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HEAVY METAL  |  STUDIO

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1982 9 The Number Of The Beast
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1998 8 Virtual XI
2000 11 Brave New World
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2010 9 The Final Frontier
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2021 5 Senjutsu
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1994 1 Raising Hell
2002 1 Rock In Rio
2003 1 Visions Of The Beast
Wildest Dreams - Dvd Single
2004 1 The Early Days
2005 1 Death On The Road
2008 1 Live After Death
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1980 Iron Maiden
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1983 Piece Of Mind
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2015 The Book Of Souls
 

- Style : Darkest Era, Diviner, Desperado, Angel Martyr, Tanith, Maiden United, Katana, Night Viper, Burning Witches, Aria, Starblind, Armory, Absolva, Stormwitch, Darker Half, Saxon, Riot, Viper
- Membre : Paul Di Anno Killers , Praying Mantis, Gogmagog, Rock Aid Armenia, White Spirit, Bruce Dickinson, Paul Dianno , Adrian Smith And Project, Wolfsbane, Psycho Motel, Gillan, British Lion, Blaze Bayley, Trust, Smith/kotzen
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IRON MAIDEN - Senjutsu (2021)
Par DARK BEAGLE le 17 Septembre 2021          Consultée 8398 fois

Presque six ans jour pour jour après la sortie de "The Book Of Souls" (cela se joue à une journée ; si ce n’est pas du timing ça), IRON MAIDEN fait son retour avec un nouvel album studio, "Senjutsu", avec son Eddie Samurai qui orne la jaquette, à nouveau sur un fond noir. Et si personnellement j’avais parié sur un triple album de dix titres, il s’agit finalement d’un double LP, comme son prédécesseur, pour cette fameuse dizaine de morceaux. Forcément, le menu s’avère copieux, et l’indigestion pourrait facilement poindre le bout de son nez, surtout lorsque l’on se rend compte que les trois dernières chansons sont signées par le chef Steve Harris et qu’elles dépassent toutes les dix minutes, avec donc leur lot d'ingrédients superflus. Quand on connaît l’art de la répétition du bassiste, ce n’est pas forcément de bon augure. Reste à savoir ce que IRON MAIDEN peut encore proposer aujourd’hui, lui qui semble avoir tout dit dans les années 80 avant de se prendre une formidable gueule de bois dans les ’90.

Le packaging est plutôt sympathique, Eddie a une tronche à faire peur avec ses dents qui sortent façon vampire ou créature japonaise pas très commode. Comme l’aurait dit feu ma grand-mère « si les Allemands avaient eu des sales tronches comme ça, ils l’auraient gagnée la guerre ! ». Cependant, et là je parle principalement pour moi, j’ai eu une petite déception en découvrant le visuel pourtant soigné de Mark Wilkinson (JUDAS PRIEST) et son fond noir qui renvoie à celui de "The Book Of Souls" dans l’idée. Et la nostalgie d’anciennes jaquettes se fait alors présente, quand Derek Riggs construisait des fonds fourmillants de détails, où l’on passait un certain temps à chercher un chat noir, l’ombre de la Faucheuse ou encore un Mickey au milieu de hiéroglyphes (ou un tag d’Indiana Jones). Cela n’empêche en rien pour l’album d’être facilement repérable chez le disquaire, au contraire !

Précédé par deux singles au style différent, "Senjutsu" avait déjà fait couler beaucoup d’encre avant même sa sortie. Entre le jeu de piste organisé par le label du groupe (avec l’aide de Dickinson), un clip qui se fait remarquer pour être de l’animation sur un scénario de ce bon vieux Bruce Bruce pour "The Writing On The Wall", les rumeurs sur la sortie de l’album allaient bon train. Celui-ci était quasiment prêt en 2019, enregistré aux réputés studios Guillaume Tell durant un break dans la tournée "Legacy Of The Beast". Il aurait dû paraître en 2020, sauf que la pandémie mondiale en a décidé autrement, assignant les musiciens à résidence à divers endroits du globe. Forcément, cela n’aide pas et la perspective d’être coincés à domicile et de ne pas pouvoir défendre le disque sur scène rendait caduque toute perspective de sortie.

