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1983 Lick It Up
1984 Animalize
1985 Asylum
1987 Crazy Nights
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1989 Hot In The Shade
1992 Revenge
1993 Alive Iii
1996 Kiss Unplugged
1998 Psycho Circus
2009 Sonic Boom
2012 Monster
2016 Kiss Rocks Vegas
 

- Style : Slade, Poison, Star Rats, Sweet
- Membre : Vinnie Vincent Invasion , Alice Cooper, Black Country Communion, Black Sabbath
- Style + Membre : Ace Frehley
 

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KISS - Psycho Circus (1998)
Par DARK BEAGLE le 21 Juillet 2018          Consultée 863 fois

Quand vous demandez à quelqu’un ce qu’est KISS (pas à quelqu’un lambda non plus, histoire d’avoir du concret en face), il vous répondra que c’est le maquillage, l’excentricité à outrance des costumes de scène, Gene Simmons qui vomit du sang. Certains vous affirmeront même que KISS, c’est le Starchild, le Spaceman, le Chat et le Démon. Bref, que KISS est une entité particulière et à part dans l’univers du Hard Rock. Quand en 1995 Ace Frehley et Peter Criss sont remontés sur scène après presque deux décennies d'absence, cela avait provoqué des élans de joie dans la foule, alors qu’il ne s’agissait que d’un concert acoustique ("MTV Unplugged"), et forcément cela a fait miroiter à tous les dollars faciles (à tous, non, Bruce Kulick et Eric Singer ont pu pointer au chômage, ce qui est dommage quand on jette une oreille à "Carnival Of Souls"). En 1996 le line-up d’origine part en tournée électrique, avec maquillage et costumes comme à la grande époque, connaissant un succès phénoménal.

Et pour bien enfoncer le clou, il fallait également un nouvel album du KISS originel, le premier depuis "Unmasked" si on écarte le fait que Peter Criss n’apparaisse que dans les crédits sur ce disque. Sinon, il faudrait remonter jusqu’à "Love Gun". "Psycho Circus" débarque en 1998, prolongeant l’hystérie collective de la reformation du line-up original avec le retour du maquillage (c’est dingue comme ça fait encore de l’effet alors que le Black Metal avait quand même sacrément démocratisé le corpse paint. Cela doit être le côté gros panda schizo. C’est mignon les pandas). Avec sa pochette qui nous propose une image holographique qui donne l’impression qu’un rideau s’ouvre sur cette tête de clown qui renverrait Pennywise à l’école de la terreur, nous comprenons rapidement que le groupe est revenu à ce qui le définit finalement le mieux : l’entertainment. Et là, on n’est pas déçu, l’album sonne comme s’il était sorti dans les années 70, mais dopé par la production monstrueuse de Bruce Fairbairn.

Mais tout cela, ce n’est que de la façade. Derrière le maquillage, la réalité est toute autre et KISS n’est pas un groupe. KISS, c’est Paul Stanley et Gene Simmons et tout tourne autour d’eux. L’entente entre les quatre membres n’est plus qu’une comédie jouée à chaque concert. En effet, Ace Frehley travaille seul dans son coin et ne se mêle pas trop à l’hydre à deux têtes tandis que Peter Criss n’est convié qu’à venir chanter de temps en temps, c’est un certain Kevin Valentine qui se charge de la batterie, à l’exception de "Into The Void" où c’est le Chat qui l’assure. D’ailleurs, le Spaceman ne joue pas toutes les guitares sur ce disque, certains soli sont assurés (déjà !) par Tommy Thayer ainsi que Bruce Kulick qui va également prendre la basse sur le title-track. Ainsi, sa participation s’explique aussi par le fait que certains morceaux aient été écrits à l’époque de "Carnival Of Souls", comme "Within" par exemple.

Et au final, "Psycho Circus", c’est un disque de Paul Stanley et de Gene Simmons, vu que le seul morceau écrit par un autre membre est "Into The Void", Heavy et puissant, où Ace assure le chant. Le reste est partagé entre le Démon et le Starchild, qui reprend ses droits et assure l’opener avec beaucoup de classe. Et c’est là le drame de ce disque : il commence fort pour mourir à petit feu passé les quatre premiers morceaux. Quatre titres feront illusion et permettront à ce disque d’avoir une bonne réputation alors qu’il est d’une banalité assez affligeante, même (surtout ?) pour du KISS. D’ailleurs, on notera que le groupe a décidé de livrer un album de dix compositions, comme les grands standards de l’époque.

Mais plusieurs choses ne vont pas sur cet album. À commencer par "We Are One", espèce de power ballad balourde où Gene en fait beaucoup trop, ou encore l’exécrable "You Wanted The Best" où chaque musicien assure un couplet et qui devait être un hymne définitif. Malheureusement, ce n’est pas le cas et nous n’avons droit qu’à un truc criard à la mélodie douteuse. Du vite-fait mal-fait en quelque sorte. "Dreamin’" pose un étrange cas de conscience vu que la chanson semble recycler le riff de "I’m Eighteen" d’ALICE COOPER avec un naturel désarmant. Clin d’œil, hommage ou plagiat maladroit ? Autre point délicat, "I Finally Found My Way" qui malgré ses orchestrations fait quelque peu grincer des dents. Peter Criss est une fois de plus cantonné au chant sur une ballade, enfermé dans ce piège depuis "Beth". Ah et on retrouve Bob Ezrin aux crédits sur cette boursoufflerie meringuée.

Et "Psycho Circus" s’achève sur un autre morceau avec orchestrations, "Journey Of 1000 Years" qui contrairement à ce que laisse suggérer le titre n’est absolument pas une invitation au voyage, mais juste une conclusion à l’image du reste de l’album. Décevante pour résumer la chose en un mot. L’album donne l’impression que tout le monde a abdiqué à un moment où à un autre, que ce soit au niveau de l’écriture ou de l’interprétation et où la notion de groupe n’est plus qu’une vaste farce alimentée par de faux semblants histoire de faire croire à une cohésion avant la sortie de l’opus alors que l’ambiance ressemble à celle du KISS entre 1979 et 1980, soit à celle qui représentait la fin d’une époque.

D’ailleurs, Paul Stanley, qui est parfois d’une sincérité déconcertante, juge ce "Psycho Circus" comme un mauvais album. Alors que la carrière de KISS aurait dû se terminer dans l’idéal avec ce disque, pour Paul, ce ne peut être ainsi et KISS ne peut, ne doit tirer sa révérence que sur un chef d’œuvre, ce que n’est assurément pas ce "Psycho Circus". Il n’est pas non plus une daube indicible pour reprendre le terme cher à HP Lovecraft, il est juste terriblement moyen. Il manque de souffle et pire, il est absolument vide de toute passion, ce qui est parfaitement injuste après avoir fait miroiter monts et merveilles aux fans.

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   (3 chroniques)



- Paul Stanley (guitare, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Ace Frehley (guitare)
- Peter Criss (batterie)


1. Psycho Circus
2. Within
3. I Pledge Allegiance To The State Of Rock & Roll
4. Into The Void
5. We Are One
6. You Wanted The Best
7. Raise Your Glasses
8. I Finally Found My Way
9. Dreamin'
10. Journey Of 1,000 Years



             



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