Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD FM / A.O.R   |  DVD

Commentaires (1)
Questions / Réponses (1 / 2)
L' auteur
Acheter Ce DVD
 


 

- Style : Slade, Poison, Star Rats, Sweet
- Membre : Vinnie Vincent Invasion , Alice Cooper, Black Country Communion
- Style + Membre : Ace Frehley
 

 Site Officiel (2193)
 Myspace (789)

KISS - Kissology, Volume 2: 1978-1991 (2007)
Par ALANKAZAME le 14 Novembre 2011          Consultée 4197 fois

"Kissology", la saga continue. Après le volume 1, qui concernait l’âge d'or du groupe, de 1974 à 1977, voici le volume 2, qui couvre la période 1978-1991. Comme vous pouvez le constater, on passe de quatre années couvertes à 13, et ce pour une raison simple : les années concernées par ce second opus sont les moins « cultes », les plus obscures de l’histoire de KISS. Période complexe faite de rebondissements, de disputes et d’instabilité chronique, elle verra le groupe dériver vers les rivages de la pop-rock commerciale, puis enregistrer un concept album désastreux qui a font plonger sa popularité, avant d’entreprendre un retour aux sources qui sera rapidement suivi d’une mutation en bonne et due forme avec l’abandon du maquillage et des costumes et la conversion au Glam, au Hard FM et au Heavy Metal qui saturaient le marché de la musique rock dans les années 1980.

Allongement de la période oblige, on passe de deux à trois DVD. Mais deux auraient pourtant suffi vu le contenu du premier. Celui-ci propose en effet dans son intégralité le film "Kiss in Attack of the Phantoms", l’un des plus abjects navets de toute l’histoire du cinéma américain, qui était très certainement déjà ringard lorsqu’il est sorti en salles, en 1979, tant sa mise en scène et ses effets spéciaux sont ridicules. Chiant, mal foutu et ne pouvant réellement séduire qu’un public constitué d’individus âgés de moins de dix ans (et encore), ce film marque une rupture dans l’histoire de KISS. C’était clairement la fin de la grande époque : à partir de l’album "Dynasty", sorti la même année, les New-Yorkais ont vraiment commencé à faire de la (grosse) merde, et le line-up original a rapidement explosé. Peter CRISS, l’air absent et fatigué du début à la fin, est plus que jamais sur la sellette. Il dira plus tard à quel point le tournage du film l’avait mis à l’épreuve à l’époque, ravagé qu’il était pas l’alcool et les drogues.

Il y a quand même un bon moment sur ce premier DVD : l’interview ultra-culte au "Tomorrow Show" du présentateur TV Tom Snyder (sorte de Philippe Gildas étasunien). Il s’agit rien de moins qu’un des épisodes les plus glorieux de toute l’histoire d’Ace Frehley. Ce dernier, hilare et complètement bourré, s’accapare littéralement l’émission en balançant sans répit des blagues et des vannes ponctuées de ces bruyants éclats de rire qui ont contribué à forger son identité de personnage public. Toute aussi drôles sont les moues désapprobatrices de Paul Stanley et Gene Simmons, pitoyables dans leurs nouveaux costumes à peine dignes de personnages de Disneyland (1) et qui essayaient alors désespérément d’avoir l’air sérieux. La situation leur échappe finalement complètement, Snyder concentrant toute son attention sur un Ace incontrôlable qui le fait pleurer de rire. Et le top, c’est bien entendu la présence de sous-titres en français…