Puis les choses évoluant, nous avons enfin la possibilité d’écouter ce dix-septième opus studio de IRON MAIDEN, dont les musiciens semblent bien fiers (à moins que ce soit du fait qu’ils aient réussi à le garder secret jusqu’au dernier moment quasiment ?). Un nouvel album de la Vierge de Fer, c’est toujours un petit événement dans la sphère Metal – et un peu plus, certains quotidiens relayant l’information, prouvant que la bande à Harris a fini par se fondre entièrement dans la Pop Culture. Tout le monde connaît IRON MAIDEN au moins de nom et l’associe au Hard Rock, pris comme genre dominant pour définir l’univers Metal – et suscite depuis des années bon nombre de discussions entre ceux qui adorent et les autres, ceux qui détestent, chaque camp pensant détenir la vérité. Mais globalement, s’il y avait une affirmation à retenir et à appliquer dans le contexte de ce groupe emblématique du Heavy Metal (sinon LE groupe emblématique pour de nombreuses personnes), c’est que c’était mieux avant.

Forcément. Ce n’est pas tant que IRON MAIDEN, ou plutôt les six musiciens qui forment cette entité, vieillissent mal, c’est plutôt que les chefs d’œuvre indéniables et fédérateurs sont derrière eux, de façon irrémédiable, d’autant plus que la formule pratiquée par l’institution britannique n’est pas sujette à de grands bouleversements stylistiques. Il s’agit tout simplement d’une formation qui a sa formule, dont les mélodies sont toujours immédiatement identifiables à la première écoute, avec bon nombre de gimmicks qui ont la fâcheuse tendance à se répéter d’album en album, quand ce n’est pas de titre en titre, surtout quand ces derniers sont longs. "Senjutsu" ne déroge pas à cette règle, aussi inamovible que Steve Harris derrière sa basse ou Kevin Shirley derrière la console depuis "Brave New World".

Et là réside l’un des problèmes de IRON MAIDEN. La production de l’album est vraiment indigne de sa stature, elle ne rend pas franchement hommage aux parties instrumentales qui sonnent parfois de façon bien brouillonne. Cela donne de fait une impression d’amateurisme un peu dérangeante, comme si Shirley ne savait pas quoi faire de cette troisième guitare qui doit lui paraître bien encombrante. Bon, cela semble plaire aux membres du groupe, qui ne s’en plaignent jamais, bien au contraire (pourtant le son est meilleur sur les Lives, quoi…). Peut-être est-ce que nous avons des critères de satisfaction trop élevés pour simplement apprécier la musique telle qu’elle nous est proposée ? Mais par exemple, je trouve que la production plombe un brin "Stratego" qui aurait mérité plus de fluidité dans le son. N’est hélas pas Martin Birch qui veut (difficile de ne pas penser à lui en parlant de IRON MAIDEN tant il a contribué à l’explosion artistique et commerciale du groupe. RIP man).

Après, cette fameuse production, on finit par l’oublier au bout de quelques écoutes. Le tout étant de pouvoir se fader le tout d’une traite. Là, nos Anglais nous proposent 80 minutes qui peuvent se révéler assez indigestes sans pauses (là, les exemplaires physiques ont un avantage : il faut changer le disque, ce qui donne un mouvement et permet de souffler un peu. Et la version vinyle a l’intelligence d’espacer les trois derniers morceaux de cette manière, les rendant bien plus accessibles et permettant de ne pas se perdre dans les différents mouvements). Pour être pleinement apprécié, un album de cette longueur mérite d’être écouté au calme, avec une question qui se pose tout de même aujourd’hui : qui a encore une heure vingt à perdre à écouter juste un LP ? À ce titre, il y a au moins deux morceaux de trop sur ce disque et un sacré élagage à faire sur d’autres.

