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UFO - Live (1972)
Par DARK BEAGLE le 26 Septembre 2016          Consultée 549 fois

UFO, sur les deux premiers albums, ce n’est pas passionnant. On ne va pas se mentir. Entre un Proto-Hard Rock et le Space Rock, le groupe n’a pas particulièrement gâté les auditeurs. Si "Phenomenon" a atteint le statut de disque culte, c’est en partie dû à la présence combinée des titres "Doctor Doctor" et "Rock Bottom", ainsi que de celle de Michael Schenker qui aura une importance non négligeable dans l’histoire de la formation Anglaise. Mais les deux premiers opus sont les grands oubliés. On n’en parle jamais, les musiciens eux-mêmes semblent les écarter volontairement. Ces vieux morceaux ne connaissent plus l’honneur d’une présence sur les set-list des concerts depuis des années. Et pourrait-on blâmer Phil Mogg et sa bande pour cela ?

Pourtant, au début des années 70, UFO vivait une carrière étrange. En Angleterre, ils n’obtenaient qu’un mince succès d’estime, en revanche, le Japon et l’Allemagne marquaient un intérêt particulier pour ce combo. Et quitte à sortir un album live, autant le faire au pays du Soleil Levant, où le public se montre très réceptif à la musique jouée.

Et cela, on l’entend dès le furieux "C’Mon Everybody", reprise sulfureuse d’Eddie COCHRAN. La salle est dans la poche de Phil Mogg, qui se révèle être un frontman charismatique, qui en impose dans son rôle. Il y a du groove, ça bouge bien et le public en redemande. Nous aussi par la même occasion vu cette excellente entame.

UFO va surtout mettre ne avant son premier album. Seuls rescapés du second, le diptyque composé par "Prince Kajuku" et "The Coming Of Prince Kajuku", dont le rendu Heavy est particulièrement plaisant sur scène. Seuls six morceaux forment ce premier album live et certains vont se trouver étirés durant des sessions d’improvisations plus ou moins inspirées, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’exercice. Et à ce petit jeu, c’est le guitariste Mick Bolton, qui vivait là son dernier enregistrement avec UFO, qui tire son épingle du jeu.

Sa guitare se fait omniprésente, elle mène la danse et derrière elle, la section rythmique formée par Pete Way à la basse et Andy Parker à la batterie, suit vaillamment, délivrant un groove infernal, endiablé. Vous voulez du Rock’N’Roll ? Vous en avez. Vous voulez quelque chose d’un peu plus rude ? Vous l’avez également, de façon plus éparpillée, mais bien présent. UFO, sur scène, c’est une machine de guerre, déjà à cette époque, même si le paroxysme sera atteint sur le légendaire "Strangers In The Night" en 1979. C’est comme si la scène avait été créée pour ces musiciens et qu’ils la respectaient.

Enfin, quand ils étaient assez sobres pour simplement penser à aller l’arpenter, la réputation du groupe étant assez désastreuse de ce point de vue. Entre l’alcool et une forme d’ego démesuré, acheter une place était un investissement risqué.

Mais revenons-en à ce Live. L’interprétation est donc très agréable, tout en finesse sans oublier d’être puissante. En revanche, si les morceaux sont sublimés ("Who Do You Love" groove monstrueusement, "Boogie For George", bien qu’interminable, se veut particulièrement fiévreux), ils demeurent quasiment tous assez moyens, voire peu inspirés à la base. Ici, ils se nimbent d’une aura qui parvient à cacher les défauts, mais qui ne les dressera en rien en chefs d’œuvre. Et c’est là le drame de ce "Live", qui aurait pu connaître une tout autre carrière s’il était sorti après "Phenomenon" par exemple.

Il n’était pas prévu à l’origine que ce disque connaisse une grande destinée de toute façon. Un premier tirage voit le jour au Japon en 1971 et à la base, il ne devait être commercialisé qu’au pays du Soleil Levant. En 1972, devant l’absence d’un nouvel opus, il va y avoir cette réédition européenne, qui permet de jauger le groupe d’une autre manière : poussif en studio, sans grande envergure et qui sait se sublimer sur scène de bien belle façon.

Ce "Live" sera donc une espèce de testament pour UFO, qui enterre donc la première partie d’une carrière plutôt pauvre. Il sera également le chant du cygne pour Mick Bolton qui quittera la formation en janvier 1972. Il représente la fin d’une époque et aurait pu signifier le split du groupe, ce qui aurait pu défigurer l’histoire du Metal tant, durant la seconde moitié des années 70, UFO saura se montrer influent (demandez à Steve Harris ce qu’il en pense). Mais les musiciens vont savoir rebondir et se forger une carrière très intéressante.

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- Phil Mogg (chant)
- Mick Bolton (guitare)
- Pete Way (basse)
- Andy Parker (batterie)


1. C'mon Everybody
2. Who Do You Love
3. Loving Cup
4. Prince Kajuku/the Coming Of Prince Kajuku
5. Boogie For George
6. Follow You Home



             



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