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IRON MAIDEN - The Final Frontier (2010)
Par DEADCOM le 30 Août 2010          Consultée 1752 fois
Si on prend du recul, "TFF" est décevant. Ce qui est le plus regrettable pour lui, c'est qu'il ne dégage aucune émotion forte. Autrement dit, il n'y a rien de consistant à nous mettre sous la dent. La comparaison entre "BNW", "DOD" et "AMOLAD" est vite faite. Au lieu de ça, vous aurez des morceaux de faible densité en guise de single ("Final Frontier", "El Dorado"). D'autres à rallonge, "prog" dans l'esprit, sans provoquer le frisson. La déception sera radicale pour celui qui voudra encore y croire après ça.

Puis, on se dit que l’on va mûrir la question à tête reposée et retenter l’écoute, histoire de se convaincre que LA légende est encore vivante. Alors on tombe nez à nez avec "The Talisman", qui aurait gagné à être raccourci de deux bonnes minutes environ. C’est un fait, IRON MAIDEN est un groupe qui possède une âme indélébile dans sa musique et "TFF" la conserve tant bien que mal. Il subsiste sur ce disque un ton mélancolique qui nous renvoie directement 25 ans en arrière. Ce joli brin de guitare venant d’un trio désormais trop mesuré dans ses attaques, apparaît et explose de temps à autre comme par un semblant de magie sur "The Man Who Would Be King". Le même qui se retrouve sous un vent cosmique ("Isle Of Avalon") qui tourne un rien prog à la quatrième minute (au moment des soli), et nous donne ce son venu des étoiles, d’un autre temps et là, on y croit. Un temps. De mémoire, "For The Greater Good Of God" sur "AMOLAD", était un fait bien plus glorieux, quatre ans auparavant. Dommage.

C’est étrange et inconvenant à la fois.

Un sentiment qui nous vient de cette curieuse « mollesse » dans la réalisation. Le son est "massif" et "imprécis". Une couleur plus claire à la "BNW" serait bénéfique pour mettre du relief dans les accords mais là, non.
Si on l'analyse au niveau de son intensité, il ne décolle pas : la tension est impalpable et les attaques sont fades pour la plupart. Si on l’analyse au niveau de son inspiration, il ne pèse pas lourd ("The Alchemist"). Il existe un autre fait aggravant ici : Bruce. Tant plébiscité dès son retour, sa voix s'est étrangement appauvrie de nos jours. Dickinson se ménage et se montre plus sobre qu’a l’accoutumée mais sans convaincre ("Mother Of Mercy"). A contrario de Di'Anno ou de Bayley, nous, Bruce, on l’attend haut perché sur sa colline et notre souhait se réalisera à plusieurs reprises. Les refrains sont là, sur "Coming Home", ceux de "Starblind" et de "The Talisman", mais le mythe souffre toujours.

MAIDEN ne résoudra pas la problématique de sa nouvelle formule inaugurée en 95. Il la modifie quelque peu : des refrains moins mécaniques. Une volonté d'aller à l'essentiel. Hélas, une fois de plus, l’album est encore beaucoup trop long. Il vous faudra compter au alentours de sept minutes par titres (voire plus) et c’est beaucoup pour une moyenne. C'est pénible. Il vous faudra aussi être patient pour le (re)découvrir car le constat peu engageant au départ vous révélera tardivement de bonnes choses à l’arrivée. Le double effet "TFF" en somme.

Il existe aujourd'hui un fait important et il faut en être conscient : MAIDEN est en perte de vitesse et doit réagir impérativement pour redevenir le groupe que nous connaissions. Ceci étant dit, il DOIT pour cela, retrouver la force et l'énergie. Il DOIT s’éloigner de la fausse route qui l’a mené vers cette surenchère néfaste qui confond élan "progressif" d’autrefois avec lourdeur et fadeur de maintenant, qui transforme une chanson en pavé indigeste ("Satellite 15… The Final Frontier").

À vous de voir.




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   (6 chroniques)



- Bruce Dickinson (chant)
- Steve Harris (basse, claviers)
- Dave Murray (guitare)
- Adrian Smith (guitare)
- Janick Gers (guitare)
- Nicko Mc Brain (batterie)


1. Satellite 15… The Final Frontier
2. El Dorado
3. Mother Of Mercy
4. Coming Home
5. The Alchemist
6. Isle Of Avalon
7. Starblind
8. The Talisman
9. The Man Who Would Be King
10. When The Wild Wind Blows



             



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