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HEAVY METAL  |  DVD

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METALLICA - Français Pour Une Nuit (2009)
Par FIGHTFIREWITHFIRE le 7 Décembre 2009          Consultée 11055 fois

Le voilà donc ce fameux DVD ! A peine six mois après le concert événement aux arènes de Nîmes le produit se retrouve déjà dans les bacs (disponible en magasin uniquement en France et par correspondance pour les autres), de quoi générer un peu d’inquiétude quant à sa qualité et pousser à soupçonner un éventuel bâclage.
Car après une éternité sans production live ("S&M" c’était il y a déjà un moment et si l’on fait la fine bouche on peut même remonter à "Cunning Stunts" pour la dernière prestation classique) voilà que METALLICA propose pas moins de trois captations pour la même tournée (un live à Mexico et un américain indoor à Ottawa étant également au programme) et publiées en un temps record.

Mais là où les français peuvent faire jouer leur légendaire fierté et chauvinisme c’est que ce live à Nîmes est indubitablement le plus exceptionnel des trois de par son cadre hors norme : des arènes romaines vieilles de deux millénaires, s’apprêtant à accueillir quatre gladiateurs modernes décidés à laisser leur traces pour au moins autant de temps…

Les craintes quant à un éventuel produit pressé à la va vite s’estompent déjà à la vue de l’artwork, très sobre et classe, indéniablement minutieusement travaillé, également le résultat de frenchies tout comme absolument toute la logistique réquisitionnée autour de l’enregistrement et de la production de ce DVD…

Certaines mauvaises langues prétendant que les gérants des arènes Nîmes auraient imposé la captation de ce live en échange de la location du lieu auront peut être des doutes à la vue de la sincère émotion qui étreint James Hetfield lorsqu’il aborde ce sujet, visiblement extrêmement fier voire fébrile à l’idée de se produire en de tels lieux chargés d’histoire…

S’agissant de l’image, la qualité est plus que satisfaisante, on sentirait presque la brise qui soufflait ce soir là tant le rendu est précis et propre. Les plus pointilleux risquant surtout de ne pas se satisfaire d’une vision tremblante concernant les plans filmés depuis la caméra posée sur rails qui borde la scène : l’explication se trouvant dans le fait que l’appareil était disposé sur les caissons de basse et supportait difficilement les coups de grosse caisse !

Une introduction somme toute très simple mais plutôt efficace, un menu basique mais stylisé (un petit côté Astérix qui colle bien avec la France) et l’on se lance dans ce fameux concert, pour constater la formidable entrée en scène des four horsemen qui, contrairement à leur habitude, font monter la pression à la fin du sample de l’intro de "Blackened". Ceux-ci n’étant toujours pas présents sur scène pour la reprise et laissant un blanc s’installer qui permet à la foule surexcitée de s’exprimer !
Un effet imparable qui, pour l’anecdote, est totalement involontaire : le groupe s’est en réalité simplement bloqué en se trompant de chemin pour monter sur scène, une mésaventure qui ne manque pas de les faire sourire et qui est bien entendu coupée au montage.

Et parlons en de la batterie : avec un son clinquant et extrêmement puissant celle-ci est particulièrement mise en valeur et a été sujette à de nombreux overdubs visant à dissimuler les limites de plus en plus évidentes de Lars en live et parfois même à énormément l’avantager par rapport à son jeu réel, comme si le danois n’assumait pas pleinement la perte de technique de ces dernières années ?

Ce qui nous mène inévitablement à Kirk Hammet, qui a semble-t-il pas mal laissé s’amonceler la poussière sur ses innombrables guitares ces dernières années. Celui-ci a visiblement bien moins triché que son compère et ne s’est pas entêté à tout retoucher, laissant certaines hésitations propres au live telles quelles, et favorisant ainsi une plus grande authenticité, ce qui est réellement un bon point.

Enfin sur DVD comme dans la réalité c’est bien James Hetfield qui tient la baraque, sa rythmique tranchante, son chant, certes moins puissant qu’il y a quelques années mais considérablement amélioré depuis les deux dernières tournées, sont particulièrement bien traités.
Tout comme le travail de Rob, surdoué de la basse et toujours aussi techniquement impressionnant même si son jeu de scène tranche toujours autant avec les trois autres.

La présence de quatre morceaux issus du dernier album traduit la fierté des américains vis à vis de leur nouveau-né, et le public leur donne raison car l’accueil de ces morceaux est particulièrement enthousiaste !
Hormis ces nouveautés METALLICA égrène bien sûr tous ses classiques, la plus grosse "rareté" se trouvant être l'imparable "Dyers Eve" très rarement jouée dans l'histoire du combo, mais déjà présente au Parc de Princes en 2004.
On aura même la surprise de voir "Fade To Black" venir côtoyer "The Day That Never Comes" alors qu'Hetfield expliquait se refuser à jouer les deux morceaux le même soir à cause de leurs fortes similitudes.

