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ETHERNITY - The Human Race Extinction (2018)
Par JEFF KANJI le 12 Novembre 2018          Consultée 2272 fois

Après les guests et la curiosité médiatique, ETHERNITY se fait fort d'émettre un signal puissant depuis sa Belgique natale. "Obscure Illusions" alignait les bons points sur son deuxième album, parrainé par trois monstres vocaux (Kelly Sundown Carpenter, Mark Basile, Tom Englund) qui parachevait dans une tornade progressive un disque de haute tenue sur lequel Julie, l'air de rien, se permettait de jouer crânement sa chance et d'attirer sérieusement mon attention pour ses qualités vocales et son interprétation engagée qui doivent être davantage reconnues, tout comme celles d'Ida Haukland, avec qui elle partage de plus en plus de qualités.

Car Julie Colin c'est le genre chanteuse à couilles mais terriblement féminine. La comparaison la plus évidente est celle du registre Rock de Floor Jansen bien sûr dont elle est bien davantage qu'un ersatz. Des lignes de chant soignées et bien mises en boîte, voilà l'un des nombreux talents d'ETHERNITY. Et je souhaite d'ailleurs bien du courage aux membres du groupe qui vont devoir lui trouver une remplaçante après son départ pour différends irréconciliables (mais pas au niveau musical).

Et c'est bien dommage, car le taf abattu par Julie est largement à la hauteur des efforts produits par le combo belge, rejoint par le virtuose Francesco Mattei ("Artificial Souls"), dont on a pu écouter les prouesses avec Julien Spreutels au sein de NOVERIA. Il apporte une plus-value indéniable, en sus de la production dantesque déroulée par l'immanquable Simone Mularoni, offrant à ETHERNITY un son monumental qui met en valeur les perles composées pour l'occasion, et dont la teneur pouvait déjà susciter des attentes après le single digital exclusif sorti quelques mois plus tôt : "The Code". On y découvrait une esthétique plus futuriste, avec des claviers et des machines plus présentes, réminiscences de groupes plus Heavy comme NOVERIA ou EMPYRIOS.

Et "The Human Race Extinction" est quasi un concept, fait d'atmosphères qui s'imbriquent les unes dans les autres, faisant de cet album un tout d'une incroyable cohérence. Le travail sur le son est colossal, mais il l'est tout autant sur les structures, les lignes de chant et les arrangements. Et dès le premier titre, mis sur orbite par le cybernétisme de "Initialization", "The Human Race Extinction" vous assène une sacrée volée ! On y retrouve ce Heavy puissant révélé sur son album précédent, mais plus moderne, catchy et habité d'un tragique incarné par sa vocaliste qui atteint ici un degré d'implication maximal, si bien que par instants, on pourrait croire que sa compatriote Magali Luyten s'est invitée : certes NOVERIA a ramené son Catastrophic Metal chez les Belges, mais on est surtout sur un parfait prolongement du AFTER FOREVER le plus tardif, voire de certains aspects de REVAMP, le projet solo de Floor Jansen après le split.

Je sais, ça met l'eau à la bouche. J'ai été soufflé par ce premier titre, mais aussi par ses successeurs, dont le contrasté "Grey Skies" qui a eu droit à sa vidéo lui aussi. "The Human Race Extinction" regorge de riffs qui démontent la tête ("Rise Of Droids") et de passages épiques. Toutefois, cette avalanche de son peut parfois poser problème, notamment pour encaisser cet album dans son intégralité, c’est-à-dire 1h10 de Power surpuissant, pas tellement speed en fin de compte, plus proche des méthodes d'écrasement riffu à la BRAINSTORM, même si l'esthétique n'a rien à voir. Et alors que je réécoute l'album pour terminer ce papier, les soli de Julien Spreutels viennent me rappeler l'importance du jeune prodige, qui, comme un Joost à son époque, a su comment moderniser le son de sa formation pour l'amener encore plus loin que prévu.

J'ai maintenant souvenir d'écoutes fulgurantes qui m'ont laissé sur le carreau, mais aussi de suivantes où je subissais un disque qui tardait à se terminer, avec quatre derniers titres qui peinaient à maintenir mon attention au niveau de la claque du début d'album. En fait la césure se fait au moment de l'instrumental "Mark Of The Enemy" qui fait retomber la pression. On pourrait penser que c'est pour le meilleur, mais "The Prototype" est un morceau beaucoup plus massif qui met du temps à démarrer et qui, malgré une nouvelle fois une prestation vocale de haute volée, casse la dynamique enclenchée avec "The Human Race Extinction". Et l'album peine un peu à s'en relever, car ça fait déjà trois-quarts d'heure qu'on se fait démonter notre race par cette perle de Metal moderne !

Néanmoins, "The Prototype" pris en tant que tel, est sans doute l'un des morceaux les plus fouillés de l'album, le plus Prog sans aucun doute, avec ses avalanches de ruptures et de changements de rythme, mais pas forcément le plus catchy. Et moi j'aime bien quand c'est catchy. Je m'y suis tellement habitué tout au long de l'album… Ce sera tout de même la sélection pour les Belges, car il faut encourager fermement une jeune formation, surtout quand elle déclenche le coup de cœur.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Julien Spreutels (claviers)
- Nicolas Spreutels (batterie)
- François Spreutels (basse)
- Francesco Mattei (guitare lead)
- Thomas Henry (guitare)
- Julie Colin (chant)
- -
- Lorenzo Milone (guitare clean additionnelle)


1. Initialization (instrumental)
2. The Human Race Extinction
3. Mechanical Life
4. Grey Skies
5. Beyond Dread
6. Artificial Souls
7. Redefined
8. Rise Of Droids
9. Mark Of The Enemy (instrumental)
10. The Prototype
11. Not The End
12. Warmth Of Hope
13. Chaos Architect
14. Indestructible



             



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