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HARD ROCK  |  LIVE

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KISS - Alive 35 (2008)
Par JEFF KANJI le 24 Septembre 2016          Consultée 1014 fois

Quand KISS se décide à fêter ses 35 ans de carrière, il en profite pour orienter son show sur le mythique "Alive!", de reprendre les costumes de la tournée 76 et surtout pour se décider enfin à traverser l'Atlantique et venir rendre visite à son public européen, bien plus important que ce qu'il pensait visiblement, puisque le vieux continent n'avait plus revu les quatre fantasques depuis 99. À l'époque, Ace Frehley et Peter Criss étaient encore membres du groupe… Grand bien lui en pris, car KISS a effectué à ce moment-là sa tournée la plus rentable et auréolée de succès en Europe depuis ses débuts.

Et comme revenir en Europe n'était pas suffisant, KISS a mobilisé ses immenses moyens afin de permettre au public d'acheter son concert sous format double cd ou USB juste à la sortie du show. Si toutes les dates ne pouvaient pas bénéficier d'un tel traitement, celle de Paris où j'eus le bonheur de me rendre vit les deux immenses semi-remorques presser des CDS par centaines pour contenter la French KISS Army à laquelle Paul Stanley rend très vite hommage après un "Strutter" qui va permettre de constater qu'il n'est pas au top de ses capacités vocales ("I Was Made For Lovin' You" est d'ailleurs un véritable massacre), au contraire d'un Gene en verve qui démarre le show sur les chapeaux de roue avec un "Deuce" parfaitement envoyé.

Revivre l'attente huit ans plus tard est une expérience qui me rend grandement nostalgique, car attendre de récupérer le fameux sésame livré (pour ne rien gâcher) dans un sobre mais joli double-digipack qui reprend l'affiche de la tournée n'était que le prélude à un long chemin de retour qui me verrait avec mes cheveux aux épaules, mon Tee-shirt du Farewell Tour arpenter la route du retour en stop, alors que dans ma mémoire resterait à jamais gravés ces moments de Live intenses où le visuel est presque plus important que la musique, et c'est peut-être la seule frustration de cet enregistrement car pour une fois KISS ne pourra pas tricher et nous refaire le coup des trafiqués "Alive!" qui ont fait sa réputation.

Et c'est paradoxalement ce qui va rendre ce Live attachant et inspirer le respect que l'on doit aux Américains pour leur capacité à retourner un Bercy acquis à leur cause et à livrer des compositions Rock'N'Roll avec une énergie et un groove de tous les instants, et ce malgré le jeu et le son plus moderne d'Eric Singer, qui s'accommode parfaitement de cette production roots, claire et puissante que la technologie moderne et 35 ans de métier permettent d'obtenir. Il s'avère également des plus redoutables vocalement sur "Nothin' To Lose" ou "Black Diamond". Paul, malgré des difficultés vocales évidentes, demeure un frontman hors-pair, faisant des efforts considérables pour s'exprimer dans notre langue, entonnant même notre "Marseillaise" avec une assurance considérable.

Et malgré tout le scepticisme sur la sincérité des Lives que nous a produit KISS dont il est quasi l'unique responsable d'ailleurs, il ne faut pas se méprendre : le groupe joue grave et vocalement le quartette est capable d'assurer parfaitement sans aucun recours à des bandes ; et des morceaux où l'aspect vocal prime, comme "Love Gun", "Nothin' To Lose" ou "She", la formation américaine met tout le monde d'accord, et son adoration pour les BEATLES prend tout son sens (c'est également largement valable pour le jeu de basse de Gene, très fortement inspiré de celui de Paul McCartney). Après le groupe, pas fou, nous a concocté un long rappel où six de ses plus gros tubes post-75 constituent un bouquet final gargantuesque (en effet, "Detroit Rock City", qui habituellement ouvre les concerts, les terminaient sur cette tournée.

"Alive 35" tel que je le chronique est à l'image de ce que fut KISS sur cette tournée, à savoir des héros que les gens de ma génération découvraient pour la première fois en live, et ce malgré la connaissance préalable du groupe (dans la collection de vinyles de mon défunt papa, au milieu des dizaines de 45 et 33 tours de variété française, entre "Des Mots De Sympathie" et "Qui C'Est Celui-Là ?" (1) trônaient "Led Zeppelin III" et "Alive II"). KISS a fait un double cadeau à ses fans ce soir-là, et j'aurai grâce à lui toujours un souvenir du groupe le plus chaud du monde à réécouter dans mon salon pour que les images collent de nouveau avec le son, avec entre autres Paul qui chante "Love Gun" derrière moi en plein milieu de la fosse de Bercy.

(1) Ces deux titres existent vraiment, je vous conseille le premier si vous voulez entendre l'expression du surréalisme lyrique chez un sous-Polnareff.

Note réelle : 3,5/5.

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(+ 1 kro-express)

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   JEFF KANJI

 
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- Gene Simmons (basse, chant)
- Eric Singer (batterie, chant)
- Paul Stanley (guitare rythmique, chant)
- Tommy Thayer (guitare lead, chant)


1. Deuce
2. Strutter
3. Got To Choose
4. Hotter Than Hell
5. Nothin' To Lose
6. C'mon And Love Me
7. Parasite
8. She + Guitar Solo
9. 100,000 Years + Drum Solo
10. Cold Gin

1. Let Me Go, Rock'n'roll
2. Black Diamond
3. Rock And Roll All Nite
4. Shout It Out Loud
5. Lick It Up
6. Bass Solo + I Love It Loud
7. I Was Made For Lovin' You
8. Love Gun
9. Detroit Rock City



             



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