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UFO - Mechanix (1982)
Par DARK BEAGLE le 19 Décembre 2016          Consultée 940 fois

1982 : UFO suit une cadence infernale. A peine la tournée pour "The Wild, The Willing And The Innocent" terminée, le groupe retourne en studio pour lui donner un successeur. "Mechanix" est le dixième effort des Britanniques, le huitième depuis "Phenomenom" en 1974, qui avait coïncidé avec le début d’une certaine forme de reconnaissance. Un rythme d’enfer, surtout que les membres de la formation ne sont pas connus pour leur sobriété. Et forcément, au bout d’un moment, difficile de suivre qualitativement parlant, difficile de conserver un certain niveau d’inspiration. Et UFO va commencer à marquer le pas.

Bon, d’accord, c’est un brin exagéré. Voire carrément vachard et gratuit. "Mechanix" est un album plutôt sympathique, qui n’a l’air de rien comme ça, mais dont les mélodies sont efficaces ; elles restent bien en tête et ça se fredonne tout seul sous la douche. Si vous préférez les bains, ça passe aussi. A dire vrai, le disque est même très abordable. L’approche est différente que sur "The Wild, The Willing And The Innocent", moins Heavy, moins rentre-dedans. UFO va d’ailleurs faire appel à un producteur cette fois-ci, en la personne de Gary Lyons (FOREIGNER), afin d’avoir un son à la hauteur de son ambition.

Parce que UFO, enfin, surtout Phil Mogg, veut décrocher un hit. Et effectivement, l’album va être bien plus tubesque que son prédécesseur. Le travail commence dès le premier titre, "The Writer", qui voit le saxophone de Neil Carter s’inviter dans la danse. Cela fonctionne relativement bien, la mélodie est pour le coup très entêtante, Mogg est comme bien souvent impérial derrière le micro. Celui qui fait la gueule, c’est Pete Way, mais on y reviendra plus tard.

Le groupe va persévérer avec cette formule plus catchy, comme avec "Let It Rain", ou encore "We Belong To The Night", probablement le meilleur titre de l’album, le plus ambitieux en tout cas. Le clavier se fait plus présent, ça bouge toujours bien. Seulement d’autres morceaux vont vite marquer les limites de UFO dans cet exercice. "Feel It" manque cruellement de fond, "You’ll Get Love" est plutôt creuse, elle n’apporte rien à l’ensemble. Ce n’est pas mou, c’est juste trop facile quelque part et ce n’est pas ce que l’on attend de ce groupe qui a toujours fait montre de caractère.

Ce n’est pas dégueulasse non plus, hein. Une ballade comme "Terry", ça ne court pas les rues. Plus que la partie instrumentale, c’est encore une fois Mogg qui s’illustre par son chant, qui tutoie ici le sublime (ce pont ! Rhââ lovely, comme dirait le regretté Marcel Gotlib, qui doit faire marrer tout le monde là où il est). Le reprise d’Eddie Cochran (ouais, chez UFO, être monomaniaque est un art, souvenez-vous de "C’mon Everybody" sur le premier LP), "Somethin' Else", est bien foutue également, avec son saxophone qui allait décidément mettre Pete Way bien en colère.

Pour citer grosso modo le bassiste dans le texte « UFO, c’est du Rock, pas de la putain de Pop ! ». En effet, Way, qui frisait le burn out, ne voyait pas d’un très bon œil la tournure que prenait UFO. Gentleman et professionnel jusqu’au bout, il attendra la fin de la tournée de support à "Mechanix" pour quitter le groupe et monter FASTWAY avec un autre démissionnaire, Fast Eddie Clarke (bon, pas certain que le mec soit né sous une bonne étoile, vu qu’un problème contractuel l’obligea à quitter la formation sans être crédité). Bref, Way voulait revenir à une formule plus simple et plus directe, et n’appréciait pas franchement la direction que prenait le groupe qu’il avait pourtant contribué à créer.

"Mechanix" a quand même plus de qualités que de défauts. Si on est vraiment tatillon, on dira que ça ne se joue pas à grand-chose, la formation a eu un jet de dé gagnant à moment donné, qui a permis Mogg et sa bande de récupérer la mise. Il marquera surtout la fin d’une époque, encore, avec le départ de Pete Way, qui survient après ceux de Michael Schenker et Paul Raymond. UFO ne sera plus jamais le même, il ressortira irrémédiablement balafré de cet album et s’enfoncera petit à petit dans la déchéance. Alors savoureux ce "Mechanix" pour ce qu’il est : un bon petit disque de Hard Rock Mélodique, qui fait le job sans trop nous prendre la tête.

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- Phil Mogg (chant)
- Paul Chapman (guitare)
- Pete Way (basse)
- Neil Carter (guitare, claviers, saxophone)
- Andy Parker (batterie)


1. The Writer
2. Somethin' Else
3. Back Into My Life
4. You'll Get Love
5. Doing It All For You
6. We Belong To The Night
7. Let It Rain
8. Terri
9. Feel It
10. Dreaming



             



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