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SONATA ARCTICA - Ecliptica (1999)
Par DARK BEAGLE le 9 Août 2020          Consultée 383 fois

Attention à ne pas confondre génie et application. La nuance est de taille et elle illustre plutôt bien ce qu’est "Ecliptica" en définitive. Bien sûr, il est facile d’amener cette phrase plus de vingt ans après la sortie de ce disque, unanimement salué par la presse et tout et tout. Bien entendu, cet album possède un charme monstrueux, que les suivants n’auront plus : il est bourré de menus défauts qui le rendent terriblement attachant et authentique, quand certains opus vont chercher la sophistication et la note juste à tout prix, rendant toute l’approche spontanée obsolète. Mais voilà, je mets déjà toute une discographie en parallèle de ce premier essai (et vous comprenez déjà que je ne serai pas clément avec les Finlandais).

Alors revenons en arrière, quand je découvre l’album à sa sortie, dans cette effervescence de formations qui revenaient au genre en puisant allègrement dans ce qui fut fait avant, souvent avec une absence de personnalité, les rendant interchangeables. "Ecliptica" m’avait gentiment pris de court, mais au final, n’était-ce pas un savant mélange entre du EUROPE bien Heavy et du STRATOVARIUS en moins agaçant ? Eux semblaient avoir compris que copier ne suffisait pas, qu’il fallait au contraire sublimer et "Ecliptica", c’est ça. Du vieux, mais fait avec amour et qui dégage quelque chose de fort. Mais pas du génie. SONATA ARCTICA, c’est plus l’élève appliqué, mais qui fait du zèle et qui tire parti de cet excès de zèle.

Tony Kakko part parfois en sucette quand il chante, l’ensemble peut parfois paraître légèrement maladroit, mais l’ensemble fait mouche : les refrains sont à scander en chœur et le fait que, justement, ils partent parfois en vrille nous rend moins ridicule quand nous nous essayons à atteindre certaines notes (sur les opus suivants, cela deviendra rapidement plus gênant). Le clavier est très présent, prenant parfois le pouvoir comme sur l’imparable "Fullmoon" qui reste un des morceaux de bravoure du groupe avec son refrain fédérateur bâti sur une mélodie gentiment sautillante, que certains qualifieront de FM, mais qui apporte un regain d’énergie qui permet de s’enfiler la seconde partie de l’opus avec la patate.

Et tout n’est pas parfait. Les approximations de Kakko sont plus audibles à certains moments, comme sur "Letter To Dana" (globalement, le morceau que je zappe systématiquement quand "Replica" me convainc plus) ou sur "Blank File", qu’il ne maîtrise pas franchement (mais qui possède un fort potentiel et ouvre très bien l’album. Contradictoire, non ?). C’est parfois un peu too much dans la frénésie somme toute finlandaise héritée de STRATO (qui est plus une influence majeure qu’un modèle à suivre absolument, heureusement). Et si souvent les paroles sont d’un degré supérieur à ce que l’on trouve dans le style habituellement (cf… STRATOVARIUS qui s’est crashé dans les pâquerettes depuis longtemps), celles de "Kingdom For A Heart" sont d’un fleur bleue à décrocher la mâchoire de Kotipelto.

Alors non, "Ecliptica" n’est pas un sans-faute. Il aurait pu et si nous sommes plus indulgents, il l’est. Il n’est pas génial non plus, mais il est vraiment très bon. Un chef d’œuvre ? Pas loin, c’est ce que SONATA ARCTICA fera de mieux, avant de se perdre petit à petit entre le contentement des fans et la mégalomanie naissante de Kakko. Ce disque possède une fraîcheur qu’aucun autre n’aura et dont sa relecture de 2014 représente le jumeau maléfique, le pire doigt d’honneur que l’on puisse faire aux fans, à la MANOWAR-like. Les débuts d’un groupe qui aurait pu être immense.

Note réelle : 4,5/5. Arrondi à 4 pour les raisons exposées plus haut.

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   (6 chroniques)



- Tony Kakko (chant)
- Jani Liimatainen (guitare)
- Tommy Portimo (batterie)
- Janne Kivilahti (basse)


1. Blank File
2. My Land
3. 8th Commandment
4. Replica
5. Kingdom For A Heart
6. Fullmoon
7. Letter To Dana
8. Unopened
9. Picturing The Past
10. Destruction Preventer



             



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