Et là, nous nous frottons à deux écoles différentes. Il y a d’abord celle du duo Adrian Smith et Bruce Dickinson qui apporte, à mon sens, les idées les plus originales de l’album. Ce sont eux qui sont à l’origine de "The Writing On The Wall" et son approche plus Folk pas déplaisante, qui emprunte bien les codes de IRON MAIDEN. Ce sont eux qui amènent un lot de variété dans les idées et qui finalement composent les morceaux les plus directs, ceux qui n’ont pas forcément besoin de coupes drastiques pour être pleinement appréciés. Les deux compères vont même livrer ce qui est peut-être bien (pour moi les gars, pour moi, ne commencez pas à vous exciter sur vos claviers) la pièce maîtresse de ce disque, à savoir un "Darkest Hour" qui fait dans la finesse. La tension monte mais n’éclate jamais, comme ce serait tellement prévisible (pour le coup, heureusement que Harris n'est pas à l’écriture dessus), Dickinson se veut impérial dessus tandis que Smith signe une partition intelligente et nuancée. L’instrumental n’est pas loin de "Wasting Love" dans l’esprit, avec cette volonté de ne pas chercher l’agressivité et de laisser Dickinson s’exprimer au mieux.

D’ailleurs ce dernier se porte très bien. Son cancer est derrière lui et il possède encore de très belles capacités vocales. Il ne va pas chercher à monter trop haut, il n’en est peut-être plus vraiment capable de toute manière et IRON MAIDEN ne propose plus de compositions à la "Aces High" ou à la "Hallowed Be Thy Name" depuis un petit moment. Et qu’ils ne le feront certainement plus si l’on se fie aux deux dernières réalisations studio qui parlent d’elles-mêmes, qui sont finalement en adéquation avec l’âge des musiciens (qui sont dans les environs de la moitié de la soixantaine, à l’exception de Nicko McBrain qui lui se rapproche des 70 ans). Alors IRON MAIDEN, émoussé ? Ce ne serait pas la meilleure des définitions, le groupe pose le pied, il ralentit les tempi, mais il est reste néanmoins relativement affûté en termes d’écriture et d’interprétation. Alors oui, ce n’est plus aussi tranchant et agressif que par le passé, mais il y a toujours une manière de faire qui fait au moins tendre l’oreille. Et l’ensemble reste dans une certaine continuité stylistique par le biais de Steve Harris.

Ce dernier me permet de rebondir sur cette histoire de deux écoles qui semblent s’affronter au sein de la Bête. Harris, c’est un peu le gardien des lieux. Quand il écrit seul et que personne ne vient lui poser de garde-fous (ici, c’est principalement Janick « la Ballerine » Gers, ou Adrian Smith sur le morceau-titre), le bassiste se montre un brin trop expansif et il balance des morceaux interminables dans la plus pure tradition des titres fleuves dont il a le secret. Certains avanceront le terme de « Progressif » mais ce n’est pas vraiment le cas, la trame étant très lisible et prévisible : une intro à la cool, le développement Heavy avec ici des refrains qui ne se contentent pas d’une phrase répétée jusqu’à l’écœurement (merci à lui pour l’effort), une série de soli qui se répondent plus ou moins bien, un retour sur le thème de l’intro histoire de finir sur une note plus calme. Pour faire simple, Steve Harris, c’est le boucher à qui vous demandez 350 grammes de viande hachée et qui vous répond « y a 425 grammes. On laisse quand même ? ». Parce qu’effectivement, sur ces longues pièces, il y a de quoi élaguer.

Surtout que le gars aime bien répéter certains thèmes qu’il a déjà utilisé par le passé, au travers de petites mélodies qui donnent une impression de déjà-vu un peu embarrassante. On retrouve son style d’écriture qui ne bouge plus beaucoup depuis le retour de Bruce, avec tous ces gimmicks évoqués plus hauts qui sont une signature sonore mais qui n’apportent pas toujours grand-chose aux morceaux. Si "The Parchment" s’en tire plutôt bien grâce à ses ambiances orientales et ses longues parties instrumentales pour le coup bien foutues (mais il y a bien des coupes à faire de-ci, de-là pour arriver sur quelque chose de plus concentré et efficace), mais "Death Of The Celts" semble quant à elle bien interminable et franchement peu passionnante, à l’instar de "Lost In A Lost World" qui est l’archétype de l’écriture de Steve Harris. Cela commence doucement, très doucement, Bruce intervient alors que rien ne montre que ça va partir sur un Heavy standard, mais c’est bien ce qui arrive. Abruptement. Avec un manque de feeling qui ne cesse d’étonner à ce niveau. Steve Harris a beau être fan de GENESIS et de ses pièces magistrales, il n’a pas toujours la finesse pour combler efficacement les dix à douze minutes de ses morceaux longs qui semblent bien épuisantes. L’avantage du format vinyle étant, encore une fois, de pouvoir se laisser un petit temps pour bien assimiler tout ce qui a été entendu.

