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Par ISAACRUDER
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de NIME publiés sur Dark Side
GODSIZED
Par MAXXX le 23 Septembre 2011
Publiée le 4 Octobre 2011 Consultée 3381 fois

Chez NIME, on ne fait pas les choses à moitié. Surtout quand il s’agit d’aller interviewer Neil Fish, l’impressionnant guitariste du groupe GODSIZED à l’occasion de leur concert au 100 Club de Londres. Voilà pour vous le résultat de cette rencontre. Une interview ou l’homme revient sur la tournée avec Black Label Society, sur l’état actuel de la musique, sur le prochain album… Bref, sur tout plein de sujets. Amis lecteurs, régalez vous !

Depuis la tournée avec BLACK LABEL SOCIETY, les choses s’accélèrent pour vous. Vous avez joué au Motocultor Festival cet été, vous avez un nombre impressionnant de concerts de prévus, surtout en Grande Bretagne. Tu te doutais que cette tournée allait avoir un tel impact sur le groupe, et son agenda ?

Tu sais, avec cette tournée, ça nous a vraiment permis de comprendre ou on en était, et ce qu’on devait faire pour la suite. Tu es obligé de te sentir inspiré après une telle chose. Je ne sais pas si on s’attendait vraiment à quelque chose après, mais le public a répondu présent, et c’était vraiment quelque chose de génial.

Il semble que vous avez noué des liens particuliers avec la France. La fosse s’est vraiment excitée quand vous étiez à Paris et à Clermont-Ferrand. Comment tu expliques ça ?

C’est exact ! Et on a également passé un super moment au Motocultor il y’a quelques semaines. La France est l’un de ces pays ou il y’a eu une connexion instantanée entre le groupe et le public. On se sent vraiment chanceux par rapport à ça. La Pologne, l’Italie, et évidemment, l’Angleterre, étaient certes des moments intenses de cette tournée, mais les deux concerts en France avaient vraiment quelque chose de particulier !

Qu’est ce que ça vous a permis d’apprendre, cette tournée avec BLS et en Zakk Wylde ?

Enormément. Ca va de la présence sur scène, à comment se comporter en professionnel backstage, en passant par quels titres marchent mieux en live et pourquoi. Et surtout, Zakk a été génial. Il a passé du temps avec nous à de multiples reprises, pour nous donner des conseils, et nous guider sur tout ce qui concerne l’aspect business. Sa carrière est vraiment impressionnante. Il a tout fait, que ce soit des concerts dans les clubs avec Pride & Glory ou dans des arènes avec Ozzy. Alors quand il te parle, tu écoutes !

Si tu devais décrire vos influences ? Mais, plus important, comment vous incorporez ces influences dans votre musique ?

Je pense qu’en tant que groupe, on a des influences assez variées, et elles ne sont pas toujours si évidentes. Par exemple, je suis un vrai fan de blues, et je dois en écouter environ 70% du temps ! On a aussi entre les membres du groupe beaucoup d’influences en commun, mais je pense que cela façonne ta musique de manière plutôt inconsciente. On ne se dit jamais pendant une répète, « tiens, on va écrire une chanson dans le genre de ZZ Top", c’est plutôt quelque chose qui se fait de manière spontanée.

Chaque groupe à une sorte de signature au niveau du son, que ce soit dû aux guitares, à la basse, ou encore à la batterie, alors parlons un peu de matos. Comment vous vous êtes retrouvés à utiliser des amplis Mesa Boogie ou Orange ? Parle-moi un peu de ce que tu utilises comme matériel.

