Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  DVD

Commentaires (8)
Questions / Réponses (2 / 6)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Ce DVD
 


 

- Style : Exodus, 4 Arm, Xentrix, Evile, Spirit Web, Heathen, Rage, Anthrax, Slayer
- Membre : Echobrain, Suicidal Tendencies, Infectious Grooves, Flotsam And Jetsam, Ozzy Osbourne
- Style + Membre : The Big 4 , Megadeth
 

 Site Officiel (2141)
 Fan Club Officiel (2242)
 Fan Club Français (local Chapter) (3444)
 New Fan Club Français (local Chapter) (2556)
 Myspace (697)
 Chaîne Youtube (620)

METALLICA - Some Kind Of Monster (2004)
Par METAL le 29 Mars 2005          Consultée 13506 fois

Loin d'être des inconnus dans le monde du documentaire après entre autres "Paradise lost" qui je le rappelle, racontait le procès de trois adolescents américains, habitués des rituels sataniques, grands fans de Heavy Metal et surtout présumés coupables des meurtres de trois jeunes garçons dans l'Arkansas, Joe Berlinger et Bruce Sinofsky étaient donc partis pour tourner une simple tranche de vie sur un groupe de Hard Rock plongé en plein enregistrement de leur nouvel album.
Sur le papier, on peut dire que ça manque cruellement d'ambition pour ces deux hommes et pourtant ce qui devait être un reportage sans risque, allait vite se transformer en crise existentielle où l'inébranlable maison Metallica allait se désagréger sous les objectifs de caméras qui n'en demandaient pas tant.

Berlinger et Sinofsky ont dû rapidement flairer le bon coup car dès les premières minutes du film, la tension du groupe et en particulier de James Hetfield est palpable et l'atmosphère, plus qu'électrique, amène le groupe à engager un " Thérapeute / entraîneur en amélioration personnelle " en la personne de Phil Towle, personnage assez énigmatique et dont on ignore si son efficacité est vraiment à la hauteur de ses honoraires.
Tout commence donc par le départ de Jason, étouffé dans sa soif de créativité et par le refus de son " meilleur ami " James de pouvoir réaliser son projet Echobrain.
Celui-ci décide donc de partir et laisse le groupe en plan juste avant son entrée en studio et les retombées seront bien plus lourdes qu'il n'y paraît car les trois membres restants, épaulés par Bob Rock, vont complètements revoir leurs façons de composer provoquant ainsi l'énervement de James qui voit en cette occasion, le contrôle quasi-absolu sur la musique de Metallica s'envoler.
Ajoutez-y un pseudo psy surpayé qui se croit membre à part entière de Metallica, une caméra omniprésente et un Lars Ulrich, de toutes évidences très mauvais dans l'art de calmer le jeu et vous obtiendrez de belles séquences d'engueulades plutôt amusantes au premier coup d'œil mais qui annoncent pourtant un clash imminent.

Difficile d'aborder tous les sujets abordés dans Some Kind Of Monster (SKOM) tant cette œuvre est riche en histoires tantôt d'ordre personnel, tantôt musical. Car si Berlinger et Sinofsky ont su rebondir sur les difficultés du groupe et sur le déroulement de la thérapie menée par l'opportuniste Phil Towle, avec parmi les faits les plus marquants, l'absence de James parti en cure de désintoxication, l'émouvant face à face entre Lars et Dave Mustaine et la "cool attitude" de Kirk, arbitre involontaire du match James vs Lars, le film n'en oublie pas pour autant son but premier, à savoir l'enregistrement du nouvel album du groupe, "St.Anger".
SKOM nous montre ainsi l'implication très importante de Bob Rock qui, non content de jouer les parties de basse, se montre également très présent dans la composition des titres de l'album.
Ont y voit surtout la naissance et le sens de chansons comme "Some Kind Of Monster" - "My World" - "Sweet Amber" et bien d'autres que l'on retrouvera dans l'album, y compris quelques passages inédits qui heureusement n'ont pas passé le cap d'embryons comme un titre très ambiant et novateur dont le père de Lars, après son écoute, n'hésitera pas à dire "delete that " qui fera rire très jaune le fiston. Ainsi que la chanson "Temptation", composition de James sur sa maladie (l'alcoolisme) mais qui au final est quand même très mauvaise (bah oui ça arrive).
Sans oublier la seule scène où l'on verra Kirk Hammett s'énerver, à propos de la présence ou non des fameux solos et bien sûr les auditions pour trouver un nouveau bassiste (qui montre les adversaires de Robert Trujillo pas vraiment à leurs aises et le choix très logique de celui-ci comme remplaçant de Jason).

Sachez tout de même que le doc est remarquablement bien ficelé et que les 2H20 tirées des 1600 H de rushes permettent à tout un chacun d'y trouver son compte.
Il est bien sûr préférable d'être fan du groupe ou du moins, amateur de leur style musical pour apprécier SKOM mais à l'inverse de "Un an et demi dans la vie de Metallica" qui n'était qu'un simple (mais très intéressant) Making-of du "Black album", ce film raconte plus les caprices d'adultes et l'incapacité de deux hommes à s'entendre après 20 ans de vie commune au sein d'une même famille.
Metallica a eu le courage de montrer ses faiblesses et prit le risque de casser sa légende de groupe indestructible.
Une telle honnêteté est à souligner même si l'on peut parier que les détracteurs du groupe trouveront matière à pinailler en soulignant les fortunes amassées par Lars lors de sa vente de peinture et bien sûr le fort égoïsme de James qui dirige le groupe même quand il n'est pas là (après sa cure, James travaille en studio uniquement de 12H à 16H et refuse que l'on écoute quoique ce soit des enregistrements en son absence).

Avant de conclure, attardons-nous sur le DVD Bonus car il renferme pas mal de petites perles.
Plus de 40 scènes supplémentaires dont :
- La suite de la discussion entre Lars et Dave Mustaine.
- Une scène importante où Berlinger et Sinofsky montrent après le retour de cure de James, un premier montage du documentaire (un moment tout sauf anecdotique car en effet si James n'avait pas apprécié, le film aurait tout simplement était annulé).
- Le concert surprise à Oakland à la mi-temps de la demi-finale du SuperBowl (avec Bob Rock à la basse)
il apporte également quelques éléments post-St.Anger comme de nombreuses scènes de conférences en public avec le groupe, son thérapeute et les deux réalisateurs du film et permet de se rendre compte de l'utilité de Phil Towle pour le groupe et James en particulier (ce qui n'était pas forcément apparent dans le film tant celui-ci semblait plus courir après les dollars qu'autre chose).

Vraie leçon de vie, SKOM nous montre la lente descente aux enfers du plus grand groupe de Métal et plus spécialement de son icône James Hetfield, écrasé entre son besoin de contrôle absolu et sa dépendance à l'alcool qui l'amèneront à deux doigts de perdre ce qu'il a de plus cher : sa famille.
Ce documentaire très poignant nous fait mieux comprendre l'album accouché dans la douleur qu'est St.Anger et même si celui-ci n'a pas reçu autant de succès que prévu et même s'il s'avère ne pas être à la hauteur des grands albums passés, Metallica a quand même remporté la plus belle des victoires ... être encore en vie.

A lire aussi en HEAVY METAL :


JUDAS PRIEST
Priest...live ! (1987)
Le deuxième live de priest, tournée turbo

(+ 3 kros-express)



INNER VISIONS
Control The Past (2004)
Heavy/speed flamboyant made in France


Marquez et partagez




 
   METAL

 
   CANARD WC

 
   (2 chroniques)



- James Hetfield (chant, guitare)
- Kirk Hammett (guitare)
- Jason Newsted (basse)
- Bob Rock (basse)
- Robert Trujillo (basse)
- Lars Ulrich (batterie)


1. Some Kind Of Monster
2. The Four Horsemen (live)
3. Damage Inc. (live)
4. Leper Messiah (live)
5. Motorbreath (live)
6. Ride The Lightning (live)
7. Hit The Lights (live)
8. Some Kind Of Monster (edit)



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod