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UFO - Ufo 2 Flying - One Hour Space Rock (1971)
Par DARK BEAGLE le 20 Septembre 2016          Consultée 1129 fois

Le premier album avait ses défauts, il présentait un groupe qui se cherchait, perdu dans ses influences diverses sans parvenir à dégager une réelle possibilité. Un an plus tard, UFO revient à la charge, avec un disque sobrement intitulé "UFO 2". C’est son sous-titre qui se veut alarmant : "Flying - One Hour Space Rock". L’opus éponyme d’HAWKWIND avait marqué les esprits en 1970, il n’est donc pas étonnant que certaines formations essayent de se glisser dans le sillage de la bande à Dave Brock avec plus ou moins de réussite.

Et dans le cas de UFO, c’est clairement du côté du moins qu’il faut se pencher. La naïveté presque touchante de la pochette reflète assez bien le contenu musical de l’album. Nous naviguons dans un Rock forcément spatiale, psychédélique au possible. Et, paradoxalement, qui pète bien plus haut que son cul, si vous me permettez l’expression.

Il y a en effet une certaine forme d’orgueil à vouloir balancer des morceaux d’une vingtaine de minutes sans avoir les épaules assez larges pour proposer quelque chose de passionnant du début à la fin. A tutoyer la bouteille et à s’oublier dans les paradis artificiels, Pete Way et Phil Mogg sont les capitaines d’un bateau ivre qui tangue dangereusement. Le paradoxe est surprenant. Chaque musicien, pris individuellement, est bon dans son domaine. La basse de Way ronfle copieusement, Andy Parker assure derrière ses fûts, la guitare de Mick Bolton ne manque pas de créativité et le chant de Phil Mogg est déjà très bon, on devine quel chanteur talentueux il allait devenir par la suite. Mais quand ils jouent tous ensemble, quelque chose ne fonctionne pas. Et ce quelque chose, c’est l’inspiration.

"Silver Bird" définit que vaguement ce que sera l’album, mais on retrouve déjà cette volonté de proposer une musique monolithique où la guitare parvient à apporter des mélodies plus aériennes. Mais cela devient vite lassant et avec "Star Storm" et ses longues plages musicales où le groupe joue à un jeu de dupe avec ses auditeurs en accumulant des plans sans trop d’intérêt, malheureusement, durant pas loin d’une vingtaine de minutes. C’est déjà lessivé que nous nous retrouvons par la suite face au moment fort de l’album.

Conçu comme un diptyque, "Prince Kajuku" et "The Coming Of Prince Kajuku" sera l’un des moments forts du "Live" immortalisé au Japon un peu plus tard dans l’année. Et pour cause ! Nous avons là les deux morceaux les plus courts de l’opus, qui offrent deux visions complémentaires de la musique jouée par UFO à cette époque. Il y a cette facette Hard Rock, quasiment Heavy Metal, puis, comme une réponse bien senti, un penchant psychédélique certain, qui se marient ici de bien belle façon. L’ironie veut que ces deux morceaux parviennent à éclipser ceux de plus de vingt minutes. Quand le disque cesse de tourner, ce sont eux que l’on retient. Pas les autres.

Parce que juste après, on se tape le morceau titre. Oh putain… Pas loin d’une demi-heure où le groupe va partir en sucette quelque chose de beau. Enfin, beau. Oui, et non. Car encore une fois, il y a ce paradoxe étrange qui veut que les musiciens sont bons dans leur domaine respectif, mais quand ils jouent tous ensemble, rien ne se produit, rien ne naît, sinon un ennui sinistre. Finalement, nous sommes presque soulagés quand les dernières notes s’achèvent, mettant ainsi fin au supplice de ce titre et par extension, de cet album, forts indigestes.

Il apparaît rapidement que UFO n'est pas taillé pour composer de longues pièces. D'ailleurs, on ne les reprendra plus, les sept minutes et quelques de "Love To Love" sont quasiment une exception. Le talent d'écriture des musiciens se dévoilera un peu plus sur l'album suivant, avant d'exploser réellement sur Force It. Là, le manque de discipline et le côté dilettante de la formation sont préjudiciables à leur travail.

Vous l’aurez compris, ce second effort est grandement dispensable. Si vous voulez savoir à quoi ressemble le UFO pré-Michael Schenker, procurez-vous plutôt la compilation "Space Metal", ou mieux, jetez une oreille sur l’album "Live" capté au Japon et qui se veut bien plus énergique. "UFO 2, Flying – One Hour Space Rock" est l’équivalent musical d’une choucroute garnie servie en pleine canicule. C’est indigeste au possible et, au final, rapidement oublié. Il est le miroir d’une époque pour UFO, qui sera rapidement révolue.

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   DARK BEAGLE

 
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- Phil Mogg (chant)
- Mick Bolton (guitare)
- Pete Way (basse)
- Andy Parker (batterie)


1. Silver Bird
2. Star Storm
3. Prince Kajuku
4. The Coming Of Prince Kajuku
5. Flying



             



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