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UFO - The Salentino Cuts (2017)
Par DARK BEAGLE le 16 Décembre 2017          Consultée 903 fois

Depuis HELLOWEEN et son "Metal Jukebox", j’avoue me méfier des jaquettes qui présentent ce-dit jukebox. Les albums de reprises sont toujours assez délicats à appréhender tant ils se placent à part dans une discographie. Parfois, ils apparaissent alors qu’un groupe a le vent en poupe (c’est le cas de ce fameux "Metal Jukebox", HELLOWEEN vivant une espèce de nouvelle reconnaissance de la part des magazines à cette époque), d’autres laissent place à une période de stand-by que personne n’avait anticipé ("Big Bang Theory" de STYX). Et derrière ce nom étrange, UFO nous balance le sien, l’air de rien. Ben franchement, ça ne met pas vraiment en confiance, même si cela peut s’avérer être une bonne surprise.

Une bonne surprise, parce que si les reprises faites par la bande à Phil Mogg (qui nous apparaît chauve, en faisant le test du mec bourré sur la photo du livret) sont jusque-là assez rares, elles tapaient systématiquement dans les années 50, avec "C’mon Everybody" d’Eddie COCHRAN, ou le "Mystery Train" dont la version d’Elvis PRESLEY reste la plus célèbre. UFO insufflait une fougue et une intensité à ces morceaux si bien qu’ils se fondaient dans son répertoire. Un beau travail d’appropriation tout en conservant l’esprit de l'original. En revanche, ce qui ne met pas franchement en confiance, c’est le côté un peu trop pépère que le groupe affiche sur album depuis "The Visitor", même si "Seven Deadly" aurait pu être une belle surprise si l’approche Bluesy n’avait pas été aussi paresseuse.

Première constatation, Mogg et sa bande ne tapent pas dans les années 50, mais dans des morceaux qui sont sortis entre 1965 et 1995, nous pouvons donc légitimement penser que les musiciens se sont fait plaisir, que si certains titres dévoilent clairement les influences des troupes, d’autres sont clairement des coups de cœur, des chansons qu’ils aiment et qu’ils avaient envie de jouer. Et du coup, il se dégage un je-ne-sais-quoi, un quelque chose de très sympathique de l’ensemble, même si tout n’est pas parfait non plus (et là, on pourrait presque ajouter « comme d’habitude avec UFO »). Il y a toujours un moment où le groupe se sent obligé de produire deux ou trois titres en-deçà pour ne pas à avoir à porter le poids d’un chef d’œuvre… Bref !

Commençons par ce qui fâche alors. UFO se vautre sur des standards et ça fait assez mal à entendre. Mogg est par exemple complètement aux fraises sur le "Mississippi Queen" de MOUNTAIN, où il s’époumone comme il le peut, mais des années de picole n’ont pas arrangé sa voix et le titre perd énormément. Quand la formation s’attaque à "It’s My Life" de The ANIMALS, on se met subitement à croire en Dieu si on est athée et on remercie le petit Jésus que le groupe ne se soit pas attaqué à "House Of The Rising Sun". Pas forcément à cause de Mogg même s’il en bave un peu, mais Vinnie Moore se retrouve incapable de donner de la vie justement à cette reprise, ce qui est un comble vu son titre. On ne retiendra pas forcément non plus le "Honey Bee" du regretté Tom PETTY même si on sent la patine d’UFO derrière.

Mais globalement, difficile d’avoir la dent dure avec cet album. Puisqu’on le montre pas mal du doigt, penchons-nous encore une fois sur le cas de Phil Mogg. Avec le temps, les abus d’alcools, sa voix a changé. Elle a en revanche des intonations assez chaudes, qui font des merveilles sur les morceaux Bluesy justement et on le remarque sur certaines pistes, comme le "Ain’t No Sunshine" de Bill WITHERS ; Mogg est justement magnifique dessus. Il en impose, comme il en impose sur le "Heartful Of Soul" des YARDBIRDS. Et quand il sait qu’il ne peut décemment pas (plus ?) rivaliser, il y va à la bonne franquette, en y mettant du sien mais sans chercher à ressembler à qui que ce soit sinon à lui-même, comme on le constate sur le punchy "Break On Through (To The Other Side)" des DOORS ou sur le plus surprenant "River Of Deceit" de… MAD SEASON. Surprenant, mais franchement pas dégueux.

Derrière Mogg, il y a les autres musiciens. Andy Parker et Rob De Luca forment une très bonne section rythmique, Paul Raymond semble s’éclater (même si parfois ses claviers s’égarent un peu, cf "It’s My Life") et Vinnie Moore fait preuve d’un jeu délicat mais énergique, de quoi nous faire regretter qu’il n’ait pas interprété les chansons de "Seven Deadly" de la même façon. Ses prestations sur "Too Rolling Stoned" de Robin TROWER ou sur le "Just Got Paid" des inénarrables ZZ TOP sont chaudes et gorgées d’un feeling dont il ne fait pas toujours preuve. Un bon point pour lui.

Après, UFO ne va pas révolutionner toutes ces chansons, qui ne sont pas forcément toutes les plus connues des artistes originaux. C’est fait avec le cœur, avec l’envie, mais au final, la bande à Phil Mogg ne cherche pas à réinventer des titres qui lui plaisent, mais elle cherche avant tout à se faire plaisir et c’est au final ce qui ressort le plus de cet album honnête, mais pas indispensable, sinon pour le fan qui sera forcément content de se remettre du UFO dans les oreilles si peu de temps après un "Conspiracy Of Stars" pas forcément fou fou.

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- Phil Mogg (chant)
- Vinnie Moore (guitare)
- Paul Raymond (guitare, claviers)
- Rob De Luca (basse)
- Andy Parker (batterie)


1. Heartful Of Soul (the Yardbirds)
2. Break On Through (the Doors)
3. River Of Deceit (mad Season)
4. The Pusher (steppenwolf)
5. Paper In Fire (john Mellencamp)
6. Rock Candy (montrose)
7. Mississippi Queen (mountain)
8. Ain't No Sunshine (bill Withers)
9. Honey Bee (tom Petty)
10. Too Rolling Stoned (robin Trower)
11. Just Got Paid (zz Top)
12. It's My Life (the Animals)



             



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