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METALLICA - Load (1996)
Par POWERSYLV le 5 Mars 2006          Consultée 32849 fois

Dans la première partie des années 90, METALLICA est au sommet de sa gloire. Sorti en 1991, l’album Metallica (encore appelé Black Album) produit par Bob Rock amorçait un virage nettement plus commercial. Bien que les compositions furent de qualité, METALLICA ne proposait que de lointains relents de son passé thrash pour faire la part belle à un heavy metal puissant, clinquant et bien composé. Beaucoup de vieux fans à l’époque grincèrent des dents, voyant d’un mauvais œil leur groupe préféré se travestir en machine à pognon au détriment de compositions plus spontanées et percutantes. Ils n’avaient encore rien vu …

Pendant les 5 années qui séparèrent le Black Album de Load, le groupe tourna intensément aux 4 coins de la planète. Car malgré les quelques compromis, METALLICA reste alors un des plus grands groupes live, l’énergie de James, Lars, Kirk et Jason fut d’ailleurs retranscrite sur le superbe coffret Live Shit, Binge And Purge (1993), premier live officiel du groupe. La perte de quelques vieux fans est largement compensée par l’arrivée de nouveaux qui ont connu le groupe grâce à l’album noir et beaucoup de jeunes sont devenus fans de heavy metal à cette période-là grâce à METALLICA. Le groupe bénéficia ainsi d’une reconnaissance beaucoup plus grande et qui dépassa largement le cadre des initiés. En 1992, les 4 ex-thrashers participent à Wembley au concert tribute à Freddie Mercury (le défunt chanteur de QUEEN mort du Sida quelques mois plus tôt) et côtoient non seulement des sommités du hard-rock comme DEF LEPPARD, EXTREME ou GUNS’N ROSES (à leur apogée à l’époque également) mais aussi des artistes de pop comme David Bowie, Elton John ou Annie Lennox. METALLICA commence aussi à être régulièrement convié aux cérémonies du type Grammy Awards. Il n’empêche que le groupe reste encore proche de ses racines metalliques en répondant ok pour réanimer le mythique festival des Monsters Of Rock de Donington en 1994 où il figure en tête d’affiche (avec au menu entre autres SLAYER, MACHINE HEAD, SKID ROW, THERAPY?, CORROSION OF CONFORMITY …).

Alors qu’on attend comme du pain béni un nouvel album pour 1996, des signes avant coureurs avaient inquiété. Il est vrai que lorsqu’on entend Lars Ulrich déclamer son admiration pour un groupe comme OASIS, ça fait peur. Le résultat fut effectivement bien amer. En ce début 1996, excité (mais un peu inquiet), je me branche sur une célèbre radio nationale où Ulrich et Hetfield sont invités pour écouter le premier single (exclusivité), « Until It Sleeps ». Quelle déception lorsque je découvre un METALLICA fade, ramolli jusqu’au trognon. La première réaction qui me vient en tête est : « 5 ans d’attente pour … ça ? ». Tentant de ravaler ma déception, je me dis que peut-être le single n’est pas à l’image de l’album, qu’en re-écoutant le single plusieurs fois ça passera mieux. Et puis, le Black Album, j’avais eu du mal aussi au début, et finalement je l’aimais bien. Bref, dans ces cas-là, on tente de se faire une raison.

Puis arrive enfin l’objet tant attendu (avec une certaine appréhension cette fois). Load est effectivement l’album du début de la déchéance, un disque vraiment décevant auquel je ne me suis toujours pas fait aujourd’hui. Il représente pour moi le pire de ce que METALLICA pouvait faire. J’ai même parfois du mal à apposer le titre « metal » sur certains titres, c’est dire. Je ne vais pas m’étendre sur l’accoutrement rididule du quatuor. Car à l’image du booklet où METALLICA (le groupe qui apparaissait comme le plus incorruptible du monde) paraît lui même parodier les RATT et ces groupes glams de Los Angeles disparus des années 80 dont il se gaussait tant, la musique est elle aussi travestie. Et c’est surtout ça qui fait mal. Que viennent foutre des titres comme « 2 X 4 » ou « Poor Twisted Me » sur un disque de METALLICA ? Qu’est-ce que c’est que ces titres de remplissage très mauvais que sont le très fade « Cure » ou le chiantissime « Ronnie », qui termine l’album en se vautrant encore davantage dans la fange ? Alors que METALLICA proposait jusque-là du génial, de l’excellent ou au pire du fort bon, voici Load, le recueil le plus insipide du quatuor qui s’ouvre à vous.

Bref, METALLICA est complètement méconnaissable ici. Alors oui, les groupes se doivent d’évoluer, mais doivent-ils pour autant se travestir et perdre les bases de leur style ? Là est la grande question. Evolution honnête et sincère ou pur racollage mercantile, je crois en la deuxième option. « Mais qui es-tu pour juger de cela ? ». Un client (et le client est roi, non ?). Un client qui vient de se faire niquer profond par un groupe dont il se rassasiait à mort de ses 5 premiers brulôts légendaires (surtout les 4 premiers) et qui pensait le faire encore avec les chapitres suivants. Un amateur d’une formule musicale : le heavy/thrash made in « METALLICA » qui me passionnait de bout en bout. Où sont les solos lumineux de Kirk ? La voix de James qui mélangeait hargne et mélodies ? Les rythmiques douces ou béton ? Qu’est-ce que c’est que ce chanteur qui nous sort en concert des « Baby » à tour de bras à l’instar d’un Jon Bon Jovi en mal d’amour ? Qu’est-ce que c’est que ces solos mal inspirés et ces effets de guitare chiants qui cherchent à pomper un grunge alors 6 pieds sous terre ? Ces titres à ralonge (« Bleeding Me » est mou mais pas trop mauvais en soi, mais alors le groupe a ralongé la sauce à mort) ? En étant indulgent, il y a quoi ? « Ain’t My Bitch », « King Nothing » et la jolie ballade country « Mama Said » qui tirent leurs épingles du jeu, le reste n’est que tentative râtée de proposer quelque chose qui ne leur ressemble pas.

L’écoute de ce disque est pour moi limite insupportable encore aujourd’hui tant je ne reconnais plus ce groupe dont j’étais fan ultime et l’ampleur du naufrage est à l’image de l’admiration que j’avais pour eux. Alors même que Load venait de sortir, METALLICA nous signifie qu’un nombre conséquent de titres des mêmes sessions d’enregistrement sont encore en attente pour sortir un album l’année d’après. La suite donc en 1997 avec Re-Load qui sera quasiment du même tonneau. Même s’il reste une valeur sûre en live (cf. tournée Load, le très bon concert de Bercy en 1996), METALLICA a quand même l’insigne honneur d’avoir sorti un des albums que je méprise le plus au monde. Chapeau.

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   (9 chroniques)



- James Hetfield (chant,guitare)
- Lars Ulrich (batterie)
- Kirk Hammett (guitare)
- Jason Newsted (basse)


1. Ain't My Bitch
2. 2 X 4
3. The House That Jack Built
4. Until It Sleeps
5. King Nothing
6. Hero Of The Day
7. Bleeding Me
8. Cure
9. Poor Twisted Me
10. Wasting My Hate
11. Mama Said
12. Thorn Within
13. Ronnie
14. The Outlaw Torn



             



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