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HEAVY METAL  |  SINGLE

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METALLICA - The Day That Never Comes (2008)
Par POSSOPO le 29 Août 2008          Consultée 12626 fois

Avant de parler musique, parlons branches. Les branches du M, officiellement de retour dans leur version adulte après dix ans de purgatoire, de censure sidérurgique et de rabotage incontrôlé. C'est drôle, METALLICA vient d'opérer le même retour en arrière que MEGADETH. Il faut dire, c'est important, un logo. Et "Load et "Reload" marquaient une nouvelle ère. Et "St Anger" posait une énorme question existentielle (pas de logo, pas de groupe). Le message se veut ici extraordinairement clair. Puis il y a la pochette de "Death Magnetic", le cercueil renvoie à "Master Of Puppets", le blanc à "…And Justice For All".

Et maintenant, parlons musique : METALLICA vient officiellement de démissionner !
Constat hâtif à l'écoute de huit minutes qui n'augurent pas forcément d'un disque sur lequel on s'interroge. Mais une certitude, METALLICA a cessé d'avancer, il recule. Le pire a été dit sur "Re/Load" et "St Anger", on a même ajouté le Black Album à la pile des autodafés, n'empêche, METALLICA a rarement autant évolué que sur ces opus honnis. METALLICA, un artiste toujours en mouvement. Mais l'artiste a réfléchi et constaté les dégâts. Des critiques, toujours des critiques. Et quel album, Jaymz n'a de cesse de le répéter en interviews, revient toujours dans les conversations pour évoquer l'apogée ? La copie carbone de "Ride The Lightning", le seul à vivre sans réelle novation. Pourquoi s'emmerder ?

Alors, METALLICA vient de sortir son Master bis ? Pas du tout. Et là encore, l'artiste a réfléchi et préfère caresser son auditoire dans le sens du rebrousse-poil. Retour aux sources, oui, pas celles que l'on attendait. Trêve de faux suspense puisque le monde entier a déjà écouté ce titre, "The Day That Never Comes", c'est "Fade To Black", "The Unforgiven II", "Garage Inc", "…And Justice For All", "Garage Days Re-revisited", "Master Of Puppets" (tout de même un peu, faut pas déconner), "Kill'Em All" et dans cet ordre bien précis :
Un premier arpège qui rappelle celui de "Fade To Black", une guitare à la saturation modeste ravive les souvenirs du Unforgiven de "Reload" avant qu'un nouveau plan arpégé remette le morceau sur les traces de "Fade To Black" en tapissant le sol de couleurs "Whiskey In The Jar" / "Turn The Page", mélange réussi. Puis vient le temps du lourd, un break aux atours progressifs typique du quatrième album studio. Et ce tremolo picking évidemment repiqué de "One", seul Lars refuse de taper des deux pieds sur ses grosses caisses, l'homme a mûri. Aussi court soit-il, le solo doublé suit la légende de celui de "Master Of Puppets". Un dernier riff punkoïde à l'esprit très EP de reprises qui ouvre sur un solo facturé en 1983. Un dernier petit bout de riff et on ferme le magasin. Ça sent le faisan, non ?

C'est bon, le faisan.
Et on en remangerait de ce "The Day That Never Comes", acte auto-parodique dirigé avec talent, parcours de santé des meilleurs gimmicks de METALLICA. Copie et liant soignés.

Restent quelques points noirs. Une production de quadragénaire tenue par trois barriques de 45 ans (Lars, Jaymz et Rick Rubin, monsieur fusion metal/hip hop dans les eighties et/ou docteur SLAYER) qui étouffe une énergie qu'on sent préfabriquée. Une batterie qui n'a plus ni idées ni envies. Un chant plus naturel que jamais soulignant les quelques faiblesses d'un Jaymz qui tombe souvent dans le nasillard lorsqu'il s'applique trop. METALLICA accepte pleinement son âge quand il tentait de nous faire croire à une cure de jouvence sur "St Anger", il n'empêche qu'on peut se demander si cette politique de sincérité est la meilleure. D'autres géants maquillent leurs rides et contentent leur fanbase. METALLICA peine à satisfaire tout le monde, quand bien même il travaille dur en ce sens.

Mais ce single a un but, et plus encore que de faire passer un bon moment à ceux qui l'écoutent, il doit donner envie de "Death Magnetic". Et là, les craintes surgissent.
Ceux qui avaient fait subir les pires outrages à "Load" et à St Anger", ceux qui avaient soufflé une demi-seconde en écoutant le bruit du pas en arrière opéré sur "Reload" se sentiront sereins en entendant les notes retrouver un aspect simili old school mais ne pourront totalement s'emballer pour des quarantenaires assumés. Les ambitieux trouveront le single rétrograde et auront vraiment peur. Les supporters de Robert Trujillo pleureront de le voir cantonné à un rôle de clown de scène inaudible mais heureux de sa présence visuelle, portant ainsi l'exact même chapeau que Jason Newsted, autre furieux des concerts, indispensable devant un auditoire, inutile dans la cabine d'enregistrement.

Suivra "My Apocalypse", titre imprécis, brouillon et sans patate, il ne pourrait manquer qualité plus essentielle au thrash, ne fera rien pour rassurer ce petit monde. Car oui, le deuxième extrait de l'album est du thrash. Enfin…
Mais ceci est une déjà autre histoire.

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- James Hetfield (chant, guitare)
- Lars Ulrich (batterie)
- Kirk Hammett (guitare)
- Robert Trujillo (basse)


1. The Day That Never Comes



             



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