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- Style : Sweet, Reuben Archer , Red Zone Rider, Slade
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UFO - No Place To Run (1980)
Par ERWIN le 11 Mai 2010          Consultée 3861 fois

1980, UFO est dans une situation paradoxale : ses dernières œuvres studios ont connu le succès, débouchant sur le phénoménal "Strangers In The Night", un des plus grands live de l’histoire. Seulement voila : Mikael Schenker, déséquilibré notoire a forte tendance paranoïaque, et Phil Mogg, éminent spécialiste de boisson alcoolisée écossaise, ne se supportent plus. La brouille prend une telle ampleur que le blond germain part rejoindre son grand frère Rudolf pour l’enregistrement du "Lovedrive" des SCORPIONS. Le groupe se retrouve tout bêta sans son guitariste prodige, mais il faut bien avancer. Le Gallois Paul "Tonka" Chapman est recruté, pas un inconnu du tout puisqu’il a déjà participé à deux tournées du groupe ; et c’est sous des cieux pour le moins contrastés que le nouvel opus, "No Place To Run", produit par le considérable Georges Martin (celui-là même qui produisit les Scarabées) voit le jour. Mais regardez-moi donc plutôt cette dramatique pochette : les 5 membres du groupe interloqués tels des ahuris devant des pompes à essence. Ça commence bien !

Résonne alors l’instrumental d’introduction "Alpha Centauri", mettant en scène Paul Raymond et notre remplaçant de luxe – pour vous faire une tite’ idée de la situation, imaginez un instant Zidane remplacé par Révellière -, prélude à "Lettin Go" un morceau péchu de très bon aloi, qui aurait trouvé sa place sur tous les grands classiques du UFO, on se dit qu'après tout, personne n’est irremplaçable, et que Révellière c’est pas si mal, non ?
Mais continuons plutôt par les bonnes surprise du skeud et notamment par cette version couillue de "Mistery Train" - immense classique popularisé par Elvis Presley 25 ans plus tôt - qui n’est pas à prendre à la légère. Une petite intro impressionnante de Revellière, enfin de Chapman (!) et un Phil Mogg très à l’aise qui nous sert sur un plateau un vrai standard de Rock’n’roll, agrémenté d’un p'tit solo de derrière les fagots, c’est qu’il est pas mauvais du tout le bougre, et bien dans l’esprit !
"Gone In The Night", au lick de guitare franchement accrocheur, a un look tubesque, facilement mémorisable et accompagné d’un piano la rendant vraiment mainstream. Paul Raymond a ce talent pour positionner son instrument fétiche de manière discrète mais ô combien efficace. Superbe solo à signaler ; décidemment, "Tonka" n’est pas un manchot. c'est le meilleur titre de l'album.
Un "This Fire Burns Tonight", basique mais efficace, avec toujours cette voix saignante de Mogg, assurément l’une des toutes meilleures du Hard Rock, complète un dispositif sonique tout à fait honorable.

"No Place To Run" est le titre phare de l’album. Une section rythmique très en place et des interventions lumineuses de Paul Chapman en sont les principales qualités, mais un refrain assez "mollasson" va cependant empêcher le morceau de prendre place parmi les supers classiques du groupe.
L’opus se termine sur "Anyday", une fois de plus servie par les envolées guitaristiques très réussies de Paul Chapman, guitariste fin et racé, dont je n’ai plus du tout envie de me gausser, mais titre malheureusement desservi par une ambiance trop plate. C’est dommage.

"Take It Or Leave It" est le slow de l’album. UFO a toujours su développer un talent certain pour créer des morceaux d'"emballage" à forte consonance dramatique. On est toutefois très en deçà d’un "Try Me", issu de "Lights Out". "Money Money" rappellera "Doctor Doctor" aux plus nostalgiques d’entre vous, sans toutefois la classe de cette dernière.
Quelques titres assez faiblards donc, bien que fortement boostés par l’exceptionnelle voix de phil Mogg.

Ce "No Place To Run" est beaucoup moins catastrophique que ce à quoi on était en droit de s’attendre suite au départ fracassant de celui qui allait vite devenir le « Mad Axeman », et Paul Chapman abat dans cet opus un boulot plus que conséquent, soutenu par les vieux briscards que sont déjà Way, Mogg, Parker et Raymond.
L’avenir reste toutefois écrit en filigrane pour le groupe, car les fans boudent de manière ostentatoire la sortie du disque et prennent fait et cause pour le germain. Les années de vache maigre commencent pour les extra-terrestres.

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   (2 chroniques)



- Phil Mogg (chant)
- Paul Chapman (guitare)
- Pete Way (basse)
- Paul Raymond (clavier - guitare)
- Andy Parker (batterie)


1. Alpha Centauri
2. Lettin Go
3. Mistery Train
4. This Fire Burns Tonight
5. Gone In The Night
6. Young Blood
7. No Place To Run
8. Take It Or Leave It
9. Money Money
10. Anyday



             



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