On passe au deuxième disque, qui débute par la vidéo de "Shandi" (une grosse daube popisante extraite du lamentable "Unmasked"), rapidement suivie par une interview médusante de Peter Criss, qui ment comme un arracheur de dent en affirmant qu’il a volontairement quitté un groupe qui le freinait dans ses élans artistiques. Il est pourtant aujourd’hui de notoriété publique que Peter avait alors été viré sans ménagement (l’interview suscite d’ailleurs un commentaire particulièrement acerbe de Paul Stanley dans le booklet). On enchaine logiquement avec l’arrivée de son remplaçant, Eric Carr, introduit à la télé par ses trois nouveaux comparses juste avant la tournée australienne. Ace, décidément en pleine forme, trouve encore le moyen de faire marrer toute la salle de tournage en faisant échouer chaque prise avec une connerie différente (il parvient même à faire craquer Gene avec son fameux "Look, it’s rock’n’roll !!" en pointant la caméra). Finalement interviewé, Eric Carr met en avant des traits de caractère qui lui attireront à jamais un amour immodéré de la part des fans de KISS : la modestie, la sobriété, l’enthousiasme, le dynamisme, assortis d’une patience et d’une gentillesse inébranlables. Nous verrons à la fin de la chronique que la vie sera finalement particulièrement injuste avec Eric.

On passe aux choses sérieuses avec deux clips promotionnels enregistrés en play-back durant l’émission Rockpop, en 1980, pour promouvoir "Unmasked". Si les costumes sont plus horribles que jamais et la musique vraiment pas à la hauteur, KISS est rarement apparu aussi conséquent et collectivement impressionnant dans son histoire. Ace, qui a gagné en assurance et en charisme au fil des ans, s’impose désormais comme un frontman tout aussi convaincant que Paul et Gene, et Eric est une vraie tornade. En somme, un groupe équilibré constitué de musiciens complets, qui savent tous chanter et jouer d'un instrument, qui sont tous égaux en matière de talent. Après le virage déroutant pris avec l’album "Dynasty", KISS a rapidement été abandonné par le public américain et a donc entrepris d’organiser une tournée en Australie, où "Unmasked" explose les ventes. Le DVD contient un petit documentaire sur l’arrivée du groupe sur place, accueilli en grande pompe par le maire de Sydney et personne et par une foule de milliers de fans en délire, trop heureux de voir leurs héros en chair et en os pour la première fois. Puis arrive l’un des gros morceaux de la "Kissology", le concert donné le 22 novembre 1980 à Sydney. Pas terrible : le son est tout écrasé, Gene est insupportable avec sa cape rouge débile et son personnage surjoué, et Paul a de gros problèmes de voix (il est même dédoublé en playback au début). Ace et Eric sauvent l’honneur, le premier volant même la vedette aux trois autres par son assurance et son naturel et en chantant efficacement sur trois chansons ; il est d’ailleurs dommage qu’Ace ait choisi une période aussi inintéressante pour laisser s’éveiller ses talents de leader…

Les choses se compliquent à la fin du deuxième disque : le mini-concert donné à l’émission Friday en janvier 1982, pour soutenir l’album "The Elder", en dit long sur l’égarement de KISS à cette époque. Aucune tournée ne sera d’ailleurs assurée pour cet album qui aura été un fiasco total. Paul ressemble vraiment à une folle avec son bandeau violet dans les cheveux et ses bottes de gonzesse... On conclut avec le clip de "I Love It Loud" qui, au contraire, sonne comme une résurrection, avec un virage artistique à 180° du côté du Heavy Metal pur et dur. Ce sera la dernière apparition publique d’Ace en tant que membre de KISS : le Spaceman, détruit par l’alcool, choqué par un grave accident de voiture et frustré par l’enregistrement de "The Elder", finira par jeter l’éponge.

Le troisième disque commence très, très fort avec un concert mythique s’il en est : 18 juin 1983, Marcana Stadium, Rio de Janeiro. Il s’agit d’un des premiers concerts donnés en Amérique latine par KISS pour soutenir l’album "Creatures Of The Night", dont la tournée a été un échec en Amérique du Nord. Les New-Yorkais ont alors découvert à quel point ils étaient populaires hors de leur patrie : près de 300 000 personnes se sont entassées dans le stade brésilien pour un concert-évènement retransmis en direct à la radio et enregistré pour la télé locale. Sans nul doute possible l’un des épisodes parmi les plus glorieux de l’histoire de KISS, il met en scène l’arrivée du guitariste Vinnie Vincent, terrible avec son maquillage de dieu égyptien et ses solos baroques. Gene est époustouflant, Carr déborde d’énergie (remarquable sur "Black Diamond" avec sa voix grave, rauque et puissante) : malgré le son et l’image de piètre qualité, on ne sait plus où donner de la tête. Le public, hystérique, semble insatiable. Je ne me lasse pas de regarder encore et encore les extraits de ce concert unique qui devrait faire figure de référence absolue en matière de concert de Heavy Metal…

