copiés/collés avec les memes questions, les mêmes réponses et le même profil bas.

D'un autre coté, il existe encore quelques trublions qui osent ouvrir leur gueule, quitte à dégueuler... je pense par exemple, pour ce qui est du rock, à Anton NEWCOMBE, qui semble vraiment évoluer dans un monde complètement différent du notre et qui vraiment, n'en a rien à foutre de 99% de notre bel univers.

Pour ce qui est du metal, je pourrais évoquer deux personnalités : la première, Kvaforth de SHINING, qui n'a pas peur d'enculer qui il veut à qui mieux mieux. La seconde : Famine de PESTE NOIRE, qui, au moins dans sa seconde interview (dispo sur Metal Underground) semble vraiment être à la fois un connard et un type vraiment fascinant....

Mais il faut bien avouer que l'insubordination est bien à la traîne, quand on voit que GOJIRA semble être le groupe le plus "alter" de toute la scene par ses convictions écologistes (notez que j'aime ce groupe)...

Enfin, ne nous plaignons pas trop, il reste bien NAPALM DEATH qui va probablement continuer à cracher sur la société pendant encore deux ou trois décénnies.


Le 04/12/2009 par SAGA 03

Je tâcherai d'être bref puisqu'il s'agit ici d'un commentaire et non d'un message posté sur le forum.

Je pense, mais n'étant pas trés accès sur le mouvement, que le Black metal avait il y a moins de dix ans (ou alors le temps passe trop vite) des esprits anticonformistes, et qu'il reste encore dans le milieu pas mal de ce qui avait été injecté au début.

Ensuite, pour avoir côtoyer pas mal de petits groupes, actuellement le monde est tellement bien fait que le peu de personnes à l'esprit Rock qui subsiste se retrouvent à jouer dans des petits bars, avant d'être réduits au silence, parce qu'il faut bien manger ne serait-ce qu'un jour sur deux.

Enfin, un grand merci, je me sens moins seul dans ma déprime saisonnière due à la vision d'une société qui cherche à s'oublier pour un mois, ou deux, et qui du coup n'en est que pire le reste du temps.


Le 04/12/2009 par VINCENNES

Absolument d'accord, ce règne du politiquement correct me fait gerber !

A croire que personne n'ose avoir de discours légèrement anticonformistes. Ou alors ces derniers sont muselés et n'ont pas la possibilité d'être relayés par les médias (ce qui est sûrement vrai également).

Bref, moi qui n'ai pas connu tout ces dérapages des générations précédentes et qui vis dans un monde aseptisé où l'on ne peut pas dire ce que l'on pense réellement sans s'en prendre plein la gueule, j'aimerais un peu de rébellion musicale !

Parce que bon, le black metal qui crache sur la religion, qui loue satan, toussa, ça fait pas avancer les choses, ça fait même vendre et beaucoup. Le gros death , il choque par son agressivité mais aucun discours politique allant contre la pensée unique (ou du moins personne ne le ressent), puisqu'en dehors il ne se passe rien ... ou presque.


Le 04/12/2009 par METALPOUET

Sex, drugs and rock 'n' roll...
Mais les bisounours, c'est cool aussi :)



             



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