La force de ce live, c’est aussi sa propension à insuffler énormément de magie à un concert qui, vécu en temps réel, ne s’était pas forcément avéré aussi impressionnant !
Car pris d’un seul coin de la foule, sans les multiples mouvements de caméra, ce concert n’était pas vraiment le plus exceptionnel que METALLICA ait pu nous offrir en France ces dernières années.

Une setlist somme toute très classique avec aucune réelle surprise pour qui a l’habitude de les suivre et connaît leur incroyable volonté de faire plaisir à leur fans en modifiant chaque soir de manière considérable leur set.
Une scène ultra dépouillée, étrangement imbriquée au fond des arènes et bouchant de manière dommageable la vue tout en bloquant de nombreuses places potentielles. Des effets lumineux quasiment inexistants (quelques feux d’artifices sur "One" et "Enter Sandman"). Pour ceux qui avaient apprécié le live de RAMMSTEIN au même endroit il y a quand même de quoi être passablement déçu à ce niveau.

Mais l’essentiel réside bien sûr dans la prestation, et celle-ci, tout a fait honnête ce soir là, s’avère, par la magie du DVD, extrêmement délectable sur écran, presque un comble !

Mais c’est là l’avis d’un fan qui les a vus très souvent et très régulièrement, et forcément passé la magie des premiers concerts, on devient plus exigeant. Malgré tous les efforts du groupe pour satisfaire ses troupes on regrettera l’absence de vraie surprise comme on pouvait l’espérer les connaissant, le groupe ayant visiblement dû privilégier la sécurité pour ne pas se louper sur une seule captation (on les sent d’ailleurs parfois bien plus concentrés qu’à l’accoutumée) et la répétition de nombreux gimmicks ("Oh Yeah ?" "Do you feel it like I do ?" placés au millimètre, tant et si bien que l’on devine quasiment tous les enchaînements et les morceaux à venir pour peu que l’on ait vu le groupe à Bercy quelques mois auparavant). On aurait simplement espéré un peu plus de folie et de choses inédites pour un tel événement.

Mais que les moins aigris se rassurent vite : pour eux la magie opérera inévitablement, METALLICA enterrant toujours la majorité de la concurrence quand il s’agit de se produire live.
De plus la majesté du lieu est particulièrement bien mise en avant par la réalisation, combinant astucieusement les plans larges avec ceux du public et des musiciens, même si l’on regrette le fait qu’ils ne semblent pas maîtriser le répertoire du groupe sur le bout des doigts, nous privant de plans tels que Kirk dégainant ses soli ou James reprenant ses lignes de chant, mais rien de bien dommageable.
Un montage qui parvient même à dissimuler l’étrange ambiance générée lorsque le groupe se tournait vers le public au fond de la scène, laissant toute la fosse et la majorité des gradins face à des planches quasiment vides !

Un autre point positif, les réalisateurs ont eu la bonne idée de laisser tourner leurs caméras durant la distribution de médiators et baguettes et la communion du groupe avec son public, qui semble être aussi peu empressé que les musiciens à l’idée de quitter cet endroit magique.
Un final qui, après la distribution de ballons, toutes lumières allumées sur le public, durant "Seek And Destroy", retranscrit à merveille l’attitude généreuse du combo envers ses fans.

Niveau bonus, une interview sous titrée très intéressante du groupe fera presque oublier des montages dispensables de vidéos réalisées par des fans tirés au sort. Des montages de quelques minutes dont l’un est même agrémenté d’images issues de shows précédents, on aurait espéré un meilleur traitement d’une si bonne idée de départ.
Et surtout on regrettera de ne pas voir figurer le très intéressant "making of" qui était visible via le site officiel du groupe ainsi que les répétitions de la veille du concert ou une galerie des nombreuses photos prises par Ross Halfin durant cette session…

En bref, un très bon concert, à l’ambiance unique parfaitement retranscrite voire sublimée, avec une setlist best of imparable, le tout présenté dans un digipack très soigné (voire pour les plus dingues un magnifique coffret limité en forme d’arènes comprenant son lot de goodies).

Et pour ceux qui n’y étaient pas et qui ne pourront pas user leur touche pause pour se chercher dans le public, il reste toujours cette fierté de posséder un produit officiel du plus grand groupe Métal de tous les temps enregistré en nos contrées, dans un cadre mythique.

En attendant un live illustrant plus fidèlement l’esprit de la tournée indoor avec ses superbes cercueils mouvants et ses jeux de lasers.

Note réelle: 3,5/5 arrondi à 4.

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   (3 chroniques)



- James Hetfield (chant, guitares)
- Kirk Hammet (guitares)
- Lars Ulrich (batterie)
- Robert Trujillo (basse)


1. Blackened
2. Creeping Death
3. Fuel
4. Harvester Of Sorrow
5. Fade To Black
6. Broken,beat And Scarred
7. Cyanide
8. Sad But True
9. One
10. All Nightmare Long
11. The Day That Never Comes
12. Master Of Puppets
13. Dyers Eve
14. Nothing Else Matters
15. Enter Sandman
16. Stone Cold Crazy
17. Motorbreath
18. Seek And Destroy



             



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