Impossible de proposer une rétrospective vidéographique de KISS sans le fameux passage du groupe à l’émission "MTV Special", au cours de laquelle le quatuor est apparu pour la première fois sans maquillage. C’est le début de la période Glam et Hard FM. Celle de l’instabilité aussi : les absences répétées de Gene forceront Paul à prendre les affaires en main, pour le meilleur et pour le pire, et le poste de lead guitariste restera longtemps soumis à un incessant jeu de chaises musicales. Cette période pourtant particulièrement riche de la Kisstory est ici très mal retranscrite : seulement deux chansons d’un concert très mal filmé au Portugal pour la tournée "Lick It Up", rien en provenance des tournées "Animalize" et "Asylum", pas une minute de vidéo avec le gratteux Mark St. John (qui est passé en coup de vent, m’enfin merde, quand même !), quelques extraits seulement du concert donné au Spectrum de Philadelphie en 1987 pendant la tournée "Crazy Nights" (pourtant pas mal)… Bref, on sent bien que Paul et Gene ont encore du mal à assumer leur passé. On a quand même droit à un concert entier issu de la tournée "Hot In The Shade", enregistré à Detroit en octobre 1990. Image d'une qualité correcte, un son plutôt passable (on entend la caisse claire dix fois plus fort que tout le reste, voix comprises) et un groupe à la hauteur (Paul est très en voix), mais dont les membres commencent à laisser poindre une certaine lassitude. Bref, KISS avait connu de meilleurs jours. Il y avait matière à faire pour couvrir correctement l’ère sans maquillage, en rééditant notamment l’excellent concert proposé sur la VHS "Animalize Live Encensord"… En tant que fan, on ne peut qu’être déçu par ce que propose ce DVD, et en tant que profane, je vois difficilement comment on pourrait y trouver son compte. Bref, c’est n’importe quoi.

"Kissology, vol. 2" se conclut sur une note bien triste, avec un extrait de l’émission "Day In Rock" annonçant le 25 novembre 1991 le décès d’Eric Carr des suites d’un cancer du cœur. On a en guise de bouquet final le clip de la reprise d’Argent "God Gave Rock’n’roll To You", avec la toute dernière apparition de Carr comme membre de KISS (il succombera quelques semaines plus tard, à l’âge de 41 ans, provoquant une immense émotion parmi des fans avec lesquels il avait noué une relation d’affection réciproque vraiment touchante)… Ainsi s'est achevée une décennie de bons et loyaux services de la part de "Little Caesar", artiste immensément talentueux, injustement sous-estimé.

Ce volume 2 de la saga "Kissology" aurait pu être intéressant s’il n’était pas aussi incomplet. Visiblement, Gene et Paul ont beaucoup de mal à assumer la période démaquillée, à propos de laquelle ils n’ont pourtant pas qu’à rougir. C’est d’autant plus ennuyeux que le premier disque ne sert pas à grand-chose… Au final on a droit à deux concerts entiers globalement bons sans être renversants, à des extraits très convaincants d’un concert mythique, à deux ou trois interviews poilantes, à quelques extraits d’autres concerts anecdotiques et à beaucoup de daubes. Il aurait été possible de faire beaucoup mieux, j'opte donc pour une note de 2/5. On attend avec impatience le volume 4 qui pourrait corriger le tir, notamment en incluant la version originale de l’enregistrement d’"Animalize Live".