Mais est-ce que Harris arrive tout seul à plomber sa création ? Non, parce que "Senjutsu" contient de bons morceaux et qu’il y a souvent quelque chose à sauver de ce qu’écrit le bassiste tout seul dans son coin. La bestiole ronronne encore et, méfiance, pourrait bien encore sortir les griffes quand vous vous y attendez le moins ("The Parchment" est intéressant à ce niveau, sous ses airs cools il propose de très bonnes parties lead). Et bien que souffrant d’un déséquilibre flagrant avec ses trois morceaux finaux qui viennent alourdir l’ensemble quoi qu’on en dise, l’ensemble possède de sérieux atouts pour séduire ceux qui avaient succombé à "The Book Of Souls" après un "Final Frontier" qui était loin d’être réellement convaincant. Certains avanceront que celui-ci non plus ne l’est pas, que ça sonne fatigué, rincé même. C’est du MAIDEN qui a l’âge de ses artères et il s’en dégage tout de même une certaine sagesse au niveau de l’écriture, une sérénité qui ne peut être là que lorsque les musiciens savent qu’ils n’ont plus rien à prouver et qu’ils prennent simplement plaisir à composer de nouvelles chansons.

Globalement, l’ensemble se veut assez accrocheur, IRON MAIDEN n’a pas perdu sa capacité à tirer son épingle du jeu bien qu’il se montre gentiment plan-plan. Dès le morceau d’ouverture, il est difficile de passer à côté du fait que de nombreuses parties plus sages viennent se greffer à la structure du morceau, émoussant quelque peu l’agressivité naturelle des guitares. Et cette fois-ci, les refrains semblent suffisamment travaillés pour apporter une réelle plus-value à ce double LP. Alors qu’il y a quelques années encore IRON MAIDEN pouvait se montrer agaçant à ce niveau, un véritable travail semble avoir été fait en ce sens et ils viennent donner ce petit coup de pouce dont ont besoin certains titres, à l’instar de "The Time Machine", banale dans sa forme instrumentale mais dont le refrain entraînant vient apporter un relief vraiment bienvenu. Il est possible d’ailleurs que ce titre puisse assez bien fonctionner en concert, à l’instar de "The Writing On The Wall" et "Stratego". Là, il suffit de patienter, nous aurons les réponses lors de la publication du prochain double live de la Vierge de Fer d’ici deux ans…

Senjutsu signifie « tactique » ou, comme semble l'indiquer "Stratego" qui suit directement pour enfoncer le clou, « stratégie ». Et ici, il ne semble pas y en avoir réellement. IRON MAIDEN poursuit sa route sans chercher à voir vraiment plus loin que le bout de son nez, reprenant les affaires là où il les avait laissées avec "The Book Of Souls", allant jusqu’à refaire un format double, sans avoir cette fois-ci la durée d’un match de foot. Il s’agit d’un album finalement assez simple dans l’approche, plutôt tranquille pour peu que l’on apprécie le fait que IRON MAIDEN ait calmé le jeu depuis quelques années. Sans être une réussite, "Senjutsu" propose suffisamment de bons moments pour avoir une durée de vie assez honorable, même si un peu plus d’humilité au niveau de l’écriture (oui, Steve, c’est toi que je vise) l’aurait indéniablement augmenté. Alors oui, c’était mieux avant. Mais avant, les musiciens étaient plus jeunes et au sommet de leur forme. Quarante deux ans après "The Soundhouse Tapes", c’est déjà appréciable de retrouver IRON MAIDEN avec un album comme celui-ci, intéressant et plutôt agréable à écouter, à défaut de représenter un avenir possible du Heavy Metal.

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- Bruce Dickinson (chant)
- Adrian Smith (guitare)
- Dave Murray (guitare)
- Janick Gers (guitare, pas de danse)
- Steve Harris (basse, claviers)
- Nicko Mcbrain (batterie)


1. Senjutsu
2. Stratego
3. The Writing On The Wall
4. Lost In A Lost World
5. Days Of The Future Past
6. The Time Machine
7. Darkest Hour
8. Death Of The Celts
9. The Parchment
10. Hell On Earth



             



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