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SPEED MÉLODIQUE  |  STUDIO

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SONATA ARCTICA - Silence (2001)
Par AKRON le 8 Janvier 2006          Consultée 16935 fois

Selon la traditionnelle formule consacrée par des générations de critiques, pour un groupe, tout se joue en trois albums : le premier révèle, le second confirme et le troisième fait l’étalage de la maturité, de la classe du groupe, de la souplesse des cheveux des guitaristes, etc… Et comme toutes les formules toutes faites, celle-ci est généralement assez loin de la vérité. Dans ce cas précis, elle a néanmoins deux intérêts non négligeables : premièrement, elle me fournit une introduction potable (eh oui, parce que l’introduction c’est souvent le plus dur, après ça glisse tout seul… Et attention à ne pas sortir cette phrase de son contexte) ; secondement, cette jolie formule préfabriquée s’applique plutôt bien à SONATA ARCTICA : révélé avec Ecliptica, confirmant tout le bien qu’on pensait de lui avec Silence, et faisant étalage de son savoir-faire (sans se fouler, cela dit) sur Winterheart’s Guild.

Or donc, Ecliptica avait marqué les esprits à peine un an plus tôt, posant en quelques titres bien ficelés les bases du style de SONATA ARCTICA : une rythmique véloce soutenue par un apport généreux de double pédale assurant avec une basse discrète l’ossature des morceaux, guitare néo-classique et claviers surabondants. Ces ingrédients somme toutes classiques étant servis par des compositions les exaltant admirablement, et une fougue juvénile irrésistible. Il manquait encore quelques atouts au jeune groupe pour passer du statut d’espoir de la scène speed mélodique à celui de leader. Mais guère. En premier lieu, il restait à gommer les quelques influences du grand frère STRATO, et quelques progrès était également à faire sur le chant, qui sera plus maîtrisé sur Silence, en dépit du fait que Tony, bien que chantant bien mieux aujourd’hui, ait toujours un peu de mal à se faire à l’idée qu’il soit incapable d’atteindre certaines notes dans les aigus.

Pour le reste, Silence présente par rapport à son prédécesseur si attachant un visage moins juvénile, moins spontané aussi. Il en résulte bien évidemment du positif comme du négatif : Silence est plus policé, plus lisse (au niveau du son du moins), il s’est quelque peu départi de la rafraîchissante spontanéité d’Ecliptica, ce qui placera pour certains fans le premier album au-dessus du second. Autre point négatif, la longueur de l’album, affichant tout de même une heure et des poussières au compteur. Bref, Silence n’est pas dépourvu que quelques défauts, du moins d’un certain point de vue.
Pour d’autres, ce sont ces mêmes points qui font de cet album le meilleur de groupe. Je dois l’avouer, j’en fais partie (quoi que quelques fois, un bon petit Ecliptica, mmh…).
Sont-ce les speederies endiablées, telles que « Black Sheep », « Weballergy » ou « Land Of The Free », voire l’excellent bonus japonais (ils en ont de la chance, ces Nippons) « Respect The Wilderness » ? Ou encore, les ballades mièvres mais attachantes comme SONATA en a le secret ?
Non, à mon avis, et bien que l’album entier soit de qualité supérieure, ce qui le place au firmament de la musique et de l’Art (j’en fais un peu trop, pas vrai ?), ce sont les deux longs morceaux sur lesquels se déploient tout le talent du groupe : « The End Of This Chapter » et « The Power Of One ». Un gros travail a été fait sur ces deux titres, qui sont parmi les tout meilleurs du groupe, de par leurs ambiances notamment, souvent négligées sur les titres speeds (de fait, il est difficile d’être mélancolique sur un « FullMoon » par exemple. D’autre part, ces morceaux ont également l’avantage de bénéficier d’une construction plus complexe permettant de regrouper en une dizaine de minutes toutes les facettes du groupe : émotions, virtuosité instrumentale, etc.
Je citerai deux autres titres que j’affectionne particulièrement sur ce disque, l’instrumental « Revontulet », un petit bijou de célérité, et « Sing In Silence », qui commence comme avant de dévoiler un joli mid-tempo, le chant de Tony explorant des tessitures plus basses qu’à l’ordinaire, ce qui lui va tout de même mieux que de chercher en permanence les notes hautes. Joli refrain, joli solo, j’aime beaucoup ce morceau donc je lui fais un peu de pub.

Voilà, sur ce je pense avoir fait à peu près le tour du disque. On se tient face à la meilleure ou une des meilleures, selon le point de vue, œuvre de SONATA ARCTICA. L’album suivant, sans être déplaisant, sera davantage en pilotage automatique, mais à l’heure actuelle, le groupe conserve toujours ses lauriers en ce qui concerne le speed mélodique (à claviers). Ce Silence s’avère être une réussite en tous les cas, que l’on aime ou pas, on ne peut pas renier la qualité et les efforts manifestement fournis par le groupe. Une réussite qui ne se peut récompenser que par la plus haute note.

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   (5 chroniques)



- Tony Kakko (chant)
- Jani Liimatainen (guitare)
- Marco Paasikoski (basse)
- Mikko Harkin (clavier)
- Tommy Portimo (batterie)


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3. False News Travel Fast
4. End Of This Chapter
5. Black Sheep
6. Land Of The Free
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9. Sing In Silence
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12. Wolf And Raven
13. Power Of One



             



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