-----------------


BONUS : comme pour les autres volumes, celui-ci existe dans trois versions différentes comprenant chacune un disque bonus particulier. Le plus convaincant est celui contenant le concert donné en juillet 1979 à Largo, dans le cadre du "Dynasty" Tour : il recèle des extraits live très rares ("Radioactive", "Move On", "Tossin’ and Turnin") et a une modeste valeur documentaire (Peter, complètement torché, est incapable de chanter "Beth"). Les deux autres proposent des extraits de la tournée "Crazy Nights" sans intérêt. Sur ceux de New-York (certifiés qualité vidéo de chiotte), Paul, de mauvais poil, chante n'importe comment et fait des caprices auprès des roadies pour des problèmes de guitare, Gene semble n’en avoir rien à foutre, mais Bruce est en pleine forme et Eric chante comme jamais.

A lire aussi en HARD FM / A.O.R par ALANKAZAME :


Ace FREHLEY
Live+1 (1988)
Bref mais intense !




Lita FORD
Lita (1988)
Le Hard FM au féminin, épisode trois


Marquez et partagez




 
   ALANKAZAME

 
  N/A



- Paul Stanley (chant, guitare)
- Gene Simmons (chant, basse)
- Eric Carr (batterie, chant)
- Ace Frehley (guitare, chant)
- Bruce Kulick (guitare)
- Vinnie Vincent (guitare)
- Peter Criss (batterie, chant)


- disc 1
- land Of Hype And Glory With Edwin Newman – Janua
- kiss In Attack Of The Phantoms - 1979
- the Tomorrow Show With Tom Snyder (partial) – Oc

- disc 2
- shandi (music Video) – 1980
- cnn Interview With Peter Criss – September 24, 1
- countdown – September 21, 1980
- rockpop – September 13, 1980
1. She’s So European
2. Talk To Me
- kiss Invades Australia - 1980 Documentary
- sydney Showground: Sydney, Australia – November
3. Detroit Rock City
4. Cold Gin
5. Strutter
6. Shandi
7. Calling Dr. Love
8. Firehouse
9. Talk To Me
10. Is That You?
11. 2,000 Man
12. I Was Made For Lovin’ You
13. New York Groove
14. Love Gun
15. God Of Thunder
16. Rock And Roll All Nite
17. Shout It Out Loud
18. King Of The Night Time World
19. Black Diamond
- fridays – January 15, 1982
20. The Oath
21. A World Witout Heroes
22. I
- i Love It Lourd (top Pop 1982)

- disc 3
- maracana Stadium: Rio De Janeiro, Brazil July 18
1. Creatures Of The Night
2. Cold Gin
3. Calling Dr. Love
4. Firehouse
5. I Love It Loud
6. War Machine
7. Black Diamond
- mtv Special: Kiss Unmasking –september 18, 1983
- cascais Hall: Lisbon, Portugal – October 11, 198
8. Creatures Of The Night
9. Detroit Rock City
- the Spectrum: Philadelphia, Pa – December 18, 19
10. Love Gun
11. Bang Bang You
12. Reason To Live
13. No, No, No
14. Crazy, Crazy Nights
- the Palace At Auburn Hills: Detroit, Mi – Octobe
15. I Stole Your Love
16. Deuce
17. Heaven’s On Fire
18. Crazy Crazy Nights
19. Black Diamond
20. Shout It Out Loud
21. Strutter
22. Calling Dr. Love
23. I Was Made For Lovin’ You
24. Fits Like A Glove
25. Hide Your Heart
26. Lick It Up
27. God Of Thunder
28. Forever
29. Cold Gin
30. Tears Are Falling
31. I Love It Loud
32. Love Gun
33. Detroit Rock City
34. I Want You
35. Rock And Roll All Nite
- day In Rock – November 25, 1991
- mtv News Excerpt Music Video – 1991
36. God Gave Rock ‘n’ Roll To You Ii



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod