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MACHINE VERTIGO
Par DARK BEAGLE le 27 Juillet 2021
Publiée le 26 Août 2021 Consultée 76 fois

MACHINE VERTIGO nous vient de Bretagne. Sa particularité ? Proposer des textes en sapiens, une langue qui a été créée pour l'occasion, conférant une originalité indéniable au groupe. Artifice ou concept réellement poussé ? Arnaud Guéguen, instigateur de ce projet, nous explique ce qui anime la formation.

Bonjour et merci de donner un peu de votre temps à répondre à ces questions. Pouvez-vous présenter MACHINE VERTIGO à nos lecteurs ?

Bonjour, MACHINE VERTIGO est au départ un projet solo sur lequel j’ai travaillé et réfléchi durant plusieurs années. J’ai cherché et fini par trouver une chanteuse capable de transcrire ce que j’avais en tête. Je ne voulais pas quelqu’un à la culture et la voix typés Metal afin d’échapper à certains clichés. Pour l’enregistrement de l’album, nous nous sommes adjoint les services d’un batteur de Bordeaux, Rémi Pommies, qui a l’avantage de pouvoir lire la musique et donc de s’adapter très rapidement. Musicalement, notre premier album est influencé par le Metal des années 80, le Hard Rock des 70 et la New Wave.

Musicalement, MACHINE VERTIGO tape aussi bien dans le Heavy des familles que sur des sonorités plus New Wave. Qu’en est-il réellement, comment combiner ce mélange d’influence en quelque chose qui tient la route ?

Nos influences sur cet album vont en effet d’IRON MAIDEN, BLACK SABBATH, LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE, FAITH NO MORE à SIOUXSIE AND THE BANSHEES, LITFIBA ou encore Nina HAGEN. Le côté Heavy se trouve surtout dans la musique et l’aspect New Wave dans le chant. J’espère être parvenu à quelque chose qui sort un peu du lot et qui surprend. En bien ou en mal, d’ailleurs. Tant que le résultat n’apparaît pas comme fade ou mille fois entendu.

Cécile a une voix qui ne laisse pas indifférent, quelque part entre Siouxsie et… Olivia Ruiz. Comment travailler une voix pareille, loin des standards du Metal, pour qu’elle colle bien à l’ensemble ?

Il y a en effet chez Cécile ce côté gouailleur qui donne du caractère et qui est assez clivant. C’est tout sauf lisse. Par ailleurs, elle a une voix medium. Ça ne part jamais dans le très aigu. C’est en somme un chant plus Rock que Metal. Je trouve ce mélange plaisant et c’est pourquoi j’ai laissé une grande liberté d’interprétation à Cécile.

Bon, parlons un peu du sapiens. Comment en êtes-vous arrivé à créer un langage propre au groupe ?

L’alternative qui se pose à tout nouveau groupe est : chanter en anglais ou en français ? Je trouve cette vision très pauvre pour qui souhaite explorer un peu plus les choses. Dès le départ, il m’a paru évident qu’il fallait trouver une troisième voie. Comme je ne maîtrise aucune langue exotique, j’ai décidé d’en inventer une. D’autres groupes avaient défriché ce type de solution comme SIGUR RÓS ou MAGMA. Pour autant, beaucoup d’auditeurs restent perturbés par ce type d’approche. Ce qui d’ailleurs aurait plutôt tendance à me conforter dans ce choix.

La comparaison avec MAGMA pour ce point précis n’est pas une charge lourde à porter ?

MAGMA est un groupe monstrueusement génial. Nous n’évoluons pas dans la même cour. Le genre musical n’a d’ailleurs pas grand-chose à voir. Je n’arriverai jamais à la cheville de Christian Vander, mais je partage son envie de créer un univers unique qui transporte l’auditeur.

Est-ce que cela implique de créer tout un vocabulaire, une grammaire, ou préférez-vous laisser le tout à la magie des sonorités ?

Je suis parti de mélodies. Ces mélodies m’ont inspiré des sonorités. Puis l’ensemble a évoqué des images en moi et de grandes thématiques qui, reliées entre elles, ont formé une sorte d’histoire située dans des temps immémoriaux. Là-dessus, Cécile a inclus des mots, voire des phrases provenant de différentes langues (swahili, finnois, basque, allemand, anglais, etc.).

Ce qui est surprenant, c’est que même ne comprenant pas le sens des paroles, on ressent les sentiments que Cécile met dans le chant. D’ailleurs, y a-t-il une signification derrière ces titres mystérieux chacun est libre d’en faire l’interprétation qu’il veut (en sachant que ce n’est pas facile !) ?

Il était important pour Cécile de véhiculer une émotion à travers un sens objectivé. Du moins dans une certaine mesure. Chaque chanson a donc une part de signification objective. Mais, sauf à creuser sérieusement la question, les auditeurs doivent surtout s’ouvrir afin de se faire leur propre film. En même temps, depuis que le monde est monde, les grandes thématiques restent les mêmes. Avec un minimum d’implication, chacun pourra tirer quelque chose de chaque morceau, voire comprendre l’esprit global de l’album.

La situation sanitaire fait que MACHINE VERTIGO n’a pas vraiment eu l’opportunité de se défendre sur scène. Comment pensez-vous faire vivre votre concept en concert ?

Bonne question ! Nous y travaillons. Pour le moment, nous n’avons pas de batteur. A défaut, nous allons essayer de jouer sur des bandes. Ce n’est pas l’idéal, mais ça sera toujours mieux que rien. Je ne sais vraiment pas où nous allons, mais j’ai hâte de voir où cela pourra nous mener !

Quel est le futur proche pour MACHINE VERTIGO ?

Répéter le premier album tout en préparant le prochain. Je peux déjà dire qu’il sera assez différent du premier.



             



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