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1991 Metallica
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1996 Load
1997 Reload
1998 Garage Inc.
1999 S&m
2003 St. Anger
2008 Death Magnetic
2016 Hardwired... To Self-...
 

- Style : Exodus, Evile, 4 Arm, Spirit Web, Diamond Head, Heathen, Anthrax, Slayer, Rage, Night Viper, Xentrix
- Membre : Ozzy Osbourne , Suicidal Tendencies, Infectious Grooves, Flotsam And Jetsam, Echobrain, Film
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METALLICA - Hardwired... To Self-destruct (2016)
Par DARK BEAGLE le 2 Décembre 2016          Consultée 2223 fois

A day in the beagle’s life…

Il est rare que j’utilise la première personne dans une chronique. Mais il convient parfois d’expliquer quelle relation on entretien avec un groupe et METALLICA, forcément, ça ne laisse pas indifférent. Déjà, "Ride The Lightning" est celui que je préfère. C’est comme ça. Et ça ne se discute pas. Enfin si, mais là n’est pas la question. Les autres ne me procurent pas le même plaisir d’écoute. "Master Of Puppets" ? Sans plus. "...Justice..." ? Intéressant, mais peut-on encore parler de Thrash ? J’ai également une certaine passion pour "Load" et je respecte pas mal "St Anger" qui a le mérite d’avoir une originalité (et pas simplement du fait que Lars emploie une batterie de cuisine).

Alors effectivement, un nouvel album de METALLICA, ça vous excite les morpions (ou les puces, ne soyons pas racistes). C’est tellement rare ! Surtout que la dernière apparition studio des Horsemen sur un Long Play, c’était "Lulu", avec un Lou REED qui avait déjà un pied dans la tombe et l’autre sur une peau de banane. Et autant vous dire que la déconvenue était attendue (fan du Lou, je savais la propension du Monsieur à sortir des disques ratés).

"Hardwired To Self-Destruct" ne fait pas franchement envie. Faut avouer que les différentes pochettes sont atrocement laides, on pardonnerait presque la touche white trash de l’éponyme, toute en subtilité ! C’est important, une jaquette de disque. C’est souvent le premier contact que l’on a avec un disque. Enfin, ça, c’est quand vous avez des manies de vieux comme moi et que vous ne parvenez pas à sortir de votre routine. Là, ça interpelle, mais est-ce engageant ? Vous me ferez quatre pages pour demain, là, j’ai la flemme.

Puis il y a le format. Un double ! Sérieux les mecs, vous ne pouvez pas faire des titres de durée normale, quoi ? Surtout que vous vivez sur un riff par titre, répété à l’infini, dopé au gros son, mais le tout est finalement très uniforme. Mais voilà, je m’agace, j’en brûle les étapes ! Bref, deux CD, c’est un peu trop too much (pardon pour cet écart de langage). Quant à la musique… On est face à un METALLICA brut de décoffrage. La batterie de Lars claque, elle est très présente, il y a un certain groove. Du Lars (ou du cochon) quoi. Bien sûr ça riffe, James s’éclate, mais bon, on a quand même l’impression que Kirk est aux abonnés absents.

Ben tient, un petit tour dans les crédits. Ah, ok. James et Lars ont tout écrit, y a juste le moyen "Manunkind" qui a été fait en collaboration avec le Trujilo dans la version deux disques. Et ben, ça s’entend, quoi. Les variations ne sont pas franchement nombreuses, on navigue dans les mêmes eaux presque tout du long, avec quelques récifs où s’accrocher çà et là. Surtout sur le premier disque en fait. C’est là qu’il y a quasiment tous les titres qui méritent que l’on s’attarde dessus, principalement les singles d’ailleurs ("Hardwired"", Moth Into Flame" et malgré quelques réserves perso – un riff d’intro un brin chiant, "Atlas, Rise !").

Vous me direz, je ne suis pas un grand fan du groupe, qu’est-ce que je m’use les oreilles à l’écouter. Il y a l’habitude. Je ne suis pas un grand fan, non, mais j’aime bien METALLICA. Il y a un tel potentiel à peine effleuré que c’est dommage, parce qu’il est certainement trop tard pour l’exploiter totalement. Il suffit de se pencher sur le disque deux, indigeste au possible. C’est simple, "Spit Out The Bone" est une excellente surprise, et il est à la fin. Le reste me rappelle "Reload" dans l’esprit : une accumulation de titres banals, voire médiocre, qui semblent tous sortir du même moule, celui du manque d’inspiration. Et franchement, un tel bilan, pour un double album, c’est maigre, très maigre.

Mais en plus, comme j’ai un côté maso qui doit être plus développé, plus que ce que j’imagine en tout cas, j’ai pris la version trois disques. Et j’ai piqué une sacrée colère après METALLICA. C’est-à-dire que j’ai menacé faire grève de la CB. Parce que merde, garder un titre comme "Lords Of Summer" comme bonus, c’est ne plus avoir de recul sur ce que l’on fait, ou être conseillé par des branques qui n’y connaissent rien en musique. Merde, il est bon ce titre ! Il a un côté thrashy qui rend nostalgique. Ensuite, entre les reprises et les pistes live, il y a de quoi se dire que METALLICA s’est fourvoyé à un moment dans sa carrière. Et grave. Et pas sur "Load", qui conservait une logique de composition intéressante. Parce que METALLICA eh ben mes loutres, c’était nettement mieux avant.

METALLICA se pose la question. Sont-ils encore sauvage ? Je dirai, une fois qu’on a encaissé son premier million net d’impôt, la rage disparaît. On devient différent, forcément, et en plus, on vieillit. Aujourd’hui, le groupe n’est plus qu’une parodie de ce qu’il a été. Une parodie qui sait être intrigante, attrayante, mais une parodie quand même. Qu’on ne me parle pas de grand disque, qu’on ne me parle pas d’un METALLICA retrouvé. "Hardwired… To Self-Destruct" est un album de plus dans une discographie qui n’en compte pas beaucoup. Un prétexte pour repartir en tournée pour cinq ans, au moins.

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- James Hetfield (chant, guitare)
- Kirk Hammett (guitare)
- Robert Trujillo (basse)
- Lars Ulrich (batterie)


- Cd 1
1. Hardwired
2. Atlas Rise!
3. Now That We're Dead
4. Moth Into Flame
5. Dream No More
6. Halo On Fire

- Cd 2
1. Confusion
2. Manunkind
3. Here Comes Revenge
4. Am I Savage?
5. Murder One
6. Spit Out The Bone



             



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