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SONATA ARCTICA - The Ninth Hour (2016)
Par JEFF KANJI le 15 Novembre 2016          Consultée 3307 fois

C'est vraiment dur d'être fan parfois, surtout quand on chronique des disques. On est censé délivrer un avis construit avec suffisamment de recul pour ne pas que la subjectivité anéantisse l'analyse. Mais ce qui est encore plus dur, c'est de ne pas pouvoir vous dire autant de bien que je le voudrais sur SONATA ARCTICA. Quelle ne fut pas mon bonheur de vous vanter les qualités immenses de "Stones Grow Her Name" qui est un opus que j'aime tout particulièrement. "Pariah's Child" m'a donné l'illusion que le groupe souhaiterait peut-être éventuellement refaire du Speed…

Ben comme beaucoup de fans je me suis fait avoir. Car "The Ninth Hour" ressemble davantage au duo "Unia"/"The Days Of Grays" avec parfois quelques accents de "Stones Grow Her Name"… Maintenant que les espoirs des accrocs speedeux sont anéantis, que dire de cet album difficile ?

Qu'il est sans doute le moins bon de toute la discographie des Finlandais, qu'il sent le manque d'inspiration à plein nez, la lassitude aussi, Tony ne convaincant plus personne même le temps d'un "Rise A Night" qui fait de l'œil à "Ain't Your Fairytale" avec son orgue Hammond et son tempo bien enlevé. Sauf que dans le genre, "Flag In The Ground" faisait davantage illusion. Les tempi sont assez variés, confirmant le retour des éléments Spimélo dans la musique des Finlandais. Et au rang des titres mid-tempo, il est important de mentionner "Fly, Navigate, Communicate" le seul titre qui sort du lot avec son refrain efficace et sa structure entraînante. Le seul titre que l'on retiendra d'un album particulièrement mauvais avec ses accents très "Reckoning Night".

Mais sinon, comme "Closer To An Animal" et "Life", les deux singles sortis peu avant la sortie de "The Ninth Hour", les titres de cet album sont des pétards mouillés, qui misent sur les effets de manche sonores ou stylistiques déjà éprouvés par la bande à Tony et collés les uns aux autres, le pire étant atteint sur "White Pearl, Black Oceans – Part II" ; après une introduction symphonisante évoquant les plus belles œuvres de James HORNER, le soufflé retombe immédiatement sur les couplets, on se reprend à espérer quand le thème du "White Pearl, Black Oceans" de "Reckoning Night" revient joué au piano dans une version altérée, mais on retombe dans l'ennui juste après, tellement le groupe se montre incapable d'exploiter l'idée. Il n'y a bien que les soli balancés toute double grosse caisse dehors qui insufflent un regain d'énergie à la plus grande déception de cet album.
Aux premières écoutes on retient "Fairytale" et les "lalala la la lala lalala" de "Life" et on peut toujours trouver intéressante la reprise dépressive du titre d'ouverture sous le titre "Closure To An Animal" qui peut rappeler la démarche qu'avait eue BLIND GUARDIAN à l'époque "A Twist In The Myth" avec le positif "Fly" et le plus sombre "Dead Sound Of Misery" mais cela reste une maigre consolation.

Et puis surtout, Tony ta gueule ! Les paroles, loin d'atteindre l'excellence sur des thématiques bien en vogue (la nature, la destruction par les hommes de l'environnement, bien mieux exploités sur la trilogie "Wildfire" conclue sur "Stones Grow Her Name") sont omniprésentes et on aimerait régulièrement plus de musique et moins de blabla. L'ego du saint père Tony risque de causer des problèmes humains (si ce n'est pas déjà le cas) comme la récente interview de Rock Hard permet de le constater... À vouloir tout contrôler et s'occuper de business, Tony gère sa carrière mais a cessé d'être un artiste, que l'inspiration fuit depuis un petit moment déjà. Si SONATA ARCTICA ne se remet pas profondément en question, ce sera la mort clinique pour ce fleuron du Speed Mélodique qui nous ravissait les oreilles il y a encore cinq ans.

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   JEFF KANJI

 
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   (2 chroniques)



- Tommy Portimo (batterie)
- Pasi Kauppinen (basse)
- Elias Viljanen (guitare)
- Henrik Klingenberg (claviers)
- Tony Kakko (claviers, chant)


1. Closer To An Animal
2. Life
3. Fairytale
4. We Are What We Are
5. 'till Death's Done Us Apart
6. Among The Shooting Stars
7. Rise A Night
8. Fly, Navigate, Communicate
9. Candle Lawns
10. White Pearl, Black Oceans (part Ii: By The Grace O
11. On The Faultline (closure To An Animal)
12. Run To You [bryan Adams Cover]



             



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