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HARD ROCK  |  STUDIO

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1969 1
1971 Flying One Hour Space...
1974 Phenomenon
1975 Force It
1976 No Heavy Petting
1977 Lights Out
1978 Obsession
1979 Strangers In The Night
1980 No Place To Run
1981 The Wild, The Willing...
1982 Mechanix
1983 Making Contact
1986 Misdemeanor
1988 Ain't Misbehavin
1992 High Stakes And Dange...
  Lights Out In Tokyo
1995 Walk On Water
2000 Covenant
2002 Sharks
2003 Live On Earth
2004 You Are Here
2005 Showtime
2006 The Monkey Puzzle
2009 The Visitor
2012 Seven Deadly
2013 Hot'n'live - The Chrysal...
2015 A Conspiracy Of Stars
2017 The Salentino Cuts
 

- Style : HÄllas, Horisont, Slade, Red Zone Rider, Reuben Archer , Sweet
- Membre : Dokken, Scorpions, The Damned, Wishbone Ash, Msg
- Style + Membre : Wild Horses [uk], Uriah Heep, Gary Moore

UFO - You Are Here (2004)
Par DARK BEAGLE le 15 Janvier 2020          Consultée 1061 fois

Orphelin de Michael Schenker, UFO pourrait être considéré comme mort. Mais cela serait faire un raccourci bien rapide ; après tout, la légende britannique avait déjà vécu de belles années avec Paul Chapman, guitariste injustement mésestimé puisque pour certains puristes, il n’aura jamais su faire oublier l’ange blond (ce qui reste, bien entendu, discutable). Si John Norum était un temps pressenti et même annoncé (ce que l’intéressé niera évidemment, bien trop pris avec la reformation de EUROPE), c’est au final Vinnie Moore qui décrochera la timbale. L’Américain peut paraître un choix étrange, propulsé par Mike Varney dans les années 80 avec l’album "Mind’s Eye" où il démontre toutes ses qualités de shredder. A priori, pas trop la came de UFO. Mais le guitariste également joué sur le "Hey Stoopid" de ALICE COOPER et au sein de VICIOUS RUMORS, alors pourquoi pas l’Ovni ?

Aynsley Dunbar a laissé la place derrière les fûts vacante, on aurait pu espérer un retour d'Andy Parker, mais c’est Jason Bonham (BLACK COUNTRY COMMUNION et fils de John) que l’on retrouve à la batterie. En revanche, nous notons un nouveau retour (!) de Paul Raymond et quelque part, c’est une très bonne nouvelle, vu qu’il est celui qui aura le mieux intégré les claviers dans la musique de UFO. Et en plus, il assure également à la guitare rythmique, donnant souvent un aspect plus Heavy aux morceaux. D’ailleurs, il signera l’étrange et sombre "Sympathy" sur ce "You Are Here". Mais c’est bel et bien Vinnie Moore qui va prendre en main la composition sur ce disque.

Et plutôt que d’imiter le style de ses prédécesseurs, le guitariste va avoir l’intelligence d’apporter sa touche personnelle tout en s’adaptant au style UFO. Le rendu va être assez révélateur de ce que sera le groupe à l’avenir. Le ton se fait de plus en plus Bluesy, en accord avec la voix de Phil Mogg qui devient plus rocailleuse à mesure qu’il vieillit. Donc le style va devenir un peu plus tranquille, plus posé, au temps pour la fougue de la jeunesse ! En effet, Moore accuse seize ans de moins que Mogg et là où l’on aurait pu penser qu’il apporterait du mordant, une certaine hargne, il va complètement s’accrocher à l’élégance somme toute british du groupe et proposer une continuité dans le style, ce qui est loin d’être stupide.

Aussi, les quatre premiers morceaux vont être des trompe-l’œil. Ils se veulent assez frondeurs, accrocheurs, dopés par la production de Tommy Newton (HELLOWEEN, GAMMA RAY), à l’image du très bon "When Daylight Goes To Town", avec ses accents Bluesy du meilleur effet, qui ouvre les hostilités avec panache. C’est comme si Vinnie Moore avait toujours fait partie du groupe tant il semble à son aise. Il y a une essence commune, mais ce n’est ni du Schenker, ni du Chapman (encore moins du Atomik Tommy M et fort heureusement !), c’est du Moore, tout simplement, en accord avec la ligne directrice du groupe, son style, sa richesse, ses envies. Et effectivement, difficile de ne pas succomber à cette entame. "Black Cold Coffee" enfonce le clou, "The Wild One" confirme, "Give It Up" fait gentiment taper du pied. Ça c’est du Rock’N’Roll !

Seulement, dès "Call Me", le cinquième titre, on va entrer dans un mode opératoire plus pépère et là, cela va créer une espèce de ventre mou, ponctué de fulgurances. Et ces fulgurances ne se traduisent pas forcément par un rendu Heavy, mais plutôt par des sons nouveaux, des idées inédites, une approche à laquelle le groupe n’avait jamais pensé et son public peut-être jamais envisagé. Le "Sympathy" de Paul Raymond, par exemple, nous plonge dans un écrin d’une sombre sensibilité, "Mr Freeze" va s’avérer très plaisant tandis que "Jello Man" va s’avérer être très surprenant. Il y a toujours des pointes de créativité au milieu d’un fourmillement qui peut paraître un peu vain parfois, "You Are Here" ne parvenant pas à tout à fait s’approprier la grâce d’un "Walk On Water" pour faire une comparaison avec un album récent de la formation.

En revanche, et cela ne s’entendait pas trop sur "Sharks", UFO retrouve un feeling. Même si l’album est imparfait et même parfois un peu mou du genou, on ressent l’envie des musiciens, le plaisir de jouer ensemble. Et cette fois-ci, le parallèle avec "Walk On Water" est bien plus évident, l’état d’esprit semble être assez proche entre ces deux disques, jusque dans les ambiances – Paul Raymond est décidément celui qui aura utilisé les claviers au plus juste au sein de UFO. Et la frappe puissante de Jason Bonham, héritée de son père, nous ferait presque oublier l’absence d'Andy Parker. "You Are Here", à défaut d’être entièrement brillant, offre à UFO la goulée d’oxygène qu’il lui fallait pour ne pas sombrer corps et âme.

UFO est un groupe dont il faut toujours se méfier. Même s’il a moins de mordant que par le passé, la bête possède toujours une solide dentition, malgré l’âge d’une partie des musiciens qui la compose. Bien sûr, l’âge d’or semble toujours intouchable, malgré les bonnes idées que l’on peut entendre ça et là et toute la bonne volonté des musiciens, Vinnie Moore en tête, lui qui a la lourde charge de succéder à Michael Schenker. L’ange blond, même au plus bas de sa forme, conservera toujours une aura particulière pour les fans de l’Ovni et passer après lui n’a jamais été facile, Paul Tonka Chapman ayant toujours eu une certaine pression sur les épaules. Pourtant "You Are Here" s’avère intéressant et très encourageant pour la suite.

Note réelle : 3,5/5.

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Par GEGERS




 
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   (2 chroniques)



- Phil Mogg (chant)
- Paul Raymond (guitare et claviers)
- Vinnie Moore (guitare)
- Pete Way (basse)
- Jason Bonham (batterie)


1. When Daylight Goes To Town
2. Black Cold Coffee
3. The Wild One
4. Give It Up
5. Call Me
6. Slipping Away
7. The Spark That Is Us
8. Sympathy
9. Mr. Freeze
10. Jelloman
11. Baby Blue
12. Swallow



             



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