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HEAVY METAL  |  STUDIO

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1980 9 Iron Maiden
1981 6 Killers
1982 8 The Number Of The Beast
1983 7 Piece Of Mind
1984 9 Powerslave
1986 7 Somewhere In Time
1988 6 Seventh Son Of A Seventh So...
1990 9 No Prayer For The Dying
1992 6 Fear Of The Dark
1995 6 The X-Factor
1998 7 Virtual XI
2000 9 Brave New World
2003 7 Dance Of Death
2006 8 A Matter Of Life And Death
2010 6 The Final Frontier
2015 6 The Book Of Souls
1990 The First Ten Years #1
The First Ten Years #2
The First Ten Years #3
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The First Ten Years #5
The First Ten Years #6
The First Ten Years #7
The First Ten Years #8
The First Ten Years #9
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2005 The Number Of The Beast
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2010 El Dorado
1985 Live After Death
1993 2 A Real Live Dead One
1 Live At Donington
2002 Rock In Rio
2005 Death On The Road
2012 1 En Vivo!
2013 Maiden England '88
1996 Best Of The Beast
1999 Ed Hunter
2002 Edward The Great
2008 Somewhere Back In Time - The B...
2011 From Fear To Eternity
2002 1 Eddie's Archives
1982 The Number Of The Beast
1994 1 Raising Hell
2002 Rock In Rio
2003 1 Visions Of The Beast
Wildest Dreams - Dvd Single
2004 The Early Days
2005 Death On The Road
2008 Live After Death
2009 Flight 666 The Film
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1999 Transilvania 666
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IRON MAIDEN - The Book Of Souls (2015)
Par CANARD WC le 16 Septembre 2015          Consultée 19373 fois

Ecouter "Book Of Souls", c’est un peu comme rebaiser vite fait avec une ex au passé quelque peu douloureux. Enterrer la hache de guerre avec un dernier petit tour de piste. Les années ont passé, mais rien n’a vraiment changé. Toujours les mêmes couinements, les miasmes familiers, les odeurs corporelles qu’on connaît et ces mêmes rictus de plaisir concupiscent. On sait quand arrive(ra) l’orgasme, comment, combien de temps, passionnément ou pas. Alors arrivent au galop la mémoire des dizaines de dizaines de baise qu’on s’est octroyé et leurs souvenirs mémorables ou pas. Et c’est vrai que cette salope de vierge de fer et moi, on s’en est donné du plaisir par le passé. Certains de mes orgasmes avec elle figurent tout en haut dans mon palmarès des meilleurs coups. Comment oublier "Powerslave" ou "Seventh Son..." ?

Puis les habitudes ont gagné du terrain, on a sans doute fait chacun, à des degrés différents, moins d’efforts pour se plaire. Tout s’use de toute façon, forcément. Des premières débandades ("No Prayer...") aux petits coups vite fait inutiles sur la machine à laver ("Fear Of The Dark"), on savait, elle et moi, qu’on se dirigeait vers une séparation inéluctable, une première séparation avec pertes et fracas ("Virtual XI") pour mieux se retrouver quelques années plus tard à l’occasion d’une baise mémorable, épique, pleine d’une expérience indécente ("Brave New World"). On avait alors fêté l’an 2000 à notre façon en se promettant le meilleur. Chasser le naturel, il revient au galop : malgré les bonnes volontés ("Dance Of Death") et l’envie de varier un peu les plaisirs ("A Matter Of Life And Death"), on s’était retrouvé certes mais ça bandait un peu mou ou en pensant à autre chose. Puis, il y a eu l’affaire "The Final Frontier", une déclaration de guerre suivie d’une rupture violente, une autre, la dernière. La frontière finale entre nous, ouais. Cette fois-ci, le divorce fut bel et bien prononcé, je lui ai tourné le dos définitivement, sans même consentir à un dernier regard. Trop loin, elle avait été. Terminé.

Aussi quand elle m’a filé un coup de fil récemment pour un dernier petit coup hygiénique, j’ai hésité. Elle a bien essayé de m’appâter avec son single "Speed Of Light". En silence à l’autre bout du fil, j’ai soupiré. Toujours les mêmes gimmicks, le riff fadasse, l’imagerie satanico-bon enfant bien connue et pile poil la dose de savoir-faire pour que ça passe. Elle m’a promis des choses, m’a parlé d’inspiration, d’envies de tout ordre et j’ai d’abord pensé ne pas donner suite à sa proposition. Mais en hommage à toutes ces années de plaisir, à ces hectolitres de sperme et ces décibels de cris arrachés au rideau ; j’ai craqué, fixé le rendez-vous avec et pris l’adresse. Elle a choisi l’hôtel Guillaume Tell. Première bonne intuition. Le souvenir de nos retrouvailles « caliente » , là-bas, à l’aube du nouveau millénaire.

J’ai plutôt bien fait de lui laisser sa chance, à ma belle Maiden.

A peine arrivé qu’elle m’a fait le coup d’un problème à la langue…. Sa façon à elle de me dire que pour la fellation, tintin. Qu’à cela ne tienne, j’adore descendre à la cave, on va se débrouiller. Mais quand même, pour nos retrouvailles, après trois ans, me faire à moi ce coup-là, franchement…

« Et alors, c’était comment ? »
« Et alors, c’était comment ? »


Si j’étais un esprit facétieux, je vous répondrais que la pudeur m’interdit de vous en dire davantage, que ce qui s’est passé entre elle et moi ne vous regarde pas et qu’il convient de laisser les détails « derrière la porte close » comme le chantait Charlie RICH (*). Mais bon, vu qu'on est entre hardos, que vous êtes un peu là pour ça, bande de coquins, on va (presque) tout se dire.

