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SONATA ARCTICA - Pariah's Child (2014)
Par JEFF KANJI le 14 Mai 2014          Consultée 4353 fois

Je déteste la politique massive de teasing de Nuclear Blast concernant SONATA ARCTICA. En effet, depuis que le groupe a rejoint l’éminente écurie allemande, cette dernière s’arrange toujours pour sortir en single les moins bons morceaux de chaque album. "I Have A Right" était certes un morceau sympa et entraînant, mais il était l’arbre qui cachait la forêt "Stones Grow Her Name", album au succès mitigé mais qui reste pour moi le meilleur album jamais sorti par la bande.

Pour ce nouvel opus, que le groupe a mis un temps record à enregistrer, dépassant ses prévisions de plusieurs mois, c’est la même ; introduire le nouveau venu Pasi Kauppinen par un morceau où il démontre ses aptitudes de bassiste pourquoi pas, mais s’il y a bien un morceau à jeter sur ce disque, c’est bien celui-là. Comment essayer de faire illusion quand on a plus d’idées ? Voilà ce qui me vient en tête en écoutant Tony développer ses couplets efficaces mais mous et pas mémorables et ce refrain qui fonctionne tout de même mais sans la flamboyance que l’on attend de SONATA ARCTICA. Et si "Cloud Factory" s’en sort avec les honneurs (en grande partie grâce à ses chœurs de marins finaux évoquant le "Seven Seas Of Rhye" de QUEEN), voilà un morceau qui n’apporte pas grand-chose.

"The Wolves Die Young" annonce, par le biais de son visuel qui fait de l’œil à "For The Sake Of Revenge" et le recours au logo classique, un retour aux sources… Que penser de la démarche alors même que "Stones Grow Her Name" voyait le groupe exceller dans ce Rock/Metal mâtiné de Power et de Prog, semblant décomplexé après les expérimentations périlleuses de la période 2007-2011 ? Tony Kakko confie qu'il s’était fatigué des grandes cavalcades Speed qu’il avait développé avec talent sur pas moins de quatre albums (les premiers) et avait un besoin salvateur en tant que musicien d’explorer d’autres directions. Se déclarant heureux de voir qu’il pouvait à nouveau prendre du plaisir à composer et jouer ce style plus direct, c'est un Kakko galvanisé que l'on retrouve.

Alors je ne veux pas casser l’ambiance d’entrée, mais on ne peut pas dire que le résultat soit immédiat. On est bien loin de l’insouciance du monumental "Ecliptica", le groupe a mûri. Si le retour au Power Metal est bien net, la double grosse caisse et les envolées mélodiques étant (enfin ! diront certains) de retour, SONATA ARCTICA ne touche pas au but à chaque fois. Et le moyen côtoie le bon voire très bon... Mais l'album gagne vraiment ses galons au fil des écoutes pour s'avérer bien meilleur qu'on ne l'avait pensé.

Le retour au Speed est bien marqué à l’image de ce tonitruant "Running Lights" échappé de "Winterheart's Guild" agrémenté d’un duel clavier/guitare qui démontre les talents de l’indéboulonnable Henkka et d’Elias, sous-exploité il y a encore peu. Belle réussite, désarçonnant néanmoins celui qui se sera bien accommodé du revirement stylistique de "Unia". Au rayon Power Metal catchy on peut ajouter le délirant "X Marks The Spot" prolongeant l’approche humoristique de "Cinderblox" ajouré de parties vocales déjantées qui rappellent fortement "Reckoning Night". "Cloud Factory" rappelle en revanche le côté un peu facile et gentillet de "Silence". C’est un peu le "Black Sheep" de cet album, ne scorant pas si fort que son aîné.

D’un autre côté nous trouvons des mid-tempi qui synthétisent toute la carrière du groupe, à l’image de ce "Take One Breath" où les ambiances tissées au clavier rappellent à la fois "Reckoning Night" et "The Days Of Grays" sans la démesure NIGHTWISH-ienne qui tentait le groupe en 2009. Une réussite qui aide à corriger l’erreur de parcours "The Wolves Die Young". Mais SONATA ARCTICA atteint le meilleur équilibre dans le songwriting sur "Blood", très "Wildfire" dans l’esprit, et "What Did You Do In The War, Dad?", assurément les morceaux les plus enthousiasmants de la galette, surtout la seconde, à mon avis futur classique de la bande.

Au final, il y a de la came dans ce "Pariah’s Child" et "Love" fait office de ballade un peu moins niaise que d’ordinaire, bénéficiant d’arrangements la hissant bien au-dessus de "Shamandalie" par exemple. "Larger Than Life", en faire-valoir de "The Power Of One" s’en sort même si l’attention rebaisse un peu en cette fin d’album. Le début du disque évite la catastrophe de justesse grâce aux pistes 2 et 3, limpides. Le cœur de l’opus, de "Blood" à "X Marks The Spot" envoie vraiment du lourd, si bien qu’au-delà d’une nouvelle évolution stylistique que j’ai au départ perçu comme un aveu de faiblesse auxquels trop de groupes cèdent mais qui s’avère un pari gagnant pour ce fils de paria au titre on ne peut mieux trouvé, SONATA ARCTICA réaffirme son hégémonie sur le Power Européen arctique, peut-être motivé par un STRATOVARIUS plus vigoureux que jamais.

Un stupéfiant ascenseur émotionnel.

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- Tommy Portimo (batterie)
- Pasi Kauppinen (basse)
- Elias Viljanen (guitare)
- Henrik Klingenberg (claviers)
- Tony Kakko (claviers, chant)
- Mikko P Mustonen (arrangements sur 10)
- Masi Hukari (narration sur 5, flûte sur 7)
- Jaakko Koskinen (chant additionnel sur 8)
- Laura Hynninen (harpe sur 3,10,11)


1. The Wolves Die Young
2. Running Lights
3. Take One Breath
4. Cloud Factory
5. Blood
6. What Did You Do In The War, Dad?
7. Half Marathon Man
8. X Marks The Spot
9. Love
10. Larger Than Life
11. No Pain (japanese Bonus Track)



             



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