Pour ma part, j’ai toujours joué sur des Gibson Les Paul. Je ne me lasse jamais de cette guitare, et je sais que Glen (le chanteur-guitariste), ressent exactement la même chose. C’est pour moi la guitare ultime en matière de Rock et j’adore leurs formes ! Je sais que Glen utilise des Mesa depuis des siècles, et il ne jure que par eux, mais, je n’arrive pas à m’en sortir de mon côté avec tous ces potards compliqués ! Je suis quelqu’un de simple ! J’ai utilisé énormément d’amplis, mais, ça ne me satisfaisait jamais pleinement, je devais toujours ajouter des pédales ou des équaliseurs pour obtenir le son que je voulais. J’ai commencé à jouer sur Orange il y’a environ deux ans, et je ne pourrais pas être plus heureux qu’avec ces amplis. Je pourrais faire un concert juste en me branchant directement à l’ampli, j’adore juste le son. J’ai en plus la chance d’être sponsorisé par eux maintenant, et je ne me vois pas utiliser quelque chose d’autre. Glen et moi avons des sons très différents. Il préfère ce qui est plutôt moderne, hi-gain avec moins de mids. Je préfère plutôt avoir un son plus old-school, avec plus de médiums. Combiner les deux permet d’avoir un son vraiment massif que tu ne peux pas avoir quand deux guitaristes d’un même groupe ont le même son.

Vos influences viennent plutôt des années 70’. Selon toi, qu’est ce qui a tant changé dans le fait de faire partie d’un groupe, ou dans tout ce qui concerne l’aspect business de la musique ?

L’industrie de la musique a énormément changé depuis les années 70’, et surtout ces dix dernières années. C’est très dur pour un nouveau groupe de se faire remarquer par un label. Surtout si tu décides de ne pas suivre les tendances. Quoiqu’il en soit, la musique, c’est un truc que tu as en toi ou pas. Tu fais de la musique parce que tu aimes ça et parce que tu sais que c’est ce que tu dois faire.

Tu penses que le Hard Rock ou le Metal en général est devenu trop lisse et propre ? Je veux dire, quand tu lis des interviews de certains groupes, tout ça semble si politiquement correct, et plein de langue de bois. Une opinion là-dessus ?

Oh oui, il y’a tellement de langue de bois ! Je te rejoins totalement là-dessus. Il y’a comme un besoin de se rassurer ces derniers temps, et cela se voit aussi sur scène. C’est comme quand tu vois un groupe qui se la joue « Rock&Roll », mais ou ils vont tous se recoiffer toutes les 15 secondes ! Je déteste qu’un groupe ne donne pas tout sur scène ! C’est pour ça que toute la scène Hardcore est si géniale, ces mecs deviennent dingues !

Tu penses quoi de tous les réseaux sociaux, comme Facebook, Twitter, ou Myspace ? Tu penses que ça peut vraiment donner un coup de pouce, ou que ça devient de plus en plus dur de choisir des groupes parmi la masse ?

Je pense que c’est quelque chose d’utile, mais qu’en même temps, plus il y’a de groupes, plus cela perd de son utilité. Je pense que c’est surtout important d’être en contact avec tes fans, et de les mettre au courant de tout ce que tu comptes faire, même quand tu n’es pas en tournée. Cela a tout de même un mauvais côté, car tu perds tout le côté mystérieux d’un groupe, comme c’était le cas avant. Led Zeppelin ne donnait jamais d’interviews, alors il y’avait ce côté mystérieux. Et tu n’as plus ça aujourd’hui, car maintenant les rock stars twittent même à propos de quand elles emmènent leurs chiens chez le toiletteur !

Votre premier album était une compilation de vos deux premiers e.p. Que peut-on attendre du prochain ? Un nom de producteur ? Une date de sortie ? Donne-moi un petit avant gout !

L’album est en pré-production pour le moment. On est en train de finir l’écriture et on enregistre les démos, pour pouvoir réfléchir aux arrangements, et faire en sorte que tout soit parfait. Si tout se passe bien, on va enregistrer à la fin de l’année et il sortira en début d’année prochaine. J’ai hâte d’enregistrer les nouveaux titres et de partir sur la route. On voudrait beaucoup tourner l’année prochaine, ce sera une bonne base de travail. Je pense que les titres sont assez variés. Ca va de titres acoustiques, à des titres plus rock, en passant par des titres bien Heavy plein de groove. Ce sera quelque chose d’éclectique, mais tout ça sonnera comme du Godsized.

Pourquoi est ce que Glen est si timide ? (Il fuit toujours les interviews, les photo shoots…) C’est plutôt étrange pour un front man !

Oui, je ne sais pas trop pourquoi il n’aime pas les interviews, mais je pense que ça se rapporte à ce côté mystérieux dont je te parlais plus tôt. Si quelqu’un a une photo avec Glen en tournée, alors il est très chanceux ! Alors que tout le monde a une photo avec Gav (le bassiste), et moi !

Ca se passe comment l’écriture au sein du groupe ? Vous avez tous un rôle clairement défini ?

Oui, en fait, je pense qu’il y’a deux moyens de procéder. Soit Glen apporte une chanson quasi terminée, avec une mélodie, des paroles, et on jam en répète. C’est un compositeur-né ! Sinon, si l’un de nous a un riff en tête, on se boit quelques bières en répète, et on jam dessus, et on écrit le tout ensemble. Je pense que les deux manières fonctionnent bien.

Quelles sont les principales significations de vos chansons ? Que ce soit du côté de paroles ou de la musique, que voulez vous atteindre et quelles sont les émotions que vous voulez faire passer ?

Ca, je ne peux pas vraiment te dire. Glen s’occupe des paroles. Je peux te dire qu’il s’inspire de la réalité, et chaque titre puise son origine dans la vie quotidienne, mais cela est dit de manière à ce que beaucoup de personnes puissent se retrouver dans ces paroles.

Tu crois que Zakk Wylde en fait trop avec les harmoniques artificielles ?

(Rires) Non ! C’est sa marque de fabrique ! Tu as déjà fait ce jeu ou tu t’écoutes un album de BLS et tu bois un shot à chaque fois que tu entends une harmonique artificielle ? C’est génial, tu es bourré après à peine deux titres !

Si tu jouais dans un groupe de reprise, ce serait quoi ta set-list ?

Je serais dans un groupe de reprises de blues rock des années 70’ ! - Train Kept Rollin’ (dans le style d’Aerosmith) - Stormbringer (Deep Purple) - The Green Manalishi (Fleetwood Mac) - Waiting For The Bus (ZZ Top) - Stranglehold (Ted Nugent) - Fire & Water (Free) - Mississippi Queen (Mountain)

Et sérieusement, c’est quoi le délire avec le Jägermeister ?

Les mots me manquent pour dire à quel point j’aime Jager ! En tant que boisson, j’adore ça, c’est l’alcool ultime ! Et puis, Jägermeister UK nous sponsorise, et ces mecs ont fait plus pour nous en un an que n’importe quel label l’aurait fait. Ces mecs sont géniaux.

Ca change quoi de jouer une sorte de Southern Rock ou Hard Rock, et de venir d’Angleterre plutôt que de la Nouvelle Orléans ?

C’est vrai qu’on a une sorte de vibe sudiste dans notre musique, mais je pense que c’est plutôt quelque chose d’inconscient qui vient de nos influences, plutôt que quelque chose que l’on essaye de faire consciemment.

Des projets de tournée pour 2012 ?

Oh oui, beaucoup ! On veut vraiment profiter de notre nouvel album, et tourner en Europe le plus possible. On voudrait aussi faire beaucoup de festival en 2012. J’adore être en tournée, j’ai hâte !

Ca te fait quoi, alors que vous avez fait pas mal de premières parties, de voir que maintenant, ce sont les autres qui ouvrent pour vous ?

Ca me plaît, mais en même temps, j’aime toujours ouvrir pour d’autres groupes. Il y’a une certaine pression quand tu es tête d’affiche que tu n’as pas quand tu ouvres pour quelqu’un d’autre. J’adore juste jouer en live. Que ce soit en premier, en dernier, dans un petit club ou une grosse salle, je suis heureux !

Ce soir, vous jouez au 100 Club de Londres, sur Oxford Street (une des rues les plus réputées de Londres), qui est un des plus vieux et connu clubs d’Europe, ça te fait quoi ?

C’est un endroit super. On a déjà joué ici, et c’est génial, car tu as cette petite scène, et tu sais que les Stones, Motorhead, les Sex-Pistols, ou encore Metallica ont joué ici, tout comme tous ces groupes de jazz tarés, depuis les années 20’ ! C’est un endroit super chaud à chaque fois, et il y’a une ambiance vraiment Heavy ici. Il y’a pas mal de fantômes du Rock & Roll qui se balade dans cet endroit, et c’est génial !



             



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