La sagesse populaire veut que ce soit dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. La sagesse populaire parle bien en l’occurrence de « soupe », la vraie avec des légumes, parce qu’en matière sexuelle, tout à chacun avons une date de péremption au-delà de laquelle on saluera davantage le courage et l’abnégation qu’autre chose. En ce qui concerne ma vierge rouillée et grisonnante, on est encore dans la limite DLUO mais c’est tout juste. Faut dire qu’en vieillissant, ma petite Maiden a tendance à en faire des tonnes, à jouer les prolongations et à abuser de préliminaires inutiles. Où est-elle passée l’époque de nos orgasmes en moins de cinq minutes ("Two Minutes To Midnight" par exemple) ? Bref, ma belle s’est pour ainsi dire « vaginalisée » avec le temps, un mal pour un bien ou l’inverse. Comme vous préférez. Moi je suis plutôt Heavy clitoridien. Sans parler que niveau maquillage, elle fait de moins en moins d’efforts (grand prix de la pochette la plus nulle de l’histoire du groupe), le naturel a ses limites, mais passons.

Physiquement en tout cas, "Book Of Souls" s’avère épuisant. Elle va vous demander des efforts, la bougresse. Croyez-moi, vous allez devoir limer, limer et encore limer avant d’arriver à quelques inavouables frissons. Venant de la part d’une partenaire qui fut un temps était capable de vous envoyer sur orbite en un riff ("The Trooper"), tout coït avec l’intéressée se voile d’une irrépressible nostalgie. Ceci étant, cette évolution est aussi naturelle que nécessaire : quand on voit ce que donne Maiden sur des formats courts à l’ancienne (j’ai déjà cité "Speed Of Light" mais "Death Or Glory" ne vaut guère mieux), c’est avec une certaine lucidité que Maiden a décidé de jouer de ses charmes différemment. Le résultat de cette culbute rappelle quelque peu "X Factor" et les meilleures heures de "A Matter Of Life And Death" ce qui aurait pu être pire, mais terriblement plus efficace aussi.

Car le problème vient bien de cette 1h30 de baise en deux parties. Plus longue partie de jambes en l’air du groupe, plus long coït ininterrompu également ("Empire Of The Clouds" dépasse les dix-huit minutes…). Dans la bataille, elle a sorti bien des arguments, elle a voulu explorer courageusement de nouveaux sentiers mais l’ensemble s’avère néanmoins fastidieux. Au point que je vous ferais grâce de mes commentaires sur chaque partie, me refusant pour ainsi dire de vous dire précisément qui a fait quoi à qui, mais sachez juste qu’il y a de l’inutile, du superflu et que presque chaque titre aurait pu être amputé de plusieurs minutes sans que cela nuise à quoique ce soit. D’aucuns diront que c’est l’intention qui compte, qu’il vaut mieux trop que pas assez, un bon "tiens prends ça" vaut mieux que deux "tu jouiras". Je pense personnellement qu’à trop faire durer le plaisir, on finit par l’éroder. Parfois dans la longueur, Maiden trouve certes un second souffle ("The Red And The Black" : sans doute le meilleur titre de l’album), mais la plupart du temps peine à jouir décemment, devient un brin ennuyeuse au point de réduire elle-même l’impact de ce double album plutôt réussi.

Une bonne tranche de cul m’aurait suffi. Proposer d’emblée la belle et la revanche, elle m’avait semblé bien présomptueuse. Surtout après toutes ces années, tous ses albums en dents de scie. Aussi, j’ai fini par m’emmerder sur la deuxième partie et ai même dû me terminer à la main pendant que Bruce hurlait toute seule de plaisir en évoquant je-ne-sais quelle « empire des cieux ». Mieux vaut deux fois qu’une ? Pour le principe, pour le plaisir aussi.

Sans en attendre rien
Il faut savoir prendre le temps
Un peu de rêve à notre vie
Prendre la vie du bon côté
On peut aussi tout foutre en l’air
Oublier ce qu’on a dit un jour
Faire souffrir comme on a souffert
(**)

« Alors, heureux ? » me demande-t-elle pendant que je remets mon falzar. Fais pas ta fière, ma poule. Je sais très bien que des milliers d’autres en parleront comme d’une expérience unique, magique et incroyable. Mais je ne suis plus un lapereau de trois semaines. Donc ouais, c’était pas mal, mais pas sûr que tu figureras dans mon top des meilleurs coups de l’année.


Note : 3/5.


Tranche de cul préférée : "The Red And The Black".
Réveille moi quand t'as fini : "Empire Of The Clouds".
On connaît la chanson : "Speed Of Light".


(*)https://www.youtube.com/watch?v=XdJJmgcsREA&list=PL6EC7FA9393DF610C&index=46
(**)https://www.youtube.com/watch?v=x36hqnfWsaQ : ça vous apprendra à cliquer n’importe où. Protégez-vous, merde à la fin.

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- Bruce Dickinson (chants, piano)
- Steve Harris (basse, claviers, chœurs)
- Dave Murray (guitare)
- Adrian Smith (guitare, chœurs, synthétiseur)
- Janick Gers (guitare)
- Nicko Mcbrain (batterie)


1. If Eternity Should Fail
2. Speed Of Light
3. The Great Unknown
4. The Red And The Black
5. When The River Runs Deep
6. The Book Of Souls
7. Death Or Glory
8. Shadows Of The Valley
9. Tears Of A Clown
10. The Man Of Sorrows
11. Empire Of The Clouds



             



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