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HARD ROCK  |  LIVE

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1969 1
1971 Flying One Hour Space...
1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1986 Misdemeanor
1988 Ain't Misbehavin
1992 High Stakes And Dange...
  Lights Out In Tokyo
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2002 Sharks
2003 Live On Earth
2004 You Are Here
2005 Showtime
2006 The Monkey Puzzle
2009 The Visitor
2012 Seven Deadly
2013 Hot'n'live - The Chrysal...
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : HÄllas, Horisont, Slade, Red Zone Rider, Reuben Archer , Sweet
- Membre : Dokken, Scorpions, The Damned, Wishbone Ash, Msg
- Style + Membre : Wild Horses [uk], Uriah Heep, Gary Moore

UFO - Showtime (2005)
Par DARK BEAGLE le 28 Décembre 2019          Consultée 768 fois

Si la qualité des albums studio de UFO peut faire débat, en général leurs Lives sont de très bonne facture. Il faut dire que la scène est un élément sur lequel le groupe se montre parfaitement à son aise, et ce encore aujourd’hui malgré le poids des années (même s’il n’est pas certain de les revoir en tournée passé 2020). Après tout, la bande à Phil Mogg a une excellente réputation scénique, comme l’aura prouvé le majestueux "Strangers In The Night", un des plus grands enregistrements en public des années 70), mais certains aléas ont fait que la formation avait perdu de sa superbe.

Déjà, il y a ces changements de personnel qui ont pas mal miné le groupe, chaque nouveau line-up n’étant pas forcément meilleur ou juste aussi bon que le précédent. Puis il y avait Michael Schenker. Peut-on lui imputer l’échec de la reformation du line-up légendaire en 1995, quand tous les voyants étaient au vert pour réussir quelque chose de grand ? Ce serait sans compter sur l’alcoolisme de Pete Way et le côté bagarreur de Mogg, mais les frasques du blond guitariste ont beaucoup pesé dans la balance. Le groupe n’avait d’ailleurs même pas cherché à défendre "Sharks" sur les planches ; et le Schenk' s’en est allé retrouver sa carrière solo, laissant sa place vacante.

L’arrivée de Vinnie Moore aura fait du bien à une formation en perte de vitesse, comme le prouvait le très sympathique "You Are Here" paru en 2004. Ce n’était pas l’album parfait, il avait quelques lacunes dont un ventre mou certain, mais il montrait également de belles choses et une nouvelle aventure aux mélodies quelques peu différentes, s’attachant à des racines plus Bluesy, qui correspondent à merveille au timbre de voix de Phil Mogg qui change, le privilège de l’âge. "Showtime" se veut le témoignage de la tournée qui suivit la sortie de "You Are Here" et encore une fois, difficile de prendre UFO à défaut.

Enfin si, il y a un point délicat à relever : le groupe ne joue que quatre morceaux tirés de "You Are Here" ("When Daylight Goes To Town", "The Wild One", "Baby Blue" et "Mr Freeze", qui se fondent très bien dans la setlist) et un autre titre, "Fighting Man", est l’étrange rescapé de "Sharks" ; le reste est consacré aux classiques qui figurent déjà sur l’immense "Strangers In The Night" (et comme c’est souvent dit, s’il ne faut avoir qu’un seul UFO, c’est celui-ci). La période Paul Tonka Chapman est complètement passée sous silence malgré quelques brûlots efficaces, tout comme l’excellent "Walk On Water" qui n’a pourtant pas à rougir de la comparaison avec les vieux albums.

Et encore une fois, il est bon de constater que le groupe fait la part belle aux tubes de "Force It" (1975) avec pas moins de quatre titres extraits de cette galette (et encore, on pourrait chipoter sur l’absence de "Out In The Streets"). Moore se montre à l’aise sur le répertoire du Shenk', même s’il n’a pas forcément le même feeling que le guitariste allemand, son jeu se veut un peu plus rêche, moins fluide, sans que cela ne gâche les morceaux. Bien au contraire, il leur confère un peu de sa personnalité en les rendant légèrement plus abrasifs, tandis que Mogg fait le show, comme à son habitude. Il a l’air de très bonne humeur et si le public semble un peu clairsemé, cela ne paraît pas le déranger le moins du monde, il se donne à fond, jonglant avec ses capacités vocales du moment. Ce qui ne l’empêche pas de se montrer impérial sur les titres les plus enlevés, comme bien souvent.

Le premier disque va donc montrer plus de variété, avec des titres récents qui s’en sortent plutôt bien. Le côté plus posé de ces morceaux n’est pas un défaut, ils permettent à ce Live de respirer et d’affronter plus sereinement le second disque qui est juste imparable tant il déborde de classiques. Et pourtant, il n’y a que six pistes dessus ! Mais imaginez, commencer par "Love To Love" pour terminer par "Shoot Shoot", ça a quand même de la gueule, même si tous les titres n’ont pas l’aura qu’ils avaient dans les années 70, que le solo de "Rock Bottom" s’éternise un peu trop, que "Love To Love" est un peu moins ultime quand "Doctor Doctor" continue à briller au firmament des classiques du Rock.

On pourra dire que ce Live manque un peu de folie, qu’il n’est pas aussi définitif que "Strangers In The Night" (mais auraient-ils pu seulement gravir cet Everest une seconde fois ?), mais globalement, cela reste très qualitatif. UFO est un groupe de scène et il le prouve une fois de plus ici en se montrant tout simplement grand, à défaut de monstrueux. Il représente l’instantané d’une tournée, avec ses surprises dans la setlist et l’interprétation des classiques par un nouveau guitariste. Mais derrière, cela reste du solide et même si Phil Mogg vieillit, sa voix reste chaude et son plaisir communicatif. Et si cela se voit un peu mieux sur le DVD (en même temps, c’est d’une logique imparable), cela s’entend également très bien.

Ceux qui ne connaissent pas le groupe peuvent poser une oreille curieuse sur ce double Live ; ils découvriront une pléiade de titres entrés dans la légende joués un peu différemment ; l’écoute des originaux n’en sera que meilleure. Les vieux briscards sauront quant à eux apprécier la prestation très honnête d’un groupe qui se sera traîné pendant trop longtemps une sale réputation qui l’aura définitivement desservi. L’orgueil a été mis au placard et c’est une formation sincère qui se livre ici, pour notre plus grand plaisir.

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- Phil Mogg (chant)
- Vinnie Moore (guitare)
- Pete Way (basse)
- Jason Bonham (batterie)
- Paul Raymond (claviers, guitare)


- disque 1
1. Mother Mary
2. When Daylight Goes To Town
3. Let It Roll
4. I'm A Loser
5. This Kids
6. The Wild One
7. Fighting Man
8. Only You Can Rock Me
9. Baby Blue
10. Mr Freeze
- disque 2
11. Love To Love
12. Too Hot To Handle
13. Lights Out
14. Rock Bottom
15. Doctor Doctor
16. Shoot Shoot



             



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