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HARD ROCK / HEAVY METAL  |  STUDIO

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KISS - Animalize (1984)
Par POWERSYLV le 21 Octobre 2007          Consultée 8329 fois
Voilà 2 ans que KISS a resorti la tête de l’eau … et quelques mois qu’il a retiré la tête des masques. Sans retrouver le succès « populaire » des années 70, le KISS démasqué de 1983 avait du moins reconquis avec le puissant Lick It Up la frange la plus hard & heavy de son auditoire. Commercialement, on retrouve les scores des grandes années et il reste à espérer que le prochain album dans les tuyaux permettra de péréniser cet engoument retrouvé.

L’après-Lick It Up commence pourtant bien mal. Vinnie Vincent qui avait largement contribué par son jeu de guitare dynamique et sa participation aux compositions du groupe se frotte à son tour à l’implacable leadership (melon ?) du tandem Simmons / Stanley. Il n’est jamais bon de vouloir s’incruster ou de critiquer les décisions des patrons, et le guitariste ira planter son manche de guitare dans les flammes de son projet solo au nom très modeste : VINNIE VINCENT INVASION. Le trio Simmons / Stanley / Carr se retrouve donc encore bien dépourvu sans six-cordiste. Alors qu’en cette première partie des années 80 les guitar-heroes du hard US se multiplient à la pelle et que chaque groupe a son musicien emblématique (Eddie Van Halen, Jake E. Lee, Georges Lynch, Chris Holmes et autres Warren De Martini …), KISS accueille en son sein un gratteux tout à fait inconnu, le californien Mark St. John. Professeur de guitare, il remplace officiellement Vinnie Vincent en avril 1984.

Ravis d’avoir trouvé en Mark un guitariste qui semble ne pas trop la ramener mais qui possède un talent et une dextérité qui n’ont rien à envier à son prédécesseur, les 4 peuvent alors graver sur Vinyle les titres de cet album à la pochette plutôt étrange. Celle-ci représente les manches juxtaposées des 4 musiciens, des manches qui représentent des habits plutôt glamours aux motifs animaux. Car maintenant, sous le chaud soleil ricain, l’heure n’est plus aux cuirs et aux clous de Lick It Up, place au rimmel, fond de teint et autres headliners : Vive le revival glam rock dans le metal ! Kiss vit à sa façon les débuts du « hair-metal » :). Ce look sera à son summun sur les clips de l’album suivant.

Ayant perdu un allié de poids pour la composition en la personne de Vinnie Vincent, si Gene Simmons et Paul Stanley restent les capitaines à bord en la matière, ils font néanmoins de plus en plus appel à des songwritters extérieurs dans le vent pour les épauler. Ainsi voit-on apparaître dans les crédits un certain Desmond Child déjà réputé à l’époque (il collaborera avec BON JOVI, CHER, ALICE COOPER, AEROSMITH et des tas d’autres) et aussi Jean Beauvoir (CROWN OF THORNS). Des collaborations pas forcément vues d’un bon œil par certains, effrayés à l’idée de voir leur groupe fétiche de plus en plus phagocytés et uniformisés. Pourtant, il ne s’agit que de songwriting et même si on peut suspecter le combo d’être en panne d’inspiration, le disque possède bel et bien la griffe KISS tout comme l’album précédent.

Premier album produit uniquement par Simmons/Stanley, Animalize possède nombre de points communs avec Lick It Up avec de nombreux bons moments même s’il m’apparaît moins ultime que son prédécesseur, la faute à quelques titres moins percutants comme le pourtant sympathique « Get All You Can Take », le ronflant « While The City Sleep » ou le dispensable « Murder In High Heels » à la guitare syncopée qui semble singer LED ZEPPELIN.

Dans les grands moments du disque, il y a évidemment le single de l’album, « Heaven’s On Fire » où l’on peut retrouver quelques accents du KISS des années plus « rock’n roll ». Sans parler du clip assez marrant qui devait tourner pas mal sur MTV et qui a contribué au succès du disque : les musiciens dans une espèce de maison luxueuse choyés par des midinettes aux tenues sexy. Et je ne parle pas du pantalon en cuir de Gene avec les grands trous aux fesses, merveilleux :). On ne savait pas alors que ce clip allait représenter la seule apparition de Mark St. John avec le groupe. Le premier morceau (« I've Had Enough (Into the Fire) ») est assez tonitruant et attaque d’emblée sous le signe des guitares, de l’efficacité et de la musicalité. Il y a aussi le remuant, rock’n roll et rigolo « Burn Bitch Burn » avec son refrain irrésistible très W.A.S.P. (« Burn Bitch Bu-urn, ouh ouh ouuuuuuh »). J’adore ce morceau personnellement. « Lonely Is The Hunter » possède lui un groove particulier et un côté « je roule des mécaniques » entretenu par la voix de Gene Simmons … qui doit surement chanter des trucs pas très catholiques. Véritable upercut, « Under The Gun » relance le tempo sur un rythme assez speed avec des guitares tranchantes et au solo qui part dans tous les sens. Autre hit à mon sens de ce disque, le morceau écrit avec Jean Beauvoir qui s’intitule « Thrills In The Night » fait la part belle à un refrain accrocheur et à de belles mélodies ; c’est un terrain propice pour Paul Stanley, surement le musicien de KISS qui les appréhende le mieux.

Animalize poursuit donc dans la voie qu’avait initié Lick It Up. Et en ces temps propices au Hard US, alors que ce qu’on allait appeler le Hair Metal fleurit à tout va, ce nouvel opus finit également disque de platine. Le succès est à nouveau au rendez-vous. On évoquait ci-dessus un éventuel manque d’inspiration de la paire Simmons / Stanley (appel aux compositeurs extérieurs). Il semble plutôt qu’il s’agisse d’un manque d’investissement de la part de Gene Simmons à partir de ces années-là. On lui connaissait des attraits pour la production , il s’intéresse de plus en plus au cinéma (on le voit dans le film Runnaway, avec Tom Seleck). Pas très rock’n roll tout ça. Pour un moment et à partir de cet Animalize, on aura l’impression que c’est surtout Paul Stanley qui va orienter KISS musicalement. Le beau gosse du groupe toujours aussi charismatique va progressivement emmener KISS vers des rivages plus « léchés » avec des tonalités de plus en plus « hard FM ».

C’est alors que Mark St. John (atteint du Syndrome de Reiter) est oblige de quitter le groupe en Septembre 1984, pendant la tournée (Mark est mort récemment d’une hémorragie cérébrale, le 05 Avril 2007). Il se lancera ensuite dans quelques projets éphémères. Il est remplacé par Bruce Kulick (le petit frère de Bob qui avait dépanné pas mal de fois le groupe précédemment). Bruce avait apporté son concours à Animalize, apposant un solo sur « Lonely Is the Hunter » et quelques overdubs sur « Murder In High Heels ». Bruce est officiellement intronisé guitariste de KISS en Décembre 1984. Il est le 3ème à ce poste en 2 ans mais restera dans le groupe jusqu’à la reformation du line-up d’origine un peu plus de 10 ans plus tard. L’équipe ainsi formée restera stabilisée jusqu'au décès d’Eric Carr fin 1991.

note réelle : 3,5/5 (car inférieur à Lick It Up)




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   (2 chroniques)



- Paul Stanley (guitare, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Mark St. John (guitare)
- Eric Carr (batterie)


1. I've Had Enough (into The Fire)
2. Heaven's On Fire
3. Burn Bitch Burn
4. Get All You Can Take
5. Lonely Is The Hunter
6. Under The Gun
7. Thrills In The Night
8. While The City Sleeps
9. Murder In High-heels



             



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